Chapitre 10 : Première nuit.

Attention ce chapitre peut choquer…

Ethan tenait toujours ma main. J'entendais au loin les voix de mes deux familles qui s'affairaient à tout ranger. Moi je n'étais concentrée que sur une seule chose. Mon MARI. Ce mot sonnait étrange dans ma tête. Ethan était à présent mon époux. Nous étions définitivement unis. Nos vies ne faisaient qu'une à présent et pour le reste de notre éternité.

Pourrais-je savoir où tu me conduis ? lui demandais-je après plusieurs minutes.

Pas pour le moment. Tu le verras bien assez vite. Me répondit-il avec ce sourire ravageur.

Encore quelques minutes passèrent, il s'arrêta soudain devant une grotte. Elle avait été aménagée avec soin par Emmett, Jasper et Edward. Ils y avaient installé des coussins d'un rouge vif, un feu de camp avait été allumé en son centre et je pouvais sentir comme une odeur de vanille.

La grotte c'est de la part des garçons. Me dit-il au creux de l'oreille. Les coussins c'est les filles. Et ça c'est de moi.

Il me tendait un petit coffret de velours rouge. Lorsque je l'ouvris j'aperçus un magnifique pendentif avec un très bel écusson. En regardant de plus près, je pouvais y voir les armoiries de ma famille.

J'ai demandé à Bathilde si elle pouvait me donner une copie des armoiries de votre famille. Me dit-il voyant mes yeux aux bords des larmes. Je suis allé voir le meilleur joaillier de Seattle pour que tu puisses les garder sur toi pour le reste de notre vie.

Je ne pris même pas le temps de le remercier. Ce cadeau était le plus beau qu'il puisse m'offrir après son amour. Je fonçais à présent sur sa bouche, le plaquant par la même occasion contre la paroi de la grotte. Sans comprendre ce qu'il se passait, il me laissait faire. Ses habits de mariage volèrent en morceaux dans toute la grotte, habillant ainsi les coussins. Il se retrouvait nu en moins de deux secondes. Je me collais alors encore plus à lui. Je voulais sentir son corps de marbre contre le mien. Je ne voulais plus être séparée d'un millimètre du corps de mon amour.

Il comprit très rapidement ou je souhaitais en venir et commença lui aussi à me déshabiller. Lentement il déboutonna ma robe. Trop lentement à mon gout. A tel point que je pus plus attendre. Je l'arrachais avec encore plus de force. Ce bustier me bloquait la respiration (à moins que ce ne soit Ethan qui m'empêchait de respirer normalement). Une fois nue à mon tour, je me plaquais encore plus à lui. Je sentis son sexe se durcir de plaisir contre mon ventre et cela me donna des frissons. Alors que je commençais à l'embrasser vigoureusement, il baladait ses mains froides sur tout mon corps, me provoquant par la même encore plus de frissons. Ses caresses étaient sensuelles mais à la fois bestiales. Je ne voulais pas de douceur ce soir. Je le voulais lui et lui seul. Je me mis donc à genoux, toujours en le regardant. Je l'embrassais tendrement sur le ventre et fit descendre ma bouche sur son membre. Je le pris en pleine bouche et commençait alors à lui faire l'amour oral. Je lançais parfois des regards vers lui. Je le voyais, sa tête penchée en arrière de plaisir. Il retenait des gémissements que je pouvais aisément deviner. Je continuais ma manœuvre voyant que l'effet désiré était bien là. « Je ne veux plus aucune retenue entre nous ce soir mon amour. Je te veux TOI tout entier. Nous avons le reste de notre vie pour la tendresse » lui dis-je en pensée. Il baissa alors les yeux sur moi pour me contempler. Je vis dans son regard qu'il m'avait compris.

Avec une force que je ne pensais pas possible, il me releva. Se plaquant contre moi, il prit ma jambe et la passa autour de sa hanche. Je sentais mon intimité se mouiller de plaisir devant tant de force sexuelle. Tant de passions me rendaient encore plus envieuse. Puis il me pénétra violement. Cela ne me fit pas mal, bien au contraire. J'en demandais encore davantage. Il commença alors des mouvements de va et vient, faisant bouger nos deux corps emboités dans une danse endiablée que je ne voulais interrompre pour rien au monde. Nous restâmes ainsi à faire l'amour sauvagement dans cette grotte plusieurs minutes.

Puis, une fois l'extase atteint au même moment, nous nous assîmes l'un contre l'autre sur les coussins. Nous regardions le feu se consumer sans dire un mot. Aucun de nous ne voulait gâcher ce pur moment de plaisir. Nous étions mariés, heureux et confiant en l'avenir. Plus rien ne pourrait nous éloigner l'un de l'autre. Lorsque je me tournais pour l'embrasser je vis que ses yeux étaient devenus noir ébène. Il fallait nous nourrir. Nous nous habillions donc. Les Cullen avaient laissé quelques affaires de rechanges pour nous. Et nous quittions la grotte afin de nous trouver le meilleur repas de noce qu'il y avait dans cette forêt.

