Bonjour tout le monde !

Me revoilà avec un nouveau chapitre ^^ J'espère qu'il vous plaira.

Merci à ceux qui me lisent et à ceux qui m'ajoute dans leur favori et qui me suivent. Ça me fait très plaisir :D

Bonne lecture !


Chapitre 10

Deux jours étaient passés depuis mon anniversaire. La tension était toujours palpable entre John et moi. Cependant, cela n'avait rien à voir avec notre précédente dispute. Nous nous ignorions royalement, enfin John m'ignorait royalement.

Bien que nous continuons à manger à la même table, à suivre les mêmes cours et à faire les mêmes activités que nous proposez Malicia et Bobby, aucune parole à mon égard n'avaient franchis les lèvres de mon très cher partenaire de dissertation.

D'ailleurs, notre devoir avait été comme abandonné. Bien sur, je continuais à travailler dessus, enfin j'essayais mais aucune idée extraordinaire ne me venait. Que des choses banales, que même un gamin non mutant pourrait raconter. C'était consternant.

Enfin bref, revenons à notre sujet principal, c'est-à-dire John et son mutisme. J'avais bien tentée de lui parler mais monsieur ne daignait pas me répondre. Pas un regard, rien, comme si je n'existais pas à ses yeux. C'était vraiment agaçant à la longue. Qu'il m'ignore, je veux bien l'accepter mais qu'il passe ses nerfs sur les autres non. Bobby n'avait rien à voir avec sa mauvaise humeur et ne devait pas subir ses sauts d'humeurs quasi permanentes.

Nous étions le dimanche après-midi. Cela devait faire une bonne heure que j'étais enfermée dans ma chambre à réviser mes cours de physique. Vraiment incompréhensible, enfin pour moi. Un élève m'avait assuré que c'était simple à comprendre. Facile à dire, surtout pour lui. J'avais appris quelques temps après, par Malicia, que le jeune homme était un petit génie. Pendant cinq minutes, je l'ai détestée.

Tout à coup, j'entends quelqu'un courir à toute vitesse dans le couloir. Si les mammouths existaient toujours, ils auraient de la concurrence niveau bruit. Un vrai troupeau d'éléphants. Je me replonge dans mon cours.

A peine deux minutes plus tard, la même personne repasse en courant dans le couloir mais cette fois, l'éléphant rentre en trombe dans ma chambre, en poussant des cries de joie. Ce n'est d'autre que ma sœur, Audrey.

Je n'ai pas le temps de lui demander ce qui la met dans cet état, qu'elle saute à genoux sur mon lit, faisant voler quelques feuilles de cours.

- Papa est ici, crie t-elle à moitié.

Je lui demande alors de répéter ce qu'elle vient de me dire. Je ne peux tout simplement pas croire ce qu'elle vient de m'annoncer. Elle avait du confondre avec quelqu'un d'autre, c'était la seule réponse possible. Que ferait notre père ici, dans l'enceinte d'une école pour mutant, alors qu'il ne les tient pas particulièrement dans son cœur. Bien qu'il ne soit pas au courant de la spécificité de l'institut, cela me parait tout de même étrange qu'il soit là.

- Je te jure, il est là ! Sa voiture de fonction vient de passer le portail de l'école et le professeur Xavier est parti à sa rencontre pour le saluer.

Génial ! Après un incident dans le réfectoire, le premier jour et plusieurs disputes, qui heureusement n'avaient pas eu lieu en public, avec John, voila que maintenant mon cher père allait envoyer bouler le directeur de l'école. Nous allons avoir une réputation sœurette…

Je me lève de mon lit et vais jeter un coup d'œil par la fenêtre pour confirmer les dires d'Audrey. Malheureusement, elle avait bien raison. Notre père, que nous n'avions pas revu depuis près de deux ans, était bien là. Je le vois sortir d'une berline noire aux vitres teintées.

J'enfile mes bottines et descend à toute vitesse, entrainée pas ma petite sœur, dans la cour. Le professeur était rentré dans le bâtiment. Apparemment notre père n'avait pas voulu lui parler. Une fois dehors, Audrey court vers notre père pour le serrer dans ses bras. Ce dernier affiche un sourire rayonnant qui s'efface rapidement quand il pose son regard sur moi.

