CHAPITRE X
Minerva Mac Conagall hoquetait de rage.
-Comment avez-vous pu…pourtant interdit formellement…inconscients...
-Ecoutez, s'écria Harry, Madame la Directrice, vous savez parfaitement bien que si nous ne tâchons pas d'avoir de contacts avec l'extérieur, notre avenir est des plus sombres ! On ne peut pas faire confiance à ce nouveau gouvernement qui ressemble à s'y méprendre à celui de Voldemort ! Ils ont relâché Ombrage, mais aussi des Mangemorts qui étaient condamnés et enfermés à Azkaban !
-Ainsi, notre lutte n'aura servi à rien, fit Minerva, soudainement effondrée.
Pendant ce temps, Drago s'échinait à chasser une mouche. Son amour pour les animaux ne s'était guère développé, et cet insecte était vraiment collant.
-Malfoy, veuillez cesser votre manège, soupira Minerva.
-C'est que…l'héritier des Malfoy ne put terminer sa phrase, la vieille sorcière avait pointé sa baguette vers lui et avait prononcé une formule magique.
L'instant d'après, il se retrouva à terre avec sur les genoux une voluptueuse blonde.
-Madame Skeeter, pouvez-vous nous dire ce que vous faites ici, demanda sèchement Mac Conagall
-Je…je suis confuse. Je cherche Severus Black.
-Il n'est pas disponible pour l'instant, répliqua Minerva, toujours aussi sèchement. Qu'avez-vous donc de si important à lui dire ?
La journaliste éclata en sanglots :
-Ils m'ont retiré ma licence…
-…ce qui n'est pas un mal, ironisa Drago
-…ils me reprochent d'avoir publié les articles que Severus, selon sa demande, pour que le reste du monde sorcier connaisse votre condition…
-Et alors, s'enquirent alors en cœur les trois sorciers, soudainement intéressés
-Un seul article dans la Gazette du Sorcier a pu être publié. Ensuite, ils ont fait paraître un démenti dans l'édition suivante. Et j'ai été congédiée.
Rita repartit en sanglots, et Minerva lui tendit complaisamment un mouchoir, avant de reprendre :
-Severus m'avait demandé d'espionner les activités du Nouveau Gouvernement, ma forme Animagus se prêtant à merveille pour l'exercice.
-Vous avez pu apprendre quelque chose ? s'enquit Mac Conagall, radoucie.
-Ils construisent une mégapole sorcière souterraine, à côté du ministère de la Magie. Tous les sorciers y sont progressivement rapatriés, de gré ou de force. Ceux qui refusent se voient privés de leur baguette et leurs biens sont mis sous séquestre. Ils sont par conséquent condamnés à vivre comme des Moldus, parmi les Moldus, sans aucune ressource !
-Savez-vous quel sort ils nous réservent ?
-Ce n'est pas clair. Ils parlent du "ghetto Poudlard". Un moment, ils pensaient jeter chez vous les sorciers qui s'opposaient au rapatriement, mais finalement, c'est la confiscation de la baguette et des biens.
-On ne peut pas laisser ces malheureux…s'écria Harry.
-Qu'y pouvons-nous ? Notre propre sort est incertain.
-Ils m'ont confisqué ma baguette, et m'ont interdit l'accès à mon appartement, acheva Rita. Aussi, je vous prie de bien vouloir m'accorder l'hospitalité. En échange, je me rendrai encore là-bas pour les espionner et vous rendre compte.
Les autres ne furent pas longs à accepter : la journaliste, sans sa plume à papote, était inoffensive, et elle pouvait s'avérer très utile. Une colombe et un aigle auraient plus de mal à s'infiltrer dans les bureaux du ministère…
Severus, redevenu humain, balaya la pièce du regard. Un petit coin avec un wc et une douche, fermé d'un rideau sale. Un grand lit au sommier défoncé. Une vieille penderie à tête de lion. Un coin cuisine équipé d'une gazinière, d'un évier, d'une petite table et d'un frigo d'un autre âge. Il ne fit pas l'économie d'une moue dégoûtée.
