A TON IMAGE
Couples:
Stiles/Derek
Claudia/John
Résumé :
Claudia n'aurait pas pu imaginer que sa rencontre avec John aurait pu créer autant de merveilles, leur rencontre comme image du future, son mariage, l'annonce de sa maternité, la naissance de son fils, la routine familiale, la vie de son fils ainsi que sa rencontre avec Derek mais malheureusement sa maladie et sa mort aussi.
Infos :
Comme certains ne le savent pas, j'ai bercé durant toute mon enfance dans la musique traditionnelle française, Barbara, Dalida, Charles Aznavour, Sheila, Brassens mais aussi François Feldman.
L'OS qui suit m'est venu alors que j'écoutais la sublime chanson de François Feldman "C'est toi qui m'a fait" et tout s'est enclenché, j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture mes licornes garous
Rien ne m'appartient sauf l'histoire et oui sinon Jackson serait encore présent et aurait dragué ouvertement Stiles, couché avec Scott et aurait sauvé tout le monde en sortant avec Théo, lol.
Et surtout Derek serait encore là, comme Erica, Boyd et Isaac.
Pour toi ma petite Malycia et merci a IantoIsAlive pour ta correction malgré ton état ce we.
Dans la deuxième partie les dialogues de Claudia seront en gras.
Oo_oO
Les deux femmes de 20 ans courraient à en perdre haleine, elles riaient de bon cœur, éclatant de rire quand l'une poussait légèrement l'autre histoire de gagner la course.
Si leurs parents les voyaient, ils seraient fous, mais elles s'en fichaient, elles aimaient leur liberté de vivre, leur envie de sourire à la vie, d'être heureuses tout simplement. Leur amitié n'était pas née d'hier, cela faisait bien dix ans qu'elles se connaissaient et espéraient vivement que cela continuera encore longtemps.
La brune prit de l'élan et courut plus vite en faisant attention de ne pas trop bousculer la jeune fille aux cheveux châtains, sa maladresse était connue de toute la ville, Claudia était une boule d'énergie vivante mais surtout d'une étourderie incroyable.
Mélissa se retourna et s'aperçut que son amie n'était plus derrière elle.
Elle commença a légèrement paniquer, si son amie s'était pris les pieds dans une racine et était tombée sur un caillou, pire si elle s'était pris les pieds dans … ses propres pieds, c'était arrivé plus d'une fois de retrouver son amie allongée de toute sa masse au sol après s'être pris les pieds entre eux.
La dernière fois, elle avait réussi à la rattraper à temps, heureusement car c'est elle qui tenait les deux Mocca à emporter.
_ Claudia ? Cria Mélissa paniquée, cherchant des yeux au sol une masse gigotante, Claudia t'es où ? Réponds …
_ AAAAAAAAAH ! Hurla Claudia cachée derrière une gros tronc d'arbre faisant sursauter Mélissa la main sur sa poitrine dont le cœur battait à tout rompre.
_ Mais ça ne va pas tu m'as fait peur …
_ Rhoooooo ! Claudia prit son amie par les épaules et l'embrassa sur la joue, tu m'aurais entendu hurler comme une Banshee …
_ QUI ETES VOUS ?
Les deux femmes sursautèrent, Claudia hurla de frayeur, elles se retournèrent et tombèrent sur un agent de police.
_ Mais ça ne va pas la tête ! Vous êtes malade de faire peur …
_ Vous n'avez rien à faire ici, c'est une propriété privée, coupa l'agent de police.
Claudia malgré sa frayeur, détailla sans gêne l'agent face à elle, elle était sous le charme, un regard franc, un petit sourire en coin, une coupe de cheveux à la militaire, une petite barbe de trois jours et cet uniforme qui moulait parfaitement le jeune agent.
_ Je vous le répète …
_ Mais allez-y répétez, moi ça ne me dérange pas, mais si vous vous présentiez d'abord …
_ Mademoiselle à votre place je ferais preuve de plus de respect sinon je vous coffre …
_ Même pas un dîner avant ?
Claudia vit l'agent se tendre devant son insolence, toute la ville connaissait le tempérament frondeur de la jeune femme, étant la fille du shérif, le monde connaissait ses travers comme ses bons côtés, il devait être nouveau.
Claudia était une jeune femme adorable et joviale, mais sa nature maladroite et frondeuse énervait beaucoup de monde surtout que Claudia n'avait aucun filtre de parole et n'en voulait, elle disait ce qu'elle pensait sur le moment et puis tant pis.