Jusque là rien de bien étonnant. Mon père me déteste toujours autant voir même plus. L'avantage avec lui, c'est qu'il ne joue pas les hypocrites. Pas de grands sourires ni geste affectueux. Il n'essaye pas de faire croire à tout le monde qu'il éprouve un quelconque sentiment d'amour envers sa fille ainée.

- Ca fait longtemps, lui lançais-je en croissant les bras.

- Qu'es-tu devenue depuis qu'on sait vu ? me demande t-il sans émotion dans la voix.

- Ca t'intéresse vraiment ?

Un sourire méprisant étire alors ses fines lèvres. Non pas de doute, il n'a pas changé.

- Qu'est ce que tu viens faire ici ? Sûrement pas pour savoir si je vais bien, continuais-je.

- Je viens récupérer ma fille. Je n'arrive pas à croire qu'elle vive entourée de mutant. Cette idée met insupportable quand j'y pense.

Je suis surprise par sa phrase. Comment sait-il que cette école abrite des mutants ? Je ne lui pose pas la question, sachant d'avance qu'il n'allait pas me répondre. Je lui adresse simplement le même sourire méprisant qu'il me lance depuis tout à l'heure. Qu'est ce que ca peux bien te faire ? Ca fait deux ans qu'on se débrouille toutes seules et tu ne t'es jamais soucier de la situation dans laquelle on était. C'est alors qu'Audrey se manifeste :

- Je ne veux pas rentrer avec toi si ça veut dire que Céleste doit rester ici. Je sais que vous ne vous entendez pas, on peut carrément dire que vous ne pouvez pas vous voir, mais je ne veux pas perdre une autre personne, maman ça suffit. Alors soit elle vient avec nous, soit je reste ici avec elle. Elle n'a pas méritée de vivre sans famille.

Cela me réchauffe le cœur. Je ne m'attendais pas à un discours comme cela de la part de ma petite sœur. Je ne peux m'empêcher de lancer un sourire narquois à mon père. Tiens prends ça papa !

Ce dernier ne répond rien mais je peux très bien voir qu'il cherche des arguments pour la convaincre que vivre avec une mutante comme moi n'est pas sain pour elle. Il se décide enfin à prendre la parole. J'avais hâte d'entendre ce qu'il allait dire pour sa défense.

- Audrey, je veux ton bien, crois-moi et je ne pense pas que…

- Et moi je veux le bien de Céleste et je ne la laisserais pas toute seule ici d'accord.

Elle était décidément déterminer et je savais très bien que personne ne pourrait la faire changer d'avis, à moins que… Je me tourne vers Audrey et pose une main sur son épaule puis la rassure :

- Ne t'inquiète pas pour moi ! Tu peux y aller, je ne t'en voudrais pas. Je ne suis pas toute seule ici, tu peux y aller.

- Mais…, commence à protester Audrey.

- Vas-y je te dis ! Je sais que tu veux y aller. Tu as vécu deux ans avec moi dans des conditions parfois plus que lamentable et tu ne t'ais jamais plainte, si à par quelque fois, me remémorais-je en riant, enfin ce que je veux dire c'est que tu a bien mériter d'aller vivre avec notre père, dans une vrai maison.

Audrey hoche la tête. Je voyais ses yeux s'humidifier. Il manquerait plus qu'elle se mette à pleurer et que je m'y mette aussi et je ne voulais pas faire ce plaisir à notre père.

- Je vais aller chercher mes affaires, nous informe t-elle.

Je l'accompagne sans un mot. Notre père avait refusait de venir nous aider. Il ne voulait pas rentrer dans ce repère à mutant comme il l'avait dit. Nous redescendons, quelques minutes plus tard, chargées de plusieurs sacs remplis de vêtements.

Le chauffeur de mon père vient alors nous ouvrir le coffre et nous prendre les sacs pour les mettre lui-même à l'arrière de la voiture. Audrey me sert alors dans ses bras en me disant qu'elle viendrait le plus souvent possible me voir. Je l'embrasse et la regarde monter à l'arrière de la voiture.

Le chauffeur claque sa portière et démarre le moteur. Le moment est arrivé. Ma sœur allait partir vivre avec un monstre. Et le pire, c'est que je l'avais encouragée à partir avec lui. J'espère que je ne le regretterais pas. Je n'avais pas du tout confiance en lui.