-Je n'ai pas une somme infinie d'argent, et je ne sais pas pour combien de temps j'en aurai, justifia Hermione.
-Nous ferons avec, lança Severus. A présent, nous devons nous reposer. Demain, nous-nous transformons et nous filons à mon domaine.
-Euh, vous allez dormir ici, sous votre forme…humaine ? balbutia Hermione.
-Vous ne voudriez quand même pas que je dorme emplumé sur un perchoir. D'autant plus que la forme Animagus ne doit pas se conserver trop longtemps, sous peine d'avoir des séquelles. Je connais une sorcière qui pour s'être transformée en chat trop longtemps, n'a plus jamais su se débarrasser de sa belle queue touffue ! Et je ne vois pas en quoi cela vous tracasse : nous sommes voisins de chambrée depuis la chute de Voldemort, je vous signale !
-De dortoir, pas de lit, précisa Hermione.
-Pas d'histoires, trancha le sorcier en s'emparant d'une couverture rangée dans l'armoire. A la guerre comme à la guerre. Et nous n'avons qu'une couverture, il faudra se la partager équitablement.
Hermione se résigna. Ils se couchèrent tout habillés, ils iraient faire des courses le lendemain.
-Severus..murmura à un moment la jeune fille
L'interpelé grogna de rage. Comment osait-elle user de son prénom.
Elle comprit sa réticence car elle justifia :
-Nous sommes censés être mari et femme, je vous rappelle, je me vois mal continuer à vous appeler chef ou professeur. Et je n'envisage toujours pas de prononcer « maître »…
-Ma « chérie » répliqua férocement Rogue, en appuyant sur le mot, je vous signale que dans ces cas-là, je pourrais user de mon droit de vous demander d'exécuter votre devoir conjugal…
Hermione faillit tomber en dehors du lit, mais Severus la retint par le bras
-C'est totalement hors de question !
-Et pourquoi non ? s'enquit-il, impitoyable
-Mais, vous êtes vieux ! Vous avez l'âge d'être mon père…
-Certes, mais je ne le suis pas. Et rien ne vaut un homme d'expérience…
-Vous me détestez cordialement !
-Qu'en savez-vous. Et de toutes manières, cela n'empêche rien…d'ailleurs, vous sembliez avoir du répondant lorsque je vous ai embrassée…cela doit vous changer de vos pathétiques courtisans boutonneux.
-Vous êtes vil, fat, et…
-Arrêtez tout de suite vos flatteries inutiles, coupa Severus en ricanant. Je ne vous toucherai pas…sans votre accord formel !
-Vous pouvez toujours vous brosser pour l'avoir, gronda Hermione en s'enroulant dans les couvertures, laissant son comparse à découvert. Elle avait juste voulu le remercier de l'avoir accompagnée pour l'assister dans son exil, mais il était décidément insupportable !
Harry, Drago, Luna et Ginny prenaient leur frugal déjeuner ensemble.
-Encore du pot-au-feu de légumes, râla Drago. J'aurais bien aimé voir la tête de Lupin face à nos menus !
-J'aurais bien aimé pouvoir le voir tout court, répliqua sombrement Harry.
-A propos de disparus, continua Drago, ce n'est pas que ça m'embarrasse – s'il était presque ami avec Harry, en revanche avec Ron, la chose ne pouvait être possible, et ce réciproquement – mais vous ne vous inquiétez pas du fait que votre ami s'est volatilisé?
-En tout cas, moi, je m'en fais beaucoup ! Ça fait quand même deux nuits qu'il n'est pas revenu au dortoir. Et Lavande n'a aucune nouvelle…
-Vous ne vous êtes pas disputés ? s'enquit Luna de sa voix cristalline.
-Il y a eu des histoires entre lui et Hermione, confirma Harry. Mais il s'en est remis, notamment dans les bras de Lavande…
-Oui, "notamment", répéta Ginny d'un ton entendu. Elle ne digérait pas que son frère et Hermione n'ait pas fait ce si joli couple qu'elle s'imaginait, et elle en avait assez de la réputation de bourreau des cœurs qu'il s'était construite depuis.
