Chapitre neuf: Me quitter tu ne devras.

Cher journal,

J'ai eu ce journal par l'infirmière, sois disant pour évacuer, m'exprimer au travers des mots. Soit, écrivons.
Je me suis faite hospitalisée, ça y est. Je ne sais pas comment le prendre ni comment me comporter. J'ai peur, je suis terrifiée même. Je veux partir. Je veux rentrer chez moi. Cette chambre me fait froid dans le dos et les infirmières encore plus. Je n'ai pas besoin de tout ça pour aller mieux, je le sais, mais pourquoi personne ne veut me croire ? Ma camarade de chambre me dit que c'est le début et que je m'y ferai au fur et à mesure du temps. Mais moi je ne veux pas m'habituer. Pourquoi tout ne peut pas être si facile dans la vie ? J'avais tout pour être heureuse. Vraiment tout. Et je détruis mon bonheur. C'est bientôt l'heure du repas. Inutile de préciser une nouvelle fois que j'ai peur. Parce que je ne veux pas manger et je sais très bien qu'ils ne me laisseront pas faire comme je veux bien longtemps.
Je l'avoue, j'aime écrire, je m'évade dans ces moments là. Seul problème : lorsque l'on doit arrêter, arrêter de survoler cette réalité et mettre les pieds sur terre. L'atterrissage est toujours le plus douloureux.

Cela faisait déjà trois heures que mes parents étaient partis et pourtant j'y pensais comme si c'était il y a quelques minutes. J'avais passé mon temps à regarder dans le vide couchée dans mon lit. Je faisais dos à ma compagne de chambre qui n'avait osée ouvrir la bouche une seconde fois. Et c'était tant mieux. Je ne voulais parler à personne. Je voulais qu'on me laisse seule. Quitte à ce que je me perde avec moi-même. Mes yeux commençaient à se fermer tout seuls lorsqu'une infirmière entra dans la chambre. Elle posa nos plateaux sur la petite table qui habillait la pièce.

- Bonjour Sakura.

- B..Bonjour, dis-je désorientée.

- Je m'appelle Abbie. Je serai ton infirmière tout au long de ton séjour ici. Si tu as besoin de quoique ce soit, tu n'as qu'à me biper à l'aide de ce bouton.

Elle orienta son regard vers mon lit et m'indiqua où se trouvait ce fameux bouton. Je la remerciai d'un coup de tête. Elle sourit à ma voisine.

- Comme à chaque repas, je vous ferme les toilettes les filles. Bon appétit.

Elle quitta la chambre définitivement afin de nous laisser manger.

- J'en conclus que tu t'appelles Sakura?

- Bonne déduction. Et toi, tu es ?

- Elyssa, répondit-elle sèchement, bon appétit Sakura.

- Attends, une seconde. Pourquoi Abbie ferme les toilettes ?

- Pour ne pas qu'on aille se faire vomir.

Pardon ? Non, ce n'était clairement pas pensable. J'avais besoin de mon rituel à chaque fin de repas. J'avais besoin de savoir que je n'allais pas garder toutes ces calories dans mon estomac. Et là, je n'allais avoir rien de tout ça. Elyssa prit son plateau et s'en allait dos à moi sur son lit. Je ne comprenais pas tout, avais-je fait quelque chose de déplacé pour qu'elle soit si froide d'un seul coup ? Je n'en tenais pas rigueur et m'installai à table. Une viande hachée, des pâtes, des légumes, un yaourt et une pomme s'offraient à moi. Tout cela devrait me donner envie à la normale et pourtant j'avais envie d'éloigner ce plateau loin de moi. Je zieutais Elyssa et la vit qui jouer avec ses aliments. Elle piquait, amenait à sa bouche, attendait un instant puis reposait le tout. Elle recommençait l'action plusieurs fois. Quant à moi, j'avais peur de toucher à cette assiette. J'étais habituée à mes crises avant donc cela ne me faisait pas peur de manger sachant pertinemment que je ne garderai rien. Mais là, tout était différent. Je pris ma fourchette et triai ce qui était bon ou non. La viande se retrouva rapidement mise de côté ainsi que les pâtes. Je piquai deux branches de mes brocolis et les apportais à ma bouche. Une saveur de dégoût naissait en moi. Je ne voulais pas les avaler mais je me fis violence et les engloutis. Elyssa revint à côté de moi. Son plateau encore rempli. Quand une idée me vint rapidement à l'esprit.

- Tu ne manges pas ton repas ?

