Histoires comme ça


Une sorte de song fic aujourd'hui. Inspirée d'une chanson de Joe Dassin. Quand on a une chanson en tête, on ferait n'importe quoi pour la faire sortir. Et ma plume me démangeait. Alors voila ce que ça a donné. Comme d'habitude, un grand merci à mes revieweurs bien aimés. Katel Belacqua (ça y est, elle va me faire un procès pour un misérable "s" -.-0 Et de celui-là, tu te souvenais ? Je l'ai presque redécouvert, en le tapant…) Florinoir (c'est clair… ils ont de ces noms compliqués dans la science -.- je suis une littéraire affirmée. La pensée de faire des maths ou de la science me rend malade XD. Voui, il était triste "Fantômes". Je suis contente que ça t'ait touchée. Heero, no comment, merci lol)


Dixième histoire

Dis-moi Qua-chan



La guerre, ça finit un jour. Ca commence, inévitablement. Mais heureusement, pour ce pauvre monde, ça finit. Et après, normalement, on a la paix pendant un bon moment. Sans mauvais jeu de mots. Je me suis fiancé à Hilde. Le genre de choses dont on m'aurait parlé il y a deux ans et qui m'aurait plié en deux de rire. J'ai appris que tout n'est pas acquis. Et puis Hilde me fait littéralement perdre la tête. Déjà que selon Wufei, elle n'était pas très bien accrochée au départ… Heero est resté avec Relena. Pour la "protéger" comme il dit. Parfois je pense que le Soldat Parfait nous prend vraiment pour des idiots. Ou alors il est d'une mauvaise foi encore plus impressionnante que Wuffie. Enfin bref.

Pour les autres, j'ai eu quelques surprises. Trowa n'est pas resté au cirque. Catherine l'a joyeusement viré pour qu'il mette un ou deux orteils à l'université. Depuis il est incollable en littérature à la plus grande joie de Wufei qui en avait assez d'être, je cite, "entourer d'ignares mal-élévés, sans la moindre culture , et non, je ne parle pas de toi Winner."

En parlant de Winner, me voilà devant la porte de Qua-chan. Il l'accueille avec un grand sourire pour me traumatiser avec cinquante questions en trois minutes. D'habitude c'est moi qui fais ça. Mais là, le voila qui me demande si je vais bien, si je compte me marier avec Hilde, si je suis heureux, si je, si je, si je…

Parce que le problème avec Quatre, c'est qu'il est tellement obsédé par le bonheur des autres qu'il en oublie le sien. Triste à dire, mais le beau blond est toujours seul au monde, à demander des nouvelles de tous… sans jamais penser à lui.

- Et toi Quatre, dis-moi… tu as trouvé chaussure à ton pied ?

Il se raidit, et me regarde, interdit.

- On ne parlait pas de moi, tente-t-il en essayant de soutenir mon regard.

- Quatre, ça suffit maintenant. Est-ce que un jour tu vas te décider à prendre soin de toi ?

Je suis en colère, avant même de m'en rendre compte. Lui par contre, s'en aperçoit très bien. Empathie et tout le bataclan.

- Je ne comprends pas de quoi tu parles.

- Ah oui ? Alors réponds. C'est quand la dernière fois qu'on a parlé ? D'autres choses que moi, le monde ou tout ce que tu veux ? La dernière fois qu'on a parlé de toi ?

Il ne répond pas. Parce que ça fait longtemps. Bien trop longtemps.

- T'es le seul à pas être heureux, si tu crois que je ne m'en suis pas aperçu. Et ne me parle pas de Wufei. Il passe sa vie à se plaindre, à prétendre le contraire. Mais si le roi des ours existait, il serait couronné dans la seconde. Quatre, la guerre est finie, et tu as largement fait assez pour ce bas monde. Alors fuck the world, ce soir, tu viens avec moi, on va s'amuser, retrouver les autres. Pour une fois¸ tu seras avec nous.

- Je ne peux pas.

- Bien sûr que si tu peux.

-…

- Tu as toujours dix-neuf ans, Quatre. Et tu as des sœurs à la pelle beaucoup plus âgées que toi, et aussi formées. Elles peuvent bien te remplacer un peu. Oublie toutes ces conneries et viens t'amuser.

J'ai l'impression qu'il va se mettre à pleurer. Une crise de nerfs certainement. Il est à bout on dirait. Je savais que j'aurais dû venir plus tôt.

- J'ai parlé avec Iria. Elle a dit qu'elle t'avait vu avec une fille, il y a deux mois.

- On est plus ensemble… Elle devait repartir...

- Tu l'aimais ?

Il hésite.

- Je crois.

- Alors pourquoi tu n'es pas parti avec elle ?

Il baisse les yeux. Il va pleurer. J'en suis certain. Bordel, où est Trowa quand on a besoin de lui ?

- Je ne pouvais pas vous laisser.

- Bien sûr que si, tu pouvais, soupiré-je, mais tu ne le sais pas encore.

Je l'aime quand même ce crétin. Il a déposé son propre bonheur sur l'autel de l'amitié.

- Viens. On va faire une méga-fête, avec tous les autres. On va bien rigoler. Comme avant. Quand tu verras qu'on va tous très bien, peut être que tu t'autoriseras enfin à sourire.


Dis-moi, Céline, les années ont passé
Pourquoi n'as-tu jamais pensé à te marier
De toutes les sœurs qui vivaient ici,
Tu es la seule sans mari.
Non, non, ne pleure pas, ne pleure pas
Tu as, tu as toujours de beaux yeux…


OWARI

-
C'était ma source d'inspiration. On ne rigole pas. J'ai eu cette chanson dans la tête pendant une semaine. J'espère que vous avez aimé.