Bonjour,
un petit chapitre pour bien commencer ce début de week-end ! (avec un petit cliffhanger, mouahahahah *en mode sadique*)
yakusokuyumi : eheheh, je compte bien les faire mariner encore un peu, et caler encore quelques petites situations de ce genre !
milidenoute : Merci à toi ! Ouais, je vais faire intervenir quelques personnages réelles (mais pas trop quand même)
barjy02 : J'ai bien peur de devoir pousser Azazel à l'extrême. Et oui Singer et Herikson posent leur pion aussi. Ils ne se dévoilent pas, mais ils profiteront de toutes les occasions.
Ignis08 : Hey, ravi de te voir dans cette aventure aussi !
sarahkristall : Merci^^. Eh oui, Obama, il faut bien que je fasse intervenir le président le plus cool qui existe, dans cet fiction ! Et puis, je voyais pas qui utiliser en personnage SPN à la place.
Kathexia-Castiel156 : Super, je pense que je réutiliserais cette technique dans un autre chapitre. J'ai une de mes idées qui s'y prêterait bien je pense.
Hikaru Chesire : Merci, oui j'essaie de coller à l'actualité (de l'époque), du coup, on aura des incursions dans le monde réel.
Angelyoru : Oui, on aura l'interview, un peu de patience... Et quelques autres surprises...
WantedLilly : Voilà, voilà... mais je garde mes secrets encore un peu, hihi.
loveyaoi-15 : merci^^, j'espère que la suite te plaira autant.
Just1ne : En politique, ce n'est jamais simple, toujours chercher le sens caché.
Courtney Ackles : Merci^^. J'en ferai sûrement un autre dans le même genre !
_ Oh, chérie tu es enfin là ! s'exclama Sam en ouvrant la porte.
Il prit rapidement la valise des mains de sa femme, la posa et serra Jess dans ses bras en l'embrassant. Cela faisait presque un mois qu'il ne l'avait pas vu. Depuis qu'il s'était installé au Kansas, il avait réussi à se ménager des week-end pour la rejoindre à Washington. Aujourd'hui, il était heureux, elle avait pu se libérer toute une semaine, et était venue la passer avec lui. Il referma la porte et commença à déboutonner son chemisier
_ Ton colloc ne va faire une crise cardiaque en nous découvrant, dit-elle en détachant ses lèvres avec difficulté.
_ Il passe la semaine chez Caïn, ils ont plein de boulot, répondit-il avant de prendre à nouveau sa bouche.
_ Tu l'as foutu dehors ?! dit-elle en s'écartant.
_ J'avais prévu de lui payer l'hôtel ! Mais Charlie lui a proposé son canapé, et finalement, c'est la chambre d'ami de Caïn qui l'a emporté.
_ Et Dean pouvait pas lui proposer de l'héberger ? Bordel, il a un palace !
_ Non, Azazel nous fait encore chier. Est-ce qu'on pourrait laisser tomber la politique et s'occuper de nous, murmura-t-il en lui prenant les mains et en baisant consciencieusement chacun de ses doigts.
_ T'aurais je manqué ? demanda-t-elle taquine en s'approchant de lui.
_ Plus que tout ! lui répondit-il en la reprenant dans ses bras.
SSSSSSSSSSSSSSS
_ Est-ce que cela t'ira Castiel ? demanda le journaliste.
_ Ce sera parfait, merci, répondit le communiquant en entrant dans la chambre.
_ Fais comme chez toi surtout ! Tous ces rangements sont vides, dit-il en désignant les meubles de la chambre, et tu as ta propre salle d'eau.
_ Merci beaucoup ! C'est très gentil de m'héberger pour la semaine !
_ Il n'y a vraiment pas de quoi ! Cette maison est immense, et je suis seul à l'habiter, c'est d'une tristesse ! Je te laisse t'installer. Ensuite, nous irons voir le gouverneur, mais avant tout, il y a une chose primordial que nous devons faire !
