Voici un gros morceau !
je n'oubli pas mes autres histoires pour ceux qui les suivent, je viens d'emménager dans mon nouvel appart, je compte bien me remettre à écrire.
bonne lecture !
Rizzoli & Isles
Chapitre 10
À peine sa porte était déverrouillée qu'une Angela Rizzoli furieuse entrait en trombe chez elle, Jane refermait rapidement la porte derrière elle et accourait près de sa mère.
« Une semaine, voilà une semaine que je n'ai pas eu de tes nouvelles ! Tu pourrais . . . » Angela parlait fort alors qu'elle arpentait le salon de Jane en faisant de grand geste.
Rapidement le lieutenant se jetait sur elle dans la crainte. « Chute ! » sifflait-elle. « Ne crie pas maman, je suis désolée, mais s'il te plaît cesse de hurler ! » Elle serrait les dents à l'éclat de mort dans le regard de sa mère.
« Comme oses-tu faire taire ta mère jeune fille ! » s'écriait-elle encore plus fort. « Je ne t'ai pas élevé . . . » Cette fois Jane posait une main sur la bouche de sa mère.
« Je t'en prie ne crie plus, tu vas . . . » Mais trop tard, un terrible hurlement résonnait dans tout l'appartement. « Merde ! » Rugissait Jane alors qu'elle relâchait sa mère et courait vers sa chambre, elle inspirait profondément et se calmait un peu avant de pousser la porte légèrement fermée.
« Jane ?! » Interrogeait Angela alors qu'elle se trouvait derrière sa fille.
Le lieutenant se tournait vers sa mère et soupirait, la peur et la tristesse brillaient dans ses yeux. Elle posait une main sur l'épaule de sa mère et parlait doucement. « Reste ici s'il te plaît, ne parle pas et ne bouge pas. » Sans attendre de réponse Jane ouvrait en grand la porte de la chambre afin que la lumière du salon éclair la pièce. Le lit était en désordre complet mais il était vide, Jane examinait toute la chambre attentivement, mais il n'y avait pas la petite blonde en vue.
Elle entrait dans la chambre et regardait sous le lit mais ne la voyait pas, elle commençait à être de plus en plus inquiète. Des sanglots venaient de son placard, dans un soupir elle s'approchait et ouvrait doucement la porte. Des larmes tombaient de ses yeux alors que son regard se posait enfin sur la forme fragile et toute petite de Maura, elle s'était caché au fond du placard dans un coin, son corps était replié sur lui-même et elle essayait de se faire le plus discret possible. Elle tremblait et ses sanglots étaient le plus étouffé possible.
Jane s'agenouillait devant elle et tendait une main vers la blonde avant de se raviser. « Maura ?! » Celle-ci sursautait avant de se faire plus petite encore. « Maura, c'est Jane, tu es en sécurité ! » Elle parlait très doucement afin de ne pas l'effrayer encore plus.
Le médecin légiste relevait légèrement la tête et son regard terrifié se posait sur Jane qui essayait de lui sourire alors que son cœur se serrait à la vue de la fragilité de Maura, elle tendait une main vers elle, mais ne la touchait toujours pas. « Tout vas bien Maura, je suis là ! » Dans un sanglot à vous déchirer le cœur, elle se jetait dans les bras de Jane et pleurait. Le lieutenant la tirait contre elle, elle l'enlaçait de tout son corps, elle berçait lentement Maura et embrassait le haut de sa tête alors qu'elle lui susurrait des paroles douces et réconfortantes. « Chute, je suis là, je veille sur toi Maura. Tu ne risques plus rien ! . . . »
Angela ne voyait pas vraiment Jane, ni la personne avec elle, elle n'entendait pas les mots de sa fille, mais elle pouvait entendre la douceur dans sa voix et les sanglots de l'autre personne. Après presque 15 minutes, les sanglots cessaient enfin et Angela pouvait voir sa fille se relever avec quelque chose dans ses bras, elle s'installait dans son lit et tirait les couvertures sur elle.
Finalement la maman s'approchait le plus doucement possible et prenait place au pied du lit, elle réalisait que sa fille tenait une jeune femme blonde dans ses bras, même si le visage de celle-ci était caché contre la poitrine de sa fille, elle pouvait voir qu'elle c'était endormi. Jane la gardait serrée contre elle et à la surprise de sa mère, elle pleurait silencieusement. La jeune femme tremblait ou gémissait par moments, mais instinctivement l'étreinte de Jane se resserrait sur elle et elle fredonnait doucement.
« Je suis désoler Jane ! » Chuchotait la maman.
Le lieutenant soupirait en regardant sa mère avant de regarder à nouveau la femme fragile dans ses bras. « Tu ne savais pas. »
Jane allait parler lorsqu'un gémissement de douleur s'échappait des lèvres de Maura, elle la déplaçait légèrement afin que son dos ne touche plus sa jambe. Angela voyait finalement le visage de Maura avec cette nouvelle position. « Elle s'appelle Maura Isles, elle est le nouveau médecin légiste en chef du Massachusetts. »
Un autre mouvement et le regard de Jane tombait sur de tristes et effrayés yeux noisette, elle retenait son souffle. Doucement elle caressait la joue de Maura en espérant la sortir des ténèbres dans laquelle elle se trouvait, lentement les yeux noisette de la blonde s'éclaircissaient peu à peu et Maura revenait à la surface. « Jane ?! » Sa voix était faible et petite, pas plus forte qu'un chuchotement.
