Auteur : Lonely Seira
Titre : Les mots de maux
Genre : Shonen-aï/OOC
Rating : K+
Pairing : Sasu/Naru
Disclaimer : Naruto et ses petits camarades du manga portant le même nom sont la propriété entière et exclusive du divin Masashi Kishimoto.
Avant-propos : Changement de registre ! Je suis sûre que vous ne l'aurez pas vu venir celui-là ! XD N'oubliez pas l'auteur à la fin de votre lecture !
ENJOY !
Prédateur
Tout le monde se fourvoie sur mon compte et toi le premier. On pense que je suis revenu par devoir et parce que j'ai enfin atteint le but que je m'étais fixé mais même sans cela j'aurais accepté d'être ramené. Car c'était tout simplement devenu trop. Trop seul, trop loin, trop insupportable… presque intolérable. Si je m'étais tiré à l'origine ce n'était pas juste pour une question de pouvoir que je souhaitais obtenir, mais c'était surtout pour m'éloigner de ce que je ne pouvais détenir. Oui en résumé, c'était toi que je fuyais. A présent cependant…
Je te regarde évoluer Depuis le moment où je suis rentré Sans pouvoir me détourner De ton divin corps à croquer
Qui m'a délicieusement ensorcelé
Je vais finir par croire que la folie est un trait génétique dans ma famille. Je la sens qui s'insinue en moi, saisissant mes membres, gelant mes pensées, affamant ma chair surchauffée. De passion tu es devenu obsession. De pauvre con tu es passé vraiment canon. De misérable parasite tu es maintenant celui qui m'excite. Chacun de mes gestes est mécanique lorsque j'agis au grand jour, car dans ma tête il n'y a rien d'autre que toi. Je te sens, te ressens, te rêve, te révère. La réalité est effacée au profit de mes envies de te chasser. Et dès que mes paupières sont baissées…
Je rêve de te capturer
Fixant tes yeux apeurés
Alors que mon regard assoiffé
Détaillerait ton être désiré
Que j'attends toujours de goûter
Je reste le ninja le plus doué de ma génération… et de toutes les autres probablement. Pourtant ce n'est pas pour de banales missions que je pousse mon potentiel mais bien pour t'observer à toute heure du jour et de la nuit. Si tu savais à quel point tu me rends dingue. Et le plus drôle dans tout ça c'est que tu ne réalises même pas le pouvoir que tu as sur moi. Quoi que, le problème reste le même car tu te bats encore pour me dominer et moi également… sauf que ce n'est plus exactement dans les mêmes domaines d'activité. J'en deviens malade alors…
Je te suis en secret
Epiant tes moindres faits
Salivant sur ton cul à tomber
Et sur ce foutu déhanché
Qui m'exhortent à te sauter
Même quand tu n'es pas dans mon champ de vision – ce qui est devenu plutôt rare ces derniers temps il faut bien l'avouer – mon esprit vagabonde sur les possibilités. Je dessine les parties de ton corps que je connais et mon imagination s'empare de ce que tu ne m'as jamais dévoilé. Ton innocence est craquante mais ton enveloppe charnelle est une invitation à la débauche et à la luxure. Tu es aveugle à cela mais je t'assure que moi je ne le suis pas. Ton corps est un temple dans lequel je voudrais pénétrer et ton visage me fait dérailler. C'est pour ça que…
Je fantasme à en crever
Sur tes enivrants cheveux dorés
Sur tes prunelles azurées
Et ce sourire de demeuré
Qui m'hypnotisent tel un drogué
Je ne suis déjà pas quelqu'un de sage à l'origine mais toutes les choses inavouables que je meurs d'envie de te faire me font passer pour pire encore. Je dois dire que je trouve ça absolument fascinant. Les autres me croient acharné de travail, courant après la puissance mais ils en tomberaient de haut s'ils savaient vraiment ce qui se cache derrière mon visage impassible. Le langage châtier n'est plus trop d'actualité, les songes asexués encore moins. Je suis devenu démon du sexe et de la domination, mes désirs repus d'abomination. Depuis, à chaque fois que je respire…
Je te scrute avec avidité
Affûtant mon regard carnassier
Sur tes putain de jambes musclées
Et ce torse finement bronzé
Que j'ai tant envie de lécher
On peut dire que je suis un maître de la patience pour beaucoup de choses, mais comme tout être humain j'ai mes limites. Et avec toi, je les ai atteintes plus vite encore que je ne l'aurais cru. Te suivre, t'espionner, t'imaginer ou te rêver, tout ça ne me suffit plus. Je cours après plus, je veux que mes envies soient accomplies. Je veux pervertir cette naïveté et cette innocence qui te caractérisent. Je veux te détourner et te faire sombrer dans la passion et les plaisirs de la chair. J'attends juste mon heure. Quand elle arrive enfin…
Je bondis pour te coincer
Dans cette ruelle isolée
Tu me regardes étonné
Car tu n'as jamais remarqué
Que je veux te posséder
Exécuter mon plan est encore plus jouissif que l'échafauder. Je voulais à tout prix te toucher, te goûter, te dévorer et le moment est enfin venu de tout mettre en œuvre. Ton regard perdu est plus excitant que ne l'avait estimé mon esprit dérangé. Qui aurait pu croire que la réalité soit encore plus débridée que mon imaginaire déjanté ? Certainement pas moi, mais la surprise ne rend les choses que plus extraordinaires. Je ne sais pas si elles le sont pour toi aussi mais je ferai en sorte que tu ne puisses plus me résister. L'heure n'est plus à la parole, par conséquent…
Je souris d'un air satisfait
Effleurant tes cuisses contractées
Avant de totalement te caresser
Savourant tes lèvres mordillées
Que j'ai goulûment happées
Ma douce torture commence et si on m'a longtemps congratulé pour mes connaissances des arts ninjas, maintenant on pourrait aisément m'envier mes talents d'amant appliqué. Je cherche mon plaisir et cela provoque le tien. Je vois dans tes yeux embués que tu luttes encore pour le nier mais que peut ton esprit faible face au déchaînement de tout ton être ? Je t'enflamme et tu t'embrases. Je prends tout ce que je désire et tu ne peux me l'interdire. Je provoque ta reddition et ma victoire est l'avènement de notre passion. C'en est si bon que…
Je ris tel un acharné
Appréciant avec félicité
Tous les gémissements étouffés
Et les cris incontrôlés
Que tu ne peux me cacher
Tous les actes ont des conséquences. Je suis bien placé pour le savoir, mais comme je sais aussi que tous les plaisirs sont éphémères, je n'aurai aucun regret à me délecter de l'euphorie du moment. Même si demain ne devait être que rejet et reproches, horreur et colère, solitude et punition je m'en moque éperdument. Pour l'instant tu n'es qu'à moi, tu ne frémis que pour moi, tu ne te tortilles que sous moi. Tu es la proie prise au piège et tu m'appelles pour que je t'achève. Tu recherches simplement une libération que je t'accorde avec dérision. Car je le sais et…
Je me fous de tout briser
Tant que je peux me soulager
Faire de toi mon soumis dévoué
Car je suis un prédateur né
Qui t'a choisi pour déjeuner
Note de l'auteur : Alors ? Vous en pensez quoi de mon Sasuke prédateur ?
La semaine prochaine, on retourne à la source de ce recueil avec "Emporte-moi".
