Buoggiorno ! (Un chapitre, une langue)
Ca vaaaaaaaaaaa les petits porridges ? Comment ça, moi ? Bien sûr que ça va ! Demain c'est les vacances, et qui dit vacances dit: écrire !
Écrire me manque de plus en plus, pleins d'idées s'entrechoquent dans ma caboche et pas le moyen de trouver une minute pour les poser quelque part ! Alors le clavier va chauffer j'vous l'dis !
Par contre... Et c'est moins le drôle... Les prochains chapitres se feront attendre car Newt et Leta prennent eux aussi une courte période de farniente ! Je sais c'est pas cool (mille excuses) mais je préfère ne pas me prendre la tête pendant ces deux semaines et prendre de l'avance, plutôt que bâcler des chapitres dans quelques semaines faute de matières !
Mathilde, hello lovely ! J'espère que ta semaine c'est bien passé ! Je sais que tu ne prendras pas longtemps à écrire une petite review, apparemment le f5 chauffe pas mal ;) A chaque fois tes mots me touchent énormément, et si je continue à publier, c'est pour des personnes comme toi ! Mille merci de suivre cette histoire et de me soutenir, et mille merci c'est trop peu ! Sorry de briser ton cœur, ce n'était pas mon intention ! Je te promets, j'essaierai d'être la plus douce possible avec les cœurs de nos protagonistes préférés :P Merci merci merci et j'espère que ce chapitre te plaira !
Salut Camille, bravo pour ta review, elle est bien arrivée à destination ;) ! Merci d'avoir pris le temps de m'écrire un petit mot, c'est toujours très sympathique d'avoir des retours de lecteurs, et c'est très motivant ! J'espère que ce chapitre ne te décevra pas, et -si tu y arrive une nouvelle fois- je serai ravie de lire ton avis ! Bonne lecture !
Merci aussi a Salem1105, j'espère que celui-ci te plaira ;) !
Sur ce, bonne lecture !
- Sois plus précis dans ton geste, comme ça ! Dis-je en créant des moulinets avec mon poignet. C'est un sort rapide et précis il faut que ton geste le soit aussi.
La quatrième année acquiesça, et je me mis en position à quelques mètres. Le club de duel avançait bien et Filius avait fidélisé les adhérents. Le rendez-vous plaisait tellement que, une fois par mois, il avait instauré un gouter tous ensemble, pour favoriser l'entente entre nos maisons. C'était un endroit sympa et je m'étais laissé prendre au jeu. Les gryffondors laissaient leur fierté à la porte et même quelques serpentards étaient venus nous rejoindre, suite aux recommandations de leurs amis.
- Experliarmus !
Je fus désarmée dans la seconde. Les élèves autour de nous s'arrêtèrent quelques instants puis applaudirent, et j'en fis de même. On travaillait généralement en binôme, palliant les difficultés les uns des autres. Les plus vieux aidaient les plus jeunes, et quand on avait une minute on s'aidait mutuellement. Le groupe avait crée des affinités profondes et je m'amusais de voir les élèves du club se côtoyer dans les couloirs du château.
Même Newton avait trouvé un semblant de place entre nous tous, aidant les plus jeunes à s'améliorer. Depuis qu'il m'avait confié son secret, notre relation avait quelque peu évoluée. Ce n'était pas rare que nos regards se croisent furtivement au détour d'un couloir ou d'un duel. La situation m'amusait beaucoup et j'adorais sentir les nuées de papillons s'envoler dans mon ventre. Quelques fois, quand c'était à mon tour de surveiller les couloirs, j'allais le rejoindre dans la Salle-sur-Demande et on passait la soirée à discuter et à rire en s'occupant des créatures magiques.
- Merci à tous d'avoir encore une fois été présent au club ! Dit Filius, ravi. Cette fois-ci j'ai le regret de vous annoncer que c'était notre dernier rassemblement avant les vacances de Noël ! Je vous souhaite donc à tous de très bonnes fêtes et mes meilleurs vœux !
Les étudiants saluèrent le petit homme. J'étais vraiment heureuse pour lui qu'il ait trouvé sa voie dans ce club. Filius était un sorcier généreux et toujours prêt à rendre service. C'était un ami fidèle sur qui on pouvait toujours compter, et je mettais ma main à couper que s'il n'était pas si perfectionniste dans son travail, il aurait fait un excellent poufsouffle.