Le lieutenant souriait tendrement. « Je suis là Maura, tout va bien, tu es en sécurité ! »
« Je pensais qu'il venait me chercher ! » son corps tremblait de plus en plus, la peur grandissait dans son regard, Maura était terrifiée. « Ne le laisse pas me prendre Jane, ne le laisse pas me faire de mal ! » Suppliait-elle en larmes.
Jane la tirait contre elle et la cachait dans son étreinte. « Chute ! C'est fini Maura, il ne te touchera plus jamais ! Je veille sur toi. » Elle embrassait la tête de la blonde blottie contre sa poitrine, elle pouvait sentir les larmes de Maura rouler sur sa peau. Angela avait une main posée sur sa bouche et ses yeux s'étaient élargis dans l'horreur. « Souffres-tu ? Je vais te donner tes médicaments. » Demandait Jane. Maura hochait simplement la tête.
Angela se levait et allait à la cuisine, elle trouvait le sac de médicament de Maura et prenait les comprimés indiquer sur l'ordonnance, elle servait un verre d'eau et apportait le tout dans la chambre le plus silencieusement possible.
Jane tendait à Maura le tout, le médecin légiste s'écartait légèrement de son corps et prenait ses cachets, elle redonnait le verre à Jane et s'installait contre elle de nouveau. « Dors maintenant, je veille sur toi ! »
« Merci ! » Soupirait le médecin légiste dans le contentement. Son corps se détendait lentement et finalement elle s'endormait contre le corps de Jane.
Une fois certaines qu'elle dormait profondément, Jane installait Maura sur le lit et la bordait, elle allait dans le salon avec sa mère. Elles restaient silencieuses pendant un moment, trop perdu dans leurs propres pensées.
« Qu'est-ce qui se passe Jane ?! » Demandait calmement Angela.
Le lieutenant soupirait avant de regarder sa mère. « Je ne sais pas si je peux te le raconter. » Angela allait protester, mais Jane levait rapidement une main en l'air afin de la faire taire. « Je ne sais pas si Maura sera d'accord pour qu'on sache ce qu'elle a vécu ! » Un soupir de résignation d'Angela et Jane regardait la porte de la chambre entre ouvert. « Je l'aime maman ! » La tête tournée, elle ne voyait pas la surprise dans le regard de sa mère. « Je crois qu'elle m'aime aussi, par moments je pourrais le jurer lorsqu'elle me regard et puis elle se perd dans sa peur, dans ses souvenirs et je ne suis plus sûr de rien. »
« Quand l'as-tu rencontré ? » Demandait doucement Angela.
« Ça fait trois semaines, tu sais . . . » Jane se tournait à nouveau vers sa mère et Angela pouvait voir la tristesse et la douleur dans les yeux de sa fille. « Dès le premier jour, ils l'avaient tous jugé, la femme riche et froide. Arrogante et hautaine, ils pensaient tous qu'elle était une snob, une garce ! »
« Mais pas toi ? » Demandait curieusement Angela.
« Non ! pas moi. » Soufflait Jane. « Elle était professionnelle et distante, mais elle ne s'est jamais montré arrogante, elle est simplement incroyablement intelligente et terrifiée. » La passion et la ferveur des mots de Jane étonnaient et intriguaient Angela, cette femme devait être quelque chose pour avoir touché sa fille si profondément. « On lui a fait beaucoup de mal maman. » Une larme roulait sur sa joue. « Elle est seule, vraiment toute seule depuis Dieu sait combien de temps, elle a été jeter entre les mains d'un monstre et il l'a retrouvé ! »
Angela tirait sa fille dans ses bras, elles restaient ainsi silencieusement jusqu'à ce que le léger bruit de pas attirât leur attention. Elles tournaient rapidement la tête pour voir une petite blonde dans des vêtements trop grands avancer dans le salon en frottant ses yeux.
Immédiatement Jane se levait et l'approchait. « Maura ?! » elle ne la touchait pas immédiatement.
Le médecin légiste baillait alors qu'elle repoussait ses cheveux de devant ses yeux. « Jane, je n'arrive pas . . . » ses mots se perdaient dans sa gorge alors qu'elle remarquait la femme assise sur le canapé qui lui souriait chaleureusement. Maintenant consciente de son apparence, elle essayait de soigner son apparence et se cachait devant la forme de Jane avec des joues légèrement rouges.
« Maura, laisse-moi te présenter ma mère, Angela Rizzoli. » Elle attrapait la hanche de Maura et la tirait avec elle vers le canapé.
