Et bien encore un nouveau chapitre. Merci à tous mes reviewers et revieweuses auxquels je réponds par M.P. Donc bonne lecture !

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CHAPITRE NEUF

La face cachée du contrat

Lucius prépara à la hâte les potions et onguents qui convinrent à la guérison des mains d'Hermione. Elle dormait profondément comme anesthésiée et ne se rendit pas tout de suite compte des soins qu'on lui prodiguait. Elle rêvait. Lucius riait alors et elle sentait de façon réelle et imaginaire, son cœur se serrer. Le serpentard la fit veiller par l'entremise de son Elfe de Maison et le lendemain dès la première heure lui rendit visite. Le bruit que fit la porte, fit entrouvrir les paupières de la gryffondor. A la vue de Lucius elle tenta de parler, et juste un filet de voix parvint à franchir la barrière de ses lèvres.

- Le portail … je croyais qu'il …

- Voyons miss Granger, vous me prenez pour plus bête que je ne suis. Si vous avez pensé qu'un simple sortilège de clôture y était apposé. Il souriait moqueur.

- C'est ce que je pensais avoua piteusement Hermione. Elle leva ses mains à hauteur de ses yeux. Elles étaient entourées de bandages hermétiques. Vous … elle jeta un coup d'œil surpris à l'homme qui lui faisait face.

- Oui je vous ai soigné. Tout d'un coup il s'approcha dangereusement de son visage. Ne recommencez-plus-jamais ! Hermione se sentit alors rougir furieusement.

- J'ai l'impression que je ne suis qu'un corps à votre disposition. Même si le contrat stipulait que je vous devais obéissance je pensais que …

- Humpf … vous pensiez que ?

- Que je comptais un peu plus pour vous consentit-elle à lâcher dans un souffle.

- Et ? Qu'est-ce qui vous fait croire le contraire ? Ses lèvres dessinèrent à nouveau un sourire qui agaça au plus haut point la gryffondor.

- Vous vous amusez et puis … vous retournez dans votre bureau comme si je n'étais rien. Je sais … je ne suis rien et … la bouche de Lucius s'aplatit sur la sienne l'empêchant de poursuivre. Hermione tenta bien de le repousser, le chagrin qui l'avait envahi menaçant de déjouer sa tentative de contrôle.

- Si vous n'étiez rien miss Granger, vous ne seriez pas ici. J'ai toujours voulu ce qu'il y a de mieux dans le monde magique et voyez-vous, vous en faîtes partie même si je me suis montré d'une maladresse rare. Il se tût laissant le silence les envelopper. Hermione intégra ses paroles plus que méfiante. Miss Granger reprit-il lentement,(sa voix grave et chaude instillait dans ses oreilles des vagues de chaleur agréables) voyez-vous, vous n'avez jamais été totalement indifférente à mes yeux. Depuis que je vous ai vu dans la librairie avec les (il eut une moue méprisante) Weasley lors de la rentrée de votre deuxième année à Poudlard je vous ai remarqué. Ensuite bien sûr il y a eu des affrontements, mais votre ténacité m'a toujours beaucoup plu, m'incitant par là au respect que j'avoue ne pas avoir fait preuve face à d'autres sang-de-bourbe.

-Merci répondit Hermione rougissante.

- C'est la vérité. Je vous promets de vous traiter on ne peut mieux à l'avenir.

Il prit sa main droite et commença à défaire le bandage. La peau était dans un état nettement amélioré. « Décidément Lucius est doué dans les potions » pensa derechef Hermione, légèrement envieuse. L'autre aussi était presque guérie. Lucius les inspecta, prenant son temps puis les reposa doucement sur les cuisses de la gryffondor. Il la regarda puis doucement la serra contre lui, passa sa main dans son dos. Il parcourait son cou de petits baisers et Hermione ferma les yeux sous les sensations exquises. Bientôt elle fut nue, offerte au regard incisif du serpentard. Un frisson qui tenait à la fois de la crainte que du désir parcourut ses bras. Il sourit, ses yeux harponnés sur les pointes de ses mamelons dressées comme pour lui adresser une supplique. Il se pencha alors et en saisit une dans sa bouche tandis que sa main, plutôt son pouce et son index faisait rouler l'autre entre eux deux. Hermione bascula sa tête en arrière et se prit à gémir. La langue de Lucius cessa sa torture pour reconquérir la bouche d'Hermione. Sa main se faufila entre ses cuisses et s'attarda sur le point qu'elle connaissait par cœur. La gryffondor se tortilla, tandis qu'un doigt entrait en elle. « Vous avez envie, je vais vous contenter … » soupira t-il dans ses cheveux. En un clin-d'œil il se déshabilla. Hermione l'écarta doucement alors, et le visage du serpentard se teinta de surprise. Elle voulait le contempler, l'admirer, avant qu'il ne prenne encore une fois possession de son corps. Le sexe dressé de l'homme semblait lui adresser une invitation personnelle. Hermione s'approcha, leva les yeux sur le visage de Lucius qui exprimait quelque chose d'indéfinissable mais elle ne se laissa pas démonter et tout en le regardant, et l'avala. Celui-ci érigé fièrement ne protesta pas. Lucius laissa échapper un gémissement et ne repoussa pas la jeune femme. A présent la bouche de la gryffondor allait et venait avec plaisir, Lucius avait posé une de ses mains dans les cheveux de la sorcière lui imprimant le rythme qui lui convenait. Soudain lentement elle se retira puis descendit jusqu'aux bourses qu'elle entreprit d'embrasser aussi. Lucius afficha à la fois son mécontentement et son plaisir dans un râle. Hermione le regarda – coquine comme elle ne l'avait jamais été -, et repris sa tache où elle l'avait laissée. Des bribes de mots, plutôt des expressions de bien-être, l'encouragèrent et elle augmenta ses allées et venues. La main dans ses cheveux enserra bien involontairement une mèche de cheveux plus fortement que l'aurait désiré le serpentard et ses doigts se trouvèrent emmêlés encore plus.