Les élèves quittèrent la salle petit à petit, happés par l'appel de la faim, et je restai pour aider le gobelin. Je rangeai les mannequins ou l'on s'entrainait aux sorts les plus complexes, et remis les chaises en place. Le semi-homme me souriait, très heureux du déroulement de son club.
- Qu'est-ce que tu en penses si à la rentrée j'organise un petit concours de duel ? Me demanda mon ami.
- Ça pourrait être une bonne idée, en effet. Dis-je
- Je pense oui, dit-il en continuant sa phrase pour lui-même.
Je sortis dans les couloirs et partis en direction de la grande salle, affamée. Newton était appuyé sur un pilier, et il se redressa en m'apercevant.
- Qu'est-ce que tu fais encore là ? Dis-je, étonnée.
- Rien, dit-il avec un sourire aux lèvres en se joignant à moi.
Nous continuâmes à marcher jusqu'à la Grande-Salle, cote à cote. C'était du Newton tout craché : il ne savait pas parler, alors il agissait. La première fois qu'il avait fait ça, c'était quelques semaines plus tôt. J'étais en retard au cours de SaCM, et j'étais sortie du dortoir en oubliant mon écharpe. Il neigeait dehors et le froid glacial nous dévorait tous. Petitas, prévoyant comme à son habitude, nous avait fait passer les deux heures dehors, à nourrir des chartiers. Newton s'était alors approché de moi, et m'avait tendu son écharpe sans un mot.
Depuis ce jour, il multipliait les attentions du genre pour mon plus grand bonheur. Si je n'avais aucune idée de ce qu'il pouvait bien penser de tout ça, j'étais au moins fixé sur l'attention qu'il me portait. J'étais devenue plus que son amie en tout cas. Et ça me rendait furieusement heureuse. Alors il m'arrivait de sourire en plein milieu d'un cours, ou de la journée, sans raisons apparentes. Sylver se moquait souvent de moi en voyant mes joues rosées, diagnostiquant les symptômes d'une éclabouille sévère. Il criait ça sur tous les toits et Julia en était furieuse car elle avait remarqué que les premières années nous évitaient soigneusement. Et moi, j'étais bien trop heureuse pour me préoccuper de tout ça.
Le brouhaha de la grande salle commençait à bourdonner à nos oreilles et le tintement particulier des couverts emplissaient le couloir. Je lançai un regard en coin à Newton, qui semblait aussi ravi que moi d'aller manger après une séance d'entrainement intensive. Trois sorciers venaient de sortir, et je levai les yeux vers eux, sentant Newt se tendre à mes côtés.
Je tomba nez à nez avec le regard malsain d'Alessandre qui semblait me souhaiter les pires horreurs. Incapable de contrôler la peur qui glaçait mon cœur à sa vue, je baissai instantanément les yeux. Le corps de Newton se rapprocha inconsciemment, en signe de protection. Qui pouvait bien me protéger des souvenirs à présent ? Je continuai ma route, les yeux vissés sur le sol. Je priai Merlin que Newt à mes côtés fasse de même. Je fis encore quelques mètres, le corps tendu comme un arc.
- Y'a un problème Scamander ?
Le moment que je redoutais était arrivé. Je fermai les yeux, espérant disparaître instantanément. Newton se stoppa et je fis de même.
- Aucun problème. Dit-il, mesuré.
- T'es sur ? Parce que j'aurais parié que t'étais en train de me fixer méchamment ? Lança le serpent en rebroussant chemin.
Je tirai sur sa manche, l'attirant vers moi. Il ne manquait plus que Newton donne de bonnes raisons à McGrégor pour relancer les hostilités, et je signais mon arrêt de mort dans la seconde. J'insistai, lui faisant comprendre que le meilleur moyen d'éviter le conflit était de fuir.
- Ce n'était pas intentionnel alors, dit-il finalement.
- Ah oui ? Tu vois, moi je pense plutôt que ta petite copine t'a raconté ce qu'il s'est passé. Elle t'a dit à quel point elle pleurait ? Rigola-t-il, malveillant.
Newton s'avança vers lui, furieux. Alessandre avança aussi, prêt à se battre. Je m'interposai entre eux deux, plaquant mes bras sur Newton, l'empêchant de faire un pas de plus.