_ Mademoiselle je vous le répète une dernière fois, ceci est une propri…
_ Privée ! On est au courant, c'est le terrain des Hale et justement nous allons voir notre amie Talia, Claudia voulait pousser le jeune homme un peu plus loin dans ses retranchements.
Elle connaissait Talia mais ce n'était pas une amie intime, elle était plus âgée qu'elle mais elle voulait absolument rencontrer le fameux Peter Hale, le Bad boy de Beacon Hills.
Elle avait fouillé dans les dossiers de son père, ceux qu'il laissait traîner dans le salon et elle avait découvert qu'il existait une autre personne qu'elle qui rendait chèvre son paternel, il fallait absolument qu'elle le rencontre.
_ Claudia écoute l'agent … Comment vous appelez-vous ?
_ John, madame, John Stilinski, nouvel agent au poste du Shérif …
_ Alors c'est vous le futur nouvel adjoint de mon père ?
L'homme semblait blêmir, Claudia lui sourit de toutes ses dents, ça y est, il avait capté qui elle était et elle aimait faire ça. Le nombre de personne qui se mettait à bégayer quand elle leur annonçait qu'elle était la fille du tyran de Beacon Hills.
Mais cela avait des inconvénients aussi, aucun garçon ne l'approchaient à moins de trois mètres d'elle.
Elle avait bien eu un petit-ami enfin trois petits-amis, mais quand elle les présentait à son père, c'est étrange comme ils pouvaient vite détaler, encore plus vite que quand on parle mariage et enfants.
_ C'est vous la fille de …
_ Oui c'est moi, Claudia bomba le torse et se reprit vite quand John lui fit un sourire genre "ma cocotte tu vas voir qui je suis".
Elle vit John prendre son talkie-walkie et l'allumer.
_ Monsieur ?
_ … Oui Stilinski ?
_ J'ai retrouvé votre fille, elle se promenait avec … Comment vous appelez vous ?
_ Mélissa …
_ Avec une certaine Mélissa et elles allaient voir Talia Hale …
John écarta l'objet de son visage tant la voix colérique du shérif hurlait dedans.
_ Claudia Gina Christina …
_ Oui oui papa, pas la peine de hurler, Claudia s'était rapprochée de l'agent qui fronçait les sourcils devant elle alors qu'elle se montrait plus docile. Les magnifiques cheveux châtains lui frôlèrent le visage alors que la jeune femme lui arracha l'objet des mains en lui jetant un regard noir.
Elle était magnifique selon le jeune homme de 24 ans, il avait aimé cette joute verbale, dès le moment où il avait vu ce visage gracieux, ces lèvres fines babiller avec un petit sourire malicieux en coin, ce petit nez, ce regard provocant et mon dieu ces hanches qui ne demandaient qu'à être attrapées.
_ Tenez ! Claudia donna violemment le talkie-walkie à John un peu brutalement et lui tourna le dos. Elle s'avança vers Mélissa, lui prit la main et partit sans demander son reste, furieuse.
_ Et bien même pas d'invitation au rest…
Claudia se retourna et le regarda intriguée, elle se mit à sourire et sautilla jusqu'à John, elle se pencha à son oreille et lui murmura quelques phrases qui fit rougir l'agent de police, puis elle lui embrassa la joue et partit sous le regard teinté d'incompréhension de Mélissa.
Oo_oO
Cela faisait quelques années aujourd'hui qu'elle était mariée à l'homme de sa vie, elle était une femme épanouie. Elle avait une maison dont elle s'occupait pendant que son mari nouveau shérif faisait ses preuves même si 'il n'en avait pas besoin, mais passer après son père était stressant.
Entre son travail dans la bibliothèque de la ville, son bénévolat dans l'hôpital où travaillait Mélissa et l'aide qu'elle offre à son ami Allan à la clinique vétérinaire, Claudia n'avait pas le temps de s'ennuyer.
Mais depuis quelques temps, la femme se sentait ballonnée, avait un appétit grandissant mais surtout elle était en retard, elle était de plus en plus souvent fatiguée mais c'est le retard de ses règles qui la convainquit.
Elle avait des doutes sur son état mais la dernière fois qu'ils l'avaient fait le préservatif avait craqué. John s'était retiré à temps, bon, pas à temps apparemment. Claudia regarda les trois tests devant ses yeux, son cœur se mit à s'emballer, elle avait le tournis, elle dut s'accrocher à la poignée de la porte des toilettes. Elle se rassit sur la cuvette et tenta de se calmer.