_ Vraiment ? s'inquiéta Castiel le voyant sortir son téléphone.
_ Oui, je pense que Jessica doit être arrivé maintenant…
_ Caïn…
_ Chhuuuuuuuuutttt ! Ça sonne… Allo ?! Sam… Comment vas-tu ?
_ Caïn ?! entendit le communiquant grâce à la fonction main libre. Bordel, j'espère que c'est urgent !
_ Bien sûr, sinon je ne t'appellerais pas, dit-il en clignant de l'œil en direction de son invité.
_ Ok, qu'est-ce qu'il y a ? demanda l'avocat.
_ Je voulais juste t'avertir que Castiel est bien arrivé, et qu'il s'installe dans sa chambre.
_ QUOI ?! C'est tout ? c'est pour ça que tu m'appelles ?
_ Oh… Pardon… Est-ce que je te dérange ?
Le communiquant entendit une flopée d'insulte, puis la tonalité du portable, indiquant que Sam avait raccroché. Il se mordit la lèvre, s'empêchant ainsi de rire à la déconvenue de son ami.
_ Voilà, repris le journaliste, ça lui apprendra à te mettre à la rue !
_ En fait, c'est moi qui est voulu m'en aller, pour les laisser seul.
_ Tu es bien trop gentil, Castiel. Bon allez, installe-toi, je t'attends en bas.
Le communiquant ouvrit son sac, où il n'avait mis que le strict nécessaire pour la semaine. Il ne s'en était pas rendu compte, mais il avait accumulé en l'espace de quatre mois beaucoup de chose dans l'appartement. Il sourit en rangeant ses affaires, il aimait de plus en plus sa vie actuelle et les gens qui en faisaient partis. Son travail le passionnait, et s'il était chanceux, il jouerait un rôle fondamental pour son pays, en faisant élire le gouverneur comme quarante-cinquième président des États-Unis. Castiel alla se rafraîchir rapidement dans sa salle de bain. Il rejoignit ensuite le journaliste, qui l'attendait au salon. Il semblait perdu dans ses pensées et regardait, sans les voir, des photos accrochées au mur.
_ Caïn, ça va ? demanda-t-il un peu inquiet.
_ Castiel ! Tu as tout ce qu'il te faut ? dit-il en se tournant résolument pour lui faire face.
_ Oui, merci encore, lui sourit-il.
_ Bien, alors allons retrouver notre cher gouverneur ! s'exclama le journaliste en se mettant en mouvement.
Le communiquant pu alors voir les portraits qui étaient dissimulés jusqu'alors. Il y vit un Caïn plus jeune, souriant et heureux, avec une belle jeune femme tout aussi comblée.
_ Colette, c'est… c'était ma femme.
Castiel avait dû fixer les clichés plus longtemps qu'il ne le pensait, car le journaliste s'était positionné à côté de lui, et regardait à nouveau les images.
_ Elle est morte… cancer.
_ Je suis désolé, répondit le communiquant sachant qu'il n'y avait rien d'autres à dire.
_ Cela fera trois ans, cet hiver.
_ 2011 ? L'année de… pardon.
_ Oui, l'année de l'élection du gouverneur. Tu as deviné. Je suis partie au Missouri avec elle, auprès de sa famille. Elle voulait passer ses derniers instants auprès des siens. Je ne pouvais pas refuser, n'est-ce-pas ?
_ Non, bien sûr.
_ Nous y allons ? demanda-t-il avec un sourire forcé.
Castiel se contenta de hocher la tête, il regardait le journaliste avec un autre œil, se demandant comment il pouvait avoir une telle joie de vivre malgré cela. Mais il supposa que comme tout le monde, il avait ses blessures et qu'il avait dû apprendre à les surmonter. Ils sortirent tous deux et rejoignirent la voiture de Caïn garer devant la maison. Une fois à l'intérieur, le journaliste avait retrouvé sa bonne humeur habituelle.