Hermione sentit instinctivement que les nerfs de Lucius allaient lâcher et s'obligea à ralentir ce qui ne convint guère à ce dernier qui imprima avec ses mains le rythme qu'il souhaitait qu'elle maintienne coûte que coûte, mais la gryffondor s'obligea à rester ferme sur sa ligne de conduite. Une plainte involontaire s'échappa de la bouche de Lucius. Elle augmenta une nouvelle fois ses allées et venues et cette fois décida que cela suffisait. Les mains de Lucius se serrèrent une nouvelle fois tandis qu'il soufflait de plus en plus fort. Enfin un cri rauque, plutôt un râle, explosa dans la pièce, le visage de Lucius tordu par l'orgasme immense qu'il venait de subir et ses mains qui oublièrent de relâcher leur emprise. Hermione enserrait toujours dans sa bouche le sexe de ce dernier enfin libéré, vidé de ses entraves. Elle se retira lentement et appela l'Elfe qui ne tarda pas à apparaître.

- Une verre d'eau s'il-te-plait Kimmy, fit doucement Hermione. L'Elfe esquissa comme un semblant de révérence et se volatilisa dans un « pop ». Quelques secondes plus tard, Kimmy réapparut et Hermione put étancher sa soif.

- Et bien miss Granger, on peut dire que vous m'avez nettement surpris, et croyez-moi, ce n'est jamais arrivé !

- Et oui ! Répondit mutine Hermione qui intérieurement se demandait bien ce qui lui arrivait.

La matinée se poursuivit lentement, Lucius demanda à Hermione de rester à ses côtés dans son bureau. Les ouvrages qui décoraient l'endroit l'intéressèrent au plus haut point et Lucius de bonne grâce répondit à ses questions. Inexplicablement, assouvir la curiosité de la gryffondor ne l'ennuya pas le moins du monde, même une certaine flatterie s'instilla dans son égo. Hermione était réputée miss-je-sais-tout bien après qu'elle ait effectué ses études à Poudlard et le fait qu'elle lui demande des explications lui indiquait qu'elle le tenait en haute estime.

La journée se déroula calmement entre la bibliothèque et le bureau de Lucius. Hermione se donna à son hôte plusieurs fois dans la journée, avec plaisir, même avec impatience. Lucius était ravi. Hermione avait enfin mit de côté ses doutes, ses attentes, et sa fierté. Seul semblait compter à présent, l'instant qu'elle vivait et c'était tout ce qu'exigeait Lucius. Enfin il la possédait, entièrement. Ce qu'il ne se doutait pas, c'est qu'elle aussi elle avait prit sa part de lui-même. Il avait grandement apprécié la torture qu'elle lui avait infligée le matin même, il en redemanderait s'il ne voulait pas la forcer. Désormais la soumission de l'une envers l'autre était révolue. Un accord tacite s'était instauré et les deux sorciers s'en contentaient. Seul comptait le plaisir qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre. Sans que ni l'un ni l'autre ne s'en doute, les sentiments aussi évoluaient. Ainsi Lucius recherchait instinctivement Hermione lorsqu'il entrait dans une pièce et inversement. Cette manie passa inaperçue durant les deux semaines qui suivirent aux deux protagonistes. Le jour vint ou Hermione, (jetant un œil sur le calendrier de la gazette du sorcier) vit qu'il ne lui restait plus qu'une semaine. Une seule petite semaine et bientôt sa seule compagne serait celle qui ne l'avait pas quittée depuis sa rupture d'avec Ron Weasley, ce poison nommé : solitude. Un soupir désespéré s'exprima alors que Lucius faisait à son tour son apparition.

