Mea culpa, mea maxima culpa...je n'ai pas pu envoyer le chapitre hier. Ce n'était pourtant pas faute de bonne volonté! Disons que j'ai eu une journée un peu compliquée...
Enfin, voilà qui j'espère réparera ma faute! Chapitre plus long, avec plein d'action. En plus, c'est mon préféré:)
Merci à Blackmamba!!
Les heures qui suivirent passèrent comme une sorte de rêve. Ginny ne devait en garder qu'un souvenir d'hébétude. Elle s'était d'abord attendue au pire: elle avait cru que son père était mort. Mais MacGonagall les avait vite détrompés, leur disant qu'il n'était que gravement blessé et qu'on l'avait emmené à St Mungo. Alors avait commencé l'attente, une attente angoissée qui ne leur permettait aucun repos. Ils parcouraient rageusement la salle commune, s'asseyaient pour se relever aussitôt. Le fait de ne pouvoir quitter Poudlard aussitôt, de peur d'attirer les soupçons d'Ombrage, rendait leur impuissance encore plus dure à supporter. Enfin, au matin, ils purent rejoindre le square Grimmauld.
Là-bas ils retrouvèrent Ron, Harry et Sirius. Les jumeaux assaillirent aussitôt Harry de questions – ils avaient vaguement cru comprendre que c'était par lui que la nouvelle était arrivée. Celui-ci leur raconta une étrange histoire de rêve et de serpent, mais Ginny perçut une certaine gêne en lui; lorsqu'il finit son récit, elle était sûre qu'il avait menti. Mais elle ne dit rien et alla s'asseoir, comme les autres, attendant.
Il y eut un premier message de Molly Weasley disant que leur père «était encore en vie». La formulation les glaça, et ils voulurent aussitôt partir pour St Mungo. Sirius les en empêcha, et les jumeaux, après avoir hurlé leur frustration et leur colère, finirent par capituler et se rasseoir. Les minutes semblaient des heures, et les heures une éternité.
Enfin Molly arriva, les traits tirés, mais un semblant de sourire aux lèvres. Ils comprirent alors qu'il était sauvé.
La visite à l'hôpital avait été programmée pour l'après-midi. Ils avaient déjeuné à Square Grimmauld, dans une ambiance presque festive. Tout l'ordre était rassemblé, et le soulagement était tangible. Mais Ginny passa le repas à épier Harry, ce qui ne fit qu'augmenter ses soupçons: les bonnes nouvelles ne semblaient pas l'avoir atteint. Il restait sombre, parlant à peine, ne touchant pas à son assiette. Lorsqu'à la fin du repas, il s'éloigna pour parler à Sirius seul à seul, elle s'éclipsa à son tour et monta dans sa chambre. Là, elle s'assit en tailleur sur son lit, et commença à se concentrer.
C'était un sort que lui avait appris Voldemort il y a peu. Elle ne le maîtrisait pas encore vraiment, et il lui réclamait énormément d'énergie. Mais il fallait qu'elle essaye. Elle voulait savoir.
Elle sentit son pouvoir se rassembler en elle, et lentement, elle le relâcha. Elle l'étendit peu à peu à sa chambre, puis à l'étage. Elle percevait maintenant le moindre craquement de parquet, les souris qui se faufilaient à travers les couloirs, le courant d'air qui agitait les feuilles d'un bouquet dans la pièce voisine. Avec un dernier effort, elle poussa son esprit jusqu'au rez-de-chaussée, jusqu'à la salle où s'étaient enfermés Harry et Sirius. Alors elle put entendre leur conversation.
Comme elle l'avait suspecté, Harry racontait à son parrain la véritable version des faits. Celle où il n'omettait pas le fait que dans son rêve, il était lui-même le serpent, que c'était lui qui attaquait. Il ajouta également que dans le bureau de Dumbledore, il avait senti une poussée de haine envers le vieil homme. Ginny en avait assez entendu. Avec précaution, elle replia son esprit. Elle pensait avoir compris. Elle était en rage.
Elle était épuisée, beaucoup trop pour une confrontation, mais cela ne la rebuta pas. Elle se précipita vers ses bagages et en extrait la bourse de graines d'asphodèles. Elle en avala une poignée, et au bout de quelques minutes elle sentit qu'elles faisaient effet. Elle hurla mentalement:
«Voldemort!»
Elle continua à hurler son nom. Enfin, elle sentit sa présence:
«Je te prierai de t'adresser à moi avec plus de respect.»
«Tout ça c'est de votre faute, n'est-ce pas? C'est vous qui l'avez attaqué!»
«De quoi parles-tu?»
Ginny pouvait sentir sa colère sous le ton apparemment froid et indifférent. Il n'avait l'habitude de se laisser ainsi agresser. Mais elle n'en avait cure.
«Je parle de mon père! Vous avez failli le tuer!»