_ J'aimerais que tu me rendes un service Castiel, lui demanda-t-il.
_ Si je peux, bien sûr.
_ Merveilleux ! Je vais acheter de la tarte, pour le gouverneur… Et j'aimerais que tu lui offres.
_ Euh, d'accord. Mais pourquoi ?
_ J'ai un sujet délicat à aborder avec lui, et comme ça, il sera dans de bonnes dispositions pour m'écouter ! expliqua le journaliste.
_ C'est vrai qu'il adore ça, mais pourquoi tu veux que je lui donne ? Ce sera aussi efficace si c'est toi qui lui offre non ?
_ Absolument pas !
_ Mais pourquoi ? demanda sans comprendre Castiel.
_ Eh bien… Si c'est moi qui lui apporte, il croira que je veux lui demander quelque chose, mais avec toi, il ne se doutera de rien ! Et surtout, dis lui bien que c'est de ta part, d'accord ?
_ D'accord, mais c'est moi qui lui achète alors. Sinon je pourrais jamais lui dire que je lui offre !
Caïn jeta un rapide coup d'œil à son passager.
_ Bon sang, vous faite vraiment la paire, tous les deux !
SSSSSSSSSSSSSSS
Devant la maison du gouverneur, Caïn se gara après avoir salué le garde de faction. Il sortit et aida Castiel à en faire autant, puisque celui-ci était encombré par la tarte.
_ Tu te souviens du plan ? lui demanda le journaliste.
_ Oui, mais tu ne m'as pas expliqué ce que tu voulais lui demander.
_ Oh, euh rien. Un truc pour mon livre.
_ Je vois, et tu ne veux rien me dire ?
_ Non. Tout ça parce que je lui ai donné un droit de regard sur ce qu'il me dit, soupira-t-il.
_ Franchement, je pense pas qu'une tarte y fasse grand chose… Quand il ne veut pas quelque chose, il peut être une vraie tête de mule !
_ Je veux juste le rendre de bonne humeur pour qu'il écoute mes arguments… Je sais que j'ai raison, mais il ne veut rien entendre !
_ Vraiment ? Moi je l'ai toujours trouvé bonne auditeur et sensible à ce que je lui disais.
_ En voilà, une surprise ! dit le journaliste d'un ton sarcastique, qui heureusement ne fut pas perçu par son ami.
Une fois à l'intérieur, ils s'installèrent dans le salon. Désormais habitué à la maison, ils allèrent préparer le café pour toute l'équipe moins Sam qui était occupé ailleurs. Charlie et le gouverneur les rejoignirent rapidement.
_ Monsieur, dit Caïn, Castiel vous a acheté de la tarte !
_ Vraiment ? s'exclama-t-il surpris et ravi. Merci, Castiel ! lui sourit-il
_ Oh, mais de rien, répondit-il en rougissant légèrement. J'ai pris à la pomme, il me semble que c'est votre parfum préféré…
_ Dans le mille, dit-il en se servant une généreuse part, avec un café.
_ Monsieur, intervint le journaliste, je pense qu'il serait plus que temps, que nous…
_ Non.
_ Monsieur, vous ne savez même pas…
_ Vous voulez utiliser ce que je vous ai dit en entretien, et c'est non.
_ Monsieur…
_ NON, c'est mon dernier mot, inutile d'y revenir.
Caïn ravala les noms d'oiseau qui lui venaient, pour laisser passer. Il savait qu'il n'y avait rien à faire, si le gouverneur refusait de donner son accord, il ne pouvait aller outre.
_ Ensuite, on en est où sur la recall ?
_ On a passé la barre des 70.000, lui répondit Castiel.
_ Il a gagné 20.000 signatures, en moins d'une semaine ! s'exclama Dean
_ On est déjà début juin, il n'arrivera jamais au 360.000 nécessaire, lui dit Charlie.
