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La robe d'Hermione était en lambeaux, au point qu'il n'en restait que quelques pans de tissu déchirés. Son ventre, ses hanches, ses cuisses et ses seins étaient tellement recouverts de marques qu'il était difficile de trouver un centimètre de peau intacte. Là où le sortilège l'avait frappée plusieurs fois au même endroit, elle avait saigné, et de longues traînées rouges parcouraient son corps comme des larmes écarlates. Sa gorge était enrouée tellement elle avait crié. Il y avait longtemps qu'elle avait arrêté d'essayer de se retenir.

Caspar avait arrêté de la frapper, et semblait prendre une pause, assis dans le fauteuil faisant face à Hermione. Calé confortablement contre le dossier du siège, un pied reposant sur le genou opposé, il la contemplait pensivement. À travers l'épais brouillard qui bloquait ses émotions, Hermione ressentit l'ombre d'une terreur, à l'idée qu'il était en train de penser à ce qu'il lui ferait ensuite. Peut-être que la torture que Caspar lui avait fait subir commençait à faire son effet sur le choc qui l'avait tant engourdie. Une demi-heure plus tôt, elle n'aurait eu aucune émotion à l'idée que le pire était probablement encore à venir.

Finalement, Caspar se leva et s'avança de nouveau vers elle. Son sourire ne présageait rien de bon. Il plaça sa main sur la joue d'Hermione, comme pour une caresse, puis la fit glisser lentement le long de son cou, sur son épaule, puis sa poitrine, suivant des doigts les marques des coups qu'il lui avait infligés comme s'il s'agissait d'oeuvres d'art. Hermione hoqueta de douleur quand il prit un malin plaisir à appuyer dans une entaille, puis frissonna lorsqu'il se servit de son doigt maintenant ensanglanté pour étaler sur la pointe de sa baguette le sang d'Hermione. Elle ne connaissait aucun sortilège qui requière que la baguette magique soit trempée dans du sang, mais elle était certaine que s'il en existait, il s'agissait de magie noire.

Caspar continuait à promenait sa main sur le corps d'Hermione, saisissant au passage les occasions de lui infliger plus de douleur. Il saisit un de ses tétons entre son pouce et son index et le pinça très fort, tirant et tordant en même temps jusqu'à lui arracher des gémissements de souffrance. En réponse à ses cris, Caspar éclata de rire. Ensuite, il glissa sa main entre les cuisses d'Hermione, jouant avec ses parties intimes d'abord doucement, comme pour la taquiner, puis brutalement, pinçant et tordant comme il l'avait fait à ses seins, arrachant à sa victime des cris plus perçants que jamais. Puis soudain, sans prévenir, il inséra sa baguette magique en elle.

Hermione hurla. Il n'y avait pas de mots pour le décrire : c'était comme un Doloris, mais concentré sur un seul point, comme un incendie qui la dévorait de l'intérieur, jusqu'à ce que l'agonie recouvre tout le reste et qu'elle ne ressente plus rien que la douleur.


Un autre cri étouffé parvint aux oreilles de Drago et il sentit tout son corps se raidir. C'était plus fort que lui, il n'arrivait pas à l'ignorer. Depuis une demi-heure, il essayait en vain de se concentrer sur sa lecture. Mais Caspar n'avait pas pris la peine d'insonoriser ses murs, et les plaintes d'Hermione l'empêchaient de penser à quoi que ce soit d'autre. Il n'était pas parvenu à lire plus de deux pages. La voix se tut, et il expira avec un soupir. Il ne s'était même pas aperçu qu'il retenait son souffle. Il se secoua et tenta une fois de plus de se plonger dans le complexe grimoire de Potions qu'il avait emprunté à son oncle, mais un instant plus tard, Hermione criait de nouveau, et de nouveau, les mots sur la page perdirent tout leur sens tandis qu'il ne parvenait à penser qu'à une chose : elle. Cela dura plus longtemps cette fois, mais les cris s'arrêtèrent enfin, et Drago, incapable de se forcer à continuer à lire, alla ouvrir la bouteille de Whisky Pur-Feu qu'il gardait dans son armoire. Il avait à peine eu le temps de se verser un verre que la voix d'Hermione lui parvint de nouveau. Cette fois, ce n'étaient plus de simples cris de douleur. C'était un hurlement d'agonie. Drago vida son verre d'un seul coup et le reposa sur la table, si violemment que le verre se fissura sous le choc. La voix stridente d'Hermione remplissait ses oreilles, pleine de détresse et de souffrance. Avec un grondement de frustration, il sortir de la chambre en trombe, claquant la porte derrière lui.