La maman Rizzoli pouvait voir la peur dans ce doux regard noisette, elle pouvait voir la fragilité de cette petite femme. Elle pouvait voir aussi ce que sa fille lui avait dit, Maura portait dans ses yeux la douceur et la bienveillance. « Enchanter de vous rencontrer madame Rizzoli ! »
La maman italienne allait la tirer dans ses bras avant de se rappeler les cris de terreur qu'elle avait entendus. « C'est moi qui suis enchanté et appelle-moi Angela ! » Elle aimait cette petite rougeur sur ses joues terriblement pâles, ses yeux criaient peur et son corps criait douleur. Elle avait vu une marque sur l'avant-bras de Maura avant que celle-ci ne la recouvre et l'entaille sur son front était rouge. Délibérément doucement Angela tendait la main et attrapait délicatement celle de Maura, elle regardait au fond de ses beaux yeux noisette et souriait chaleureusement à la femme.
« J'allais demander à Jane de venir dîner à la maison demain, toute la famille sera là et j'aimerais que tu te joignes à nous ?! » Elle pouvait voir la surprise et la peur dans son regard.
Maura regardait Jane, puis Angela. Elle ne pouvait pas mentir et à vrai dire ne le voulait pas, mais faire confiance à quelqu'un d'autre que Jane était difficile. « J'aimerais, mais je . . . je . . . » Jane allait parler, mais Maura le faisait avant elle. « J'ai été maltraiter par quelqu'un et mon corps souffre encore de blessures, je ne voudrais pas être une gêne pour un jour de famille. » Murmurait-elle en baissant la tête.
Angela attrapait le menton de Maura qui se raidissait au contact, mais se laissait faire, lorsque leurs yeux se rencontraient, le médecin légiste pouvait voir une larme rouler sur la joue de la maman italienne. « Tu es importante pour ma fille et je te trouve charmante alors accepte et nous veillerons sur toi ! »
Ses paroles étaient douces et chaudes, pour la première fois Maura avait l'impression de parler à une maman et non une étrangère, sans une seconde pensée, elle se jetait dans les bras d'Angela et la serrait. Jane était étonnée par son geste et au moment où elle voyait sa mère refermer ses bras sur le dos de Maura, elle les attrapait et les relevait au niveau des épaules de la jeune femme.
Elles restaient ainsi quelques minutes avant qu'Angela ne tente de se détacher du médecin légiste, mais le corps de celle-ci se penchait plus en elle. Rapidement elle regardait sa fille avec des sourcils froncés, Jane se penchait pour voir le visage de la blonde avant de se redresser et dans un sourire regardait sa mère. « Elle s'est endormie ! » Chuchotait Jane en attrapant les épaules de Maura et la tirer contre son corps.
Angela caressait la joue de la blonde et regardait sa fille. « Amène-la demain soir, il me tarde de la connaitre ! Bonne nuit ma chérie. » elle embrassait la joue de Jane avant de se lever et quitter l'appartement.
Jane tournait le plus doucement et délicatement possible le corps de Maura et la soulevait du canapé, elle la menait à sa chambre et l'installait sur le lit. La blonde gémissait douloureusement avant de s'installer dans une position plus confortable, Jane qui après l'avoir couverte allait se relever et partir, sentait son poignet être enfermé dans une douce étreinte.
Ses yeux plongeaient dans un tendre regard. « Reste avec moi s'il te plaît ? » Demandait timidement le médecin légiste. Jane acquiesçait silencieusement et faisait le tour du lit, elle s'allongeait sur le dos et à sa grande surprise, Maura se tournait et posait sa tête entre son cou et sa poitrine, sa main reposait sur le ventre de Jane, sa hanche était appuyée contre celle du lieutenant et sa jambe s'était perdue entre les siennes. « Est-ce correct ? » Demandait Maura dans un chuchotement.
La surprise passé, Jane tenait Maura par une épaule et son autre main avait rejoint celle de la blonde sur son ventre, elle entrelaçait leurs doigts et soupirait de contentement. « Maintenant c'est parfait ! » Chuchotait Jane, elle pouvait sentir le petit corps blotti contre elle se détendre véritablement. « Dors maintenant, tu es en sécurité ! » Elle recevait un léger « Hum » en réponse de la femme endormie contre elle et souriait encore plus avant de se laisser sombrer dans le sommeil à son tour.
Une sensation douce, à peine une caresse sur sa peau, un effleurement et elle ouvrait doucement les yeux. Jane tombait dans le regard doux et profond de Maura, pendant la nuit elles avaient changé de position, maintenant elles étaient allongées sur leur côté face à l'autre. Jane pouvait voir que Maura était très concentré sur son index qui retraçait son sourcil gauche. Son geste était tendre et doux, son souffle était lent et profond, la chaleur de son corps atteignait celui de Jane et son parfum l'enivrait.
L'index de Maura contournait son œil gauche avant de glisser sur son nez et suivre sa douce pente, elle redessinait sa lèvre supérieure avant de repousser ses cheveux pour les coincer derrière son oreille. Jane n'osait pas bouger, ni même respirer trop fort de peur d'effrayer Maura, il y avait quelque chose dans le regard du médecin légiste qui l'intriguait énormément, c'était encore là et elle ne pouvait pas mettre un mot dessus.
Ce moment était intense et fort en émotion, Jane ne voulait surtout pas interrompre l'élan que venait de prendre Maura. Son doigt retraçait maintenant son oreille avant de suivre la ligne de sa mâchoire et s'arrêter sur son menton. Pour la première fois depuis qu'elle avait ouvert les yeux, Maura semblait réaliser qu'elle était éveillée, leurs yeux se rencontraient et chacune se perdait dans l'autre.