_ Certes, mais ses suspicions nous font vraiment mal, l'informa le communiquant. Même si la recall ne fonctionne pas, il pourrait nous faire perdre l'investiture du parti.
_ Mais c'est totalement faux, ce qu'il dit ! s'énerva la secrétaire.
_ Peu importe, dit Caïn. Ça marche ! Il a été très malin en tweetant qu'il se demandait qui payait votre campagne, le gouverneur ou l'État. Ça a mis le doute chez beaucoup de kansans.
_ Mes fiches de paie n'y ont rien fait, dit Castiel. Il faut dire, que c'est facilement modifiable. Il faudrait un vrai travail d'investigation pour démonter ses accusations. Et même ainsi, il pourrait dire, que c'est juste un manque de recherche. Absence de preuve, n'est pas preuve d'absence.
_ Tu m'énerves à rester aussi calme ! Comment tu fais ? lui demanda Charlie.
_ Je suis pas d'un tempérament nerveux, lui répondit-il simplement.
_ Oui, on avait remarqué, intervint enfin Dean qui avait fini son deuxième morceau de tarte.
_ En même temps, il vaut mieux pour compenser ton sale caractère !
_ Jess ! s'exclama le gouverneur en la voyant entrer dans le salon.
Il alla l'embrasser avant de reprendre.
_ Je pensais pas vous voir de la journée… Sam, tu me déçois.
_ Hey ! C'est Jess qui a insisté pour venir rencontrer tout le monde ! lui expliqua l'avocat. Donc chérie, voici Charlie, Caïn et tu connais déjà Castiel.
_ Enchanté ! dit la jeune femme.
_ Wahou, j'ignorais que tu avais aussi bon goût, taquina la secrétaire.
_ Euh merci, répondit la nouvelle venue un peu gênée.
_ Enchanté ! la salua à son tour le journaliste.
_ Ravi de revoir Jess, l'embrassa Castiel.
_ Vous discutiez de quoi avant que j'arrive ?
_ De Azazel et de ses accusations, poursuivit-il.
_ Oh, et vous allez faire quoi ? lui demanda-t-elle.
_ Rien, j'ai déjà mis en ligne les fiches de paies de Castiel, et à part ça, on a pas beaucoup de solution.
_ On pourrait lui péter les jambes, suggéra-t-elle.
_ En quoi ça résoudrait le problème ? demanda Dean en souriant
_ T'as raison, on va lui casser les doigts plutôt, il pourra plus écrire comme ça !
_ Vous voulez pas divorcer de Sam, et m'épouser ? proposa Charlie
_ J'adorerais ! Mais je veux pas lui briser le cœur, lui répondit-elle en jouant le jeu.
_ Hey, je peux le consoler moi ! s'exclama le gouverneur en riant.
_ Je sais pas Dean, répondit l'avocat, t'es pas assez blond pour moi...
_ Ça veut dire, que je finis avec Castiel ? demanda le journaliste. Je ne me plains pas ! Et en plus, il est déjà installé à la maison !
_ Quoi ? dit surpris le gouverneur.
_ Je loge chez Caïn pendant que Jessica est ici.
_ Je suis désolé, Castiel, dit la jeune femme. Je ne voulais vraiment pas que tu t'en ailles à cause de moi.
_ Ne t'inquiète pas. Je suis comme un coq en pâte chez Caïn.
_ Mais je croyais que vous deviez loger chez Charlie, insista Dean.
_ Sauf que j'avais une chambre de libre. Et que c'est mieux qu'un canapé ! lui expliqua le journaliste.
_ Oui, c'est évident, dit le gouverneur d'un ton un peu abrupte.
_ Alors, quand est-ce que tu te fais interviewer par Oprah ? demanda Jessica
_ Le 22, lui répondit Sam. On a réussi à faire concorder les emplois du temps avec difficulté. Elle vient avec toute son équipe, ici.
