Surtout ne me frapper pas pour ma longue absence d'un mois! J'ai eu quelques problèmes personnels qui m'ont empêcher d'écrire :/ Mais le plus important c'est que je suis là avec le plus long chapitre! Merci pour toutes les reviews/follows/favorites! Pour une fois je vais pas trop parler et vous laisser lire ce chapitre :3

Je vous ais préparée une playlist pour ce chapitre:

Demons de Imagine Dragons

Blink de Revive

Breakeven de The Script

This love de Taylor Swift

Les musiques n'ont pas forcément de rapport avec le chapitre, mais c'est ce que j'ai écoutée en écrivant ^^

Cottigny: Merci! ça fait super plaisir! Encore un cours particulier dans ce chapitre ;)
Julie: J'espère que ce chapitre vaut le coup lui aussi! Désolée d'avoir été si longue :/
Guest: Merci beaucoup :) j'espère que ce chapitre va te plaire.

Bonne lecture 3


Une fois arrivée chez Seb, je me dirige vers son salon et baisse le son de la télé et m'assois en tailleur sur son canapé en posant le sac de nourriture sur la petite table juste à côté. Je le laisse sortir les nombreuses boîtes qui contiennent des nouilles, des sushis et des nems avec les sauces. J'ai besoin de tout dire à mon meilleur ami, j'en ai besoin maintenant, je ne peux plus garder tout ça pour moi. Alors je n'attends pas et lui parle du dîner chez les Pierce, mon silence auprès de Brittany durant ces dernières semaines, son énervement ce matin puis j'en viens à Quinn. Il ne sait rien à part que c'est mon élève et qu'elle a un passé avec la drogue. Je passe au moins 10 minutes à parler de Quinn, de notre rapprochement au fur et à mesure, le lien avec Fannie et surtout ce qu'il vient de se passer. Il m'écoute sans me couper une seule fois, c'est ça qui est bien avec Sebastian. Il écoute même si c'est pendant des heures et il ne juge pas. Une fois ma tirade terminée, je respire un bon coup et prends quelques gorgées du soda qu'il a sorti un peu plus tôt.

"Une chose à la fois, ok ? On va commencer par les Pierce." Il dit après avoir avalé sa bouchée.

Je hoche la tête en rigolant. Une autre chose que Sebastian arrive à faire dans n'importe quels moments, me faire rire.

« Je comprends ta réaction, mais je ne l'approuve pas. » Il commence d'un ton dur. « Que tu le veuilles ou non, c'est ta famille maintenant. Ils ont eu le choix de te fermer la porte ou nez ou non le soir de noël et ils ne l'ont pas fait. Tu comprends ça ? C'est leurs choix, pas le tien. Tu ne peux pas nier que tu as besoin d'eux alors laisse tes démons derrière toi et avance parce que sinon tu ne vivras jamais pleinement ta vie. »

Je ne peux qu'acquiescer face à ses paroles. Il a tellement raison… J'ai passé beaucoup trop de temps à vivre dans le passé et à me remémorer chaque jour les quelques minutes qui ont changé ma vie.

« On parle de ton bonheur, tu ne dois pas rejeter les personnes qui veulent te l'apporter… »

Il s'arrête et semble réfléchir à ce qu'il doit dire. Ses yeux s'illuminent et il pose son repas sur la table et enlève le mien de mes mains, il les prend ensuite dans les siennes et ancre ses yeux dans les miens.

« Regarde… tu as deux choix avec chacun des conséquences. La première est que tu finiras toute seule dans une vieille maison. Personne ne se souviendra de toi, tu ne laisseras même pas une petite empreinte dans ce monde. Et la deuxième, tu auras sûrement des enfants, de nombreux souvenirs et même une personne avec qui tu regarderas vos photos de mariage. Ce que j'essaye de te dire c'est que tu ne peux pas construire une famille avec ton job… Un jour tu seras obligée de le lâcher et tu n'auras plus rien parce que tu auras pris la mauvaise décision. Et puis je suis d'accord avec elle… ça fait un moment que votre relation à évoluée plus qu'elle ne le devrait. Maintenant, soit tu te lances et tu mets ton travail en péril en sachant qu'il ne vous reste que quelques mois avant que votre relation soit comme les autres ou sinon tu mets fin à tout ça. Tu tires un trait sur ces derniers mois. »

Je baisse les yeux sur nos mains et réfléchis à ce qu'il dit. Je sais qu'il me pousse vers Quinn parce qu'il veut que je sois heureuse, et je sais que je pourrais l'être avec elle, mais j'ai peur et quand j'ai peur je fuis. Je prends la solution la plus simple, la moins périlleuse même si la plupart du temps c'est la mauvaise.

« Quoi que tu décides je te soutiens San'. » Il me dit en relevant ma tête.

Je le regarde et ne tente même pas de cacher les larmes qui se forment aux coins de mes yeux. Je sais ce que je dois faire et Sebastian la compris. Il me tire dans ses bras, me voilà partie pour quelques heures de pleurs.

Quand il quitte mon appartement pour rejoindre le sien je pense toujours à notre conversation. Je devrais suivre ses conseils… Ils sont toujours bons. Je me tourne dans mon lit et malgré l'heure tardive j'envoie un message à Brittany.