- Non. Ils ne sont même pas fichus de cuisiner correctement ici et ils veulent nous redonner de l'appétit.

Je pouffai. Elle n'avait pas tord. L'aspect était immonde.

- Je peux te l'emprunter ?

- Me l'emprunter ? Je te le donne plutôt. Tiens, balança t-elle en me tendant le plateau.

-Merci.

Je le pris et rassembla tous ses aliments dans une serviette. Je fis de même avec les miens et partis cacher tout cela dans mon armoire, derrière tous ces pulls et tee-shirt. Je vis que ma voisine ne comprenait pas ma démarche mais lui fit un clin d'œil qui voulait dire «fais moi confiance». Abbie récupéra nos plateaux et fut surprise de les voir vide. Notamment celui d'Elyssa qui ne devait pas beaucoup manger. Elle la scruta d'un regard rempli de questions.

- J'avais faim aujourd'hui, mentit Elyssa pour la rassurer.

Je sentais qu'elle ne la croyait pas sur parole et qu'elle me soupçonnait de quelque chose. Mais heureusement pour moi, elle ne chercha pas à comprendre, du moins, pour aujourd'hui.

- Ils nous ouvrent les toilettes combien de temps après ?

- Quatre heures.

- Quoi ? Quatre heures ? Mais ils sont malades ou quoi !

- Il parait que c'est nous les malades, ria t-elle.

J'allais devoir attendre autant de temps pour faire ma crise mais j'étais plus que motivée. Le réconfort qui m'attendait était plus qu'une satisfaction, plus qu'un encouragement, plus que tout. Ce fut, comme me l'avait indiqué Elyssa, quatre heures plus tard qu'une infirmière nous ouvrit les toilettes. Celle-ci écrivait dans son journal tandis que je faisais semblant de dormir. J'étais nouvelle, personne ne savait comment je marchais, alors autant fausser leurs appréhensions.

-C'est bon, elle est partie, m'avertis Elyssa.

Je rouvris subitement les yeux et sautai sur les aliments cachés plusieurs heures plus tôt. Ils étaient froids, sans goûts mais j'avais besoin de cette crise pour me sentir bien. Comme à mon habitude, je buvais, mangeais, buvais, mangeais jusqu'à être remplie. Elyssa me regardait faire sans pour autant intervenir. Je ne savais pas ce qu'elle pensait de moi et après tout, je m'en fichais. Je m'enfermai très rapidement dans les toilettes et me fis vomir jusqu'à y voir du sang apparaître. Je devrais me détester, m'en vouloir mais rien de toute ça était présent chez moi.

- Qu'est ce que tu viens de faire ? me questionna Elyssa.

- Je veux être être parfaite.

- C'est juste ouf ce que tu viens de faire.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Tu n'es là que depuis quelques heures et tu montres que tu ne veux pas guérir. Je me suis pliée à leurs demandes à mon entrée ici.

- Ils ne me feront pas reprendre du poids, déclarai-je.

- Tu sais, s'ils voient que tu perds du poids, ils te mettront une sonde.

- Je ne veux pas.

- Oh mais ils se fichent de ce que tu peux bien penser. J'ai tout cassé dans cette chambre lorsqu'ils m'ont mit la mienne.

- Et pourquoi tu n'en as plus ?

- Je..Je l'ai coupée.

- Coupée ? Mais avec quoi ?

- Un cuter.

Comment pouvait-elle être en possession d'un cuter alors qu'ils vérifiaient tout. Je ne voulais pas l'abattre avec mes questions et m'arrêtais là. Seulement, une me torturait l'esprit. Se mutilait-elle ? J'observai toutes les parties de son corps. Du moins, ses poignées primordialement.

- Oui.

- Pardon ?

- Tu te demandes si je me mutile, pas vrai ?

- Hm, oui, dis-je honteuse.

- Je te vois me scruter. Et tu n'es pas prête de voir mes cicatrices.

Je voulus lui demander pourquoi mais elle me devança. Elle se mit debout sur son lit et remonta sa robe qui lui servait de pyjama. Mes yeux s'agrandirent discrètement lorsque je vis ses cuisses scarifiées de partout. Je baissai mon regard doucement essayant de me remettre de mes émotions et vis qu'elle ne s'était pas arrêté qu'à cet endroit. Ses mollets y étaient également passés. De nombreuses marques parcouraient ceux-ci, et certaines étaient encore rosées, signe qu'elles n'étaient pas si vieilles que ça.