Lentement Maura rapprochait son visage de celui de Jane, leurs souffles se croisaient, elle fermait les yeux et n'effleurait que très légèrement les lèvres de Jane. Le lieutenant retenait son souffle, elle laissait Maura faire et voir ce qu'elle voulait.
Après ce léger contact, Maura prenait un peu de distance et regardait le lieutenant dans les yeux. Pour la première fois elle pouvait voir l'amour que cette femme avait pour elle clairement visible dans son regard et elle se penchait en avant une seconde fois. Seulement cette fois-ci elle embrassait véritablement Jane, ses lèvres se refermaient sur celle du bas du lieutenant.
Lorsque son baiser était retourné, elle ne pouvait pas retenir ses larmes alors qu'elle embrassait tendrement Jane, le baiser était doux et chaleureux. Il n'était pas avide ou urgent non, il était langoureux et sensuel, une étreinte, une caresse, une danse voluptueuse entre deux bouches qui s'adoraient pour la première fois.
Lorsque le baiser prenait un goût saler, Jane s'écartait de la bouche de Maura pour la trouver en pleurs, effrayé, elle attrapait ses joues. « Pourquoi pleurs-tu ? » Demandait-elle avec crainte.
Maura attrapait les mains de Jane sur son visage et s'accrochait à elles fermement. « Je sais que je t'aime ! » Ses larmes tombaient comme une averse sur ses joues. « Mais je ne sais pas aimer, on ne m'a pas appris, on ne m'a pas montré comment aimer ! »
Dans un soupir Jane se penchait en avant et embrassait tendrement son front avant de la regarder dans les yeux, elle pouvait y lire le désespoir, la peur et maintenant ce qu'elle reconnaissait, l'amour. « Tu sais comment aimer Maura, peut-être pas consciemment, mais tu sais ! » La surprise brillait dans son doux regard noisette. « Lorsque tes gestes sont tendres et doux envers moi, tu me montres ton amour ! » elle lui caressait délicatement la joue droite. « Lorsque tu te blottis dans mes bras quand tu as peur ou juste parce que tu as besoin de ce contact étroit, tu me montres ton amour ! la confiance que tu me donnes est également une grande preuve d'amour ! Mais surtout ce regard que tu me donnes empli d'amour me touche ! » Elle se penchait en avant et embrassait tendrement Maura sur les lèvres et elle était émue lorsque celle-ci lui rendait son baiser. Jane la tirait contre son corps et la gardait à l'abri dans ses bras. « Tu sais aimer Maura et tout ce que tu me donnes est plus que suffisant pour moi ! pour le reste tu apprendras petit à petit, nous avons le temps, savoir que tu m'aimes est tout ce que j'aurais pu rêver ! » Un baiser sur le dessus de la tête de Maura et elles restaient ainsi dans l'étreinte de l'autre pour quelques heures de plus.
Elles profitaient de la chaleur du corps de l'autre, elles profitaient de cette petite bulle d'amour qui les entourait, seulement elles, loin du monde terrifiant et agressif. Juste Maura et Jane !
Dans un soupir de contentement Maura bougeait légèrement ses épaules, un cri perçant quittait ses lèvres alors que son corps se cambrait dans le poignard de la douleur qui venait de frapper le bas de son dos. Le bien-être et la béatitude avaient engourdi son corps au point d'oublier ses blessures et son besoin de médicament, mais ce petit mouvement venait de lui rappeler la dure réalité dans la plus douloureuse des façons.
Terrifié par ce cri Jane s'était reculé vivement et avait attrapé le visage du médecin légiste, des larmes brûlaient les joues de Maura et poignardaient le cœur de Jane. « Respire Maura ! Respire doucement ! » Le corps de Maura tremblait violemment et sa respiration était quasiment inexistante, son visage était pure image de la douleur. « Je vais chercher tes médicaments ! » Murmurait Jane avant de se lever et courir à la cuisine, elle attrapait les pilules, l'eau et revenait à sa chambre.
La vision de Maura était écrasante, elle était repliée sur elle-même, son front commençait à se couvrir de sueur qui perlait sur sa peau, ses joues rougissaient de la température qui montait en elle, son cri avait laissé place à des gémissements, seules ses larmes étaient restées sur ses joues.
Elle grimpait sur le lit et s'asseyait près de la tête de Maura, elle la soulevait que très légèrement et lui donnait ses cachets avant de la placer sur ses cuisses, Maura s'allongeait sur le ventre. Rapidement les mains de Maura se refermaient sur le tissu du pantalon de jogging de Jane et si accrochaient de toutes ses forces. Ses yeux étaient fermés et elle gémissait toujours, sa température était élevée et son corps se couvrait d'une fine couche de sueur. Jane était véritablement inquiète, une de ses mains avait attrapé l'une de Maura et l'autre caressait ses cheveux et grattait son cuir chevelu, elle avait vite réalisé que Maura aimait cela et se détendait plus lorsque Jane lui caressait les cheveux.