À Brittany : Je crains vraiment…

Je ne sais pas quoi dire, c'est la seule chose qui me vient à l'esprit et je pense que c'est une bonne approche. Je ne m'attends pas à une réponse à cette heure alors je me remets dans ma position initiale et ferme les yeux. Le vibreur de mon téléphone me coupe. J'avais oublié à quel point on veille tard quand on est au lycée… Je tâte ma table de nuit jusqu'à que je tombe sur mon téléphone.

De Brittany : C'est le cas de le dire.

Bon elle n'est pas très bavarde, mais ça ne veut rien dire, hein ? Peut-être que je l'ai réveillé et qu'elle est terriblement fatiguée ou sinon elle est peut être occupée et je dois la déranger. Je ferais mieux de lui répondre au lui de me faire des films complètement bêtes.

À Brittany : Tu crois que c'est pardonnable ?

J'ai à peine le temps de reposer mon téléphone que j'ai déjà une réponse. Je stress un peu, j'ai peur de sa réponse qui peut être négative.

De Brittany : ça dépend… Quelle sont tes intentions ?

À Brittany : Je ne sais pas pour toi, mais moi je trouve qu'à Noël il y avait l'esprit de famille et ça m'a plût… Du coup je me suis dit qu'on pourrait faire un peu plus de repas ensemble…

Je décide d'être franche et de lui donner un vrai argument. J'espère qu'elle comprend pleinement mon message, que ces « repas » ne sont pas des simples repas entre amis. Qu'ils signifient quelques choses.

De Brittany : Je dis à mes parents que tu nous as invité pour jeudi soir… Xo

Je souris comme une idiote devant mon écran et donne des coups de poings dans les airs en signe de victoire. On est lundi… mardi, mercredi, jeudi… J'ai donc trois jours devant moi pour préparer le dîner. Pour la millième fois je dois remercier Seb' parce que sans lui je n'aurais sans doute pas ouvert les yeux. J'ai peut-être une idée… Je quitte ma conversation avec Brittany et ouvre celle de Sebastian. Qu'est-ce qu'un repas de famille s'il n'y a pas son frère de cœur ?

À Sebastian : Jeudi soir tu manges chez moi avec les Pierce ramène le mystérieux amoureux )

J'éteins mon téléphone et ferme les yeux toujours en souriant. Parce que je vais avoir un repas de famille ou parce que demain je vais passer 1h30 seule avec Quinn ? Je n'en ai aucune idée mais quoi que ce soit, ça me rend heureuse.


Tout comme les mardis, je commence à 10h20 avec la classe de Brittany et de Quinn. L'heure passe assez rapidement, j'ai eu un petit sourire de Quinn au début de cours, mais à part ça je ne fais pas trop attention à elle, même si l'envie de l'observer pendant une heure entière me démange. Brittany passe rapidement me confirmer la présence de Mr et Mme Pierce jeudi soir à la fin du cours puis ma salle est de nouveau remplie par une autre classe. J'ai l'impression que la journée va être très longue maintenant que je n'ai pas cours avec Quinn jusqu'à ce soir.

Et elle l'a été ! J'ai passé ma journée à donner des cours à des élèves qui me donnaient envie de les frapper avec leurs idioties, mais heureusement la première partie de la journée est terminée. Maintenant la deuxième partie... C'est à dire le cours de rattrape de Quinn. C'est à peine l'heure qu'elle est déjà là, devant mon bureau avec son sourire angélique. Pour éviter toutes pensées non professionnelles, je sors mes feuilles de cours que j'ai préparé et la regarde s'installer à une table.

A mon plus grand étonnement elle ne sort pas de quoi travailler mais un appareil photo. Pourquoi un appareil photo ? Je ne peux pas être plus perdue que je ne le suis maintenant...

"Je me suis dit qu'on pourrait passer une demi-heure à discuter... Comme hier." Elle dit en appuyant sur différents boutons de l'appareil.

"Tu es là pour travailler, pas pour faire mumuse. J'ai été clair là-dessus hier." Je dis en soupirant.

Elle n'est pas prête de lâcher l'affaire et d'un côté ça me plaît. Je veux discuter avec elle toute la journée, connaître chacune de ses expressions, de ses mimiques, je veux apprendre chaque petites choses d'elle, mais il y a une grande différence entre pouvoir et vouloir.

"Pendant des années j'ai essayé de comprendre les gens en les observant mais je n'ai jamais réussi..."

Je fronce les sourcils et me lève puis m'appuie contre mon bureau juste en face de Quinn. Elle a toujours le regard rivé sur son appareil on dirait qu'elle ne fait pas attention à ce qu'elle dit, elle parle tellement facilement alors que j'ai toujours pensé qu'elle ne se confiait pas facilement.

"Puis un jour j'ai pris la caméra de mon père et pendant un grand repas de famille j'ai filmé tout le monde. Je me sentais tellement bien lors de ces rassemblements... Je me sentais entourée, à ma place et quand j'ai revu la vidéo le lendemain j'ai vue tout le contraire. Tout n'était qu'une mascarade. Les gens venaient et faisaient semblant d'être contents d'être là alors qu'ils n'avaient qu'une envie, c'était de partir loin, très loin."