Lui aussi avait bien remarqué que la durée du séjour d'Hermione s'amenuisait comme une peau de chagrin. Cela le remplissait d'amertume à chaque fois que son doigt parcourait le mois en cours. En fait, son vœu le plus cher était qu'elle ne quitte pas son manoir mais pour cela il allait falloir qu'il trouve un autre stratagème pour la conduire à rester. La question ainsi soulevée était « comment ? ». Il fronça les sourcils et s'obligea à afficher une bonne humeur de pacotille, pour ne pas éveiller ses soupçons. Il avait réfléchi durant les dernières nuits - alors qu'Hermione était profondément endormie à ses côtés – à ce qui lui arrivait. De part sa notoriété il pouvait avoir toutes les femmes qu'il voulait, sans rien promettre en retour et cela c'était la cerise sur le gâteau. Un problème cependant, subsistait. Il ne voulait qu'une seule femme et c'était celle qui buvait lentement son café, les yeux encore habités par le sommeil. Hermione Granger, appartenant à la maison ennemie de Gryffondor, sang-de-bourbe accessoirement, affublée aussi du sobriquet de « missjesaistout » par son ancien ami et mangemort : Severus Rogue. Elle seule lui dévoilait un quelconque intérêt par rapport aux autres. « Attendons … je trouverais bien un moyen » pensa t-i tout en plongeant ses yeux pâles dans ceux qui avaient la teinte de la boisson brune qu'il se versait dans son bol. « Qu'a donc Lucius ? » se demandait en retour Hermione, qui ne lui avait jamais vu cet air soucieux. En milieu de matinée, un hibou s'écrasa sur le rebord de fenêtre où se tenait le bureau du serpentard. Une lettre attachée à la patte du volatile. Lucius se leva, défit la missive et la déplia tout en libérant de nouveau l'oiseau.

« Cher Monsieur Malefoy,

Je vous adresse cette lettre pour vous faire part de mon union prochaine avec Ronald Weasley. Sans vous rien n'aurait pût être possible et je ne vous remercierais jamais assez. La célébration de notre mariage aura lieu le 25 septembre 2009 et vous y êtes bien sûr convié.

A bientôt. Merci de nous retourner votre réponse le plus vite possible.

Miss Brown Lavande et Mr. Weasley Ronald"

- C'est ça ! Tant mieux, je n'ai pas de temps à perdre avec cette mijaurée exécrable. Grommela Lucius tout en jetant la missive dans la cheminée. Il haussa les épaules et se remit au travail, oubliant aussitôt le petit mot de Lavande.

Le temps au manoir défilait à présent trop vite pour Hermione. Sa complicité avec Lucius lui était devenue indispensable. Jamais elle ne s'était sentie aussi bien avec un homme, même pas avec Ron. Lucius avait le bagage culturel qui lui convenait. Au moins ils partageaient tous deux un point commun autre que le sexe. Une envie soudaine l'envahit et elle monta toquer au bureau de Lucius.

- Oui ? Entrez ! La voix de Lucius ne trahissait aucune impatience.

Hermione entra et vit le serpentard lui sourire. Elle lui répondit, enjôleuse à souhait.

- Je sais que normalement c'est vous qui commandez mais … elle se tût volontairement lui laissant l'opportunité de finir ce qu'elle avait commencé.

- Mais vous voulez – on dirait – prendre la direction des choses – non ?

- Oui rétorqua t-elle tout en dévoilant son corps parfait, vêtu de la lingerie fine mise à sa disposition et laissant tomber à ses pieds sa robe de sorcière.

Lucius la laissa prendre toutes les initiatives qu'elle pouvait trouver. Il grogna de plaisir quand la langue de la rouge et or titilla l'extrémité qui n'avait pas tardé à durcir et disparut dans sa bouche. Il se demanda si elle allait réitérer sa caresse exquise mais Hermione changea d'avis et se tourna, lui présentant son postérieur ferme et offert. Ses bras s'appuyèrent sur la surface du secrétaire, attendant l'intrusion qu'elle espérait tant. S'en était trop et bientôt il entra en elle avec impatience, d'une manière presque bestiale, écartant d'un doigt la fine barrière en dentelle de sa culotte. Les parois humides et internes d'Hermione lui procuraient des picotements de plaisirs insupportables et il sentait confusément que sa résistance psychique s'amenuisait au fur et à mesure que ses coups de reins le propulsaient encore plus profondément. Hermione gémissait et quant à lui ne restait pas en reste et lui répondait en grondant d'impatience. Enfin sa jouissance le submergea dans un râle profond et intense tout en se libérant dans la jeune sorcière qui n'avait pas cessé de crier à partir du moment où il l'avait possédée. Le corps du serpentard prenait appui sur le sien et commençait à se faire lourd. Enfin, il se retira, se rhabilla et quitta la pièce non sans avoir appliqué un baiser sur la chute de reins d'Hermione, qui frémit à ce contact.

Les yeux dorés d'Hermione s'égarèrent dans le bureau austère tandis qu'elle se relevait, repoussant la surface du secrétaire qui avait été le témoin le plus proche de ses ébats. Un papier dans la cheminée face à elle, attira son attention. Elle jeta un regard furtif à droite et à gauche et par la même occasion aux cadres des sorciers de la famille Malefoy. Ils étaient tous vides. Elle se pencha alors, saisit la missive et pâlit à sa lecture.