Elle était plus qu'heureuse de devenir mère, surtout avec John comme père, mais d'un autre côté, un enfant chamboule toute votre vie, vos habitudes, votre routine. Et puis John venait juste d'obtenir sa promotion. Elle devait en être sûre.
Les deux femmes se tenaient la main, l'une allongée sur la table d'occultation de la clinique, les genoux relevés et les jambes écartées, une position qui la mettait mal à l'aise. Son amie Mélissa attendait avec une certaine appréhension le résultat du gynécologue.
_ Après quelques analyses effectuées, la femme qui officiait en tant que médecin dans cette clinique était souriante, aimable mais Claudia se fichait de ça, ce qu'elle voulait savoir c'était si ses soupçons étaient fondés, vous êtes enceinte de 10 semaines …
_ Génial, s'écria joyeuse Mélissa, heureuse de la nouvelle pour son amie, rajoutez à ça qu'elle aussi était enceinte de 11 semaines, leurs enfants seraient sûrement comme elles.
Elle se tourna vers son amie quand elle sentit la crispation de sa main sur son bras, Claudia était terrifiée, effrayée, complètement paniquée, c'est la confirmation de ses doutes qui prenait place dans son esprit.
Etait-elle prête à être mère ?
Allait-elle être une bonne mère ?
Comment pouvait-elle y arriver alors que la sienne s'était cassée à sa naissance préférant un homme riche et un futur avocat, plutôt que de s'occuper de son enfant.
Et si son enfant avait des problèmes, si elle lui donnait son hyperactivité et si …
_ Arrête de te torturer Claudia …
_ Je vais être une mauvaise mère, Claudia se mit à pleurer sans comprendre pourquoi.
Mélissa s'installa à ses côtés et la prit dans ses bras, essayant de réconforter sa meilleure amie dont elle connaissait les peurs les plus profondes.
Le rejet de sa mère avait été un facteur du comportement de la femme.
_ Mais non Claudia ! Réconforta Mélissa en faisant un signe de tête à la doctoresse qui s'éloigna pour les laisser seules, tu vas être une mère fabuleuse, tu vas donner à cet enfant tout l'amour dont il aura besoin, on punira nos enfants ensemble pour les bêtises qu'ils feront, je suis sûr qu'ils seront meilleurs amis.
Mélissa souleva d'une main le menton de son amie et plongea son regard dans celui humide de Claudia.
_ Et si ça se trouve ça sera une fille et un garçon, ils sortiront ensemble et se marieront, Mélissa vit son amie sourire.
_ Tu resteras avec moi …
_ Amies pour la vie ?
_ Amies pour la vie !
Claudia vit son mari revenir pour la troisième fois vers elle, tentant de parler. John ouvrit la bouche puis la referma et repartit vers la cuisine. Revenant deux secondes plus tard, le même schéma se répéta.
Cela faisait une heure que John était rentré de sa journée de travail, pourtant malgré la fatigue l'homme de loi avait bien vu que sa femme n'était pas bien, comme si elle avait fait une gaffe et question gaffes, John Stilinski était gâté avec sa femme depuis leur rencontre.
Il avait mis une bonne vingtaine de minutes à faire parler sa femme, d'habitude sa douce Claudia ne lui laissait pas le temps d'en placer une quand il rentrait et là …
Là rien, pas un mot quand il était rentré dans la maison, il avait d'abord cru que Claudia était chez Mélissa. Mais il la vit dans le salon, sur le canapé, le visage soucieux et l'esprit ailleurs, tellement ailleurs qu'elle sursauta quand il s'accroupit devant elle.
Mais quand enfin elle parla, John tomba des nues, complètement assailli par des mots, des phrases qui après "Je suis enceinte" entraient et sortaient de son cerveau déconnecté.
Il ne savait pas comment réagir à ça, étaient-ils prêts à ça ?
De toute façon même s'ils ne l'étaient pas, l'homme de loi ne voulait pas s'en séparer.
_ Tu veux … Tu veux que j'avorte … ?
John revient encore plus vite de la cuisine, le visage outré de constater que sa femme ne pense ne serait-ce qu'une seconde qu'il voulait se débarrasser de cet enfant comme un déchet qu'on jette à la poubelle.
Reprenant contenance, John s'installa à ses côtés et prit les mains de sa femme dans les siennes, il l'embrassa tendrement. Il posa son front contre le sien, il n'avait pas besoin de réfléchir mais leur vie allait changer du tout au tout.
_ On va avoir un enfant, sourit John, je suis l'homme le plus comblé de la planète, Claudia je t'aime.