_ Je suis déçue, j'espérais que ça se ferait pendant que je suis là !
_ T'inquiète pas, je t'aurais un autographe ! lui dit l'avocat en la serrant dans ses bras.
_ Et si on se mettait au travail ? suggéra Castiel. On doit préparer cette entretien, et Oprah a certaines conditions qu'elle veut nous imposer et quelques unes me dérangent… Et on doit aussi ne rien lâcher sur la recall.
SSSSSSSSSSSSSSS
_ Alors Castiel, vous êtes retourné dans l'appartement ?
_ Oui, Monsieur. Je dois reconnaître que je me sentais bien chez Caïn, mais je suis heureux de retrouver ma chambre. J'y ai mes marques et mes habitudes.
_ Bien, tant mieux, répondit le gouverneur. Sam n'est pas trop déprimé ?
_ Si, mais il le cache.
_ Je me doute.
_ J'ai discuté avec l'équipe d'Oprah, nous serons prêt à les recevoir, j'ai bien peur d'avoir dû faire de nombreuses concessions, elle est en position de force, pas nous.
_ Aucun soucis, je vous fais confiance pour ce genre de chose.
_ Merci Monsieur, mais j'ai peur que ce qui l'intéresse le plus, soit que vous soyez homo et en lice pour l'investiture, votre programme passe au second plan.
_ Voilà qui est surprenant, dit-il d'un ton sarcastique. On a aussi prévu une interview avec le jeune Tran, n'est-ce pas ? Lui au moins n'est pas focalisé sur ma sexualité... Je devrais peut-être lui demander de venir pour rencontre Oprah, il pourrait lui expliquer comment faire son travail !
_ Monsieur !
_ Je sais, je sais… Oprah, super important, pas merder ! J'ai bien compris, entre vous et Caïn, qui n'arrêtez pas de me le rabâcher sans cesse.
_ Écoutez, je sais que cela vous ennuie, mais vous n'y couperez pas. Faite le avec elle, elle est favorable à la cause gay… Mais il n'y aura pas que ça, elle veut aussi parler de la recall, notamment. Vous devrez saisir toutes les opportunités pour vous départir de l'étiquette "candidat homo", tout en la jouant finement, il ne s'agit pas d'y aller avec vos gros sabot et d'imposer la discussion. Amenez la à vous interroger sur autre chose.
_ Bon sang, vous voulez que je fasse ça comment ?
_ On va vous entraîner avec Caïn. Il jouera Oprah et vous posera les questions qu'elle pourrait avoir. Et vous, vous devrez y répondre, même si ça ne vous plaît pas !
_ Ça, j'ai l'habitude !
_ Bien, on va essayer de mettre en place quelques perches qu'elle pourra saisir pour vous interroger sur votre programme.
_ Ce qui me rappelle… Comment se passe la discussion sur le nouveau thème de campagne ? J'ai pas encore eu le temps d'aller voir sur le site…
_ Eh, bien…. Le proche-orient ne stimule pas les foules, il faut reconnaître… Même si votre dernier tweet, sur l'élection de Bachar el-Assad, a beaucoup fait parler…
_ J'ai juste dit la vérité !
_ Je sais Monsieur. Mais insulter, un président réélu, de tyran et de meurtrier, tout en disant que l'élection était truquée, a soulevé quelques tollés.
_ J'aurais dû me taire selon vous ?
_ Non, répondit le communiquant sans une once d'hésitation.
_ Alors, sourit le gouverneur, ensuite ?
SSSSSSSSSSSSSSS
_ On a les résultats ? demanda Sam
_ Oui, dit Caïn, on est resté à 75.000 signatures en faveur de la recall.
_ YEEEEEEEEES ! s'écria l'avocat. Dans ta face, Azazel !
_ Resto ? proposa Charlie
_ Le gouverneur est libre ? demanda Castiel.
