Le compartiment secret

Twilight à S. Meyer - The secret Compartment par bellaklutz2010

Traduction de Lex Lina

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Chapitre 10

EPOV

Après trois jours d'une douleur étrange, je suis un être tout à fait différent. Je n'ai pas idée de qui je suis ni du lieu où je me trouve. Je m'assois brusquement du lit dans lequel on m'a installé. Je scrute la pièce jusqu'à ce ce que je trouve deux yeux topaze qui m'observent.

Je demande avec colère à l'homme. « Qui êtes vous ? Où m'avez vous emmené ? ».

Il dit doucement. « Edward. S'il te plait, calmes toi. N'as tu vraiment aucune idée de qui je suis ? ». Est ce que cet homme est assurément fou ? Je ne peux me rappeler de mon propre nom et encore moins du sien.

Je réitère. « Qui êtes vous ? Dites le moi immédiatement ! ». L'homme se lève de sa chaise et se tourne avant d'arpenter la pièce avec hâte.

Il demande. « Devrais je lui dire ? Est ce qu'il va me haïr pour ce que j'ai fait de lui ? Trouvera t il un jour le pardon nécessaire dans son cœur et me considérer tel un père ? ».

Je finis par dire. « Vous agissez comme si je n'entendais pas vos propos. Pourquoi vous exprimez vous ainsi monsieur ? ».

« Excuses moi ? ». Il se téléporte presque à mes cotés. « Viens tu d'entendre chacun des mots que je viens de … ? Comment cela est il honnêtement possible ? ».

« Bien sûr, je vous ai entendu. Vous trouvez vous dans un état mental instable entre autre chose ? Chacun de vos mots était clair et précis. ». Je réalise soudain, à ce moment, combien ma gorge me fait mal. Suis je malade ?

Il crie presque. « Edward ! ». Je couvre mes oreilles rapidement, le volume de sa voix étant presque insupportable. « Oh je suis désolé, je ne voulais pas crier. ».

« Je vous pardonne. Mais s'il vous plait, dites moi comment je me suis retrouvé ici... Qui suis je et pourquoi est ce que vous ne m'avez toujours pas donné votre nom, monsieur ? ».

« Tu as raison. Je ne t'ai point donné les détails que tu désires. Mon nom est Carlisle Cullen, et tu es Edward Masen. ».

Je demande concerné. « M'avez vous kidnappé, monsieur ? ». Et si mes parents sont à ma recherche ? Est ce qu'au moins j'ai des parents ?

« Savez vous où je puis trouver ma famille ? ». Si je les retrouve alors peut être que tout ce qui se passe commencera à avoir un sens. Carlisle semble profondément troublé par mes propos.

Il dit sans bouger les lèvres. « Comment puis je lui dire ? ».

Je demande apeuré. « Comment faites vous cela ? Comment avez vous trouver le moyen de parler sans user de votre bouche ? ». Encore une fois, il paraît choqué. Pourquoi me regarde t il comme si j'étais dérangé alors qu'il est celui qui parle sans user de la parole ?

Il dit une nouvelle fois. « Edward... Je suis au regret de t'annoncer des nouvelles assez pénibles. Vois tu... tes parents... hé bien... ils ne sont plus en vie, Edward. Ils sont morts de la grippe espagnole, il y a de cela une semaine. Tu serais mort aussi mais j'ai pu sauver ta vie. ». J'entends la pluie qui tombe sur le toit telles des briques qui s'abattent. Tout semble être accru, même ma vision. La beauté de cet homme me choque. Il st si inhumainement sans défaut.

Je demande incrédule. « Sauver ma vie ? Mais comment ? Comment avez vous pu me sauver mais pas eux ? ». Je me demande pourquoi est ce que je ressens la douleur mentalement mais pas physiquement. Pourquoi suis incapable de pleurer ?

« J'ai un don. Je suis en mesure d'apporter une vie éternelle sur Terre à certaines personnes. ».

Je me moque. « Certaines personnes ? Qu'entendez vous par là, monsieur ? ».

« Ta mère... ». Il continue doucement. « … Ta mère souhaitait que tu vives bien plus longtemps qu'elle même, Edward. Elle t'aimait plus que tout dans ce monde et rêvait d'une longue vie pour toi. Durant ces semaines de traitement, j'ai eu un attachement certain pour toi et ta famille. Lorsque tu as commencé à montrer des signes de maladie, l'état de ta mère a empiré jusqu'à ce que sa respiration soit limitée... ».