Mon père s'approche alors de moi. Surprise, je me demande bien ce qu'il compte faire. Sûrement pas me prendre dans ses bras pour me dire au revoir. Je n'attendais même pas un au revoir de sa part. Il se penche vers moi et me dit sèchement à voix basse :

- Tu ne croyais tout de même pas que j'allais laisser ma petite fille avec un monstre sans surveillance ?

Je le regarde sans comprendre sa phrase. Pourquoi me dit-il ça ? Qu'avait-il fait encore ? Voyant mon incompréhension, il rajoute :

- Les traceurs, c'est très pratique pour suivre quelqu'un.

Il n'en dit pas plus et monte dans la voiture. Je me crois en plein milieu d'un film d'espionnage pendant une seconde. Je reste bouche bée parce qu'il vient de m'apprendre. Ce salopard nous suivait depuis le début grâce à un traceur. Je n'en reviens tout simplement pas. Je regarde la voiture quitter l'enceinte de l'école, avec l'envie de courir après le véhicule pour en faire sortir ma sœur et l'éloigner le plus possible de cet homme.

Le soir même, je raconte ce qu'il s'est passé à Malicia. Pour me rassurer, elle m'assure que rien ne va lui arriver, que notre père n'oserait pas faire du mal à sa propre fille. Elle avait raison. Il n'avait rien contre Audrey.

Elle n'était pas une mutante et n'était pas responsable de la mort de notre mère, bien que je ne le sois pas non plus, mais mon père m'en tenait pour responsable quand même. Malgré cela, je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour ma petite sœur. Je passe donc le reste de la soirée une boule au ventre.

Le lendemain, en milieu de matinée, je suis allée voir le directeur de l'école pour lui faire par de mon désir de quitter l'école. Pourquoi ? Tout simplement parce que plus rien ne me retient ici. Ma sœur est partie la veille alors pourquoi rester ?

D'accord, je me suis fais des amis… et un ennemi, si je puis dire, mais personne ne remplacera ma sœur ou mes véritables amis. Et ils me manquent terriblement. Je ne suis pas habituée à vivre sans eux.

Le professeur accepte mon choix. Il a bien essayé de me faire changer d'avis mais aucun de ses arguments ne sus me détourner de ma décision. J'étais déterminée à quitter cette école et peu importe ce que dirait mes camarades.

Bien sur Malicia eut un peu de mal à accepter ma décision. Elle ne comprenait pas pourquoi je voulais partir. Pour elle, l'école était idéale pour touts jeunes mutants. Je suis entièrement d'accord avec elle. Les professeurs nous aidaient à contrôler nos pouvoirs, à vivre avec au quotidien… Mais malheureusement, mes amis ne vivaient pas dans cette école.

Elle m'aide à ranger mes affaires dans mon sac de sport. Une fois mes valises faites, Bobby vient m'aider à descendre mes deux sacs. Comme je m'en doutais, John n'est pas là. En même temps, pourquoi viendrait t-il me dire au revoir ? Il me déteste.

Dans le hall d'entrée, le professeur Xavier et le Dr Jane Grey nous attendent. La doctoresse me prend dans ses bras tout en me disant :

- Prends soin de toi surtout !

Je la rassure sur ce point la et me tourne vers le directeur. Je le remercie de m'avoir accueillie avec ma sœur dans son école.

- Tu seras toujours la bienvenue, me sourit-il.

Je le remercie une seconde fois avant que Malicia ne se jette sur moi, pour me serrer dans ses bras. Alors que je commence à manquer d'air, je vois les deux adultes s'éloigner. Ma camarade de chambre desserre son étreinte les larmes aux yeux. Oh non ne me dite pas qu'elle va se mettre à pleurer. Pour éviter cela, je prends ses mains gantées dans les miennes et la rassure :

- Ne t'inquiète pas pour moi ! Je viendrais vous voir promis d'accord ? Toi aussi tu pourras venir me voir. Tu as mon adresse.

Elle hoche la tête et me ressers dans ses bras. Ca m'impressionne toujours autant, les personnes qui s'attachent aussi rapidement à quelqu'un. Mais je ne lui en veux pas au contraire, c'est même touchant de voir que je compte au moins pour une personne dans cette école.

Nous quittons le hall d'entrée et nous dirigeons vers le portillon, pas si petit que ça, je m'aperçois. Bobby pose mes deux sacs et me serre dans ses bras pour me dire au revoir.