Finalement le corps de Maura cessait de s'agiter, ses gémissements avaient également disparu, même si elle était encore crispée. Son souffle était toujours inégal et sa température était encore élevée. « Maura ?! » Chuchotait-elle doucement. Elle repoussait les quelques brins de ses cheveux qui avaient glissé sur son visage.
« Un bain. » Susurrait à peine Maura.
Jane se penchait un peu plus vers elle, elle n'avait pas compris ses mots et à peine entendu sa voix. « Dis-moi Maura ? »
« Un bain chaud » Elle était extenuée, son corps était las et endolori.
Le plus délicatement possible Jane posait la tête de Maura sur un oreiller, bien sûr elle gémissait dans le mouvement et le lieutenant se levait rapidement. Elle courait à la salle de bain et faisait couler un bain, elle sortait plusieurs grandes serviettes, elle allait à la cuisine chercher une bouteille d'eau froide, elle prenait les antidouleurs de Maura et ramenait le tout à la salle de bain. Elle éteignait l'eau et retournait à sa chambre, Maura n'avait pas bougé, elle était si fragile et délicate à ce moment précis. Jane s'agenouillait devant le lit et caressait la joue chaude et rouge de Maura. « Tout est prêt ! »
Finalement Maura ouvrait les yeux et la puissance de la douleur qui se reflétait en eux pinçait le cœur de Jane, elle donnerait tout pour souffrir à sa place. « Tu devras t'allonger dans la baignoire et m'installer sur toi ! » Même parler semblait si difficile pour le médecin légiste.
Après une profonde inspiration Jane se relevait et retirait rapidement ses vêtements, elle restait en sous-vêtements, elle se penchait sur le lit et le plus délicatement possible retirait le t-shirt et le pantalon de Maura. Son regard tombait sur le dos complètement nu du médecin légiste, bien sûr elle l'avait aidé à s'habiller donc elle savait que Maura ne portait pas de soutien-gorge.
Un gémissement de la blonde et rapidement Jane passait un bras autour de son épaule gauche, sa main se posait sur son ventre, son avant-bras calé entre ses seins, son autre main attrapait la hanche droite de Maura fermement, le plus doucement possible elle relevait le corps de Maura.
Ses poings se serraient, ainsi que ses dents et ses yeux, un grondement remontait dans la poitrine du docteur Isles. Une fois debout, Jane ne perdait pas de temps et la menait rapidement à la salle de bain. Sûr qu'elle tenait sur ses pieds, Jane la relâchait et entrait dans la baignoire, elle aidait Maura à la rejoindre, son corps était chancelant. Elles s'agenouillaient doucement, puis le plus lentement possible, Jane se penchait en arrière, emportant avec elle le corps de Maura pressé contre le sien. Le médecin légiste s'installait sur sa poitrine, son visage disparaissait contre son cou, sa main droite reposait sur la hanche de Jane et sa main gauche au-dessus du sein droit du lieutenant, près de sa clavicule. Les jambes de Maura étaient entre celles de Jane, son corps tremblait de l'effort et de la douleur.
Jane caressait légèrement la peau du dos de Maura loin de son hématome, son autre main tenait l'arrière de sa tête. Elle pouvait sentir l'eau chaude détendre lentement son petit corps crispé et sentir le souffle de Maura sur son cou commencer à s'égaliser. Elle repoussait la chevelure blonde et admirait la peau laiteuse sous ses yeux, un petit sourire se dessinait sur ses lèvres lorsqu'elle distinguait de légère tache de rousseur sur sa peau.
Ses yeux revenaient sur le visage de Maura et elle pouvait la voir très concentrée, du bout du doigt, elle caressait son front en commençant entre ses sourcils et remontait jusqu'à la limite de ses cheveux. « À quoi penses-tu ? » Demandait Jane doucement.
Maura relevait la tête, mais serrait les dents à la douleur vive qui traversait son dos avant de souffler et se détendre. « L'amour ne fait pas mal ! » Répondait-elle doucement.
Jane fronçait les sourcils dans la confusion. « Bien sûr que l'amour ne fait pas mal. » Elle caressait l'épaule du médecin légiste, ainsi que sa tête.
« L'amour m'a toujours fait mal, je pensais que c'était comme ça ! » Une larme roulait sur sa joue et immédiatement Jane l'embrassait sur le front. « J'ai été adopté lorsque j'étais bébé, j'ai toujours pensé que mes parents ne me voulaient pas près d'eux parce que je n'étais pas ce qu'ils attendaient. J'ai grandi toute seule, à 10 ans ils m'ont envoyé dans un pensionnat. » Un pincement au bas de son dos et Maura gémissait de douleur alors qu'elle s'accrochait au corps de Jane. « J'ai eu quelques relations, mais je n'étais jamais comme il fallait et en amitié, personne ne voulait me connaitre après que j'ai ouvert la bouche ! »
Jane soupirait de douleur, elle pensait que Maura avait été seule, mais elle n'imaginait pas que c'était toute sa vie. Elle était d'autant plus admirative de la femme blottie sur elle, car malgré la souffrance et le rejet qu'elle semblait avoir toujours connus, elle était chaleureuse et aimante. « Moi je vois la merveilleuse femme que tu es et je ne veux pas être une seule seconde loin de toi ! » Son cœur se gonflait au doux sourire qui embrassait ses tendres lèvres, Maura était magnifique lorsqu'elle souriait. Ce qui faisait chavirer son cœur et sa fossette gauche plus marquer, parfois seule lorsqu'elle souriait timidement. « Tu es tellement belle ! » La douce rougeur qui se glissait sur les joues du docteur Isles était adorable et Jane souriait encore plus.