Claudia se lova dans ses bras, l'obligea doucement à s'allonger sur le canapé. Son dos contre le torse de John, elle souffla de bien-être. Une main de John glissa sous la chemise de Claudia et caressa doucement le ventre de sa femme.
_ On va être heureux avec notre fille !
_ Notre fille ? s'étonna Claudia.
_ Je sais que tu veux une fille, alors se sera une fille !
Claudia se tourna vers John et lui sourit de toutes ses dents, elle n'avait jamais été aussi heureuse de toute sa vie sauf pour leur mariage. Elle se pencha et l'embrassa tendrement.
Oo_oO
La fébrilité de Claudia était plus que palpable, même sous le coup de la fatigue et des hormones, la femme voulait voir son petit bout rose. John et elle n'avaient pas voulu connaître le sexe de l'enfant persuadés que ce serait une fille mais malheureusement, enfin, pas malheureusement mais c'est la voix de crécelle de l'infirmière antipathique qui avait hurlé "Il est beau votre fils" avant de lui passer sous le nez et l'emporter pour le nettoyer.
Alors qu'elle était dans sa chambre, allongée et fatiguée, la nouvelle maman trépignait d'impatience. John tournait en rond attendant l'arrivée de son premier enfant. Mélissa observait les nouveaux parents tout en berçant son fils Scott Antony McCall qui n'avait que quelques jours de plus que l'enfant de ses amis.
Le bruit de la porte qui s'ouvre fit sursauter les occupants de la chambre et une sage-femme entra, poussant un petit berceau en plastique sur roulette où une petite créature gigotait.
_ Comment va la maman ? Demanda-t-elle en souriant devant sa mine fatiguée.
Elle savait comment pouvait se sentir les mamans après un accouchement mais elle demandait quand même.
Le sourire contrit et excité de Claudia rassura la sage-femme.
_ Etes-vous assez en forme pour prendre votre fils dans les bras ?
Claudia se crispa légèrement et se tourna vers son mari. Ils avaient tout préparé pour une fille, chambre de couleur pastel, tenues roses et saumon, jouets féminins, ils étaient tellement persuadés d'avoir une petite Camille Suzana Stilinski.
Elle posa le regard sur la petite crevette que lui tendit la femme, elle ouvrit les bras et sentit son corps se détendre au contact. John se rapprocha et déposa un baiser sur le front de sa femme et regarda avec amour son fils, son petit garçon.
_ Il est superbe, souffla John à sa femme, ce n'est pas une fille mais on s'en fiche, c'est notre enfant et tu vas faire une mère fabuleuse, j'en suis sûr.
Claudia le regarda avec amour et se pencha sur son fils pour déposer un baiser sur le front de l'enfant et murmura une phrase à son oreille.
Mélissa s'approcha à son tour et présenta son fils au petit être qui venait de naître.
_ Scott Antony McCall voici … elle leva les yeux vers Claudia et John. Claudia sourit.
_ Voici Genim, Genim Stilinski …
John n'était pas surpris par le prénom, l'ancien shérif, père de Claudia s'appelait Genim. Ce dernier était mort quelques mois plutôt, alors il savait qu'en hommage à cet homme, s'ils avaient eu un fils, elle l'aurait appelé comme ça et jamais l'homme de loi ne s'y serait opposé.
_ Genim Stilinski, répéta John, Genim Stilinski, bienvenu chez toi.
Oo_oO
Genim fut un enfant débordant de vie, avec une envie de découvrir le monde. Il était exactement dans le même format que sa mère, espiègle, un brin insolent mais aussi casse-cou, curieux et aimant.
Genim était toujours accompagné de son ami Scott, on ne les voyait jamais l'un sans l'autre, s'il y avait une bêtise à faire vous pouvez être sûr que Stiles la faisait suivit de Scott à moitié mort, essoufflé par son asthme.
Les deux garçons étaient inséparables. Même si leur amitié était unique quelques enfants passèrent dans leur vie, des enfants qui allaient les marquer à vie.
La première fut Lydia martin, petite fille autoritaire et gâtée qui gravitait autour de Genim et Scott, accompagnée souvent de Jackson Whittemore, le fils d'un avocat.
Lydia était une petite fille reine des abeilles qui ne valait mieux ne pas contrarier ou contredire.
Jackson Whittemore était un petit garçon chétif et effacé qui s'était collé à Genim depuis le premier regard.
Il y eut aussi Isaac Lahey, une petite tête bouclée que Genim avait pris sous son aile à 7 ans, des grands l'embêtaient à cause de ses boucles blondes que Genim aimait toucher.