- Fais attention à toi ! me dit-il en s'écartant de moi.

Je hoche la tête tout en lui disant qu'il n'a pas à s'inquiéter pour moi. Après avoir resserrée, une troisième fois, Malicia dans mes bras, je lance un de mes sacs sur mon épaule et ouvre la grille en fer donnant sur la route.

A ce moment là, des pas se font entendre dans les cailloux, derrière nous. J'entends alors Malicia soupirer. Je me retourne et vois John avancer vers nous, d'un pas nonchalant.

- Tu pars sans dire au revoir maintenant, me lance t-il en s'arrêtant à un mètre de nous. Je savais que tu étais…

- Arrête John ! le coupe son colocataire. Arrête de chercher les embrouilles ! Alors maintenant soit tu lui dis au revoir soit tu t'en vas !

Je reporte mon regard sur le pyromane pour voir sa réaction. Il lance un regard noir à son ami. Il n'a décidément pas l'habitude de se prendre des réflexions. Ce dernier me jette un rapide coup d'œil avec son habituel air méprisant, siffle entre ses dents et tourne les talons.

Il est vraiment exaspérant ce gars. Il peut faire tout ce qu'il veut pour essayer de me mettre hors de moi, cette fois, ca ne fonctionnera pas. Je ne compte pas partir d'ici en colère contre quiconque. Même contre l'emmerdeur de service.

- John ! l'interpellais-je.

Le brun se retourne mais n'a pas le temps d'ouvrir la bouche, pour me balancer quelque chose de désagréables, que je continue en m'avançant vers lui :

- Tu m'as peut-être pourri la vie certains jours mais ce n'est pas pour ca qu'on ne s'attache pas un minimum à toi.

Il me regarde alors étonné, un sourcil levé. Je lui souris et lui tends la main. Il la regarde un petit instant puis finit par me serrer la main en rajoutant :

- Je te souhaite plein de mauvaises choses ma chère Céleste. Sur ceux, en espérant ne plus te revoir, adieu !

Je souris intérieurement. C'est bizarre mais je ne suis pas surprise qu'il me dise ce genre de chose. Alors qu'il retire sa main de la mienne, je le rattrape et le serre, sans prévenir, contre moi.

- Je te retourne ce que tu viens de me dire mon cher ami, lui dis-je avant de l'embrasser sur la joue et de me reculer de lui.

Je vois alors un sourire quasiment imperceptible étirer ses lèvres et disparaitre la seconde suivante pour nous lancer :

- Ne comptez pas sur moi pour vous suivre dans votre moment pleures et sentiments ok ?

Les semaines s'écoulèrent. J'étais plus que contente d'être retournée chez moi. J'avais retrouvée mon très cher lit. Qu'est ce que ca faisait du bien de dormir à nouveau dans son lit bien douillet. Je ne dis pas que les lits de l'institut ne sont pas confortables, au contraire, on y dort très bien mais aucun ne pourra remplacer le mien. Moi et mon lit, c'est une grande histoire d'amour depuis le début.

Bien que je sois heureuse d'être rentrée, je suis un peu triste d'avoir quittée l'institut. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Bien que je n'ai pas passée énormément de temps là bas, j'y avais mes petites habitudes.

A sept heures pile, le réveil de Malicia sonnait. Ce qui me surprenait le plus, c'était la vitesse à laquelle elle quittait son lit. A peine cinq secondes après avoir éteint son réveil, elle sautait sur ses jambes et filait se préparer, sa trousse de toilette sous le bras.

Moi, il m'était physiquement et mentalement impossible de l'imiter. Il me fallait bien quinze bonnes minutes pour émerger. Une fois que ma colocataire revenait de la salle de bain, je me décidais enfin à sortir de sous la couette et suivais le même chemin que Malicia, encore à moitié endormie.

Ensuite nous descendions prendre notre petit déjeuner dans le réfectoire, ou nous rejoignaient Bobby et John. Enfin pour le dernier, ca dépendait s'il se levait ou pas. Et comme chaque matin, nous remontions chercher nos affaires de cours et partions pour une matinée d'ennuie.

Et ca du lundi au vendredi. Il n'y a pas que ca bien sur mais je ne vais pas me lancer dans l'écriture de mes habitudes à l'institut, cela me prendrait des heures.