- Je t'en prie, Newt, arrête ça. S'il te plait, fais demi-tour et laisse tomber. Ignore-le c'est une vipère, il ne mérite même pas qu'on lui prête attention. Le suppliai-je.
Newton continuait de fixer McGrégor, sans sourciller. Au bout de quelques secondes, il tourna son regard vers moi et je sentis son corps relâcher la pression sous mes bras. J'en profitai pour le tirer par la manche, l'emmenant le plus loin possible de ce nid de serpent venimeux. J'entendais la troupe de Mcgrégor nous huer et rigoler à gorge déployée derrière nous.
- C'est ça Scamander, fuis ! Dommage que tu ne puisses plus pleurer dans la cape de ta maman maintenant ! Cria Alessandre.
Je n'eus pas le temps de comprendre le sens de la phrase que Newton fit volte-face. Le temps de me retourner, je vis McGrégor projeté dans les airs s'écraser quelques mètres plus loin, comme une poupée de chiffon. Et Newton immobile, bras et baguette tendus. Je plaqua mes mains sur ma bouche, incapable de croire ce qui venait de se passer sous mes yeux. Newton venait d'agresser Alessandre en plein milieu du couloir, devant des dizaines de témoins. Personne ne bougeait, et les acclamations dans la foule commençaient à monter, virulentes. Les élèves sortant de la grande salle venaient se masser autour de nous, regardant McGrégor qui essayait de se relever, encore sonné.
Les pas pressés du professeur de potions retentirent, et il s'approcha d'Alessandre, l'aidant à se relever. Il nous toisa un instant, hargneux, et partit vers l'infirmerie, son élève sous le bras. Le reste du corps professoral arriva à toute vitesse, attiré par le bruit.
- Miss Lestrange, veuillez me suivre. Dit mon directeur de maison, furibond.
OOO
- Mais enfin qu'est-ce qui vous a pris ! S'écria le directeur de l'école.
Ça faisait une dizaine de minutes que le directeur nous remontait les bretelles devant tous les professeurs. J'étais plus rouge que l'écharpe des gyffondors, et incapable de relever la tête sous la virulence des réprimandes. Si mon père venait à apprendre ce qui c'était passé, j'allais être consigné dans ma chambre jusqu'à la fin de ma vie, voire plus. Je tentai un léger coup d'œil vers Newton qui se tenait droit comme un piquet, les yeux rivés au sol, la mâchoire contractée. Il était surement entrain d'imaginer McGrégor se faire piétiner par un troupeau de centaure.
- M. Scamander, tonna la voix de Phineas Black, implacable. Vous avez conscience que la violence est lourdement sanctionnée dans mon école ! Pourquoi avoir attaqué M. McGrégor ?
Je fermai les yeux, prête à entendre Newton dévoiler ma plus grosse honte à l'ensemble des professeurs. Je me sentais vraiment incapable de rendre des comptes devant toute cette assemblée. Je respira un grand coup, attendant la sentence.
- Il m'a provoqué, c'est tout. Dit Newton.
J'ouvris les yeux, surprise. Alors il préférait cacher la vérité quitte à être lourdement sanctionné, plutôt que de me mettre dans l'embarras. Une vague de culpabilité m'envahit. Il n'hésitait pas à se mettre dans les ennuis pour moi. Ce garçon était indéchiffrable.
- Vous vous exposez à de lourdes sanctions . Dit le directeur.
- Il mérite d'être renvoyé ! S'insurgea le professeur de potion. Il a agressé un de mes élèves volontairement !
Dumbledore venait de bouger à quelques mètres de moi, surement réveillé par la dureté de la sanction évoquée. Il s'avança au milieu de l'assemblée, serein, son regard perçant posé sur Newton et moi, nous passant au rayon X.
- Voyons professeur Curechaudron, ce ne sont que de jeunes élèves qui ne réalisent pas encore la portée de leurs actions. Dit le professeur, tempérant la fougue de son collègue. Monsieur le directeur, si vous le permettez, je pense qu'effectivement, M. Scamander mérite une sanction pour avoir enfreint les règles de l'école, mais surement pas d'être renvoyé. L'école est un lieu où on n'apprend chaque jour, et même de ses erreurs. Il serait malvenu de renvoyer un élève pour avoir appris une leçon de plus, n'est-ce pas ?