-Il a pris de la distance avec nous depuis quelques temps, concéda Harry
-Ma présence parmi vous doit y être pour quelque chose, grinça Drago.
-C'est certain, accorda Ginny, qui devait encore se faire violence pour accepter l'ancien Mangemort parmi leur petit groupe, mais de là à disparaître du château…
-Il râle peut-être parce que Rogue ne lui a pas octroyé un poste à responsabilité, suggéra Harry
-Hermione non plus n'a rien reçu, répliqua Ginny, et quand bien même cela lui aurait déplu, il doit bien se trouver quelque part.
-A part la salle sur Demande, je ne vois pas, répondit Drago.
-C'est vraiment à croire qu'il a pu quitter la propriété.
-Et comment ? renchérit Drago. Ne me dites pas que Weasley serait capable de devenir Animagus…et la Branchiflore, c'est nous qui l'avons.
-Il a peut-être découvert un autre moyen de quitter le château, auquel nous n'avons pas pensé…suggéra Luna.
-C'est un fait, accorda Ginny. Lors du Tournoi des Trois Sorciers, Harry a pris de la Branchiflore, mais les autres ?
Harry plissa le front dans un effort de mémorisation. Victor Krum s'est transformé en requin, du moins de tête, Fleur Delacour et Cédric Diggory ont utilisé tous les deux un sortilège de Têtenbulle.
-Ce sort n'est pas compliqué, comment se fait-il qu'on n'y a pas pensé ? s'écria Drago
-Il y a une différence entre utiliser ce sort pour éviter de respirer l'odeur des Bombabouses et des boules puantes qui sont fréquemment jetées dans les couloirs et traverser un lac avec, répliqua Ginny
-N'oubliez pas que Fleur n'a pas réussi à tenir sous l'eau, compléta Harry. Et que nous, même avec la Branchiflore, nous avons réussi grâce à l'aide du calamar !
-Et quand bien même il aurait trouvé un sort approprié, il aurait fait ça tout seul ? répliqua Drago sarcastique.
Les autres durent lui accorder que si Ron pouvait s'avérer d'une précieuse aide en groupe, il n'avait jamais vraiment fait preuve d'initiative et d'autonomie, et qu'il n'était pas du genre à agir en solitaire.
-…Et pour aller où, poursuivit Drago. Toute sa famille est ici !
Neville vint les rejoindre, passablement boueux.
-Merci, les gars pour les Silex Démultiplicateurs. Nous aurons suffisamment de fruits et légumes pour nous nourrir tous, indéfiniment !
-En cherchant bien, la prochaine fois, il devrait y avoir aussi des démultiplicateurs de poules et de lapins, grogna Drago, résolument viandard.
-Et toi, Neville, tu n'aurais pas par hasard aperçu Ron ? demanda Ginny
Le botaniste fit un signe de dénégation.
-Nous devons allez voir Mac Conagall, décida Harry. Nous sommes chargés de veiller à la sécurité de la communauté, et la disparition de l'un de ses membres n'est pas un moindre fait !
-Elle est très prise avec les cours. Elle est parvenue à ce que les plus petits suivent un cycle presque normal. Il n'y a que les sixièmes et nous qui devons tirer notre plan pas nous-même.
Ce qui faisait du monde, entre les nouvelles 7ème année et celles de l'année passée qui à cause des événements n'avaient pas pu suivre correctement les cours, et les deux faisaient majoritairement partie de la résistance lors de la bataille de Poudlard. Beaucoup de petits avaient pu rejoindre leurs parents directement après le triomphe sur Voldemort.
-On n'attendrait pas le retour du grand patron, suggéra Drago. Il ne devrait pas tarder. Mac Conagall me semble de plus en plus perdue.
-Elle a pris de l'âge, c'est certain, mais elle demeure une sorcière avisée. Parlons-lui-en tout de même, trancha Harry.
