Ecrit à une heure du mat' dans une soirée ou je m'ennuyais à mort… normalement, la fatigue est plutôt bonne pour mon imagination ^^

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Course-poursuite

Chaque fois, c'est la même chose. Ça commence généralement par un simple frôlement, le long de mon bras quand je regarde un film, au creux de mes reins quand je fais la vaisselle. La plupart du temps, c'est accidentel. D'autres fois, je vois nettement sa main se tendre vers moi, comme pour vérifier que je suis bien là. Je grogne toujours quand il fait ça. Je trouve cette manie exaspérante : je lui ai pourtant dit, et redit, et re-redit que si jamais je devais partir, je lui dirais d'abord ses quatre vérités !

Mais il m'empêche toujours de protester plus longtemps. Parce qu'une fois que ses doigts ont trouvé ma peau, ils tressaillent, comme s'ils hésitaient un dernier instant, avant de repartir à l'assaut d'un territoire déjà conquis. Sa main se pose sur ma nuque, frôlant mes petits cheveux trop courts qui se dressent à son contact, pour glisser sur mon épaule et repousser doucement mon chemisier. Et lorsqu'elle y parvient, qu'elle réussit à briser ma résistance – parce que bien évidemment je luis résiste – sans qu'il ait besoin de dire un mot, je sais que j'ai définitivement perdu.

Il ne peut pas voir. Il ne peut plus voir. Et pourtant, il est celui qui connait le mieux mon corps. Mon corps qui a oublié de grandir. Sa main descend ensuite le long de mon bras pour se poser sur la mienne et ses doigts s'entrelacent aux miens. Il se colle ensuite à moi, son torse se pressant lentement contre mon dos, le nez dans mes cheveux, ses lèvres juste derrière mon oreille. Il sourit toujours dans ces moments là.

On dit de lui qu'il est gentil, doux, serviable, voire même un peu étourdi parfois. Peu de gens savent qu'en réalité il est calculateur, hypocrite et tellement, tellement manipulateur. Son sourire, là, le prouve bien. Mais il n'y a que moi qui connaisse cette facette de lui. Si… sensuel. Sa main, emprisonnant toujours la mienne, remonte lentement, défaisant les boutons de mon chemisier pour pouvoir effleurer la peau de mon ventre. Il me chatouille. Il me fait frissonner. Je me fais frissonner.

Il adore faire ça. Nouer mes doigts aux siens pour me faire participer à ses caresses. C'est embarrassant. C'est excitant. C'est… bizarrement tendre. Et toujours empreint de cette même sensualité. A chaque fois, je me retrouve incapable de résister. Je me contente de ressentir, de frissonner et de me mordre la lèvre pour ne pas gémir. Il sourit un peu plus quand sa main frôle ma poitrine et que je me raidis. Je n'aime pas cette partie de mon corps. Celle qui a oublié d'évoluer en même temps que moi. Il m'embrasse l'oreille quand il arrive ici et murmure, toujours les mêmes mots, toujours d'une voix un peu rauque qu'il tente de maîtriser :

- Tu es belle, Tokito.

C'est un manipulateur. Je le sais quand il m'entraîne doucement vers notre chambre. C'est un menteur. Je le sais quand il répète ces trois mots au creux de mon cou. Il est le seul qui ne m'a jamais vue et qui connaisse aussi bien mon corps. Mais il est aussi le seul capable de me faire fondre dans des moments comme ça. Même si, il le sait aussi bien que moi, je hurlerai demain matin parce que je ne me serais pas réveillée à l'heure.

Son univers se concentre autour de trois sens, mais plus particulièrement d'un. Le toucher. Mon toucher.

Il est sensuel.

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Mouais… en fait, ne suis pas trop satisfaite de celui-là… qu'en pensez-vous ?

See you soon