Sa sœur m'avais déjà dit que la famille ce n'était pas trop leurs truc mais je ne pensais pas à ce point-là. Je me sens un peu mal à l'aise de savoir tout ça mais aussi privilégiée. Je sais qu'elle est en train de m'avoir, qu'elle est en train de m'éloigner de mon but de garder une relation professionnelle mais c'est plus fort que moi. Je me demande pourquoi elle me dit tout ça, où elle veut en venir ?

"Depuis j'ai toujours un appareil photo sur moi et je prends les gens en photo... C'est peut-être stupide de lire les gens à travers des photos, mais c'est tellement mieux et j'en apprends tellement plus sur les personnes qui m'entourent..."

Plus le temps passe et plus je la trouve mystérieuse et j'ai envie d'explorer chaque partie mystérieuse d'elle. C'est si douloureux d'être aussi proche d'elle et en même temps si loin. Si ça ne tenait qu'à moi, je me pencherais et jouerais avec ses mèches dorées en l'écoutant parler de la photographie pendant des heures. Elle est si fascinante... Je suis coupée dans mes pensées par le flash de son appareil photo. Je la regarde éberluée en tentant de comprendre ce qu'il vient de se passer... Est-ce qu'elle vient de me prendre en photo ?

"J'ai envie de vous connaître..." Elle se lève et prend une autre photo.

"On ne peut pas." Elle s'approche de moi alors je fais le tour de sa table. Elle se retrouve maintenant contre mon bureau et moi en face de la chaise où elle était assise il y a deux secondes.

"Pourquoi être prof ?" Elle me demande.

C'est une question plutôt simple, je peux y répondre... Ce n'est pas si privé que ça et bizarrement je n'arrive pas à lui dire non.

"Parce que je veux partager ma culture, ma langue..." Flash, encore. Je recule tandis qu'elle avance. "Je veux aider les élèves... Je n'avais personne quand j'étais aussi mal et j'aurais voulu quelqu'un pour m'aider..." Troisième flash et je ne proteste toujours pas. "C'est une sorte d'aide que je peux donner en aidant les élèves à construire leur avenir."

"Comme vous l'avez fait pour moi..." Elle dit avec un petit sourire, toujours son appareil devant ses yeux.

"Je t'ai aidé ?"

Je suis choquée par son aveu... Bien sûr j'ai voulu l'aider mais je ne pensais pas l'avoir fait. J'étais trop occupée à essayer de combattre mes démons.

"Plus que vous ne le pensez... Regardez... Vous le faites encore aujourd'hui."

Flash. Je souris inconsciemment, je commence à bien aimer ce petit jeu. C'est au-dessus de mes forces d'y renoncer.

"C'est de la triche... C'est toi qui tiens l'appareil mais moi aussi je veux te connaître..."

"Je croyais qu'on ne pouvait pas ?" Elle demande avec un petit sourire en coin.

"Non, on ne peut pas."

Flash. Je sais que sur cette photo elle va voir de la déception parce que, dios, qu'est-ce que je suis déçue de ne pas pouvoir l'embrasser là maintenant. Je sais que je commence à développer des sentiments pour mon élève et je dois m'en éloigner le plus vite possible avant que tout cela me retombe dessus.

"Je peux demander à changer de classe, il n'y aurait plus rien qui nous empêcherait d'être ensemble."

"T-tu veux être avec... moi ?" Je demande toujours en reculant, je m'arrête quand je heurte le mur derrière moi et la regarde les yeux grands ouverts n'arrivant pas à prononcer d'autres mots.

"Je vous pensais plus perspicace." Elle est maintenant à deux pas de moi je peux presque sentir son souffle caresser ma peau. "Je veux être avec toi, Santana."

Le tutoiement accompagné de mon prénom qui sort de sa bouche me fait frissonner et accélérer les battements de mon cœur. Mon envie de l'embrasser augmente de plus en plus mais je suis toujours consciente de la situation.

"Et moi je ne veux pas être avec toi, Quinn." Je la pousse légèrement et la contourne pour retourner à mon bureau.

Mes paroles sonnent tellement fausses. J'ai envie de lui crier à quel point je veux qu'il y ait un « nous ». J'ai fait mon choix, mon travail avant tout.

Quand je me retourne elle est toujours debout en face du mur, l'appareil entre ses mains. Elle doit sûrement prendre conscience qu'elle n'a pas autant de pouvoir sur moi qu'elle le pensait. Je l'avais prévenue... Mais je ne peux m'empêcher de me sentir terriblement mal.

"Je pense que tu n'as plus besoin de cours d'espagnol, tu as retrouvé un bon niveau." Je range mes affaires et vois du coin de l'œil qu'elle fait la même chose.

"Merci pour tout..." Elle baisse les yeux et quitte la salle, elle n'est plus aussi confiante que ces derniers jours. Je me sens terriblement mal.

Je ne sais pas si son merci inclût la nuit qu'elle a passé chez moi ou juste les cours... Je pense qu'elle me remercie pour tout ce que j'ai fait depuis le début de l'année même si je continue à croire que je n'ai pas fait grand chose.

Je ne veux pas me poser et réfléchir à ça, je ne veux pas regretter ou culpabiliser alors je prends mon sac et décide d'aller acheter tout ce dont j'aurais besoin pour le repas de jeudi.