Comme je l'avais promis à Malicia, je suis revenue le week-end après mon départ. Et je dois dire qu'en seulement une semaine, il s'en était passé des choses. Elle me raconta leur journée au muséum et les exploits de John, qui jouait trop souvent avec le feu. Bizarrement, je ne fus pas si surprise que ca.

Par contre ce qu'il m'a le plus surprise, c'est la descente de militaires à l'institut pour capturer des mutants. Je pensais tout d'abord à une blague de sa part mais je compris vite à sa tête que ce n'en était pas du tout une.

J'appris également que John avait rejoint un certain Magnéto. Je ne sais pas très bien qui est cet homme. La première fois que j'en ai entendue parler, c'était à la télévision, il y a quelques mois. Si je me souviens bien, il était impliqué dans l'affaire de la statut de la Liberté. Apparemment, cet homme était persuadé que les mutants et les autres ne pouvaient pas cohabiter et d'après les dires de Malicia, il continuait d'y croire.

Pour elle, tout était de la faute de cet homme. En un sens, elle n'a pas tord mais je rejetterais plus la faute sur le colonel Stryker, dont elle m'avait parlée juste avant. S'il n'avait pas envoyé ses hommes à l'institut, personne n'aurait été obligé d'aller à Alkali Lake pour sauver les mutants capturés par cet homme. Et surtout, je n'aurais jamais ressentie cette affreuse douleur. Comme si je faisais dix AVC à l'affiler et que mon cerveau se fissurait de toute par.

Enfin bref, pour en revenir à John, il était tombé bien bas en rejoignant un homme comme celui là. Pourtant, je ne me souviens pas l'avoir entendu dire que humains et mutants ne pouvaient pas vivre ensemble en paix ou quoi que ce soit qu'il montre qu'il soit d'accord avec les idées de ce Magnéto.

J'appris ensuite une bien triste nouvelle, le décès du docteur Grey. Je fus choquée d'entendre cela. I peine un mois, je me trouvais assisse sur un des lits de l'infirmerie, face à elle, à la regarder changer la bande qui protégeait ma blessure. Je ne pouvais tout simplement pas le croire.

C'était en quelque sorte grâce à elle que ma jambe aller mieux. Enfin non, c'était grâce à mon ami Gabriel mais je suis certaine que sans elle et ses connaissances en médecine, ma plaie aurait été dans un état pire que lamentable.

Bien que je l'aie déjà remerciée pour ma cuisse, j'aurais aussi aimée la remercier de m'avoir amenée dans cette école. Grâce à elle (et à son compagnon), j'ai pu découvrir un autre aspect de mon pouvoir et faire de très belle rencontre telle que Malicia et Bobby ainsi que d'autre élèves aux pouvoirs vraiment fascinants.

Bon ok, j'en ai oubliée un : John. Ce n'est pas touts les jours qu'on rencontre quelqu'un qui à le même pouvoir que nous. Et puis, je ne sais pas si c'est le fait de ne plus avoir à le supporter tout les jours mais, il est plutôt mignon non ?

Je suis affalée sur le canapé, la télécommande à moitié sous mes fesses, mon portable sur le ventre, en train de regarder une nouvelle télé réalité. Vraiment pathétique. Pas que je n'aime pas les télés réalité, je trouve cela assez drôle par moment mais celle la battait tout les records niveaux absurdité.

Alors que deux nanas se crêpaient le chignon pour… en fait je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas suivit l'histoire, mon regard se bloque sur le dessus de la télévision. Aucune pensée ne traverse mon esprit, les voix provenant de la télé deviennent incompréhensible. Je ne faisais plus attention à rien. J'étais là, toute seule, avachie sur le canapé, à ne penser à rien. Une vraie déprimée.

J'écarquille les yeux, sans raison particulière, alors qu'une porte claque, me ramenant ainsi sur terre. Je reconnais les voix de Gabriel et Gregorio. Ce dernier était en repos et le premier avait pris une petite semaine de vacances. Et dire que moi je galère à faire rentrer un peu d'argent sur mon compte.

Je tourne la tête en le voyant entrer dans le salon et reporte mon attention sur la jolie petite sculpture, au dessus de la télévision. Je me rends alors compte que cette dernière est assez spéciale.