_ Pourquoi ? ça changerait quoi s'il ne l'était pas ? questionna-t-elle innocemment
_ Eh bien, il ne pourrait pas venir…répondit le communiquant en cachant sa déception, en poursuivant rapidement, ce qui serait dommage, c'est quand même sa victoire qu'on célèbre !
_ Ne t'inquiète pas, dit la secrétaire avec un sourire, j'ai laissé cette soirée libre exprès !
_ Et si on allait manger chinois ? proposa le journaliste. Ça rapprocherait le gouverneur du vote asiatique !
_ CAÏN ! s'exclama Sam.
_ Je plaisante, enfin ! répondit rapidement celui-ci. J'ai plutôt envie de mexicain, en fait, rajouta-t-il
_ Sérieusement, sourit l'avocat en secouant la tête.
_ Moi je préférerais un bon hamburger bien gras et des frites ! dit Dean qui venait d'arriver. On commande ?
_ T'as pas envie de sortir ? demanda Sam
_ J'avoue que je suis fatigué, soupira le gouverneur en s'asseyant sur un fauteuil et en commençant à se masser son épaule.
_ Vous préférez vous coucher tôt ? demanda immédiatement inquiet Castiel. On peut vous laisser si vous souhaitez…
_ Non, mais je suis pas contre une soirée entre ami, tranquille à la maison.
_ Il vaudrait mieux sortir, Monsieur, dit Caïn. Qu'on vous voit fêter votre victoire, et demain vous ferez la une des journaux !
_ S'il est fatigué, laissons le, intervint le communiquant. On a l'interview de Oprah, ça suffira !
_ Monsieur, vous devez y aller. Et Castiel le sait ! Il ne devrait pas vous ménager autant ! s'emporta le journaliste.
_ Castiel, dit doucement le gouverneur, répondez moi franchement, il vaudrait mieux que j'y aille ou pas ?
_ Oui, ce serait mieux, lâcha-t-il à contrecœur.
_ Alors, c'est réglé. Mais je veux tout de même un hamburger ! Et un sacrément gros !
_ Fantastique ! s'exclama Caïn. Et vous aurez même de la tarte en dessert, Monsieur. C'est moi qui invite !
Castiel emboîta le pas à l'équipe, un peu en retrait. Il savait qu'il était trop tendre avec le gouverneur, qu'il devrait le pousser plus. Mais il ne pouvait s'empêcher de remarquer les cernes sur le visage de Dean. Il en avait toujours eu, depuis qu'il le connaissait, il ne s'en était pas beaucoup inquiété au début. Maintenant, il voyait bien qu'elles s'assombrissaient, qu'il avait perdu du poids et que ses traits étaient tendus en fin de soirée, comme maintenant. Mais surtout il se massait son épaule, de plus en plus. Le communiquant avait compris qu'il s'agissait d'un geste nerveux qui l'agitait lorsque ça n'allait pas. Il avait voulu l'interroger à ce sujet, et c'était gentiment fait renvoyer dans son panier.
Bien sûr Caïn avait raison, le gouverneur devait se montrer, faire parler de lui. L'élection présidentiel ne permettait aucune faiblesse, ni physique, ni mentale. Dean avait besoin de soutien, il fallait que son équipe reste au plus près de lui, sinon il n'arrivera jamais jusqu'au bout.
SSSSSSSSSSSSSSS
_ Madame Winfrey ! C'est un grand honneur de vous recevoir ! Mon dieu, je suis tellement excité que j'ai l'impression d'être une adolescente face à son groupe de musique favori ! enchaîna sans respirer le journaliste.
_ Caïn, calme toi ! dit le communiquant en souriant. Enchanté, Madame Winfrey, je suis Castiel, c'est avec moi que votre équipe à travailler. Et lui, c'est Caïn, notre attaché de presse.