Il y eut le passage éclair de la petite Erica Reyes, Scott et Genim avaient aidé la gamine car celle-ci s'était effondrée à leur pieds prise d'une violente crise d'épilepsie. Cet épisode traumatisa quelque peu les deux amis.
Ils rencontrèrent Vernon Boyd, une petite bouille adorable qui parlait à tort et à travers de loup-garou. Genim l'aimait bien mais l'autre enfant ne lui laissait jamais en placer une, ce qui lui changeait, d'habitude c'était son cas.
Plus Genim et Scott grandissaient plus leur amitié se transformait en fusion fraternelle, cela n'inquiète pas les parents pour autant. Stiles avait un effet positif sur le caractère un peu effacé de Scott. Et Scott avait un effet apaisant sur Genim.
Mais un événement changea profondément Stiles, un événement qui bouleversa le jeune homme au plus profond de son cœur.
Un soir de septembre, la vie de Claudia Stilisnki s'éteignit après des mois d'un combat acharné contre une maladie incurable.
Oo_oO
Genim allait fêter ses 9 ans quand le comportement de sa mère changea petit à petit. Sa mère se mit à l'ignorer et se refermer sur elle, passant de la joie à la colère pour une raison infondée. Claudia était continuellement fatiguée par le comportement de son jeune fils, ne supportant pas son hyperactivité. Elle s'énervait pour un rien.
Ses humeurs partaient dans les excès comme la familiarité dont elle fit preuve devant son maître d'école, la vulgarité quand elle exhiba sa poitrine devant d'autres parents d'élèves ce jour-là, fit peur à Stiles.
Ce fut les hurlements hystériques de Claudia qui conduit John à lui faire passer des examens plus approfondis à l'hôpital.
Le verdict brisa John, démence fronto-temporale.
Cette maladie fait partie d'un groupe d'autres maladies neurodégénératives caractérisée le plus souvent par des troubles du comportement et du langage. Ce que ne comprenait pas John s'étant renseigné auprès de Mélissa, c'est que la maladie devait normalement atteindre des femmes de 50 à 60 ans.
Malheureusement cette maladie réduisait considérablement l'espérance de vie de son porteur et c'est cette nouvelle qui acheva le Shérif.
Du haut de ses presque 9 ans, Genim comprenait que sa maman était malade mais ne savait pas que c'était mortel, pour lui sa maman était une super-héroïne avec des pouvoirs magiques qui ne pouvait pas mourir. Pas comme ça.
Elle devait se battre contre le super méchant avec ses pouvoirs magiques pour le vaincre. Sa compréhension de la maladie se limitait à comprendre que maman était souvent fatiguée, qu'il fallait faire attention à pas faire trop de bruit quand elle était allongée sur le canapé, qu'il ne fallait rien dire quand soudainement elle s'énervait, même s'il n'avait rien fait, ni rien dit.
Le comportement de Genim changeait au fur et à mesure que la maladie de Claudia prenait de l'ampleur, crises d'angoisses, sautes d'humeurs, crise de larmes était devenu le quotidien de John qui naviguait entre son travail, son fils et ses nuits à l'hôpital.
Plus le temps avançait, plus longtemps Claudia restait à l'hôpital sous la surveillance des médecins et de Mélissa.
Genim se renfermait chaque jour qui avançait, l'hyperactivité de l'enfant se transformait en inactivité, sa joie de vivre s'effaçait peu à peu àprés chaque crise d'hystérie de Claudia.
L'enfant ne comprenait pas pourquoi sa mère lui en voulait, pourquoi elle le rejetait où l'insultait le traitant de parasite qui voulait la tuer. Les mots blessaient profondément le petit garçon qui commençait à se persuader qu'il était responsable de la maladie de sa mère.
John perdu face à la maladie de sa femme et au mutisme de son fils ne savait plus comment gérer le tout. Scott tentait chaque fois qu'il le pouvait de remonter le moral de son ami. Mais rien ne le fit sourire, pire l'enfant s'enfonça dans une dépression.
Un soir de septembre, après des mois de combat et de douleur, Claudia Stilinski s'endormit et ne se réveilla plus.
Les cris, les larmes, les crises, le mutisme, la violence des blessures que s'infligeait Genim était tellement forte que John dû le faire interner quelques jours dans la section « jeune » d'Echein House. Les mois qui suivirent la mort de Claudia, son fils était devenu littéralement fou, la douleur qui se lisait dans ses yeux le brisait d'autant plus qu'il venait de perdre la seule femme qu'il n'ait jamais aimé. Sa Claudia n'était plus et son fils se punissait inconsciemment lui expliqua le psychologue pour enfant.