- Mais, dis moi, pourquoi pas aux poignets ?

- Te mutiler à cet endroit est le meilleur moyen de te faire choper.

Elle en était experte en la matière. Je devais l'avouer. Mais tant mieux, elle me donnait quelques petits conseils inconsciemment.

- Sakura, tu dors ?

Un chuchotement me parvint aux oreilles. Bien évidemment que non je ne dormais pas. Comment le pouvais-je ? A peine je fermais les yeux que des cauchemars atroces envahissaient mon esprit. Puis mon estomac ne faisait que de gargouiller ce qui m'énervait. Je ne le nourrirai pas, il devait se mettre à l'idée que c'était comme ça et pas autrement.

-Non. Et toi ?

Je voulus me mette une baffe derrière la tête après avoir prononcé cette phrase.

- Si je te parle, vaut mieux pour moi que je ne dorme pas, rit-elle.

- Désolée. Je perds la tête.

- Tu n'as pas à l'être. Tu pensais à quoi ?

- A ce que mes parents, mon frère et Sasuke peuvent bien faire en mon absence.

- Tu as peur qu'ils t'oublient, pas vrai ?

- Oui, chuchotai-je.

- Je pensais et pense encore exactement pareil. C'est la pire chose.

- J'aimais quand tout le monde s'inquiétait pour moi. Cela prouvait qu'ils se souciaient de moi et que je n'étais pas insignifiante. Là, maintenant, je ne suis sûre de rien. Ils sont contents de s'être débarrassé de moi peut être.

- Ne dis pas ça, grogna t-elle. Il parait aussi qu'on a la fâcheuse habitude de déformer la réalité et vérité.

- Je dis la vérité.

Ce qui était étonnant avec elle, c'était notre changement d'humeur. Nous pouvions parler comme des amies d'enfance, se sourire et rire par moment puis la seconde d'après, se regarder agressivement et nous exprimer sèchement. Nous eûmes du mal à nous endormir alors pour faire passer le temps, nous parlâmes le restant du temps. Je fus la première à succomber au sommeil. Mon esprit était vide.

Side of Sasuke.

Je ne me sentais pas du tout à ma place chez Sakura. J'étais venue pour elle, pour l'aider et me voilà seul dorénavant. Je me dis que c'est mieux comme ça et qu'elle était entre de bonnes mains mais j'aimerais l'avoir avec moi tout de même. Les aux revoir étaient déchirants bien que je ne sois qu'un ami. Je ne pouvais me mettre à la place de ses parents et son frère. Lorsque je suis avec Sakura, c'est comme si je la connaissais depuis toujours. C'était dur à avouer mais tout ce rapprochement était grâce à la maladie. Sans elle, il n'y aurait pas de SasUchi et SakuH réunis.

- On peut être potes, si tu veux.

Je regardais le paysage à travers les carreaux de la vitre lorsque Sasori m'adressa ces quelques mots. La façon dont il m'avait demandé ça me fit rire intérieurement.

- Pourquoi tu me dis ça ?

- T'es venu pour être avec Sakura et la voilà à l'hôpital. Je ne vais pas te laisser seul.

- C'est gentil.

Il me tendit sa main. Je lui serrai la poignée en signe d'accord.

- Ils vous ont dit quelque chose d'important ? demanda Sasori à ses parents.

Mes oreilles s'ouvrirent spontanément et attentivement.

- Non, rien qui puisse t'intéresser, répondit sa mère.

- Comment ça ? Tout m'intéresse, c'est ma sœur.

- Nous sommes submergés par tout ce qui se passe en ce moment Sasori, laisse nous le temps de souffler.

- Et moi, vous y pensez ou pas ? Je suis autant attaché à elle que vous. J'aimerais, moi aussi, pouvoir souffler et me dire que tout ça n'est qu'un cauchemar mais je n'y arrive pas. Il me semble que j'ai autant le droit de savoir ce qu'il va se passer que vous.

- Saso, commença sa mère.

- Non, Matsuri, il a raison, renchérit son père. Il a le droit de savoir. Si ta sœur ne fait pas d'efforts et ne reprends pas du poids, ils lui placeront une sonde, dit-il en louchant sur Sasori à travers le rétroviseur.

- Une sonde ? Mais Saku ne sera jamais d'accord.

- Parce que tu crois qu'on va lui demander son avis ? Si on l'écoutait, elle ne serait même pas à l'hôpital à l'heure qu'il est et elle continuerait sa petite vie d'anorexique.