Lentement les yeux de Maura rencontraient ceux de Jane. « Je n'ai pas peur avec toi. » Jane l'écoutait attentivement. « Je n'ai pas peur que tu me fasses souffrir où me blesse volontairement. Je n'ai pas peur lorsque tu me touches ou que je suis dans tes bras. Dis, tu veux vraiment de moi ?! » Demandait-elle craintivement.
L'expression du lieutenant devenait ferme et sérieuse. « J'ai besoin de toi ! Maintenant que j'ai la chance de voir ton sourire, le monde semble plus lumineux et brillant lorsque tu me souris. Je me sens forte prêt de toi, je me sens complète dans tes bras. Oui je veux de toi Maura, je t'aime ! » Pour celer ses mots, elle se penchait et embrassait tendrement et profondément Maura. Lorsqu'elle la sentait répondre à son baiser avec ferveur, Jane caressait la lèvre supérieure de la blonde doucement avec sa langue. Elle souriait à son frisson et son léger gémissement, mais lorsque les lèvres douces et délicates de Maura s'ouvraient finalement pour l'accueillir dans sa bouche, c'était au tour de Jane de gémir.
Leurs langues se caressaient, se repoussaient pour mieux se retrouver. Elles goûtaient l'autre pour la première fois, c'était tendre et passionné, doux et pourtant fort à la fois. Le temps semblait disparaître, elles s'embrassaient encore et encore, elles se caressaient légèrement.
Finalement Jane brisait le baiser et regardait Maura avec adoration, le médecin légiste rougissait légèrement et souriait à Jane. Un frisson parcourait son corps et elle réalisait que l'eau du bain c'était beaucoup refroidi, elle bougeait légèrement son dos et relevait la tête dans un grand sourire. « Je n'ai plus mal ! »
Jane la tirait dans un doux baiser avant de lui sourire. « Je suis heureuse d'avoir pu t'aider, je déteste te voir souffrir. » Alors qu'elle attendait que Maura se lève, elle pouvait la voir rougir furieusement et baisser la tête. « Maura ?! » Demandait-elle dans la confusion et la joie de la voir si timide.
« Je . . . » Elle se raclait la gorge avant de relever la tête. « Je suis pratiquement nue ! » Murmurait-elle avant de rougir encore plus en se mordant la lèvre inférieure.
Jane riait fort alors qu'elle tirait la tête de Maura contre sa poitrine. « Ne soit pas timide Maura, tu n'as pas de raison de l'être, tu es magnifique ! » Elle pouvait sentir les joues du médecin légiste devenir plus chaude. « Si cela peut te rassurer, je n'ai pas vraiment regardé ton corps ! » Maura relevait brusquement la tête, les sourcils froncés, Jane lui souriait alors qu'elle lui caressait la joue. « J'étais trop inquiète, j'avais peur en te voyant souffrir ainsi. Mais la prochaine fois que j'ai la chance d'admirer tes courbes envoûtantes, je ne compte pas me gêner ! » Elle faisait un clin d'œil et Maura lui frappait l'épaule légèrement dans un semblant de choc, mais son sourire lui échappait.
Jane attrapait une serviette et la portait devant Maura en fermant les yeux. La blonde se redressait et enroulait la serviette autour d'elle. « Merci ! » Murmurait-elle alors que son regard croisait celui de Jane.
Elles sortaient de la baignoire, le regard de Jane était attiré par la fin de la cicatrice sur le ventre de Maura. Jane approchait sa main tremblante vers l'abdomen de Maura, celle-ci fronçait les sourcils en voyant la tristesse, mais aussi la douleur dans le regard de Jane. Elle baissait les yeux et réalisait où se dirigeait sa main, son corps tremblait légèrement et elle cessait de respirer.
Délicatement Jane repoussait légèrement la serviette et découvrait toute la cicatrice. Avec son autre main elle retraçait la marque du bout des doigts. Un frisson parcourait le corps de Maura et rapidement le lieutenant relevait la tête pour voir les yeux de Maura se fermer et sa lèvre inférieure avait disparu dans sa bouche. Doucement elle se penchait en avant et embrassait tendrement la cicatrice. Jane pouvait sentir le corps de Maura frissonner sous ses lèvres, rapidement elle levait la tête et la regardait attentivement.
Même si le médecin légiste semblait apprécier ses attentions, Jane remarquait la raideur dans certains de ses muscles. La conversation sur le toit et la déposition lui revenait en mémoire. Doucement Jane se relevait et attrapait la blonde par les hanches, elle pouvait voir la confusion, mais aussi le soulagement dans son regard. Après un tendre baiser sur son front, elle tirait Maura contre elle et l'enlaçait doucement. Le docteur Isles se détendait immédiatement contre Jane et celle-ci soupirait avant d'enterrer son nez dans ses cheveux.
