Bonjour bonjour !

Voici le chapitre 10 :)

Merci pour vos review, elle me font vraiment plaisir !

Bonne lecture, on se retrouve en bas !


Chapitre 10 : Juste une… dispute

Hermione accompagnée de son gros ventre de 6 mois ainsi que Daphné avec ses jumeaux encore bien au chaud farfouillaient dans les magasins à la recherche d'affaires pour les bébés. Elles avaient trouvé une boutique géniale consacrées seulement à ça dans un quartier sorcier. Les deux futures mamans s'éclataient, même si pour Daphné il était encore un peu tôt pour prévoir vêtements et autres pour ses bébés, elles avaient décidé d'aller voir ce qu'il y avait.

– Oh ! Hermione, viens voir ces petits chaussons ! s'exclama Daphné.

Elles n'avaient encore rien acheté, mais elles faisaient du repérage. Elles avaient prévu de prévenir les garçons pour venir tout acheter et ensuite, tout installer. Hermione était moins sûr que ça fonctionnerait avec Drago, mais elle allait sûrement tenter. Elle ne savait même pas où elle allait aller pour se loger avec son bébé. Il était temps de se secouer, et Hermione avait sérieusement pensé à prendre un appartement seule pour ne pas embêter Ginny. Mais ce n'était pas encore fait.

Les deux femmes allèrent ensuite chez Daphné où elles retrouvèrent Bérry et Harry. Celui-ci partait voir un match de Quidditch avec Blaise, Drago, George, Ginny, Ron et Astoria. Quand on parlait de Quidditch, il n'y avait plus aucune rivalité entre les quelques Gryffondor et Serpentard qui ne se côtoyaient pas trop. Le Quidditch n'intéressait pas particulièrement Théo, et celui-ci préférait rester chez lui après le moment qu'il avait passé avec Astoria, mais bien entendu, personne ne le savais. Pansy quant à elle ne se sentait pas vraiment à sa place avec les Gryffondor. Elle avait passé plusieurs moments avec le groupe d'amis, mais elle ne savait pas comment réagir en présence des rouge et or. Comme si elle ne pouvait pas être elle-même quand la pièce n'était pas seulement remplie de Serpentard.

Les deux femmes enceintes n'aimaient pas vraiment le Quidditch et avaient décidé de rester ensemble.

Elles passèrent donc l'après-midi ensemble à jouer à un jeu de société avec Bérry.

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

Drago assistait au match de Quidditch à côté de Blaise et d'Astoria. Son esprit était entièrement centré sur le match et non sur Astoria qui semblait s'ennuyer et qui lui racontait on-ne-savait-quoi. Il l'adorait, mais seulement hors d'un terrain de Quidditch ! Il se leva pour acclamer son équipe favorite en chœur avec les autres supporters quand un Poursuiveur marqua un but.

– Drago ! Tu m'écoutes oui ou non ? cria Astoria, contrariée.

– Oh… oh, oh, oh ! OUI ! hurla le concerné en retour quand un énième but fut marqué, sans faire attention à Astoria.

Il s'était encore une fois levé et acclamait l'équipe, hurlant des encouragement dans le brouhaha ambiant des supporters.

– Je vois… soupira Astoria, déçue.

Elle réfléchit quelques instants à la manière de s'y prendre pour qu'elle ait l'attention complète de son amoureux et mit son plan en place quand elle eut trouvé.

– Tu sais que la semaine dernière j'ai embrassé Théo ? C'était vraiment bien, il embrasse mille fois mieux que toi ! Vraiment, c'était…

– QUOI ? s'exclama Drago, toute son attention concentrée à présent sur Astoria et sur ses paroles.

– Ah, enfin ! Tu m'écoutes maintenant ?

– Qu'est-ce que tu as fait ?

Drago était dans une colère noire.

– Rien, je… Ce n'est pas moi ! Et nous n'étions plus ensemble à cette période alors…

– Mais qu'est-ce que tu racontes à la fin ? Théo t'a embrassée ? Il a fait ça ? Et il n'y a jamais eut de période où nous n'étions pas ensemble ! Quel…

– Ne l'insulte pas !

– Je vais aller le défoncer !

Drago se leva sur ses mots, près à tenir sa promesse avec un grand plaisir. Qui se permettait de poser les mains sur SA petite-amie ? Qui ? PERSONNE n'avait le droit de faire ça ! Elle était SA propriété et n'appartenait à personne d'autre ! Il était le seul à avoir le droit de l'embrasser !

Il sortit des gradins qui entouraient le terrain de Quidditch et une fois hors de cet endroit plein de monde, il transplana directement devant la porte de l'appartement de Théo.