Après quelques instants de traque, nous découvrions deux magnifiques pumas. On pourrait croire que le destin nous les envoyait. Nous nous approchâmes donc doucement et sans faire le moindre bruit nous nous retrouvions sur le dos des pumas, plantant nos dents dans leur jugulaire. Le mien s'agita un peu trop à mon gout et me déchira ma tenu en se débattant, m'aspergeant en même temps de son sang. Une fois le « repas » terminé, nous nous redressions.

Tu es encore plus sexy ainsi vêtue mon amour, me dit-il à la rigolade.

Lorsque je baissais mes yeux, je vis que mon jean était déchiré juste au niveau de mes cuisses, laissant apparaitre ma peau blanchâtre. Mon T-shirt était déchiré également au niveau de mon ventre, de mes épaules, et une grande déchirure dévoilait ma poitrine. Je dégoulinais de sang de puma et compris à l'instant que je finirais très vite nue à nouveau en pleine forêt.

Cela ne se fit pas attendre. Sitôt les dégâts recensés, Ethan se jeta sur moi, m'arracha le reste de vêtements que je portais encore, me colla à terre et commença à m'embrasser. Il me léchait plus qu'il ne m'embrassait mais cela me fit découvrir d'autres émotions que je ne pensais pas vivre. Sa langue froide sur mon corps me semblait tiède. Ses mains s'attardant entre mes cuisses me semblaient chaudes. Son membre durci de désir était brûlant entre mes doigts. Nous nous caressions mutuellement nos parties intimes. Moi, lui prenant son sexe dans ma main, et serrant tout en faisant de longs mouvements de haut en bas. Lui entrant deux doigts en moi, et caressant mon clitoris de son autre doigts libre. Je sentais mon corps se rendre sous ses caresses. Qu'il fasse de moi tout ce qu'il veut. Je lui appartiens corps et âmes à présent.

Mon amour, lui dis-je entre deux gémissements, je te veux maintenant ! Vient en moi tout de suite, je ne peux attendre plus longtemps.

Pour seule réponse je le vis me sourire. Il en avait décidé autrement je le voyais à ses yeux dorés. Sans comprendre ce qui se passa, je me trouvais à plat ventre sur la terre. Son corps sur moi, son sexe tendu contre mon dos. Il passait ses mains sur ma poitrine, la caressant et la malaxant en même temps. Puis il entreprit de me prendre. Il s'inséra en moi. Moi face contre terre, à genoux, les bras tendus en avant. Lui, prenant appui sur mon dos, à genoux également. Nous fîmes l'amour ainsi, tel deux animaux, en pleine forêt. Personne ne pourrait briser ce moment. Il restera graver en moi comme la meilleure façon d'aimer son mari. Il continuait toujours ses longs va et vient en moi. Je pouvais sentir son sexe dur contre mon ventre. J'en demandais plus encore. Il me fit alors tourner sans briser notre étreinte. Je me retrouvais alors dos contre terre, les jambes sur ses épaules. Il me regardait fixement toujours en me faisant l'amour.

Je fermais les yeux de plaisir et de bonheur mélangés.

Regardes moi ! me dit-il soudain.

Je voyais son amour, je pouvais lire en lui comme lui lisait en moi.

Je veux voir tes yeux au moment de notre jouissance extrême. Je veux que tu puisses voir combien je t'aime au moment où j'exploserai en toi.

Il entreprit alors d'accélérer notre danse nuptiale. Son corps allant de plus en plus vite.

Oh oui mon amour !!! lui dis-je. Je te veux encore plus fort !!! je criais presque à ce moment.

Toujours en le regardant droit dans les yeux, je sentis qu'il était aussi sur le point d'exploser. Je commençais alors, avec plus de force, mes mouvements de bassins, l'ayant laissé faire depuis le début de notre étreinte. Lorsqu'enfin je le sentis. Il se déversa en moi en quelques derniers coups et se reposa contre moi. Nos corps toujours emboités étaient à présent couvert de terre, de sang séché et de feuilles. Nous étions ainsi, lovés l'un contre l'autre. Je lui caressais lentement les cheveux, l'embrassant en même temps. Nous étions resté ainsi jusqu'au petit matin.

Lorsque le soleil se leva, il était temps pour nous de rejoindre notre grotte et de retourner auprès de nos familles. Il me prit par la main et m'attira alors dans un endroit que je n'avais encore jamais vu. Une petite cascade était là, tout près de NOTRE grotte. Nous nous douchions alors ensemble, prolongeant de ce fait notre nuit de noce. Il me frotta le dos et j'en fis de même. Nous avions beaucoup de mal à ne pas reprendre nos ébats, mais nous savions que les autres nous attendaient. Qu'à cela ne tienne, nous finissions donc notre douche et repartis pour la villa. Je voyais déjà Emmett et ses blagues grivoises, mais cela m'importait peu. J'étais une femme mariée à présent. Et à nous deux, nous étions plus fort que tous les Emmett de la terre…