En tant que seul Black survivant, Severus était en principe le propriétaire légal du 12 Square Grimaurd, et non Harry Potter. Curieusement, le gouvernement ne s'était pas préoccupé de la chose et l'endroit servait toujours de logement pour les sorciers sans abri. Hermione, en compagnie de Severus en aigle posé sur son épaule, constatèrent que les lieux étaient surpeuplés, les derniers arrivants étant des sorciers dépossédés de leurs biens et de leur baguette, parce qu'ils refusaient de s'enfuir sous terre ou parce que leurs épouses ou époux étaient des Moldus. Ces derniers accompagnaient souvent les sorciers dans leur bannissement, avec parfois aussi leurs enfants Sang-Mêlés.
-Vous êtes perdue vous aussi, ma pauvre jeune fille. Je crains bien que nous n'ayons plus guère de place pour vous et votre animal…
Des matelas étaient en effet étalés partout, et il y gisait des sorciers en mauvais état.
-Ils utilisent à présent le sortilège doloris à la moindre contestation, s'exclama la bonne femme, profondément indignée.
Hermione avait de plus en plus l'impression que les Mangemorts avaient en fait gagné la bataille !
-Ne vous inquiétez pas, je dispose d'un petit logement. Mais si je peux venir de temps en temps vous prêter main forte…offrit-elle. L'aigle enfonça ses serres dans le moelleux de son épaule, mais elle n'en eut cure. Elle allait devoir s'occuper, il ne voulait tout de même pas qu'elle demeure cloîtrée dans le petit studio. Le gouvernent avait l'air de ne pas prendre garde à cette cour des miracles. Pour preuve, ils n'avaient pas mis le séquestre dessus comme sur les autres biens hérités par Severus.
La brave femme remercia chaleureusement.
-Miss Granger ?
Hermione reconnut les parents de Cho Chang. Ils portaient de longues robes de sorcier en soie brodée de dragons, à la mode sorcière traditionnelle de leur pays.
-Nous somme venus de Chine pour savoir ce qu'il était advenu de notre fille, mais des agents du gouvernement nous ont confisqué nos baguettes et ordonné de ne « pas quitter le territoire ». En plein Londres, sans magie ! C'est insensé, qu'est-ce qui se passe ? Où se trouve notre fille ?
Hermione expliqua en peu de mots la condition de la communauté de Poudlard, et leur pria de tout mettre en œuvre pour contacter le gouvernement chinois de la Magie, pour les informer de ce qui se passait. Il y avait peu d'espoir qu'ils s'en mêlent, mais s'était un risque à courir. Au minimum, les parents pourraient obtenir leur rapatriement, et peut-être emmener leur fille…L'aigle s'impatientait, mettant son épaule à la torture.
Hermione prit congé, en recommandant encore de ne pas mentionner à qui que ce soit sa présence en dehors de l'école.
Elle entendit hurler dans sa tête :
-Etes-vous devenue folle ? Il n'est pas question que vous vous fassiez repérer en jouant les infirmières! N'importe qui peut débarquer dans ce taudis !
-Sortez de ma tête, siffla la jeune fille. Ils n'auront pas ma baguette à confisquer, et ne suis-je pas à ma place ici, en tant que Sang-de-Bourbe ?
Elle montra la cicatrice blanche à son avant-bras, trace indélébile de l'insulte qu'avait gravée au couteau Bellatrix.
-Cessez de jouer les victimes, Granger, nous avons TOUS soufferts de cette guerre, et il semble que ce ne soit pas terminé ! En route vers l'Est de Londres, où se trouve la propriété de mon père !
-Puisqu'elle est sous séquestre ! Vous ne pouvez pas y habiter ni en bénéficier, protesta Hermione.
-Non, mais je veux la visiter !
Il estimait que s'était son devoir de mémoire. Il avait son histoire à découvrir, et il avait aussi le sentiment qu'il pouvait y trouver quelque-chose d'utile.
Ils parvinrent à entrer par la toiture, qui présentait plusieurs trous béants, pour atterrir dans le grenier. La demeure avait l'air abandonnée depuis des lustres vu la couche de poussière et de toiles d'araignées.
Il régnait dans le grenier un invraisemblable bric-à-brac. Ils se promirent d'inspecter la chose plus tard, mais d'abord visiter le reste de la maison, et sous forme humaine.