Il ouvrit la porte d'un coup de pied tant sa colère était profonde. Ses pas décidés le menèrent dans le salon instinctivement, là où il le savait, Théo se trouvait. Quand il le vit allongé sur son canapé, il l'attrapa par le col de son T-shirt et le plaqua violemment contre le mur le plus proche. Il ne contrôlait plus ses gestes.

– Qu'est-ce que tu as fait ? hurla-t-il. Je t'interdis de poser les mains sur elle ! Tu m'entends ? Tu n'as pas le droit de faire ça !

Et sans écouter d'explications, sans dire un mot de plus, sans détailler la raison de sa colère, Drago asséna un violent coup de poing sur la pommette de Théo. Ce dernier lui rendit son coup après avoir grogné, énervé.

Les coups des deux jeunes hommes se répétaient sans cesse. La pièce était emplie d'injures et de grognement de douleur et de colère. Aucun des deux n'avait vraiment le dessus. Ils se battirent encore quelques minutes avant que Drago ne se lève, haletant, et qu'il parte après avoir lancé un regard de haine pure à Théo. Il pensait que son ami traître avait eu son compte, alors il le laissa là, au centre de la pièce, le nez et la bouche ensanglantés.

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

Hermione était installée à la petite table de salle à manger dans son appartement et en cherchait un autre, plus grand, à l'aide de dizaines de petites annonces qu'elle avait récolté un peu partout. À l'aube du mois de novembre et de son septième mois de grossesse, il était temps qu'elle trouve un endroit où elle et son bébé pourraient vivre paisiblement.

Elle recherchait un appartement avec un minimum d'espace, avec deux chambres et une petite pièce de vie. Elle n'avait pas les moyens d'avoir mieux, et elle était déjà assez exigeante. Il fallait que la salle de bain soit assez spacieuse, et que la chambre de son futur bébé le soit aussi pour qu'elle puisse y mettre les meubles qu'elle avait prévu.

Hermione était en pleine recherche quand des coups furent frappés à la porte. Elle se leva et alla ouvrir, piochant une banane dans la corbeille à fruits au passage.

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit un Drago Malefoy dont la pommette et la lèvre étaient couvertes de sang. Il avait aussi l'arcade ouverte peu profondément.

– Malefoy ? Mais qu'est-ce que…

– Désolé Granger, t'es la seule à qui j'ai pensé, la coupa-t-il.

Hermione hésita quelques secondes et le fit entrer. Il s'assit sur un fauteuil dans le salon sans en demander la permission, soupirant, cherchant à calmer la rage qui étaient encore bien encrée en son intérieur.

– Malefoy, qu'est-ce qui s'est passé ?

Hermione était un peu dépassée. Elle se doutait bien que le sang sur le visage de Drago signifiait qu'il s'était battu, mais pourquoi ? Et avec qui ?

– Rien, juste une… dispute.

– Drago, dis-moi, ou je te laisse te vider de ton sang ! S'exclama-t-elle.

Drago sourit sarcastiquement, amusé par la remarque de Hermione.

– N'exagère pas Grangie, je ne vais pas mourir de quelques éraflures, dit-il nonchalamment en haussant les épaules. Mais je suis flatté que tu t'inquiètes pour moi.

Hermione croisa les bras sur sa poitrine, la mine sévère. Ses yeux lançant des éclairs firent rapidement changer d'avis au Serpentard, qui déclara :

– J'ai seulement montré à quelqu'un qu'il ne faut pas toucher à ce qui m'appartient.

Hermione fronça les sourcils, réfléchissant à la véritable signification de cette phrase. Mais elle s'aperçut rapidement que ces quelques mots seraient la seule indication qu'elle aurait.

– Tu ne préfères pas attendre Ginny pour qu'elle te soigne ? dit-elle, peu à l'aise à l'idée de le soigner elle-même.

– Hermione, je ne vais pas attendre de me vider de mon sang, si ?

Il avait prononcé cette phrase avec un sourire malicieux, se moquant gentiment d'elle. Hermione leva les yeux au ciel et parti dans la salle de bain chercher la trousse à pharmacie Moldue qu'elle gardait depuis toujours. Et cette fois, Malefoy allait se souvenir de la manière dont il s'était moqué d'elle !

Hermione approcha une chaise du fauteuil où Drago s'était installé, et elle s'assit devant lui. Elle ouvrit la boîte qui refermait compresses, désinfectant, pansements et des bandes de sutures adhésives.

Le regard de Drago devint un peu plus méfiant quand Hermione approcha la petite bonbonne de désinfectant de sa pommette. Il éloignait son visage de cet objet inconnu au fur et à mesure qu'Hermione l'approchait. Hermione soupira, agacée, et elle prit le visage de Drago d'une main pour le rapprocher tout en disant :

– Malefoy ! Arrête de t'amuser ou je ne soigne pas !