«Vraiment?»
Devant l'ironie à peine masquée du propos, Ginny se sentit déstabilisée. Elle se rendit compte soudain qu'elle aurait voulut qu'il nie, qu'il prétende qu'il n'y était personnellement pour rien. C'est d'un ton presque suppliant qu'elle demanda:
«Dites-moi que vous ne saviez pas que c'était lui.»
«Les sorciers roux appartenant à l'Ordre ne sont pas si nombreux. Disons que j'avais une petite idée de qui il pouvait être.»
Le chagrin submergea la jeune fille. Etrangement, elle se sentait trahie.
«Comment avez-vous pu? Comment avez-vous pu me faire ça à moi?»
Il rit, et ce rire porta un dernier coup à la jeune fille:
«Que croyais-tu? qu'aucune des personnes que tu connais n'aurait à souffrir? Nous sommes en guerre, combien de fois faudra-t-il te le répéter? Ou bien tu pensais que je les épargnerai pour tes beaux yeux? Il était un obstacle sur mon chemin. Je l'ai éliminé.»
«Vous êtes abominable. Je vous hais! Je ne veux plus rien avoir à faire avec vous! C'est fini, vous entendez?»
Il y eut soudain un grand silence, pendant lequel Ginny prit conscience de ce qu'elle venait de dire. Son ancienne terreur la reprit, alors qu'elle sentait sa colère se resserrer comme un étau sur elle.
«Tu crois vraiment que tout est fini entre nous? Mais il est trop tard pour ça, mon ange. Tu as choisi. Tu es à moi, maintenant. A moi!»
Elle gémit:
«Non! Laissez-moi!»
«Tu pensais vraiment pouvoir dire «stop» quand ça t'arrangerait? Que je t'enseignais pour le plaisir? Toutes ces heures passées, et tu ne serais engagée à rien? Quand je pense à tout le temps que je t'ai consacré, pour en arriver à ça!»
«S'il vous plaît. J'ai mal!»
Sous l'effet de sa colère, elle sentait la pression augmenter sur son esprit. Elle avait l'impression que son crâne allait exploser.
«Vraiment? Je vois que tu n'auras rien appris. Quelle était ma première leçon, Ginevra? Réponds!»
«Contrôler ses émotions. Je vous en prie…»
«Exactement. Et que fais-tu? Tu viens à moi, épuisée et en colère. A ma merci. Tu sens à quel point je suis maître dans ton esprit, n'est-ce pas? Je suppose que tu es désolée, maintenant?
Ginny sanglotait presque maintenant sous l'effet de la douleur. Elle répondit d'une voix hachée par les pleurs:
«Oui. Pardon, pardon…»
«Je te pardonne. Mais il faut néanmoins que je te punisse. Je ne tolère pas la rébellion.»
«Non. S'il vous plaît…»
Il ne tint pas compte de ses supplications. Il investit complètement son esprit, déchirant au passage sa mémoire, la réduisant en lambeaux. Ginny ne pensait pas qu'on pouvait éprouver une telle douleur. Elle ne put y résister. Elle sombra dans l'inconscience.
Tout devint noir.
Lorsqu'elle revint à elle, la première chose que Ginny perçut fut la voix de son frère Ron.
«Hey, Gin, qu'est-ce que tu fais, tout le monde t'attend! On va à l'hôpital!»
Elle se leva péniblement; la douleur sourdait toujours dans un coin de sa tête. Elle avait du mal à se concentrer sur les paroles de son frère. Elle répondit avec difficulté:
«J'arrive tout de suite.»
«Tu es sûre que ça va?»
Elle avait envie de lui hurler «non, crétin, ça ne va pas!», mais elle se contint, et hocha simplement la tête. Elle ne pouvait pas parler à Ron de ce qu'il lui avait fait; ni à lui, ni à personne. Son hochement suffit pour le rassurer, et il quitta la pièce.
Ginny se dirigea en chancelant vers la salle de bain. Elle arrivait à peine à tenir debout. Elle dut se tenir au lavabo pour ne pas s'écrouler, avant de se passer le visage sous l'eau. Elle surprit son reflet dans le miroir: elle était pâle comme une morte.
Elle parvint à descendre l'escalier en s'agrippant à la rampe. Heureusement, tout le monde était trop occupé pour remarquer son malaise. Elle eut l'impression que Sirius lui jetait un regard curieux, et se détourna de lui aussitôt. L'avantage d'une famille nombreuse, c'est qu'on peut se perdre dans la masse.
Elle ne sut pas très bien comment elle parvint à survivre à cette journée, tout en donnant le change. Elle s'excusa dès que possible, prétextant qu'elle était fatiguée. Elle monta dans sa chambre, et s'écroula en pleurs dès que la porte fut fermée.