Pour le repas je ne veux pas me prendre la tête, c'est censé être un repas de famille et un repas de famille c'est toujours cool donc la nourriture aussi ! Alors des gâteaux apéritifs avec un petit verre d'alcool et puis après je mettrais de quoi se faire des fajitas sur la table et chacun se servira ! Pour le dessert je préfère faire quelque chose de léger... Quoi de mieux qu'un raspado de pitahaya ?! Un granité de pitahaya qui est le fruit d'un cactus de l'Amérique du Sud. Bien sûr dans ce granité il faut rajouter de la téquila sinon ça perd toute sa saveur ! C'est un peu bizarre de faire du granité en plein hiver, mais à mon avis ils auront besoin de rafraîchir leur bouche après les fajitas.


Mercredi passe assez rapidement, dès que je finis ma journée je me mets aux fourneaux, je cuisine tout ce que je peux comme ça demain je n'aurais pas à trop cuisiner j'aurais juste à faire ce que je ne peux pas faire en avance. La préparation des tacos peut être réchauffée et pour le granité il faudra que je le fasse demain, 4h avant de le servir. Une fois terminée je vais dans ma chambre et mets un jogging avec un débardeur rouge et une veste adidas noir. J'attache mes cheveux en une queue de cheval haute, prend mes écouteurs, mets mes basket et pars pour faire un footing. Je fais tout mon possible pour ne pas penser à Quinn et à ses jolies bouclettes, puis ses yeux verts et son sourire étincelant... Et me voilà repartie à penser à elle. Je déteste l'amour, surtout cet amour interdit.

Le repas est arrivé super rapidement. L'avantage c'est qu'à la minute où je me suis levée ce matin, je n'ai pas eu le temps de penser à une certaine blonde. Entre les cours et tout ce qu'il restait à faire pour le repas je n'ai pas eu une minute pour moi.

18h26. Il ne devrait plus tarder maintenant, je leur ai dit de venir pour 18h30. Je sais que les Pierce ne sont jamais en retards et Sebastian est juste au-dessus donc je sais qu'ils seront tous là à 18h30.

Comme je l'ai prévu, l'interphone sonne à 18h29, m'annonçant l'arrivée des Pierce. Je leur ouvre la porte du bâtiment puis la porte de mon appartement pour qu'ils entrent directement. Je vais dans la cuisine et sort les bouteilles d'alcools que j'ai racheté après l'intervention de Sebastian il y a quelques mois.

"Santana?!" Quelqu'un cri dans l'appartement. Je reconnais très bien Sebastian.

"Dans la cuisine !" Je m'exclame pour qu'il me rejoigne.

"C'est comme ça que tu accueilles tes invités ?" Et maintenant je reconnais la voix de Susan.

Je pose ce que j'ai dans les mains et me précipite dans mon salon pour voir Les Pierce accompagnés de Sebastian et de son bel étalon. La plupart ont déjà enlevé leurs vestes qui ont été rangé par Sebastian. Je souris faiblement et m'approche de tout ce petit monde.

"Excusez-moi je croyais qu'il n'y avait que Seb'." Je dis en après avoir dit bonjour à tout le monde y compris au copain de Sebastian, Hunter Clarington.

"Donc en gros moi je ne mérite pas ton accueil..." Dit sebastian d'un air désespéré.

"Tu as tout compris !"

Je rigole ensuite pendant qu'il fait la moue puis il me donne un petit coup dans l'épaule et je simule une douleur.

Je les dirige ensuite vers le salon où j'ai placé les verres et les bouteilles avec un peu de nourriture en attendant le repas. Chacun s'installe autour de la petite table. Heureusement mon canapé est assez grand et j'ai rajouté des chaises. On est à peine assis qu'on discute tous comme si ces repas avaient toujours eu lieu. Il n'y a pas de blanc gênant tout le monde parle et rigole, personne n'est mis à l'écart même pas Hunter. En parlant de lui je voudrais bien en apprendre un peu plus.

"Alors Hunter, qu'est-ce que tu fais dans la vie ?" Je demande en lui souriant chaleureusement.

"Je m'occupe des chorégraphies des Warblers à la Dalton Academy." Il dit en sirotant son verre.

"C'est donc là où vous vous êtes rencontrés !"

"Oui, mais je ne vais pas te mentir au début on ne s'entendait pas du tout !" Il regarde Sebastian qui hoche la tête.

"Tu te sentais menacé..." Intervint Sebastian.

"En même temps tu es tellement talentueux !" Il hausse les épaules. "N'importe qui pourrait se sentir menacé."

Je rigole en secouant la tête et prend une gorgée de mon verre. Ils sont plutôt mignons ces deux là et je l'aime bien ce Hunter. C'est ce qu'il faut pour Sebastian, il arrive à un âge où il faut qu'il se pose avec quelqu'un et qu'il arrête de se comporter comme un étudiant d'université. Moi aussi je devrais peut-être pensée à rencontrer quelqu'un. Je sais que je ne peux plus vivre dans le passé. Moi aussi je veux avoir ce sourire heureux sur le visage…

Quinn.