L'assemblée acquiesça d'un même mouvement, conquit par la sagesse de Dumbledore. Cet homme ne cessait de forcer le respect. Je n'avais aucun doute sur sa qualité de directeur au moment du départ en retraite de Black.
- Hé bien Albus, je vous laisse vous charger de la sanction de M. Scamander. Et vous, dit le directeur en fixant Newton, ne vous avisez pas de recommencer, ou je serais moins clément que votre professeur sur l'apprentissage de vos leçons.
Les professeurs se séparèrent en vitesse et Newton et moi sortirent à la suite de Dumbledore, qui nous fit signe de le suivre. Nous marchâmes en silence jusqu'à son bureau ou il nous invita à entrer avec un sourire bienveillant. Le cabinet était attenant à sa salle de classe et regorgeait de mille et un objets farfelus. Mon regard fut attiré par les fizwizzbiz qui attendaient sagement dans un saladier, appelant mon ventre affamé. Au fond de la salle, sur un perchoir doré, un oiseau flamboyant dormait paisiblement.
- Que s'est-il passé Newton ? Ce n'est pas dans tes habitudes d'être agressif de la sorte. Dit Dumbledore en rejoignant son bureau.
Le professeur me fixait, attendant une réponse de Newton. Je détournai le regard et repartit une énième fois à la contemplation du sol de château. Il avait cette désagréable manière de donner l'impression de découvrir nos secrets inavouables, rien qu'en nous observant.
- Il a parlé de ma mère, répondit Newton, encore irrité.
Le directeur des lions s'adossa à son fauteuil dans un soupir. Je ne comprenais pas tout ce qui se passait ce soir, mais ces deux étaient plus que professeur-élève, c'était évident.
- Parfois les gens sont cruels, renchérit le professeur de métamorphose, l'Homme est fait ainsi, capable du meilleur et du pire. Mais ne laisse pas les âmes les plus amères ternir la tienne. Et ça vaut aussi pour vous miss, ajouta-t-il dans un sourire espiègle.
Je rougis légèrement sous la remarque du professeur, convaincue qu'il était allé fouiller dans mon esprit grâce à je ne savais quelle magie. Il se leva de son siège et s'approcha de l'oiseau qui dormait, immobile. Il lui gratta la tête et celui-ci se réveilla, enchanté. Newton le fixait en attendant la suite.
- Ta mère savait voir le meilleur là où le pire faisait son œuvre. Lança-t-il sans quitter des yeux l'animal. Je l'ai toujours admiré pour cette qualité, et nous devrions tous nous efforcés à devenir aussi vertueux qu'elle.
- Excuse-moi, je n'aurais jamais dû agir sous le coup de la colère, s'excusa Newton.
- Ce n'est pas à moi que tu dois des excuses, fit Dumbledore. C'est à Alessandre et à toi-même. Maintenant, tu te doutes que les professeurs Curechaudron et Black attendent de moi une sanction à la hauteur de tes infractions. J'ai quelques essais de métamorphoses qui trainent dans mes archives, je serai ravi que tu m'aides à remettre tout ça en ordre, dit-il enjoué.
Connaissant le professeur Dumbledore, Newton allait en avoir pour des siècles de paperasses à trier, mais ça valait toujours mieux que de récurer des chaudrons au fin fond des cachots humides. Ou même d'être renvoyé de Poudlard. Il nous offrit son sourire le plus sympathique avant de nous congédier. Une fois la porte de close, j'osai lever la tête vers mon ami qui me fixait en retour.
- On a loupé le dîner, dit-il dans un sourire.
Je rigola à m'en tordre le ventre, évacuant toute la pression. Nous restâmes plusieurs minutes à rire dans les couloirs, sans pouvoir ni vouloir s'arrêter. Cette soirée avait été éprouvante et promettait pleins de nouveaux ennuis. Mais ce soir je m'en fichais parce que j'étais dans les couloirs avec la personne qui faisait rougir mon cœur, rigolant à pleines dents de nos bêtises. Et c'était vraiment agréable de se délester de ses problèmes.
- Tu as faim ? Demanda-t-il. On peut aller faire un tour dans les cuisines si tu veux.
- Tu sais où sont les cuisines ? Dis-je, étonnée.
- Bien sûr, comme la plupart des poufsouffle ! Lança-t-il sur le ton de l'évidence. Faut juste savoir comment y rentrer.