« J'aurais pris sa place... ». Je pleure sans larmes. « J'aurais volontiers cédé ma vie si cela permettais qu'elle vive, Carlisle. Pourquoi ne pas me permettre de prendre sa place ? ».

« C'était ce qu'elle désirait... ». Il place une main sur mon épaule. « Elle avait besoin de savoir que tu serais sauf plutôt que tu l'accompagnes dans un tel moment. Ce n'était pas juste à ses yeux. ».

Je m'écarte de lui. « Ce n'était point à elle de décider. Et en ce qui concerne mon père ? Ne répondait il pas à vos critères pour être sauvé ? ».

« Ton père a vécu sa vie pleinement... ». Il continue. « Ta mère était toute sa vie, ainsi que toi. Sans elle, il n'aurait trouver aucune raison pour survivre. ».

Je dis tristement. « Donc elle s'est laissé mourir ? Elle voulait être avec son amour ? Est ce ainsi qu'elle a toujours vécue sa vie ? ».

Carlisle demande. « Tu ne te rappelles vraiment rien d'eux, n'est ce pas ? ».

Je sanglote fortement. « Je souhaite le pouvoir. Savez vous en plus sur eux ? ».

Il avoue. « Oui. Bien que je les ai connu qu'un court laps de temps, j'ai beaucoup appris d'eux. Ils étaient, tous deux, très aimables et compatissants. Ils étaient aussi incroyablement généreux et honnêtes. Je vois tant d'eux à travers toi. ».

La honte me gagne. « Comment pouvez vous tant vous en rappeler... Ils étaient mes parents. Ils sont mon sang... Comment se fait il que je n'ai aucun souvenir ? ».

« C'est le prix que tu dois payer. ». La tristesse s'affiche dans ses yeux. « Ce mode de vie... n'est point connue par grand monde, si c'était le cas, cela serait la fin de notre monde. ».

Je demande impatient. « Que suis je, Carlisle ? ». Alors que j'attends sa réponse, je perçois une odeur de quelque chose qui semble incroyablement attirant et délicieux. Sans réfléchir, je passe la porte et attaque la créature de toutes mes forces. Une fois fini, je n'en crois pas mes yeux. Devant moi, couvert de son propre sang est étendu un agneau, un agneau inoffensif et innocent.

« Que suis je devenu ? ». Je sanglote violemment. « Qu'avez vous fait de moi ? ».

Il prend place à coté de moi. « Tu es un vampire. ».

Je réplique avec colère. « Je suis un monstre. Vous m'avez tout pris ! J'aurais dû mourir ! Maintenant, je suis forcé de vivre dans cet enfer pour toujours ! ». Bien que mes paroles soit dures, je m'en moque. Je me redresse rapidement et court plus vite que je ne l'aurais cru possible. Je sens que Carlisle est directement derrière moi mais il semble que je sois plus rapide. Pourtant cela n'a aucune utilité. Je ne peux y échapper dorénavant.

BPOV

Une femme annonce aux haut parleurs. « Le vol 1121 vient d'atterrir. ».

Je fais déjà mon chemin hors du terminal pour trouver Charlie. Je cherche partout mais ne parviens pas à le trouver. J'entends sa voix familière.

« Bells. Par ici chérie. ». Quand je le vois, je sens un soupir de soulagement qui s'échappe de ma poitrine.

« Salut papa. ». On s'étreint maladroitement.

Il embrasse mon front. « Salut Bébé. Est ce que tu as eu un bon vol ? ».

Je mens. « Ouais. ». Sincèrement, durant tout le voyage j'étais en pleurs me demandant si je ne faisais pas une énorme erreur en venant ici.

Il demande concerné. « Es tu sûre ? Tu sembles contrariée. ».

Je dis rapidement. « Je suis juste fatiguée papa. ».

Il abandonne. « OK... Alors, prête à partir gamine ? ».

« Ouais. Laisses moi prendre mes sacs et on peut y aller. ».

Il sourit timidement. « Je les ai déjà pris. Je ne voulais pas que tu ais à t'inquiéter. ».

Je le prends dans mes bras. « Merci papa. ». Ça fait du bien d'avoir quelqu'un qui prend soin de moi pour une fois. Le voyage en voiture jusqu'à Forks était presque silencieux. Comme moi, le silence ne dérange pas Charlie, et je trouve cela plutôt relaxant.