Drago n'eut pas vraiment le choix de se dégager ou non puisque la prise de la Gryffondor derrière sa tête était ferme et le retenait de faire un quelconque mouvement de la tête. Hermione mit du désinfectant sur la blessure à la pommette, faisant grimacer le Serpentard.

– Merlin Granger ! Ça pique ton truc !

– C'est le but, ça désinfecte. Tu as voulu que je te soigne, c'est ce que je fais !

Hermione était très fière d'elle. Étant donné la profondeur des blessures, un simple sort de cicatrisation et c'était terminé. Mais elle avait décidé de le faire à la Moldu, bien que ce ne soit pas si douloureux que ça, pour embêter Drago. Et en voyant son visage, elle en déduit que ça fonctionnait.

– Tu ne connais pas les sorts de guérisons Hermione ? dit-il sarcastiquement alors qu'Hermione pressait la compresse contre sa blessure pour stopper le saignement.

Son ton moqueur et sa mine malicieuse firent qu'Hermione appuya plus fortement sur la plaie, ce qui fit grimacer Drago et sourire Hermione.

Hermione s'était relevée pour être plus à son aise pour le soigner. Drago faisait face au ventre de son ancienne ennemie, qui renfermait à présent son enfant. Il eut aussitôt envie de poser ses mains dessus, pour peut-être sentir son fils bouger ? Pour sentir sa présence ? Pour que ce bébé sache c'était lui son papa, et personne d'autre. Parce que ce petit être encore et toujours caché à sa vue faisait à présent partie de lui.

Il ne pouvait pas dire qu'il l'aimait vraiment. Il ne l'avait jamais vu, ne le connaissait pas. Il ne connaîtrait même pas son existence si il n'avait pas vue de ses propres yeux le ventre arrondit d'Hermione. Non, il éprouvait seulement envers lui une étrange curiosité. Il avait hâte que ce petit être naisse, pour qu'il puisse voir son visage, la couleur de ses cheveux, de ses yeux, de sa peau. C'était un peu comme si il attendait une preuve que ce bébé était bien le sien, comme si il attendait de voir ses cheveux blond et ses yeux gris sur une autre personne.

Alors il avança doucement sa main en direction du ventre d'Hermione. Celle-ci n'avait rien remarqué de son petit manège et continuait de le soigner. Drago survola de la main la peau cachée par l'une des robes d'Hermione. Il n'osait pas y mettre sa main. Peut-être qu'elle réagirait mal ? Ce serait peut-être franchir une des barrières qu'Hermione avait dressées ?

Mais il arrêta de se poser des questions et posa sa main sur le ventre d'Hermione. Ça ne dura que quelques secondes, mais il eut le temps de percevoir quelques mouvements. C'était un peu timide, mais il les sentait ! Son bébé était bien réel ! Ces sensations lui arrachèrent un petit sourire.

Mais avant qu'il n'ai pu sentir encore plus son bébé, Hermione frappa sa main et dit :

– Bats les pattes Malefoy !

Drago fit sa mine la plus innocente possible, composée d'une moue adorable et d'yeux de chien battu.

– Mais Hermione…

– C'est non !

Il n'osa plus rien dire.

Hermione ne savait pas vraiment pourquoi elle avait réagi comme ça, mais ça avait été plus fort qu'elle. Sentir sa main sur son ventre l'avait électrisée d'une manière peu agréable. Non, ce n'était la même électrocution que lorsque l'on ressent du désir, ou même un quelconque sentiment amoureux. C'était une sorte d'électrocution de surprise, avec il fallait le dire, un peu de dégoût mélangé. Il n'avait pas le droit de la toucher à cet endroit, bébé en route ou non, papa ou non. Cet endroit lui appartenait encore à ce qu'elle sache !

La Gryffondor finit de soigner toutes les plaies de Drago dans un silence gêné. Elle avait appliqué des bandes du sutures sur celle à l'arcade.

– Et voilà Malefoy ! fit-elle avec enthousiasme en se levant.

Qu'il avait l'air ridicule avec ces trois petites bandes blanches sur le sourcil ! Hermione partit ranger sa petite trousse à pharmacie dans la salle de bain et revint dans le salon.

Drago resta quelques secondes le regard dans le vide, puis il releva la tête et regarda autour de lui. Il fut rapidement intrigué par la télévision qu'il y avait dans un coin de la pièce.