Je suis sûr que je pourrais avoir ce genre de bonheur à ses côtés. Ça devient de plus en plus dur de repousser ses avances, de la voir tous les jours dans ma classe. J'ai l'impression qu'on est si proche mais en même temps si loin l'une de l'autre. Je voudrais avoir le courage de franchir cette ligne invisible que mon travail m'impose et apprendre à la connaître, pouvoir l'inviter chez moi où autre part, l'embrasser… Qu'est-ce que j'ai envie de l'embrasser ! Et bientôt je ne pourrais plus résister. Elle fait partie des rares personnes qui ont réussi à abaisser mes barrières. Je suis presque sûr que je vais devoir attendre très longtemps pour que cela arrive encore une fois. Elle est la seule à réussir à me faire ressentir toutes ces choses.

« San ! Tu es toujours parmi nous ?! » Dit Brittany en agitant sa main devant mes yeux.

Je sors de mes songes et tourne la tête vers Brittany qui me regarde avec inquiétude. Je lui souris rapidement en lui faisant des excuses. Je suppose qu'encore une fois j'ai laissé mes pensées prendre le dessus, mais ce soir je dois juste profiter et mettre tout le reste de côté.

Je me lève et invite tout le monde à s'asseoir à table tandis que je me dirige vers la cuisine pour servir les plats. Je me rends vite compte que je suis suivie par nul autre que Brittany. Je sors les plats du frigo pour faire cuire la préparation des fajitas. Ça ne devrait pas prendre plus de dix minutes, je suis sûr qu'ils peuvent se passer de moi pendant ce court lapse de temps.

Je vois du coin de l'œil que Brittany s'assoit sur le plan de table à côté de moi et me regarde cuisiner.

« Je vais vraiment commencer à croire que tu ne connais pas les chaises. » Je plaisante en faisant référence à la fois où elle s'était assise sur une table au lieu d'une chaise en fin de cours.

Elle hausse les épaules et sourit faiblement.

« Je comprends mieux maintenant… En fait, tu avais juste besoin d'un peu de temps pour faire le point sur ta vie. Je me rends compte qu'il y a eu beaucoup de changement pour toi ces derniers temps. » dit-elle toujours en fixant les légumes et la viande qui cuisent.

« Et je pense que si ce soir on est tous là, c'est que tu as tourné la page sur… Ce que tu sais. » Je fronce les sourcils. Je ne veux pas qu'elle pense que j'ai complètement oublié sa sœur.

« Je- » commençais-je, mais elle me coupe.

« Je ne dis pas que tu enfermes ton passé dans une boîte fermée à clé parce que je sais que Carolyn aura toujours une place dans ton cœur, mais tu arrives à passer à autre chose et à vivre, à faire confiance aux personnes qui t'entourent et à ne pas te morfondre. »

J'hoche la tête et tente de suivre ce qu'elle dit.

« Et je suis vraiment contente pour toi Sanny. Tu mérites d'avancer et de pouvoir recevoir ta famille autour de ta table sans te soucier de ce qu'il s'est passé il y a des années. »

Je ne m'arrête pas sur le « ta famille » ça fait bien longtemps que je suis considérée comme une personne à part entière de cette famille même si nous n'avons pas le même sang.

« Mais… J'ai remarqué qu'il y a quelque chose qui te tracasse et je suis quasi sûr que ça n'a rien à voir avec nous. » dit-elle en plissant les yeux.

Je ne peux rien cacher à cette fille, je le sais. En temps normal elle aurait essayé de me lire et elle aurait trouvé ce qu'elle veut savoir dans mes yeux, mais elle sait qu'il ne faut pas me pousser sinon je risque de me braquer comme je l'ai fait ces derniers mois.

« Brittany Pierce vous êtes trop intelligente ! » Je dis en rigolant.

« S'il te plaît ! Nous savons toutes les deux que je ne suis pas la fille la plus intelligente… » dit-elle en secouant la tête et en souriant.

« Tu rigoles ?! Je t'ai toujours dit que tu es un génie et ce n'est pas ce soir que je vais changer d'avis ! » dis-je en lui tapant la cuisse.

Je prends les plats contenant les crêpes de fajitas, la viande de bœuf cuite avec les légumes et les sauces.

« Aller viens manger petite génie. » Je sors de la cuisine et je vais servir les convives.

Le repas se déroule bien, il y a une bonne ambiance et je ne me suis jamais sentie aussi bien. J'ai ce sentiment, je ne peux pas m'empêcher de sourire. Je crois que ça s'appelle le bonheur. Oui, voilà. Je suis heureuse et ça fait tellement longtemps que je ne l'ai pas été. Je suis passée à côté de tout ça en repoussant ces personnes qui ne demandaient rien de plus qu'un repas avec de la rigolade.

Je me rappelle enfin de ce que c'est d'avoir une famille qui t'entoure. Maintenant que j'ai gouté à ce sentiment, je sais que je ne pourrais plus m'en passer. Plus jamais je ne resterais loin d'eux aussi longtemps. Aujourd'hui je tourne la page pour me trouver sur une feuille blanche. Je prends un marqueur rouge et dessus je marque en gros « Mejor existir »* Je me fais une promesse à moi-même que plus jamais je ne laisserais le passé dicter ma vie.