Après plusieurs minutes de réflexion, le lieutenant Rizzoli se jetait dans le vide. « Tu sais que je t'aime Maura ?! » Demandait-elle doucement, elle pouvait la sentir hocher la tête contre sa poitrine. « Je ne veux pas te blesser et ne surtout pas te faire revivre le cauchemar que tu as vécu, mais j'ai peur de te faire du mal sans m'en rendre compte ! » Elle soupirait lourdement.
Maura se dégageait légèrement de la poitrine de Jane et la regardait avec confusion. « Je ne comprends pas ce que tu veux dire. »
Jane inspirait profondément, elle savait ce qui l'attendait une fois qu'elle parlerait ou du moins elle l'imaginait. « Je parle de ce que tu m'as dit sur le toit, de ça ! » Doucement elle effleurait la peau du bas-ventre de Maura au-dessus de sa culotte, là où se trouvaient les hématomes.
Sans se faire attendre, le corps de Maura se figeait et son visage se refermait. Elle fermait les yeux et tentait de respirer calmement même si son cœur battait fort et vite, prêt à jaillir de sa poitrine. Jane ne lui laissait pas le temps de réfléchir, elle tirait Maura avec elle vers les toilettes et après avoir rabattu le couvercle, elle s'asseyait dessus et tirait Maura sur ses cuisses. Elle maintenait le médecin légiste contre elle.
Le corps de Maura tremblait, ses respirations étaient courtes et peu profondes. Sentant la chaleur du corps de Jane contre le sien, elle l'attrapait par la nuque et faisait disparaître son visage contre la peau de son cou. Jane la tirait plus près d'elle. « Je ne veux pas te faire souffrir Maura, mais je ne veux pas que mes caresses ramènent ses horribles souvenirs à la surface. J'ai besoin de savoir s'il t'a touché une autre fois. »
Jane pouvait sentir Maura s'accrocher encore plus à elle et son souffle se couper, elle savait qu'elle pleurait. Le lieutenant Rizzoli la berçait doucement et se détestait intérieurement pour lui faire du mal. « Oui ! » était la toute petite réponse de Maura à son oreille, pas plus forte qu'un souffle.
Jane soupirait lourdement alors qu'elle resserrait sa prise sur le corps de Maura. Elle sentait les larmes de la blonde tomber sur son cou et rouler sur sa peau, elle sentait son corps frêle trembler contre le sien.
Maura luttait pour parler, les mots étaient piégés dans sa gorge, tant d'années à les refouler le plus profondément en elle, qu'ils refusaient de sortir maintenant. « Je . . . Je suis allé aux toilettes au poste de Washington. » Elle refermait plus fermement ses bras autour de Jane de peur de disparaître dans ses terribles souvenirs. « Je n'ai pas entendu la porte, je n'ai pas entendu les pas . . . » Elle serrait ses yeux aussi fort que possible afin de ne pas revoir les images de ce jour. « Quand, . . . quand j'ai ouvert la porte . . . il était là ! Il . . . Son, . . . Son pantalon était ouvert et il se . . . »
Jane sentait le violent tremblement qui traversait le corps de Maura, elle fermait les yeux et essayait de garder son calme, doucement elle se balançait légèrement d'avant en arrière avec Maura et sa main gauche remontait contre l'arrière de la tête de la blonde pour caresser ses cheveux.
« Il se masturbait devant ma porte. J'ai reculé rapidement et il . . . Il en a profité pour entrer dans la cabine. » Elle sanglotait maintenant et s'accrochait de toutes ses forces au corps de Jane. « J'ai voulu sortir mais il . . . Il . . . Il a attrapé mes mains et m'a poussé contre le mur. Oh Jane j'avais si peur ! » Elle criait avec de nouvelles larmes.
Jane se raclait la gorge, ses yeux s'emplissaient déjà de larmes. « Chute ! Je suis là Maura, il ne pourra plus te faire de mal. »
Maura prenait quelques respirations contrôlées afin de pouvoir continuer à parler. « Il a attrapé mes mains et les a piégés derrière moi. L'autre à lâché son, . . . son, . . . il a tiré ma jupe vers le haut et a arraché brutalement ma culotte. » La sensation de ses mains sur son corps était de nouveau là et elle enfouissait rapidement son nez dans les cheveux de Jane afin de se rappeler qui la tenait et qu'elle était en sécurité. « Il riait de mes larmes et reprenait son . . . il avançait vers moi avec un terrible sourire. Il a, . . . Il a poussé mes jambes plus ouvertes avec ses pieds et s'apprêtait à . . . » Elle ne pouvait pas le dire, elle se sentait déchirée par la terreur qu'elle avait ressentie en réalisant qu'il allait la prendre de force et qu'elle ne pouvait pas l'en empêcher.
Jane luttait de toutes ses forces pour ne pas hurler de rage, pour ne pas prendre sa voiture et aller frapper cet homme à mort. Elle fermait les yeux aussi forts qu'elle le pouvait afin de contenir ses larmes, elle avait toujours su au fond d'elle que Maura avait vécu bien plus d'horreur qu'elle n'en avait parlé.