- T'as pas quittée le canapé de toute l'après-midi ?! s'exclame Gabriel en s'asseyant à côté de moi.

Je secoue négativement la tête les yeux grands ouverts. Je devais avoir une tête à faire peur à un fantôme. Depuis un certain temps, j'avais pris l'habitude de me coucher vers deux, trois heures du matin. J'avais donc les yeux au milieu du visage. En plus de cela, je n'étais pas maquillée et mes cheveux étaient négligemment relever en un chignon. Je ne vous décris même pas comment je suis habillée.

- Bon allez fénéasse ! Bouge tes fesses ! On t'emmène boire un verre, me lance t-il en claquant dans ses mains tout en se levant.

Je soupire. Je n'avais vraiment pas envie de bouger du canapé.

- Comment ça on ? demande Gregorio alors qu'il enlève ses chaussures. Ah non non moi je reste ici. Y a mon émission qui va bientôt commencer.

Il suivait une émission sur les nouveaux modèles de voitures.

- Discutes pas ! Tu viens avec nous. Tu regarderas la rediff demain, conclu notre ange noir.

Et nous voilà partis au Fighting Club. J'aurais du m'en douter qu'ils allaient m'emmener là-bas. Nous entrons dans le bar. Je suis surprise d'y trouver autant de monde. On se serait cru un samedi soir. Quasiment toutes les tables étaient prises et je ne parle même pas du bar.

Je m'installe à une des rares tables de libre pendant que les garçons vont commander quelque chose à boire.

- Eh Céleste ! m'interpelle une serveuse que je connaissais très bien. Tu vas bien ? Ca fait longtemps qu'on ne t'a pas vu ici.

- Salut Anna ! Je vais très bien et toi ? T'as l'air de péter la forme, lançais-je un grand sourire sur le visage.

- Oh oui je suis en pleine forme. Depuis que la petite fait ses nuits, je peux enfin me reposer correctement.

- Tu m'étonne. Hum dis-moi ! Fred ne chercherais pas une serveuse en plus en ce moment ?

- Non, il vient de prendre sa nièce. Elle est encore à l'essaie mais elle apprend vite. C'est la petite brune là-bas, me dit-elle en la désignant d'un coup de tête.

- D'accord, c'est pas grave.

- Oh non pas eux ! s'inquiète mon ancienne collègue.

Je tourne la tête vers l'entrée du bar et vois trois hommes, d'environ trente ans, avancer au milieu de la salle. Ils lancent des regards méprisants à touts ceux qui ont le malheur de passer devant eux. C'est qui eux encore ?

- Je les ai déjà vus en ville. Ils distribuent des tractes depuis quelques jours. Apparemment, il y a un rassemblement de mutant quelque part, me chuchote Anna.

C'était surement par rapport au soit disant antidote qu'ils avaient mit au point pour nous libérer de notre condition de mutant. J'en avais entendu parler il y a de ça deux jours à la télévision. J'étais sur que cela aller provoquer des problèmes.

Les trois hommes ne prennent même pas la peine de parler. Les tractes se mettent à voler dans les aires pour atterrir dans les mains de plusieurs personnes dans la salle. Ses papiers sont destinés exclusivement aux mutants apparemment.

- Foutez le camp ! On ne fait pas de propagande dans mon bar.

Frédéric, le patron des lieux venait de faire son entrée dans la salle. Je jette alors un coup d'œil à Gabriel et Gregorio, toujours au bar. Ils observent attentivement la scène.

J'ai à peine le temps de reporter mon attention sur les trois mutants que le propriétaire du bar se fait projeter derrière le comptoir. Des cries retentissent dans toute la salle. Plusieurs personnes se précipitent pour voir si Frédéric n'a rien de grave. C'est alors qu'un des hommes prend la parole :

- Mes frères mutants ! Soyez nombreux à venir ! Nous pourrons ensemble lutter contre leur projet d'extermination de la race mutante.

Je les regarde quitter le bar, les sourcils froncés. Nous pourrons ensemble lutter contre leur projet d'extermination de la race mutante ? Quelle extermination ? Personne n'a parlé d'extermination. A croire qu'on ne sera jamais tranquille. Il y aura toujours une rivalité entre humains et mutants.


Alors qu'est ce que vous en avez pensé ? Dites-moi tout !

A bientôt pour la suite ^^