Nous prîmes la route des cuisines, imitant le directeur Black nous réprimander et riant de bon cœur. Les cuisines se situaient à côté de l'entrée de la salle commune des poufsouffles, ou j'avais surpris Newton quelques mois plus tôt. Je souris en repensant à ce moment, qui avait marqué notre amitié. Il s'approcha d'un tableau ou une énorme coupe argentée vomissait des fruits colorés et caressa l'immense poire verte en son centre, quand une poignée sortit du tableau. Il l'actionna et m'invita à entrer dans la pièce.
L'énorme pièce ressemblait en tout point à la Grande Salle et j'en déduisis qu'elle se situait juste en dessous de celle-ci. Des tables y étaient agencées de la même manière et des énormes casseroles et marmites de cuivres étaient suspendus au mur et au plafond. Des petits elfes de maisons gambadèrent jusqu'à nous, les bras chargés de victuailles. Ils nous firent nous asseoir à une table, et posèrent devant nous assez de nourritures pour rassasiés une dizaine de personnes.
Newton discutait avec eux, naturellement, et je l'observais traiter ces créatures comme ses égales. Je n'avais jamais vu auparavant de sorciers être aussi courtois avec des elfes de maison. Mes parents nous avaient toujours élevé en les ignorants et je me sentis bête tout d'un coup, me rendant compte que j'avais négligé pendant des dizaines d'années des êtres vivants, comme moi. Je croquai dans un bout de tarte à la citrouille, songeant à l'incroyable soirée que l'on venait de passer.
- Tu connais bien le professeur Dumbledore, n'est-ce pas ? Dis-je à Newton.
- Oui, répondit-il en coupant court à la conversation.
Je tournai le regard vers lui, exaspérée. Il fit comme s'il n'avait pas remarqué mon mécontentement, bien qu'un léger sourire vint étirer ses lèvres.
- C'est un vieil ami de ma mère, c'est comme un parent pour moi. Eluda-t-il. Mon frère et moi on l'a toujours connu, du plus loin que je m'en souvienne.
- Comment ils se sont rencontrés ? Dis-je.
Newton me regarda quelques instants, partagé.
- La sœur d'Albus était très malade. Alors son frère, Alberforth, est venu chez mes parents alors que ma mère était enceinte de moi. Elle est toujours restée très floue sur l'histoire, mais elle a accompagné Ariana pendant plus de deux ans. Ajouta-t-il. Cet été, en fouillant dans ses notes, j'ai appris qu'elle travaillait sur une sorte de magie inconnue qui touche une faible proportion de sorciers, l'obscurus. Une magie rare et oubliée à en croire ce qu'elle décrivait.
- Qu'est-ce ? Dis-je, intéressée.
- Je ne sais pas trop, une sorte de magie incontrôlable apparemment, qui se manifeste chez certains sorciers.
- Alors Ariana était un obscurus ?
- Oui, enfin un obscurial, corrigea-t-il, c'est comme ça qu'elle mentionne les sorciers émanant cette magie dans ses notes. A l'époque, les enfants Dumbledore étaient orphelins et Albus et Alberforth s'occupaient de leur sœur.
- Qu'est devenue Ariana ?
- Elle est morte. Un soir alors que ma mère était chez les Dumbledore, il y'eut apparemment une dispute entre Alberforth, Albus et son meilleur ami, un certain Gellert Grindelwald. Personne ne sait vraiment la suite de l'histoire mais vraisemblablement Ariana n'a pas pu contrôler sa magie et ma mère s'est interposée.
- Oh… Demandai-je, troublée
- Personne ne sait vraiment ce qui s'est passé après… Ariana a simplement disparu. Dit-il. Ils n'ont jamais retrouvé son corps. Mais ma mère a été gravement blessé, et a dû rester à Ste Mangouste plusieurs mois. Ajouta-t-il, la mine sombre. Depuis cela, elle est toujours restée très fragile, pouvant à peine sortir de la maison. Elle avait beaucoup de problèmes respiratoires, et sa santé était très fragile.
- Je n'aurais jamais pensé que les rumeurs qui couraient sur Dumbledore était en réalité si... dingue... Dis-je, surprise.
- C'est une partie de l'histoire d'Albus qui reste très floue, malgré qu'elle ait défrayé la chronique. Ma mère et les Dumbledore ont tout fait pour garder cette histoire secrète afin d'éviter les rumeurs grotesques.