Hermione s'approcha alors doucement et s'assit dans le canapé. Sans qu'aucun des deux ne dise rien, elle attrapa la télécommande et alluma la télévision. Elle prit un DVD au hasard dans une petite commode et l'inséra dans le lecteur. C'est alors qu'un film d'action commença. Hermione était assise sur le canapé, les jambes étendues sur la table basse, et Drago était sur le fauteuil, totalement captivé par l'image mouvante beaucoup plus longue que les photos sorcières qui diffusait du son et racontait une histoire. En plus de ça, l'image était en couleurs !

« Comme quoi, se dit-il, les Moldus ne sont pas si idiots que ça. »

*...¨...¨...¨...¨...¨...*

Pansy Parkinson était en recherche d'emploi. Elle habitait encore chez ses parents et souhaitait partir le plus rapidement possible, en ayant plus que marre de ses parents. Ils la dégouttaient ils avaient réussi à échapper à Askaban uniquement parce qu'il n'y avait eu aucune preuve durant la guerre qu'ils appartenaient au camp de Voldemort. Pansy avait beau être une Serpentard dans l'âme, elle n'avait jamais fait partie des Mangemorts et aimait son monde comme il l'était. Elle n'aimait pas particulièrement les Moldus, mais elle ne leur ferait pas de mal.

Pendant les 7 ans qui s'étaient déroulés après la guerre, Pansy n'avait passé que peu de temps chez elle. Elle vagabondait de ville en ville, louant des appartement. Le loyer et la nourriture étaient jusque là payés par ses parents, qui ne la supportaient pas plus qu'elle ne les supportait. Cependant, depuis peu, ceux-ci avait décidé de lui couper les vivres, la forçant à retourner chez eux quelques mois. Elle n'en pouvait plus, et Pansy ne pouvait pas squatter chez ses amis tous les soirs.

Alors elle s'était décidée à gagner sa vie en travaillant, acheter son appartement et enfin ne plus avoir à voir ses parents.

Toujours était-il qu'elle se rendait au Club Polynectar en ce 29 octobre 2005. Elle avait appris depuis peu que George Weasley, le patron, cherchait une employée. Alors elle avait décidé de se présenter, que perdait-elle si il refusait ?

Elle entra dans le club vide à cette heure-ci. Enfin, pas tout à fait vide. George était seul accompagné de son barman, et ils s'affairaient à préparer la salle pour la fête du soir-même. Ils remplissaient les bouteilles d'alcool à l'aide de nouvelles, ils remplissaient des milliers de verres de Polynectar et nettoyaient l'immense salle de plusieurs coups de baguette magique.

Vidée de la foule qui remplissait le club chaque soir, la pièce paraissait absolument géante. Le plafond était incroyablement haut. Le carrelage argenté effet miroir accentuait la taille de la salle. Pansy était déjà venue passer une soirée dans ce club, et jamais elle n'aurait pensé que c'était aussi grand !

– Tiens, Parkinson ! Te voilà, dit George en avançant vers elle.

Il lui tendit la main. Elle hésita un peu, méfiante, puis la serra. C'était vrai que les Farces et Attrapes des Weasley étaient connues après tout, il fallait s'en méfier !

– Bonjour Weasley, répondit-elle.

Elle n'hésita pas une seconde de la manière dont elle devait l'appeler. Pas question de l'appeler monsieur ou quoi que ce soit de ce genre !

– Donc, tu as besoin d'un job ?

– À ton avis ?

– Moi j'ai besoin d'une employée. Tu es donc la bienvenue. Si tu pouvais commencer ce soir, ça m'arrangerait !

Puis il tourna les tallons après lui avoir sourit. Pansy ne l'avait jamais vraiment côtoyé à Poudlard, mais elle se rappelait très clairement de la manière dont les yeux des jumeaux Weasley étincelaient de malice. Ils étaient toujours enjoués, ils avaient toujours le sourire aux lèvres.

Et cette étincelle de vie et de joie avait quitté le regard de George. Elle se doutait bien d'ailleurs que cette étincelle avait disparut à la mort de Fred Weasley, son frère jumeau qu'il n'avait jamais dû quitter plus de quelques minutes.

– Attend, Weasley ! Tu m'engages ? dit-elle quand il se fut retourné. Là ? Maintenant ? Sans me questionner plus que ça ? Mon expérience professionnelle ? Mon sérieux ? Ça te parle ? T'as confiance en moi ? Moi, Pansy Parkinson, la Serpentard, fille de Mangemorts et amie de Drago Malefoy ?

George sourit alors, d'un sourire malicieux, énigmatique. Puis, sans répondre plus que ça à ses questions, il dit :

– Appelle-moi George.


Voilà !

Alors un peu d'Hermione, un peu de Drago, un peu de Dramione et un peu de Pansy, ça fait un chapitre... Super ? Pas mal ? Nul ? Comme d'habitude ?

A vous de me le dire !

A bientôt !