_ Ravi de vous rencontrer enfin. Il semble que vous ayez donné du fil à retordre à mon staff…
_ C'était réciproque croyez-moi ! sourit Castiel. Je vais vous conduire dans les chambres supérieures, c'est là où ils se sont installés.
_ Merci… Et le gouverneur ?
_ Il est au téléphone, une urgence. L'histoire de la recall n'est pas achevée…
_ Pourtant, elle a bien été rejeté…
_ Effectivement, mais lorsque la demande a été déposé, il semble qu'il y ait quelques euh… dysfonctionnement. Une enquête est donc en cour, mais je ne peux rien dire d'autre à l'heure actuelle, on nous a demandé la plus grande discrétion.
_ A propos du fait que le Président Obama est demandé une enquête auprès du ministre de la justice pour vérifier si le procureur a bien fait son travail ? demanda-t-elle
_ Comment êtes-vous au courant ? questionna Caïn
_ J'ai mes sources, sourit-elle.
_ Voici, dit Castiel en ouvrant la porte. Cette chambre est pour votre usage personnel, votre équipe s'est installé dans la pièce d'à côté. Pour ce qui est de filmer, on a convenu avec votre équipe qu'on utiliserait le salon… A moins que vous n'ayez besoin de quoi que ce soit ?
_ Ça ira, merci. Sauf si vous n'ayez des informations croustillantes à me fournir ?
_ Rien, j'en ai peur… Je vais aller voir le gouverneur, nous reviendrons vers vous, lorsque tout sera prêt. Cela vous convient ?
_ J'aimerais le rencontrer dès qu'il aura fini. Je souhaiterais me faire une idée du type de personne qu'il est, avant de commencer à filmer.
_ Aucun soucis. Vous allez l'adorer, vous verrez, sourit Castiel sans aucun soupçon de doute dans ses yeux bleus.
Oprah le regarda partir surpris des personnes qu'elle venait rencontrer. Les politiciens ne sont habituellement pas entourés par des gens aussi sympathique. Du moins, sincèrement sympathique. D'ordinaire, comme dans le showbiz, on est constamment entouré de vautours, ambitieux et avide de pouvoir, qui ne souhaite que profiter de vous. Elle s'y était habitué, et avait vite appris à les repérer, et c'est deux là, ne semblait pas faire parti de cette catégorie… Un bon point pour le gouverneur. Elle avait hâte de rencontrer les autres personnes qui travaillaient pour lui, et évidemment ce jeune Dean Winchester qui prétendait toujours dire la vérité… Elle serait vite fixé.
Elle se retourna en entendant frapper à la porte, et prit le temps de s'asseoir sur une chaise avait de laisser la personne entrer.
_ Le gouverneur est prêt ? demanda-t-elle
_ Non, pas encore… En fait, vous avez dit chercher des informations croustillantes…
_ Effectivement… répondit-elle en se tournant légèrement, surprise d'avoir pu commettre une erreur de jugement.
_ Fantastique ! Je suppose que vous avez lu sa biographie, avant de venir.
_ Oui.
_ Et vous avez remarqué un "petit trou", avant 2011 ?
_ On aurait dû mal à passer à côté.
_ C'est pourtant le cas des journalistes de cet État ! Mais peu importe. J'aimerais juste vous suggérer de l'interroger à ce sujet.
_ J'en avais l'intention, dit-elle en posant son menton sur son poing
_ Merveilleux ! Dans ce cas, je pense qu'il serait plus facile, si vous lui demandiez dans un premier temps, pourquoi il a quitté l'armée... Bien, maintenant, je vais vous laisser. Je pense que le gouverneur ne sera plus long...
_ Un instant… Pourquoi faite vous cela ? Venir me voir, et me dire tout cela ? demanda-t-elle en faisant un ample geste de la main.
_ Parce que c'est un imbécile, et qu'il refuse de m'écouter ! répondit son interlocuteur avec un grand sourire.