- Tu devrais avoir honte Maman.

Les paroles de sa mère m'avait touché. Comment pouvait-elle parler de sa fille comme ça ? J'admettais qu'elle était peinée de la voir aussi faible mais de là à sortir "sa petite vie d'anorexique" aussi simple que bonjour, j'étais... surpris, c'était le mot oui. Avant ma venue ici, j'avais effectué quelques petites recherches sur ce monde bien particulier. A 90% , les parents se sentaient coupables de ce qui arrivait à l'enfant. Est ce que c'était ce qui se passait chez Matsuri ?

Sms de Naruto.
Yo teme, j'espère que tout se passe bien chez ta bien aimée. Juste pour te dire que j'ai invité Minami a passé la soirée avec moi et qu'elle a accepté. J'la joue cash ou pas ?

Enfin Naruto avait eu le cran d'inviter Minami. J'aurais aimé être avec lui pour le féliciter et lui faire notre tchèque bien viril avant de lui faire une accolade. J'étais comme ça avec mes amis. Aussi fusionnel que lorsque j'étais avec une fille on va dire. Ils comptaient pour moi et Dieu seul sait tout ce que nous avions parcouru et partagé ensemble. Cela ne faisait pas longtemps que je les avais quittés mais ils me manquaient, bien entendu je ne leur ai jamais dis, et ce n'est pas prêt d'arriver. Mais je parlais très souvent avec eux par message.

Sms à Naruto
Tu gères dobe. Foire pas tout sinon t'auras affaire à moi à mon retour, compris? Fonce, depuis le temps que tu l'attends. Sakura s'est faite hospitalisée, on fait avec mais c'est pas facile. Embrasse ma mère s'il te plaît et assure toi qu'elle va bien.

J'éteignis mon téléphone et reposa ma tête contre la vitre. Je me demandais comment allait être mes journées maintenant que Sakura n'était plus là. Sans doute vide et longue.

- Sasuke, je comprendrais que tu veuilles rentrer chez toi, m'annonça sa mère

- Pardon ?

- Sakura m'a énormément parlée de toi. Je crois bien qu'on connaît toute ta vie. Mais, je peux comprendre que tu n'as plus rien à faire ici dorénavant.

- Euh..

La façon dont sa mère venait de me dire ça me fit froid dans le dos. C'était un peu comme "tu n'as plus rien à faire ici, va t-en." C'était blessant mais encore faudrait-il qu'elle s'en rende compte.

- Je serai avec lui, renchéritSasori. Il ne sera pas seul, c'est bon, il peut rester.

- Et je crains que Sakura soit ravie si elle ne le retrouve plus à sa sortie, rajouta son père.

- Elle ne sortira pas de si tôt, ajouta sa mère.

- J'attendrais, assurai-je.

- Ils disent tous ça au début, ricana t-elle.

- Non mais tu t'entends Maman ? cria Sasori. Est ce qu'il t'arrive d'être humaine parfois ?

Elle se tût. Je vis sa mâchoire trembler de rage. Elle se retenait catégoriquement de fondre en larmes devant nous. Dans le fond, elle n'était pas méchante et était tout ce qu'il y a d'humain. Elle enfouissait des secrets, des remords, de la haine, colère et tristesse au fond d'elle. Le plus dur était de rester de marbre et je compris rapidement qu'elle n'y arrivait pas. Sasori venait de la toucher en plein cœur. Car oui, elle en disposait d'un quoiqu'on puisse penser.

Side of Sakura.

- Alors, comment ça va aujourd'hui ?

Abbie m'avait prise dans une salle afin de me faire une prise de sang.

- Je vais bien.

Alors que je pensais tout le contraire.

- Tu te plais ici ?

- Je dois vraiment répondre à cette stupide question ?

- Oui.

- Alors c'est non.

- D'accord. Tu sais, lors des repas, tu peux les prendre avec toutes nos malades au lieu de t'enfermer dans ta chambre. Elyssa ne veut pas c'est pour cela qu'on vous a apporté vos plateaux hier.

Je réfléchissais. Manger avec du monde m'aiderait peut-être à cacher plus facilement la nourriture. Et je me ferai moins remarquer. Il fallait que je teste cette possibilité.

- Je veux bien.

- Super ! dit-elle avec un grand sourire.

Super ? Elle venait de dire super ? J'avais oublié à quel point être ici était "super".

- Rien est super, dis-je en balançant son plateau par terre.

Je retournai dans ma chambre plus qu'énervée.