La honte et le dégoût la submergeaient rapidement. « J'ai attendu qu'il soit très près de moi mais avant qu'il ne puisse me toucher je lui ai donné un grand coup de genou, il ne s'attendait pas à cela et j'ai eu la chance de pouvoir lui échapper. J'ai rabaissé ma jupe et je suis rentré immédiatement à la maison. »
Jane pouvait sentir Maura s'éloigner d'elle à nouveau, même si elle s'accrochait de toutes ses forces à son corps, son cœur prenait de la distance. Jane tournait légèrement Maura vers la droite et la forçait à reposer sa tête contre son épaule, de cette façon elle pouvait voir son visage. La peur et l'incertitude brillaient dans ses yeux. Jane savait, elle savait ce que Maura redoutait maintenant, elle savait ce qui l'effrayait. « Je ne vais pas t'abandonner Maura ! » Doucement elle se penchait en avant et embrassait son front. « Je ne vais pas non plus te repousser ! Je veux que tu me fasses une promesse ! » Maura l'écoutait attentivement. « Je veux que tu me dises immédiatement si un de mes gestes ou mes mots te mettent mal à l'aise. Je veux que tu me dises si quelque chose t'effraie pour que je puisse faire ce qu'il faut pour que tu te sentes en sécurité ! Promets-moi ? »
Maura se raclait la gorge, ses larmes étaient maintenant de soulagement et d'amour pour l'incroyable femme qui la tenait à l'abri du monde dans ses bras. « Je te le promets Jane ! » Affirmait-elle sérieusement. « Tu sais lorsque tu me touches ce n'est pas à lui que je pense. Tes caresses sont douces, tendres, respectueuses, presque même comme si tu avais peur de me blesser. Ton souffle est chaud et réconfortant contre ma peau, ton parfum est sucré et enivrant. Dans tes bras tout ce que je ressens c'est le confort et la sécurité, j'aime ça, mais ça me fait peur aussi. »
Les doigts de Jane effleuraient la joue droite de Maura. « Pourquoi ? » Demandait-elle dans un murmure.
« Je n'ai jamais ressenti cela avec quelqu'un et j'ai peur de tout perdre. » Jane ouvrait la bouche pour parler, mais Maura ne lui en laissait pas le temps. « Personne n'est jamais resté avec moi, personne ne m'a montré la moitié de l'amour et de l'attention que tu m'as donnée ! »
Jane fermait les yeux une seconde et inspirait profondément, puis elle plongeait de nouveau dans l'intense regard de Maura. « Je t'aime Maura et je ne compte pas t'abandonner. Je déteste tous ceux qui ont pu te laisser croire que tu ne méritais ou ne valait pas la peine de rester près de toi et de t'aimer comme tu le mérites. Je vois la merveilleuse femme que tu es, plus je te découvre et plus je suis charmé. Ce sont eux qui y perdent et c'est moi qui gagne la plus incroyable femme que je n'ai jamais rencontrée ! » Elle tirait lentement Maura vers elle avant de l'embrasser langoureusement et amoureusement.
Une de ses mains remontait la nuque puis la tête de Maura, ses ongles raclaient la peau de son crâne. Son autre main la tenait entre les omoplates et la gardait pressée contre son torse. Tout le corps de Jane était très sensible à celui de Maura, elle pouvait sentir le frisson qui avait parcouru tout son corps lorsque ses doigts se promenaient dans ses cheveux. Ses lèvres avaient vibré au doux gémissement qui avait résonné dans la gorge du médecin légiste. Sa poitrine montait et descendait au rythme de celle de la blonde, elles finiraient par ne faire qu'une si leur peau pouvait fusionner.
Après un long moment à s'embrasser et se réconforter, Jane reculait sa tête afin de pouvoir voire les yeux noisette de Maura. « Allons manger ! » Jane remarquait la lourdeur des paupières de Maura et le léger affaissement de son corps. « Il est l'heure du déjeuner et tu dois manger pour prendre tes médicaments. Je nous prépare un rapide repas et ensuite tu pourras te reposer. » Avec un rapide baiser, Jane aidait Maura à se lever et se redressait à son tour. Sûr que Maura irait bien, Jane quittait la salle de bain afin de la laisser s'habiller, pendant ce temps elle préparait un rapide repas.
Jane avait préparé grâce à sa mère qui avait eu la bienveillance de remplir son frigo et ses placards de nourritures, des spaghettis bolognais. Elle avait rempli les assiettes et posé le tout sur le plan de travail.
Finalement Maura sortait de la salle de bain avec pour seul vêtement une grande chemise mauve de Jane et un caleçon blanc en dessous. Le bas de la chemise atteignait la moitié de ses cuisses, les manches étaient retroussées jusqu'au niveau de ses coudes et deux boutons étaient ouverts au niveau du col, laissant apparaître un peu de peau sous son cou sans pour autant montrer le début de son décolleté.
Les yeux de Jane avaient ratissé son corps de ses pieds jusqu'à sa crinière d'or, elle n'avait manqué aucune parcelle de peau découverte et pourtant son regard était encore avide de sa chair. Le lieutenant respirait profondément et fermait les yeux un moment afin de calmer la chaleur qui grandissait en elle.