Je trouve que le vendredi est toujours cool. Et je ne dis pas ça parce que je suis tout simplement heureuse, aujourd'hui, mais bien parce que j'aime les vendredis. Tout simplement parce qu'ils annoncent les week-ends mais aussi parce que je finis assez tôt les cours par rapport aux autres jours de la semaine. Enfin, moi je trouve que 15 heures c'est tôt, mais pour une fois je passe mon vendredi après-midi à rester au lycée et à corriger des copies parce que je sais que si je rentre chez moi je ne vais pas avoir le courage de le faire et je n'aime pas faire attendre mes élèves. Et puis depuis quelques temps, ils font beaucoup d'efforts et je remarque que leurs notes augmentent par rapport au début de l'année. Je ne veux pas me lancer des fleurs mais je suis plutôt une bonne prof.

Un bruit sec qui résonne dans toute l'enceinte du lycée me fait sursauter et relever subitement la tête. Ce n'est quand même pas…

Deuxième coup de feu.

« Carajo… » Je murmure.**

Il y a des cris dans les couloirs, j'entends des gens courir puis d'un coup il y a un grand silence. Je n'ose pas bouger, j'ai peur qu'un simple petit bruit puisse révéler ma position.

Je sens mon cœur battre furieusement dans ma poitrine, mes mains tremblent et je peux sentir les larmes couler sur mes joues. Je suis toujours assise sur ma chaise en face de mon bureau et si la personne qui a le pistolet passe devant ma salle, elle pourra clairement me voir, mais je ne suis pas capable de me cacher. Je ne suis capable de rien.

Pourquoi ici ? Pourquoi dans l'Ohio ? Là où il ne se passe jamais rien… Est-ce qu'il y a des blessés ? Je n'espère pas…

Mais au lieu de penser aux plausibles blessés je dois penser à moi et ma sécurité.

Ça devient de plus en plus difficile de respirer, et je sais qu'il faut que je me calme, je ne peux pas faire une crise de panique maintenant. J'essaye de rétablir ma respiration mais c'est difficile en sachant qu'il y a un type armé dans le périmètre.

J'ai l'impression de revivre la même scène qu'il y a cinq ans. Quand je commence tout juste à prendre goût à la vie, il faut que je revive la même chose, le même stress, la même peur.

Brittany.

Non, non, non, non ! Pas Brittany, pas Little Pierce, pas Little Genius.

Quinn.

Rien qu'en pensant à ces deux personnes, mes larmes recommencent à couler et quelques sanglots s'échappent de mes lèvres.

Je dois envoyer un message à Brittany, j'ai besoin de savoir qu'elle va bien, qu'elle n'est pas ici mais chez elle. En sécurité.

Je prends mon téléphone et tente de le mettre en silencieux, mais c'est difficile avec mes mains tremblantes. Je dois me reprendre en main.

À Brittany : Dit moi que tu es chez toi, je t'en supplie.

La réponse arrive quelques secondes plus tard. Ce n'est pas bon signe.

De Brittany : Je suis dans la salle de chant. Tu vas bien ? Tu es où ? San… J'ai peur…

Maintenant je n'ai plus peur pour ma vie mais pour celle de Brittany et de Quinn. Je sais qu'elles sont dans le lycée et donc pas en sécurité. Heureusement il y a un adulte avec elle et elles ne sont pas seules comme moi, elles ne vont pas paniquer et elles sont entourées. Mais je ne peux pas laisser Brittany seule, pas une deuxième fois. Je tiendrais toujours ma promesse, je ne la laisserai jamais tomber quitte à mettre ma vie en danger. Grâce à elle j'ai retrouvé ma famille et je ne suis pas prête à leur dire au revoir aussi vite.

Je me lève en me tenant à mon bureau, mes jambes sont un peu tremblantes et je ne peux pas me précipiter parce que mon corps pourrait ne pas suivre. J'ai tellement peur que mon corps ne soit qu'une boule de stress.

Je ferme les yeux et souffle doucement. Je suis prête. Je dois y aller, je dois la rejoindre. Maintenant c'est juste une question de survie, je ne dois pas aller trop vite et agir sans réfléchir. La première chose que je fais et d'enlever mes talons, ils font beaucoup trop de bruit, heureusement que j'ai mes baskets en dessous de mon bureau puisque je ne peux pas conduire en talons. Je les mets rapidement même si je passe un peu plus de temps sur les lacets. Encore une fois je dois m'arrêter et respirer lentement pour calmer le tremblement de mes mains. Je prends mon téléphone que je mets dans la poche de mon jean et attache mes cheveux dans un chignon désordonné.

Je me dirige vers la porte et colle ma tête à celle-ci. Je n'entends rien. Je regarde par la vitre, rien. J'ouvre lentement la porte en essayant de faire le moins de bruit possible. Je n'entends vraiment rien. Je passe doucement ma tête dans le couloir, il n'y a personne.

J'avance lentement et me retrouve dans le couloir, il y a des cahiers, des feuilles, des sacs abandonnés au sol et des casiers encore ouverts. Tout le monde s'est précipité vers la sortie.

Je me colle au mur et avance lentement jusqu'à un croisement. Je dois aller tout droit et descendre les escaliers puis avancer un peu sur ma droite et normalement il y a la salle.

Je me penche légèrement et regarde le couloir. Mon cœur bat tellement fort et vite… Mais je ne dois pas me préoccuper de ça, je ne dois pas avoir peur. Je dois rester sur mes gardes et ne pas faire quoi que ce soit qui pourrait être traitre.

