- Et . . . Surprise! Rien n'a bougé dans ma jambe!
- Et la douleur?
- J'suis bourré d'endomorphine, comment veux-tu que j'ai mal?
- Mmmh j'avais peur d'avoir été trop brusque.
-Non, juste agaçante, frustrante et . . . Là je trouve pas de mot.
-"Excitante"?
- Mieux.
Elle se laissa aller contre son torse.
House poussa un léger soupir.
- Il fallait que tu prennes une balle pour qu'on en arrive là . . .
Cuddy fixait pensivement la moquette toute neuve de son bureau.
- Je ne le regrette pas . . .
-J'ai eu la frousse de ma vie! Protesta House.
- Moi aussi je tiens à toi. Elle lui sourit.
Il l'entoura de ses bras sans répondre pour autant, étaler ses sentiments était une chose dont il avait horreur.
- On va au resto demain?
Il posa ses lèvres sur le haut de son crâne.
Elle fit une légère moue, il haussa un sourcil.
- J'aimerais un lieu plus intime.
- Demain, chez toi, 19h00, j'apporte les pizzas, toi tu choisis un bon vieux film à l'eau de rose, on pleure comme des Cameron puis je te fais tendrement l'amour dans ton vaaaaste lit.
Elle sourit.
- Laisse tomber les pizzas, je ferai des spaghettis. Pour le reste, je n'ai aucune objection.
Ils se détachèrent l'un de l'autre et House quitta le bureau.
- Mais c'est pas vrai! Vous me rappelez mes poissons rouges! Quoiqu'ils étaient peut-être plus intelligents . . .
- Merci du compliment. Grogna Foreman.
- Vous avez des cerveaux lents! (. . .)
C'est pas possible de pas être capable d'identifier un abcès! On a commencé une chimio sur un type qui a une méningite! Bravo l'équipe!
Si je devais vous remettre un flot . . .
- Vous feriez ça! Demanda Kutner enthousiaste.
Le regard assassin de son patron le ratatina sur sa chaise.
- Ce serait ce lui de la CONNERIE!
Les larbins baissèrent le nez, penauds.
-À la prochaine bourde de ce genre vous êtes tous VIRÉS!
Taub tenta sa chance.
- Vous pourriez être un peu plus clément, ça arrive à tout le monde de faire des bourdes!
- Pas dans CE service, et allez donc en parler à Wilson, il est encore plus furax que moi!
Thirteen leva un sourcil, sceptique.
- Allez donc me soigner ça au lieu de me regarder avec des yeux de merlans frits!
Les quatre larbins sortirent, tête basse.
House beugla.
- ET N'OUBLIEZ PAS DE FAIRE MES CONSULTATIONS!
Il se passa une main lasse sur le visage, et regarda sa montre.
"16h00, plus que 3"
Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu aussi hâte de partir du boulot.
Il goba une Vicodine et alluma sa DS.
À 19h18 il sonna chez Cuddy.
Il avait préféré rester simple, pas de grand costume de soirée, juste une chemise (repassée ce qui est déjà un effort) et un jeans.
Aussitôt eut-il sonné que la porte s'ouvrit.
- Tu es en retard. Lui reprocha-t-elle avec un grand sourire.
- Je ne veux pas faiblir à ma réputation!
Ils entrèrent tous les deux dans le salon où Rachel gazouillait dans son parc. House marqua un temps d'arrêt en l'apercevant, mais détourna rapidement le regard.
Cuddy alla chercher deux verres, une bouteille et le biberon de Rachel.
- Oh je pensais que t'allais lui donner le sein! J'suis déçu! Surtout qu'elle a l'air très prêteur!
Cuddy lui lança un regard assassin, House baissa les yeux, se rendant compte de sa connerie.
- Installe-toi. Ordonna-t-elle en désignant le canapé. Elle vint s'installer à côté de lui, Rachel et son biberon dans les bras.
Un silence pesant s'installa, on entendait seulement les bruits de succion de Rachel.
Cuddy s'éclaircie la gorge.
- Les pâtes sont en train de cuire, tu peux te servir ajouta t'elle en désignant la bouteille de vin.
House remplit les deux verres d'un geste mécanique.
Comment faisait-il pour ruiner une ambiance avec une seule phrase à la con?
Cuddy se leva et emmena le bébé somnolent jusqu'à son berceau.
- Ta journée? Pas trop dur la reprise?
- Oui, Wilson à fait du bon boulot. Je n'ai pas de retard dans mon travail, seuls des gens faussement inquiets de ma santé m'ont retardée.
- Ils veulent juste voir sous ta jupe! S'exclama House, un brun jaloux.
- House, je doute que Cameron veuille voir sous ma jupe. Répondit Cuddy amusée.
- Qui sait? Elle cache bien son jeu! Demande donc à Chase!
- De toute façon, tu es la seule personne autorisée à voir mes dessous. Le rassura t'elle.
- Justement! La petite est couchée! On pourrait . . .
- Les pâtes sont cuites! Vas donc sélectionner un film! Le coupa Cuddy.
Elle s'éloigna, accentuant son mouvement de hanches.
House se pencha sur la vidéothèque de Cuddy, écartant d'office "Stuart Little", "Les 101 Dalmatiens" et autres films peuplés de cafards fous et de pigeons de combat qui feront le bonheur de Rachel dans deux ou trois ans, "Maybe Babe" nan, ça allait rappeler de mauvais souvenirs à Cuddy, "Raison et Sentiments" trop à l'eau de rose, l'intégrale de "Blackadder" trop long. . .