Les Weasley passèrent les vacances de Noël à Square Grimmauld, ce qui était beaucoup plus pratique pour aller à St Mungo. L'atmosphère était festive; même Sirius consentait à quitter son habituel air morose. Ginny se laissait bercer par l'allégresse générale, qui l'empêchait de s'attarder sur ce que Voldemort lui avait fait, sur sa mémoire en lambeaux. Jamais elle n'avait été aussi enjouée, et tout le monde s'y trompa. Elle gardait ses sentiments enfouis en profondeur.
Ce qu'il y avait de pire, c'est qu'elle ne parvenait pas à le haïr. Au fond d'elle-même, elle avait le sentiment que la punition était justifiée. A la rentrée, elle reprendrait les leçons; elle voulait reprendre. Elle ne parvenait pas à lui en vouloir: c'était comme reprocher au loup de manger des agneaux. C'était dans sa nature, et elle l'avait su depuis le départ. Maintenant elle avait appris la prudence; il s'agissait d'apprendre à s'en défendre, le cas échéant.
Elle écuma ainsi la bibliothèque des Black, mais sans résultat. Elle commençait à désespérer, et le terme des vacances se faisait de plus en plus proche. C'est alors qu'un soir, comme elle était avec Harry, Ron et Hermione, sa mère pénétra dans la pièce et déclara:
«Harry, mon chéri, le professeur Rogue t'attend dans la cuisine. Il a quelque chose à te dire.»
Harry s'éclipsa, l'air ahuri. Ginny saisit le premier prétexte pour sortir de la pièce, et se rua dans la chambre de Fred et George. Il n'y avait que George.
«Qu'est-ce que tu fais là, soeurette?»
«George, il me faut des Oreilles à Ralonge. Vite!»
Son frère prit une pose nonchalante:
«Et on peut savoir pourquoi?»
Cette détestable habitude de dire «on» alors que Fred n'était pas là. Ginny passa outre son agacement. Il y avait plus urgent:
«Harry est dans la cuisine avec Rogue. Apparemment, le professeur a quelque chose de particulier à lui dire, et ce n'est probablement pas une remarque sur son dernier devoir de potions…»
Une lueur d'intérêt s'alluma dans les yeux de George. Ses lèvres s'étirèrent lentement en un sourire, et il sauta prestement au bas de son lit. Il lui jeta:
«Descends, je te rejoins tout de suite.»
Ginny s'exécuta: elle descendit quatre à quatre les escaliers, et quelques secondes plus tard George apparut avec deux oreilles à la main. Il lui en tendit une:
«Tiens, prends.»
Ils se collèrent tous deux à la porte, prenant la conversation en cours de route, mais ils parvinrent à comprendre de quoi il retournait. Ginny ne put s'empêcher de sourire: elle avait trouvé la solution à son problème.
Il ne restait plus qu'à convaincre Rogue de lui apprendre l'Occlumancie.
Ginny guetta pendant plusieurs jours une occasion pour parler avec Rogue. Celle-ci se présenta deux jours avant la fin des vacances. L'Ordre s'était réuni dans son entier, et elle savait qu'après la réunion, Rogue était le seul à ne pas rester dîner à Square Grimmauld. Aussi, lorsqu'il fit mine de s'éclipser, elle le suivit dans le hall d'entrée. Lorsqu'il la remarqua, Rogue fronça un sourcil. De toute évidence, il était de mauvaise humeur. Il lui demanda d'un ton acerbe:
«Miss Weasley. Vous venez chercher quelque chose?»
«En fait, professeur, j'aurais voulu vous parler.»
Le sourcil se fronça encore un peu plus si c'était possible.
«Je ne vois vraiment pas de quoi.»
«J'ai une faveur à vous demander.»
Rogue croisa les bras en la considérant. Ginny devina une lueur dans son regard. La possibilité de jouer de sa situation de supériorité semblait le réjouir d'avance. Elle pressentit qu'il allait se montrer particulièrement dur à convaincre.
«J'ai entendu parler des cours d'Occlumancie que vous allez donner à Harry.»
«Cet avorton ne sait décidément pas tenir sa langue.»
Ginny se garda bien d'entrer dans une discussion sur les mérites de Harry. Elle suspectait que la remarque n'avait pour but que de la mettre en colère.
«Je voudrais apprendre, moi aussi.»
Rogue la regarda d'un air sidéré, puis une expression soupçonneuse s'installa sur ses traits.
«Vraiment? Figurez-vous que j'ai autre chose à faire de mon temps libre que de m'occuper d'élèves décérébrés. Je vous supporte déjà cinq heures par semaines, et j'avais cru espérer que c'était suffisant pour vous également.»
«S'il vous plait. J'ai besoin de l'Occlumancie.»
«Et pour quoi donc en auriez-vous besoin?»