Je ne vois personne dans le couloir sur la gauche alors j'avance tout droit vers les escaliers. Je n'entends personne dedans alors je m'y dirige et les descend sur la pointe des pieds et lentement. J'essaye de percevoir le moindre bruit suspect.

Je continue à avancer mais d'un coup j'entends des pas au-dessus de moi. Ils sont lents et lourd. C'est un homme, j'en suis sûr.

Je recommence à stresser. Je ne fais plus attention au bruit et descend précipitamment les escaliers. Si je me dirige directement vers la salle de chant, ils n'auront pas le temps de m'ouvrir et ça va révéler leurs emplacements. En gros on va tous mourir.

Les pas se rapproche de moi et d'un coup une idée me vient en tête. Heureusement, j'ai été élève ici. Du coup je connais les moindres cachettes pour embrasser sa petite amie en cachette ou pour sécher. En dessous des escaliers il y a un petit coin très bien caché, il faut se baisser pour entrer et il y a peu de lumière. Je suis à peine accroupie dans le coin sombre que j'entends la personne arriver en bas des escaliers et marcher dans le couloir. Il s'arrête et je l'entends revenir vers les escaliers. Je peux voir son ombre sur le mur en face de moi. Je ferme les yeux et mord ma lèvre inférieure. Je tente du mieux que je peux de retenir les sanglots que provoquent mes pleurs. Mon nez coule et je ne peux pas renifler. Je ne dois pas faire de bruit.

C'est qu'une fois que j'ouvre les yeux que je me rends compte qu'il n'est plus là. Je reste tout de même là où je suis et tente d'entendre ses pas. Mais il n'y a plus rien. Je suis de nouveau seule.

Je sors de ma cachette et essuie mes mains moites sur mon jean. J'essuie mes joues avec la manche de ma veste. Tout ce stress, cette peur, c'est en train de m'achever. C'est tellement dur mais je ne peux pas laisser Brittany.

A cette pensée, je retrouve ma détermination et sors dans le couloir. Je ne vois personne, tout en longeant le mur, je rejoins la porte qui me sépare de Brittany. Je toc le plus doucement possible à la porte tout en regardant autour de moi pour être sûr que je suis toujours seule.

Personne n'ouvre. Ce qui est normal, mais je suis trop exposée comme ça, c'est trop dangereux et il faut qu'ils m'ouvrent. Rapidement.

Je toc une nouvelle fois mais personne n'ouvre. Je tente de trouver une solution, je n'ose pas ouvrir la bouche pour dire que c'est juste moi, j'ai trop peur pour le faire. Le manque de contrôle sur la situation commence à me faire paniquer. Si je reste ici, comme ça, j'ai une chance de mourir. Si je parle et que le fou armé est dans le coin, j'ai une chance de mourir. Je suis morte dans les deux cas autant avoir la mort la moins idiote. J'espère que cette fois-ci ça va marcher parce que je ne veux pas faire marche arrière et être loin de Brittany. Je m'en voudrais beaucoup trop. Je ne peux pas faire ça à Susan. C'est quelque chose que je dois faire, être là pour Brittany.

« Por favor, Will. C'est Santana. » Je chuchote.

Je croise les doigts pour qu'il m'ait entendu. Quelques secondes plus tard, j'entends un cliquetis et la porte s'ouvre lentement. Je soupir de soulagement et une fois que William m'a vu, il me pousse à l'intérieur et referme la porte aussi vite.

Je regarde autour de moi, ils ont éteint la lumière, il y a des feuilles collaient aux vitres des portes pour pas voir à travers. Les élèves sont tous au fond de la salle contre le mur. La plupart se tiennent dans les bras.

La seule personne que je vois est Brittany, seule, les bras autour de ses jambes. Quand elle me remarque, elle se lève et court dans mes bras. Je resserre immédiatement mes bras autour d'elle. J'ai à peine pu voir son visage mais ça m'a suffit pour remarquer ses yeux rougis.

Elle s'accroche désespérément à moi et je la serre le plus fort possible pour lui montrer que je suis là et que je ne la lâche pas. Je ferme les yeux et me permets de respirer un bon coup. Brittany est dans mes bras et elle n'a rien. Je ne regrette en aucun cas tous les risques que je viens de prendre.

« C'est bon Britt-Britt je suis là… Je te le promets ça n'arrivera pas, tout va bien se passer. » Je lui murmure à l'oreille.

« Pas encore une fois… Je ne peux pas… Pas toi. » Elle sanglote, ça me déchire le cœur.

« Je vais bien, rien ne va m'arriver. » Je caresse son dos de haut en bas. Je la sens hocher de la tête.

Elle desserre son emprise sur mon cou et m'entraîne au fond de la salle. On s'assit et la tire dans mes bras. En levant les yeux je peux voir que tout le monde dans la salle nous regarde, mais je n'y porte aucune importance. Je dois protéger Brittany comme je n'ai pas pu le faire pour sa sœur mais je ne ferais pas la même erreur. Tout ce qui compte c'est Brittany et Quinn. Les deux seules blondes importantes dans ma vie. Je lève subitement la tête, je ne vois pas Quinn. Quinn n'est pas ici.