- Donne moi ton cuter.

- Quoi ? fit Elyssa en ne comprenant pas.

- S'il te plaît. J'en ai réellement besoin.

- Tu vas faire quoi avec ?

- Essayer d'oublier ma douleur.

Elle ne me demanda rien d'autres et sortit son "arme" de sa cachette. Je le pris et m'enferma automatiquement dans la salle de bain. J'eus à peine le temps de fermer le verrou que j'entendis Abbie au travers de la porte.

- Où est Sakura, Elyssa ?

- Dans la salle de bain.

- Et tu peux me dire ce qu'elle y fait ?

- Elle prend sa douche, dit-elle sûre d'elle, c'est interdit ?

Je mis aussitôt le jet d'eau en route et me mis à chantonner. Je ne voulais éveiller aucun soupçon, ce n'était vraiment pas le moment. Abbie partit suite à mon intervention. J'entrai réellement dans la douche et m'assis à même le sol. Des larmes se mirent à couler sans que je ne le demande. Je n'étais là que depuis un jour et je n'en pouvais déjà plus. Je passais ce cuter au niveau de ma cheville. Du sang jaillissait. Mon sang. Ma tête ne fit rapidement qu'un tour et me voilà désorientée de tout. Je continuai le long de ma cuisse ayant retenu les paroles d'Elyssa à ce propos. Je me laissai dans cet état un bon moment profitant de ce bonheur éphémère puis éteignis la douche. Je m'enroulai dans une serviette et sortis de la salle de bain. Elyssa jeta rapidement son regard vers moi et les écarquilla aussitôt.

-Sakura ! Tu as vu ta tête ! Tu vas bien ?

- Ou..Oui.

Un tournis s'empara de moi que je ne réussis pas à contrôler.

- Je n'aurai jamais du te laisser faire ça.

- J'en avais besoin.

- Il faut savoir dire stop et connaître ses limites.

- Et toi, tu le fais, dire stop ?

Je tanguais dès à présent.

- Saku, je vais appeler Abbie.

- Non ! Surtout pas. Elle risquerait de nous choper.

- Mais..c'est ta vie là.

- Je sais, souris-je.

Ma vie ? Quelle vie ? Une vue floue apparut et tous mes muscles me lâchèrent. Je m'évanouis bien trop épuisée pour lutter.
Je me réveillai dans un lit, mon lit, et étais recouverte d'une chaude couverture. Je ne savais pas quelle heure il était ni quel jour.

- Tu vas mieux ? Tu m'as fait une peur bleue tu sais !

- Tu ne diras rien de ce qu'il vient de se passer, n'est ce pas ?

- Je te promets que oui. Tu peux me faire confiance.

Même si elle avait pris peur suite à mon malaise, je savais qu'elle ne dirait rien. Parce que cette maladie nous poussait à mentir. Quitte à mettre notre vie en danger, elle était prête à tout pour nous détruire. Et ni Elyssa, ni moi n'étions maître de notre destin. Seule notre voix dans notre tête nous guidait. "Mange et tu grossiras." , "Fais toi du bien en te faisant du mal." , "Vomis sinon toute cette graisse restera à jamais en toi." 'Grosse vache.", "Maigris".

Jusqu'où ira ce démon en moi ?

« Ana veut que tu partages ta douleur avec elle, pas avec les autres. Ana est jalouse, attention. »


Bonjouuur à tous! J'espère que vous allez bien! Voilà, chapitre huit bouclé! Avec le commencement de l'hospitalisation.

A partir de ce chapitre, je vais sûrement avoir de plus en plus de mal pour vous publier des chapitres rapidement et avec plus de 3000 mots (faute de temps et de beaucoup de travail), peut être encore un ou deux chapitres arriveront à temps prochainement, mais ça va s'annoncer compliqué! Je préfère vous prévenir et je m'en excuse!

Qu'avez vous pensé de ce chapitre? Est ce que vous aviez imaginé un peu ce que serait l'hôpital? N'hésitez pas à me laisser vos impressions, critiques ou autre, je prends! :)

Réponses aux commentaires:

Isabelle-57: Et ouuui tu avais deviné! Je suis heureuse que tu ai ressentis les émotions que j'ai voulus transmettre, c'était mon objectif. Heureuse que ça t'ai plus! Merci beaucoup!

poppy-cherry: Eh oui, j'ai essayé de faire passer des émotions, si tu les ressens c'est le principal! Ah le déclic, espérons qu'il vienne, quand, va savoir, le plus dur c'est ce qui le déclenche malheureusement :/ Tu as bel et bien raison, c'est dur de guérir de ça aussi vite.. Meeerci pour ton commentaire et ton avis! A la prochaine!