Il faisait vraiment tout pour lui rendre les choses difficiles. Il savait très bien pourquoi elle voulait maîtriser l'Occlumancie, et il savait qu'elle savait qu'il savait. Mais après tout, c'était Rogue. A quoi s'attendre d'autre?
«Il faut que je sois capable de fermer mon esprit à Voldemort.»
«Aux dernières nouvelles, est-ce qu'il ne s'agissait pas plutôt de vous permettre de l'ouvrir davantage?Auriez-vous changé d'avis?»
«Non, je n'ai pas changé d'avis. Mais je suis trop vulnérable. Je ne veux pas être à sa merci.»
«C'est fascinant. Et en quoi cela me concerne-t-il?»
«Vous pourriez m'aider.»
Il laissa échapper un rire sarcastique:
«Etes-vous en train de faire appel à ma compassion? Je vous aurais cru trop intelligente pour essayer. Puisque le sujet est clos, si vous permettez, j'ai à faire.»
Il allait sortir, lorsque l'inspiration frappa Ginny. Elle déclara lentement:
«Vous devriez m'apprendre. Dans votre propre intérêt.»
La phrase eut son effet. Rogue s'immobilisa. Le regard qu'il lui lança était tout sauf rassurant:
«Expliquez-vous.»
Ginny déglutit. Elle jouait un jeu dangereux.
«Lorsqu'il m'a prise en apprentissage, Lord Voldemort m'a demandé de vous observer, et de lui rapporter tout ce que je pourrais découvrir sur vous. Jusqu'à présent, je n'ai rien dit.»
Il la toisa d'un air mauvais, mais froid. Il ne se laissait pas si facilement impressionner.
«Et que pensez-vous avoir découvert qui soit d'un quelconque intérêt pour le Seigneur des Ténèbres?»
Ginny se força à le regarder droit dans les yeux.
«Vous savez mieux que moi ce que vous avez fait.»
«Vous bluffez. Bien, je dois l'admettre. Mais vous bluffez.»
«Etes-vous prêt à prendre le risque?»
Il la regarda longuement. Ginny avait du mal à détourner ses yeux des siens.
«Je ne prends jamais de risques, Miss Weasley.»
«Ca veut dire que vous êtes d'accord?»
«Ca ne veut rien dire du tout. Legilimens!»
Ginny le sentit s'introduire avec brutalité dans son esprit, fouiller les recoins de sa mémoire. Elle essaya de le repousser, mais il semblait être partout. Lorsqu'il arriva dans la zone que Voldemort avait saccagée, elle fut prise de panique. Soudain il se retira.
«Par Merlin! Qui est-ce qui vous a fait ça?»
La question était plus rhétorique qu'autre chose. Rogue semblait secoué.
«C'était une punition.»
«Jusqu'où vont les dommages?»
Ginny inspira un grand coup. C'était dur d'en parler.
«Il n'a détruit que mes souvenirs d'enfance. Il me reste des images, mais aucune émotion qui aille avec.Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai besoin de l'occlumancie.»
Rogue la considéra gravement.
«Je suis désolée pour ce qu'il vous a fait. Mais ma réponse est toujours non. Le risque pour moi est trop grand.»
Ginny comprit soudain ce qu'il voulait dire: si Voldemort se rendait compte que Rogue l'aidait à se protéger de lui, il y aurait certainement des représailles. Elle ne pouvait pas lui demander de risquer sa peau pour rien en échange. Elle commençait à perdre courage, lorsqu'elle l'entendit dire:
«Il y aurait peut-être un moyen de nous entendre.»
Elle releva brusquement la tête vers lui, attendant qu'il s'explique. Il commença à arpenter la pièce:
«Ce que vous m'avez dit, à propos du Seigneur des Ténèbres qui vous aurait demandé de m'espionner, c'était vrai?»
Ginny hocha lentement la tête, puis la compréhension la frappa:
«Vous voudriez que je lui transmette les informations que vous souhaitez sur votre compte?»
Il eut un sourire satisfait:
«Je vois que nous nous comprenons. Vous auriez pu être à Serpentard, Miss Weasley. Alors, sommes-nous d'accord?»
Ginny essaya de réfléchir le plus vite qu'elle le put aux conséquences. Elle dit enfin:
«Je garde un droit de regard sur les informations que je transmets. Je ne veux trahir personne.»
«Qui parle de trahir, Miss Weasley? Il faudrait être inconscient pour vouloir trahir le Seigneur des Ténèbres, vous en avez pris conscience, je crois.»
Il dit ces mots avec un sourire ironique sur les lèvres, que Ginny ne sut comment interpréter. Finalement, elle déclara:
«C'est d'accord.»
«J'en suis heureux. Lundi soir à sept heures. Ne soyez pas en retard.»
Sur ces mots, il s'en alla.
Alors, ça vous plaît? Petite review yeux larmoyants?