Son fils se punissait de la mort de sa mère, qu'il considérait comme sa faute. Les mots de Claudia étaient bien ancrés dans sa tête et dans son cœur et l'enfant s'en était persuadé. La mort de Claudia acheva les quelques réserves du garçon, enfonçant Genim âgé de 9 ans qu'il était un meurtrier, le meurtrier de sa mère, amour de son père.
Il avait fallu quatre mois a Genim pour reprendre doucement une vie à peu près normale. La première fois que John passa une nuit à peu près tranquille depuis des mois, il se rendit compte que sa femme était morte. Non pas qu'il ne l'avait pas remarqué mais là c'était officiel, il s'était tellement penché sur le sort de son fils qu'il n'avait pas entamé son travail de deuil.
Cette nuit-là, il but un verre, puis deux, continua sur là troisième et finit finalement la bouteille. Mélissa et Scott étant présents pour Genim qui reprenait document une vie normale, John s'enfonça dans le travail, faisant des doubles journées, passant sa vie dans son bureau. Genim prit sur lui, confirmant que sa vie n'était plus depuis la mort de sa mère.
Genim disparut et Stiles naquit.
Oo_oO
Claudia observa les deux jeunes hommes frissonner, elle avait l'impression étrange d'avoir déjà vu le plus âgé mais elle n'arrivait pas à mettre un nom sur ce putain d'apollon au regard sombre et sa veste en cuir.
_ Vous n'avez rien à faire ici, grogna le plus âgé, c'est une propriété privée …
_ Cliché mon grand, j'ai déjà dit ça, non mais sérieux aucune originalité ces jeunes, cria exaspérée Claudia.
_ Désolé on cherchait juste un truc que mon pote a perdu …
L'homme lança quelque chose à Scott qui le réceptionna sans difficulté.
_ Dégagez maintenant, l'homme tourna le dos et partit.
Alors que les deux jeunes s'apprêtaient à faire de même, Claudia vit son fils écarquiller les yeux.
_ C'est Derek Hale …
_ Qui ? demanda Scott qui était plutôt pressé de dégager de la propriété du mec étrange qu'il venait de rencontrer.
_ Derek Hale, toute sa famille est morte dans un incendie qui a eu lieu y quelques années, c'est un survivant avec sa sœur Laura et leur oncle Peter qui a été brûlé à un degré inimaginable, me demande encore comment il a fait pour survivre, ils ne doivent pas être humains.
_ Hale ? Hale ? Bordel Talia, s'écria Claudia horrifiée par ce que son fils racontait, mon dieu c'est Derek ? Le petit bonhomme ronchon comme son père mais tellement attachant, il a bien grandi, Claudia fit le geste pour montrer les muscles bandés sous la veste en cuir.
_ Ouais et ?
_ Rien c'est juste pour causer …
_ Allez vient on se casse, fit Scott en avançant.
Claudia vit son fils se tourner vers l'endroit où avait disparu Derek. Un sentiment étrange parcourut sa progéniture, un frisson lui parcourra l'échine.
_ T'es bien mon fils pour tomber amoureux dans cette forêt.
Oo_oO
Claudia rigolait toute seule face à Derek Hale venant se cacher chez elle avec son mari de Shérif qui le cherchait partout.
Le jeune homme était très énervé d'être un objet de marchandage pour Stiles alors qu'un camarade de classe de Stiles était venu étudier. Stiles étant Stiles, il lui était plutôt venu à l'idée qu'il pourrait l'aider à tracer un texto qui avait failli lui coûter la vie.
Claudia s'était attendu à ce que Derek Hale refuse le déshabillage en règle pour Stiles et Danny, mais elle savoura quand même l'instant, son mari était toujours aussi sexe mais la jeunesse de Derek et le regard que se lançait les deux jeunes hommes quand l'un ne regardait pas l'autre, c'était tout simplement à mourir de rire. Là-dessus Claudia avait un avantage, elle pouvait se rouler par terre sans craindre de mourir une seconde fois.
_ C'est trop petit, entendit Claudia dans un accent mexicain à couper au couteau.
Claudia se tourna et sentit la colère sourde de Derek mais aussi une petite pointe de fierté masculine alors que son fils léchait des yeux le corps parfait du grand brun.
Elle allait s'éclater.
Mon dieu qu'ils sont bêtes tous les deux.
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Claudia passa par diverses émotions en suivant son fils dans le parcours du combattant qu'était sa vie, et quelques-unes lui firent mal au cœur.