Il opta finalement pour "Meurs un autre jour" : Cuddy aimait les James Bond et lui aurait sa dose d'action.
La doyenne revint avec deux assiettes de pâtes pleines de sauce et de fromage.
- Tu as fais ton choix?
Sans répondre, House lui montra la jaquette du DVD.
Cuddy approuva d'un signe de tête, posa les assiettes sur la table basse et s'installa dans le canapé.
House ne tarda pas à la rejoindre, et ils mangèrent sans un mot, les yeux fixés sur l'écran.
Quand elle eut fini son assiette, elle se lova contre le torse du diagnosticien, observant la voiture de Bond être poursuivie par un rayon destructeur.
- Alors . . . Qu'est ce qu'on est? Demanda subitement House.
- Là maintenant, je vois deux amants qui regardent un film ensemble...
House ne répondit pas, posant un baiser sur ses cheveux.
Ils finirent de regarder le film en silence.
Lorsque l'écran fût noir, les lèvres de Cuddy vinrent se poser sur celles de House.
- Tu veux . . .
-Oui souffla t'elle.
Elle n'eut pas besoin de le répéter, House se mit face à elle et, l'attirant sur ses genoux, l'embrassa passionnément.
La chaleur montait rapidement entre les deux, Cuddy se retrouva sans haut, elle ouvrit la chemise de House, posa ses mains sur son torse, continuant de l'embrasser.
House baissa la fermeture de sa jupe, Cuddy posa ses mains sur les siennes.
- Chambre! Souffla-t-elle.
House acquiesça, puis prenant Cuddy sous les cuisses, il se leva, la soulevant dans le même temps.
- Ta jambe . . .
- On s'en fiche . . . Ça va . . .
D'une démarche peu assurée, House porta Cuddy jusqu'à la chambre, sans jamais cesser de l'embrasser.
Il se laissa tomber sur le lit, Cuddy au dessus. Il fit glisser la jupe de la doyenne le long de ses hanches. La doyenne du PPTH se trouvait désormais sur lui, en sous vêtements.
Il souleva légèrement les hanches, appuyant son membre dur contre le bas-ventre de Cuddy.
Celle ci posa sa bouche sur son torse, poussant un gémissement d'anticipation. Il dégrafa son soutien-gorge, caressa ses seins, puis brusquement, inversa les rôles
- Tu es trop habillé! Se plaignit Cuddy en l'attrapant par le col de sa chemise déjà ouverte.
House lui fit un sourire narquois.
- J'sais pas pourquoi, j'ai bien envie de te faire mariner!
- Houuuuuuse !
- Bon une autre fois alors . . .
Cuddy fit hâtivement glisser la chemise des épaules de House, puis s'attaqua à son pantalon.
La tâche devenait de plus en plus difficile à cause du diagnosticien, qui après avoir littéralement dévoré son cou, avait commencé à suçoter son sein droit avec gourmandise.
D'un coup de pied, House finit de se débarrasser de son pantalon, puis descendit la main vers l'entre-jambe de son amante.
- Mmh déjà prête à m'accueillir à ce que je vois . . .
Elle pouvait sentir son sourire satisfait contre sa poitrine, elle gémit longuement alors qu'un doigt la pénétrait, le pouce faisant des petits cercles sur son clitoris.
- House . . .
En toute réponse, le majeur vint rejoindre l'index du diagnosticien.
Cuddy se mordit la lèvre.
- Te retiens pas, laisse toi aller chuchota t'il.
Un long gémissement lui répondit. Il accéléra le mouvement de son va et viens, faisant des cercles plus appuyés et plus rapides avec son pouce.
Enfin Cuddy poussa un cri libérateur, ses parois se resserrant autour des doigts de House.
Il retira ses doigts couverts de cyprine et, plongeant son regard dans celui de la doyenne, il les lécha longuement, re-goûtant la saveur oubliée.
Ayant retrouvé ses esprits, Cuddy plongea une main dans le boxer de House, lui coupant le souffle. Elle le caressa pendant quelques secondes, puis, n'y tenant plus, elle baissa le sous-vêtement de son amant, posant les yeux sur l'objet de tous ses désirs.
House fit glisser le string de Cuddy le long de ses jambes, et les deux sous-vêtements furent impitoyablement jetés au pied du lit.
L'embrassant langoureusement une fois de plus, House glissa son membre en Cuddy.
Deux gémissements s'élevèrent dans la nuit.
House ressortit presque, puis ré-entra, lentement, profondément et il recommença, sur ce rythme horriblement et délicieusement lent.
Au bout de quelques minutes, il sentit les parois autour de son membre se mettre à trembler. C'était bientôt la fin. Il accéléra le mouvement, surprenant Cuddy et la faisant crier de jouissance.
Quelques secondes après, il se déversa en elle.
Après quelques minutes passées à reprendre leur souffle, ils se séparèrent.
Cuddy se lova une fois de plus contre son diagnosticien.
- House...
- Oui?
- Je crois que "On" est un "Nous"
Fin!
Je vous posterai les bonus dans la semaine! (le dernier se trouve sur mon deviantart, je vous invite d'ores et déjà à aller voir... Mon pseudo est fanhouse07)