- Waouh, je suis désolée… Dis-je, c'est vraiment horrible ce qui est arrivé à ta mère et à leur sœur.
J'étais sous le choc, je n'avais jamais imaginé que la mère de Newton avait eu un accident aussi grave alors que ses fils étaient si jeunes.
- Oui, avoua-t-il, depuis ce temps-là Alberforth et Albus sont restés très proche de ma famille, se sentant certainement coupables de toute cette histoire. Dit-il. En tout cas, les deux frères eux, ne s'adressent plus vraiment la parole.
- Et ton père, comment il a réagi ? Dis-je, un peu indiscrète.
- Mal. Très mal. J'étais trop jeune pour m'en souvenir, dit-il, mais il n'a jamais adressé la parole à Albus depuis l'accident. Alberforth a dû lui dire des choses qu'on ignore pour qu'il en veuille autant à Albus.
- Et ta mère ?
- Ma mère a toujours affectionné les frères Dumbledore de manière égale. M'informa-t-il. Elle n'en a jamais voulu à l'un ou à l'autre pour cet accident, disant que c'était les risques de son métier et que si elle devait retourner en arrière, elle ne changerait rien mise à part le décès tragique de la cadette. Elle considérait Ariana comme sa propre sœur je pense, elle était très chagrinée après sa mort.
- Ta mère était vraiment une femme exceptionnelle…
Je n'avais jamais vu les parents de Newton, même sur le quai de la gare. Je savais maintenant pourquoi : le destin n'avait pas épargné sa famille. J'imaginais à quoi pouvait ressembler sa mère. Elle devait être une belle sorcière, forte et déterminée, tout le contraire de la mienne.
- Oui, dit-il, il y'avait une histoire qu'Albus nous racontait toujours à Théséus et à moi, quand on était plus jeune. Il nous disait que ma mère, quelques jours après sa sortie de l'hôpital, l'avait invitée à boire le thé. Commença Newton.
Je le fixais, absorbé par ses paroles. C'était surement la première fois qu'il se confiait autant sur sa vie à quiconque.
- A la fin de l'après-midi, quand le soleil commençait à décliner, elle lui dit de l'emmener au fond du jardin. Albus l'aida alors à se déplacer, lui servant de canne. Newton s'arrêta et sourit à pleine dents, semblant se souvenir de quelques détails. Il rigolait toujours à ce moment-là en disant que ma mère était une dure à cuire, et que même un dragon préférerait fuir devant son entêtement.
Je pouffai, m'imaginant la scène loufoque.
- Arrivée devant son cabanon, elle y entra et sortit une petite boite, qu'elle lui tendit. En l'ouvrant il y découvrit un magnifique oisillon, dont le plumage de feu était en train de s'embraser. Il refusa poliment le cadeau, certain qu'il ne le méritait pas. Sur ce, ma mère s'est approchée de lui et a planté ses yeux dans les siens.
Newton se mit face à moi, imitant sa mère face à Albus, et commença à prendre un ton enjoué, comme Dumbledore devait le faire quand il leur racontait autrefois des histoires.
- Là, elle lui dit :
« Personne n'a le droit de te dire que tu n'es pas méritant, et certainement pas toi-même. Tu es doté d'intelligence, douée de paroles et d'actions, et tu agis. Le soleil vient avec la lune et le jour avec la nuit. Sans le froid, pas de chaleur et sans lumière pas d'obscurité. Alors peut-être que tu n'as pas toujours fait les bons choix dans ta vie, mais bats-toi pour ce que tu as de meilleur en toi, et tout le monde oubliera qui tu étais. Parfois Albus, pour devenir quelqu'un d'autre ou renaître de ses cendres, il faut apprendre à se pardonner soi-même, et accepter de mourir un peu. »
- Depuis ce jour il ne s'est jamais séparé de Fumseck. Finit-il.
Qu'avez-vous pensez des mésaventures de nos héros ? Moi aussi, ce Mcgrégor me sort par les yeux ! :D
Quel plaisir d'écrire sur Dumbledore mon personnage préféré ! C'était vraiment cool d'écrire ce passage, de lier la mère de Newton aux Dumbledore et j'espère que ça vous aura plu a vous aussi !
Bonne soirée, bon week-end et je vous dis, à contre-cœur, à dans trois semaines !