Le premier qui craquela son cœur de mère ce fut le regard que lança Stiles à l'espace vide où s'était trouvé Derek Hale quelques instant plus tôt.
Alors qu'il s'était fatigué à lui sauver la vie dans plus de deux mètres d'eau de piscine, Derek était parti sans un merci.
Certes il n'était pas réputé pour être sympa mais quand on vous sauve la vie c'est la moindre des choses. Il y avait tellement de souffrance et de ressentiments dans ce regard triste qu'elle en eut très mal.
La deuxième fois qu'elle souffrit c'est lors de l'apparition du Nogistune qui l'obligea à affronter sa peur la plus insidieuse, la plus douloureuse. Celle qui vous fait croire que vous allez mourir. La même mort que votre mère, une longue et lente agonie vers une mort certaine et difficile.
Claudia avait beau hurler, Stiles ne l'entendit pas. Elle avait quand même réussi à jouer un tour au renard. Le coup de l'échiquier c'était son idée mais mettre Derek Hale en roi était brillant.
Elle avait réussi grâce au hurlement de Scott, à faire sortir son fils de sa léthargie.
Entre temps ce fut la mort de la douce Allison Argent, la jolie chasseuse qui brisa un peu plus son cœur de mère. Christopher Argent n'avait pas mérité ça et Stiles allait encore poser une pierre tombale sur son cœur et les reproches qui allaient avec. Elle savait que son fils se reprocherait cette mort de plus, qu'il continuerait à croire qu'il avait les mains, non pas tachées mais inondées de sang.
Oo_oO
Mais sa plus grande colère fut le soir où Stiles comprit enfin qu'il était raide dingue de Derek Hale, le soir où il accepta ses propres sentiments pour le grand méchant loup, pour l'ancien alpha, pour l'ancien beta, pour l'ancien oméga, pour l'homme qui mourrait à ses côtés.
Claudia avait suivi avec attention cette histoire, mon dieu qu'elle avait envie de tuer de ses mains cette sorcière druide qui avait envoûté Derek avec les manières et l'humour de son fils.
_ Salope de Kate attend un peu de crever, je vais m'occuper de ton cas.
On peut dire que Claudia avait passé le stade en colère tellement elle irradiait de haine et jamais elle n'avait ressenti cette émotion.
Voir Derek, mourant contre ce rocher, la jolie mercenaire à ses côtés, Claudia avait versé dans le mélodramatique, ses larmes fantomatiques coulaient à foison, ne pouvant plus rien arrêter.
Mais ce regard, oui ce regard entre les deux hommes, Stiles attendant qu'un signe de Derek pour venir à ses côtés.
_ Mais vire-la la métisse Genim, bordel cours, vire-moi cette gourde, bon elle est jolie et sympa, mais bordel pousse-la et prend sa place, tu attends quoi ? Claudia leva les bras au ciel quand Derek poussa Stiles de la tête à aller aider Scott.
_ Mais t'es con toi, t'as perdu tes neurones quand ton loup s'est barré ou quoi ? Hurla Claudia, mon fils, mon bébé, humain et hyperactif, tu veux qu'il fasse quoi pour sauver Scott ? Lui chanter la Bamba ou danser la Macarena, mais qu'il est con lui aussi.
Claudia observa son fils détourner la tête dépitée et s'énerva encore plus.
_ Genim Stilinski hurla-t-elle, ramène tes fesses ici et … Mais putain embrasse-le, dis-lui que tu l'aimes, il va bientôt… Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
Derek venait d'évoluer, il venait de passer à un stade supérieur de la lycanthropie. Il était devenu un loup complet.
_ Madre de dios, mais il est bien foutu de partout celui-là… Quoi ? Demanda-t-elle en levant la tête vers le ciel, non pas maintenant je n'ai pas fini de …
Elle disparut dans un nuage de fumée vociférant contre l'injustice divine.
Oo_oO
Claudia fut présente pour ce moment d'émotion. Le premier baiser de son fils et Derek Hale.
D'ailleurs Talia était là aussi, quand on va devenir une grande et belle famille, pourquoi ne pas profiter du moment. En plus les deux femmes avaient sympathisé là-haut. Elles se connaissaient un peu dans leur vie passée mais s'étaient découvert des points communs. Comme hurler sur leur fils alors qu'elles étaient mortes toutes les deux. D'habitude Laura se joignait à elle mais pas aujourd'hui, dommage pour elle.
Pourtant tout cela n'avait failli jamais arriver. Vous voulez savoir pourquoi ?