Dans le salon, ils virent au mur des trophées de bêtes fantastiques et exotiques. Divers objets d'ailleurs, témoignaient des différents voyages en mer qu'avait effectué Alphard.
Une tapisserie semblable à celle de Square Grimmaurd ornait tout un mur. Sur celle-ci, tous les membres de la famille étaient représentés, sans exception. A sa grande surprise, Hermione y vit figurer aussi Severus.
Hermione se dirigea vers les cuisines. De grands offices chargés de casseroles en cuivre, deux fourneaux…Alphard Black devait aimer recevoir en nombre. Il lui semblait pourtant que Sirius l'avait dépeint comme un solitaire. Il avait été radié de la famille pour avoir prêté assistance à son neveu après sa fugue. Elle poursuivit son inspection avant de s'arrêter net. Elle était sure d'avoir entendu du bruit sous la table.
-Stupefix !
La jeune fille tomba raide alors que Severus entra en trombe.
Il vit Kreattur, penché sur sa victime
-Mais, c'est la petite Sang-de-Bourbe !
-Kreattur, espèce d'imbécile, annule ce sort immédiatement !
Le vieil elfe ouvrit tous grands ses yeux globuleux :
-Maître Ro…Black ! Vous êtes enfin là !
-Et toi, qu'est-ce que tu fiche ici, nom d'un Hippogriffe !s'écria Severus tout en aidant sa compagne à se relever.
-La maison de Kreattur est ici, pas à Square Grimmaurd. Kreattur attend son maître pour le servir, couina l'elfe.
Rogue se remémora que les elfes de maison pouvaient passer à loisir les barrières magiques. C'était une excellente nouvelle : il y avait un individu en plus susceptible d'entrer et sortir de Poudlard. En outre, les elfes étaient dotés de propriétés magiques sans avoir besoin de baguette.
-Décidément, il sera dit que les propriétés des Black sont condamnées à être peuplées de bâtards, de traîtres à leur sang, de Sang-Mêlés, et même de Sang-de-Bourbe ! se lamenta une voix féminine revêche.
Severus dirigea son regard en direction de la désagréable voix : elle provenait d'un portrait, celui de Walburga Black. Kreattur l'avait emmené avec lui de Square Grimmaurd.
-Fermez votre clapet, insupportable mégère ! Kreattur, range-moi ça dans le grenier, si possible dans une malle bien fermée, commanda Severus. Et je te défends désormais d'emporter avec toi des objets qui ne sont pas à toi, sauf permission expresse !
Le manoir, bien que plus grand, ressemblait très fort à la maison de Sirius. Des lieux assombris par le charme suranné d'un temps révolus, profondément marqués par les anciens propriétaires. Hermione pensa que les lieux convenaient bien au ténébreux professeur de potion. Et en y regardant bien, hormis le nez et le teint pâle, il avait tout l'air d'un Black.
Ils ne trouvèrent rien de particulier dans la demeure, le tout reposait sous une épaisse couche de poussière que Kreattur n'avait pas eu l'ambition d'enlever. Lui aurait-on fait la remarque il aurait répondu « : « le maître ne l'a pas demandé »…
Chose qui fut faite par Severus, qui ordonna d'une voix impérieuse que le tout soit net comme au premier jour. Ensuite, l'elfe devait revenir à Poudlard. D'abord réticent, Kreattur accepta lorsqu'il apprit que son maître était désormais aussi celui de Poudlard. Il eut également pour mission d'emmener dans le voyage quelques livres de magie noire et un étrange petit miroir sur pied.
Ils retournèrent au bercail sous forme de volatile. Il ne devait pas encore être question de tenter de pénétrer au sein du Ministère avant la visite des Inquisiteurs à Poudlard. Hermione dut promettre de demeurer bien sagement dans le petit logement. « Lisez-donc, d'habitude on doit vous arracher de vos bouquins » avait commenté Severus.
Ce dernier, à la demande de la jeune fille, passa encore la nuit sur place. Pour la peine, cette fois elle lui laissa un peu de couvertures.