Brittany doit se rendre compte de quelque chose puisqu'elle relève la tête vers moi et rencontre mes yeux.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » Elle me dit tout doucement.

« Quinn… Elle n'est pas ici… » Je dis. Je suis tellement mal à ce propos qu'il n'y a aucune émotion dans ma voix et mon regard est vague.

« Elle est partie à l'auditorium chercher des micros avant les… Coups de feu. »

On a tous un moment dans notre vie qui change tout, et on le sait immédiatement. Il se passe cette chose et la minute suivante on sait que plus rien ne sera pareil. Maintenant je sais ce qu'a été ce moment déterminant de ma vie. Ma rencontre avec Quinn Fabray. Bien sûr il y a eu Carolyn mais le destin à fait les choses ainsi et peu importe le moment où j'aurais rencontré Quinn, j'aurais succombé. Quand je l'ai rencontré, ma vie a littéralement changé. Maintenant je suis prête à accepter ce changement, mais… Et si c'était trop tard ? Si j'avais été trop longue ?

Ça ne peut pas être possible… Elle doit survivre, elle doit être en sécurité pour qu'à la sortie je puisse lui dire que je ne veux plus lui résister. Maintenant que j'ai goûté à la vie en étant entourée d'une famille aimante, je veux goûter à la vie en étant entourée de Quinn. Juste de Quinn Fabray et de personne d'autre.

J'entends deux coups de feu à la suite. Me faisant sursauter et je sens immédiatement l'emprise de Brittany sur mon corps. Je ferme les yeux et lui embrasse le haut de la tête en fermant les yeux. Quinn tu as intérêt à ressortir vivante d'ici.

Au bout de plusieurs minutes, ou heures… Je n'ai plus aucune notion du temps. Nous sortons de ce lycée maudit. Je tiens Brittany par les épaules en la gardant le plus près de moi. D'après ce que j'ai compris, la personne armée n'était pas un élève, il cherchait une personne spécifique. Le SWAT était entré depuis un bon bout de temps, avant même que je ne sorte de ma salle et d'après ce qu'ils ont dit, il s'est passé beaucoup de temps entre le moment où il y a eu les coups de feu et le moment où je suis sortie. Grace aux nombreuses caméras de Sylvester qu'elle a mis dans le lycée, ils pouvaient suivre les mouvements du tireur et l'identifier. Donc ils ont suivi mon parcours. Ils sont intervenus quand l'homme a tiré sur une élève, mais à partir de là je n'entends plus rien puisque je suis tirée dans les bras de Sebastian puis de Susan et Mr Pierce. Je laisse échapper quelques larmes et rends les étreintes. Brittany me prend elle aussi dans ses bras et me remercie une dizaine de fois, enfin… Au bout d'un moment j'ai arrêté de compter.

Toute la pression redescend et je suis soulagée que tout ça soit fini. Cette journée a vraiment été éprouvante. Maintenant je n'ai qu'une envie c'est de rentré chez moi, mais je n'ai toujours pas vu Quinn…

Mes pensées sont interrompues par une sirène d'ambulance et des cris d'ambulanciers. Il semblerait que quelqu'un soit blessé.

Les pompiers sortent du bâtiment en poussant un brancard, ils vont tellement vite, mais quand il passe devant nous et que j'aperçois des cheveux blonds et ce visage d'ange, tout se passe au ralenti. Ça ne peut pas être elle, c'est juste… Pas possible. Tout mais pas ça. Je ne veux pas que ça arrive, je ne veux pas revivre ce que j'ai vécu avec Carolyn sans même avoir passé du temps avec elle.

« Qui accompagne ?! Où est sa mère ?! » Cris un des pompiers.

Un autre lui répond qu'elle n'est pas là et que la blessée part seule. Ils la mettent dans le camion et avant qu'ils ferment les portes je m'introduis dedans sans même penser à Sebastian qui était juste à côté de moi. Je suis sûr qu'il comprendra et qu'il saura me couvrir auprès des Pierce. Je ne pouvais pas me résoudre à la laisser seule. Rien qu'en pensant à être loin d'elle en sachant qu'elle est en danger me donne la nausée et me tiraille l'estomac.

« Moi… Je l'accompagne. » Je dis en prenant sa main dans la mienne et en faisant de petits cercles avec mon pouce.

Je sens une légère pression. Je sais qu'elle est consciente et qu'elle sait que je suis là et ça me rassure. Je me penche jusqu'à son visage et lui murmure à l'oreille.

« Tu as intérêt à te remettre rapidement, parce que moi aussi je veux être avec toi Quinn. »


Si vous me tuez vous n'aurez pas la suite et donc vous ne saurez pas si Quinn va bien... Je tenais juste à le préciser!

Mejor Existir*: Mieux vivre.

Carajo**: Putain de merde.

Alors, alors, alors... Review? C'est la première fois que j'écris ce genre de chose avec un mec armé dans une école et je ne suis pas du tout satisfaite de la fin... Donnez-moi votre avis! En plus il se passe beaucoup de choses dans ce chapitre donc vous êtes OBLIGER de laisser une review :D
Sinon, je vais vraiment essayer de poster le prochain chapitre rapidement et ne pas vous faire attendre un mois ;)