Après l'épisode du Mexique, Derek avait décidé de partir de Beacon Hills : autoflagellation, auto-apitoiement, colère dirigée sur lui-même…
Malheureusement pour le loup, Cora avait vendu la mèche à un certain hyperactif dont elle avait senti les sentiments, enfin senti, faut dire que quand les deux sont dans la même pièce, l'oxygène se sature d'une montée de phéromones et d'hormones sexuelles que la plupart du temps Cora reste dehors ou la réunion est annulée.
Alors quand un certain hyperactif arriva au loft, Derek n'eut d'autre chose que de s'expliquer, enfin de grogner.
_ Que fais-tu ici Stiles ? grogna Derek mécontent de la situation, il ne voulait pas croiser Stiles surtout pas aujourd'hui, enfin de toute façon ce serait la dernière fois.
_ Mon fils veut jouer au tennis abruti de loup … désolée Talia.
_ Non c'est rien, mon fils EST un abruti.
Stiles déglutit fortement, la voix du loup le fit frissonner comme au premier jour, comme à chaque contact imprévu, les plaquages contre les murs qui au fils des années se sont raréfiés mais dont la durée a augmenté.
_ Tu pars ? Fut la seule chose qu'arriva à prononcer Stiles, mais dans un sens cette question était primordiale pour lui.
_ Je suis un grand garçon je n'ai pas à demander la permission pour faire ce que je veux de ma vie …
_ Je n'ai pas dit que tu devais avoir la permission, je t'ai juste demandé confirmation, je veux te l'entendre dire, je veux que tu me dises « oui je pars loin de toi, je pars parce que je suis un lâche, un ancien alpha raté, un bêta nul et un oméga débile en puissance … »
Les deux mères grimacèrent quand le nouveau loup plaqua violemment Stiles contre le premier mur qu'il trouva.
Derek furieux d'être insulté de cette façon par Stiles ne put contenir plus longtemps sa rage enfouie depuis des semaines. Pourtant l'odeur sucrée que dégageait Stiles calma le brun.
Un odeur de sel attira l'attention de Derek, il ouvrit les yeux et aperçut les larmes de Stiles qui le fixait sans le lâcher. Les mains de l'hyperactif s'accrochèrent de façon désespérée a la veste en cuir de Derek.
_ Tu vas partir et moi qu'est-ce que je deviens Derek, si tu pars qu'est-ce qui va m'arriver ?
_ Tu vas vivre Stiles, Derek posa son nez dans le cou délicat de l'humain et huma cette odeur qui l'apaisait tant, celle qui lui donnait l'impression d'être vivant, d'être en paix, tu vas vivre loin des ennuis que je peux causer …
Stiles ricana légèrement en expliquant qu'il les trouvait tout seul les ennuis.
_ Derek ?
_ Hum, le brun posa son front sur le sien attendant la question de l'humain.
_ Je t'aime !
Derek se releva légèrement et observa le regard intense que lui lança Stiles, aucun raté de cœur, rien qui pouvait justifier d'un mensonge. Il avait attendu longtemps pour ce moment mais il ne pouvait pas, il était mineur, son père était shérif, c'était un garçon … bon pour le dernier élément ce n'était pas un problème pour le loup, une première mais pas un problème.
_ Mon père sait tout ! Derek recula vivement de Stiles qui continua sa phrase s'en se soucier des yeux inquiets de Derek, j'ai dit à mon père que j'aimais les garçons, enfin non pas les garçons mais toi et rien que toi …
_ Bordel j'ai loupé ça, John a dû devenir fou, Claudia éclata de rire en imaginant John tenter de comprendre la situation dans laquelle il s'embarquait.
_ Mon père n'est pas contre, il ne m'empêchera jamais d'être avec la personne que j'aime, Stiles tendit la main, si tu ne veux pas de moi Derek, tu me dis droit dans les yeux que tu ne m'aimes pas, je m'en irais et jamais nous ne nous recroiserons, si jamais c'est le contraire, laisse-moi te prouver que t'aimer n'est pas une malédiction.
_ Mon beau fils est une perle, chouina la grande Talia Hale émut par le petit discours de Stiles.
_ Il tient ça de moi, pleura littéralement Claudia en tendant un mouchoir à sa comparse.
Derek avança doucement puis prit d'une envie incontrôlable, poussa Stiles contre le mur mais plus délicatement que la fois précédente, colla son corps au sien et ils s'embrassèrent pour la première fois.
Les deux mères détournèrent les yeux par pudeur mais aussi par envie de laisser à leurs enfants un peu d'intimité.
Oo_oO
FIN