Nuggets: Who who whoo, beaucoup trop de compliments
Ahah merci pour ces belles paroles! Personne n'insinue que tu es fragile, ne t'inquiète pas! xd Meeeeerci! Si tu savais à quel point ça me fait plaisir ce que tu dis là, c'était mon premier objectif en écrivant ce chapitre, prendre conscience que cette maladie peut arriver à tout moment, sans prévenir.

Et ouuui, ce sont des phrases que j'ai en quelque sorte de moi comme tu dis, quand mon amie me racontait comment elle vivait sa maladie, elle m'a souvent parlé de ça, le fait qu'elle entende sans arrête une voix lui dicter des ordres. J'ai alors pensé à le retranscrire en titres et autres. Heureuse qu'elles t'aient plus! :)
Pour le quotidien, je ne sais pas encore vraiment comment faire, j'ai quelques problèmes là dessus je vous le cache pas...
Eheheh tu peux continuer à te poser des questions, ça travaille ton imaginaire au moins, n'hésite pas à commenter tes hypothèses.
Meeeeerci pour ton commentaire, merci merci, et je l'espère bien!
Oveeeeeeer! (amixem yep)

Shoyo: Heureuse de t'avoir fait connaitre cette maladie si je puis dire ^^ Ah oui, 2 anorexiques dans ton lycée? Après je sais qu'il y a des gens maigres génétiquement donc si ça se trouve ils peuvent être dans ce cas là, ou bien l'être réellement et c'est plutôt effrayant. Se rendre compte qu'il y en a plusieurs dans son lycée doit être étrange, après ça dépend si c'est un graaand établissement ou non je pense^^ Si tu les connais, ou si tu connais leurs amis, n'hésitent pas à leur en parler (pas directement non plus bien entendu hein) ou juste te renseigner pour savoir si ces personnes le sont, se soignent ou autre. Ça peut sauver crois moi.

Sisi, je te comprends parfaitement! Et bien écoute j'aime ce que tu me dis là! Je suis heureuse si tu arrive sà "t'identifier" en quelque sorte, et que tu t'attaches à eux, vraiment! :) Ahah le ship, qui saaaait! ;) (bon je ne dirai rien mais tout le monde l'a deviné roh) Contente que tu aies aimé tout ça!

Merci beaucoup, et de rien? Bisous.

Amnou: Eh bien, je ne sais pas si tu verras cette réponse étant donné que tu ne dois sûrement plus lire mais je réponds quand même xd
Je pense que touuut le monde est d'accord avec ces trois premiers chapitres: ils sont insupportables avec leur parents, c'est un fait, tout le monde y compris moi irait bien les voir pour leur apprendre le respect. Maaais comme je l'ai dis, pour ces grosses choses là, je ne fais malheureusement qu'écrire l'histoire de mon amie, et je me souviens, quand je me rendais chez elle, c'était comme ça avec ses parents. Je lui répétais mais elle n'entendait rien, pour elle s'était normal et ne contrôlais pas ces sauts d'humeur. Pour Sasuke, eh bien j'ai dévoiler une partie du pourquoi du comment

Sinoooon! Un réel merci, quand on me dit ça, j'ai juste envie de pleurer tellement je suis heureuse d'entendre ça, c'est comme un accomplissement pour moi, je te pardonne le fait qu'ils t'énervent xD Après comme tu dis, dans le contexte ça n'excuse rien, mais je pense que comme chaque humain à son caractère (plus ou moins... fort on va dire) par conséquent la maladie est vécu différemment, après je ne remets pas du tout en doute ce que tu me dis, loin de là
Encore merci pour ton commentaire et ton avis! Merci d'avoir pris la peine d'exprimer ton avis alors! Et encore merci xd


Merci à touuuus pour tout vos gentils commentaires que vous laissez à chaque chapitre, je suis touuut le temps en train de m'enjailler quand je lis vos commentaires avec un sourire niais xD Eeeeet, on est a plus de 1000 vues, je n'y avais pas fait attention, mais merci à tout ceux qui lisent cette histoire et notamment ceux qui m'accompagnent en partageant leur avis! :)

Pour la semaine prochaine, chapitre 10: Un court moment de répit tu auras.

Je vous fais de gros bisous et à la semaine prochaine!
Over!