Après un certain temps Charlie annonce. « Eh bien, nous y sommes Bells. 'Home Sweet Home' ». La maison me semble si étrangère. Je n'ai passé que quelques étés ici avant que je demande à partir en vacances ailleurs, vu que je supporte difficilement toute cette pluie. « Alors qu'est ce que tu penses Bells ? Est ce que tu vas être heureuse ici ? ».

Je réponds nerveusement. « Bien sûr. ». N'importe quel endroit sans complications amoureuses sera plus heureux. « Tu sais quoi papa ? Pourquoi est ce que tu ne me laisserais pas déballer mes affaires puis ensuite je ferais le diner... Ok ? ».

Il semble embarrassé. « Tu ne devrais pas avoir à cuisiner Bella. Je suis là pour prendre soin de toi, tu te souviens ? ».

Je hausse les épaules. « Oh papa s'il te plait. Tu me laisses vivre avec toi, le moins que je puisse faire est de cuisiner pour toi. ».

Il rougit. « Si tu insistes... Mais s'il te plait, ne te sens pas obligée ou quoi que ce soit. ».

« Ne t'inquiètes pas pour ça... ». J'embrasse sa joue. Je monte les escaliers pratiquement en courant, désespérée d'avoir un peu de temps seule pour que je puisse enfin respirer. Mais une fois dans ma chambre, mon souffle reste pris dans ma gorge. Là, reposant dans un coin de ma petite chambre si familière se tient mon bureau. J'avais pris soin de demander à ma mère de le garder pour éviter toute tentation.

Charlie dit derrière moi. « Joli bureau. ».

Je demande à voix basse. « Qu'est ce qu'il fait là ? Je pensais avoir demandé à maman de le garder ? ».

Il répond simplement. « Je sais. Mais je pensais que tu en aurais l'utilité. ».

Je me sens soudainement coupable. « Est ce que tu l'as déménagé tout seul ? ».

« Ouaip mais ce n'était pas un problème Bells. ». Il rit. « Ton vieux a encore quelques muscles. ».

Je ris à mon tour. « Je sais. Mais tout de même, tu n'aurais pas dû faire tout ça pour moi. ».

« Chérie écoutes... ». Il me tourne vers lui. « Tu n'as pas besoin de te sentir coupable pour quoi que ce soit. Rien de tout cela n'est ta faute. Laisses moi prendre soin de toi pour une fois, laisses moi te protéger. ».

« Je cause tant de soucis. » Je commence à sangloter. « Si ce n'était pas pour moi, rien de tout ça aurait eu lieu papa. ».

« Bébé, peut être est ce une bonne chose. Personnellement, j'adore le fait que tu vives avec moi. J'ai eu peu l'occasion de te voir et maintenant, j'en aurais la possibilité tous les jours. ». Je sais qu'exprimer tant de sentiments est difficile pour Charlie. Il ne sait jamais comment réagir quand il me voit pleurer.

« Merci papa. Je t'aime. ».

« Je t'aime aussi Bells. ». Il m'enlace maladroitement encore une fois. Au bout d'une heure, j'ai déballé toutes mes affaires. J'allume le vieil ordinateur que mon père a placé sur le bureau et attends qu'il charge.

Alors que je m'apprête à m'assoir, mon téléphone sonne. Je sens des frissons le long de ma colonne quand je vois que le numéro est masqué. Est ce que c'est Edward ? Peut il avoir trouvé un nouveau moyen de me parler ?

Je réponds avec anxiété. « Allo ? ».

Natalie hurle. « Bellsy, oh c'est toi. Je suis si contente de t'avoir. Tu me manques tellement ! ».

Je ris. « Nat, cela ne fait que cinq heures que je suis partie. Ce n'est pas comme si ça faisait un an ou presque. Et pourquoi est ce que tu masques ton numéro ? ».

« Téléphone à carte. En plus je sais que cela ne fait pas longtemps mais j'ai déjà l'impression que cela fait une éternité. Alors comment ça se passe pour le moment ? ».

« Bien je suppose. ». J'ouvre ma boite mail. J'ai déjà reçu quatre messages de ma mère. « Assez calme pour le moment. ».

Elle rigole. « Alors... ».

Je répète. « Alors... ».

« Est ce que tu as déjà rencontré des mecs mignons ? ».

« Tu plaisantes ? Natalie, je ne suis même pas là depuis 24 heures. ».

Elle souligne. « Tu aurais pu rencontré quelqu'un dans l'avion. Ça arrive tu sais. ».

« Ben ouais, car je suis trop ce genre de fille Nat... Le monde ne tourne pas qu'autour des mecs tu sais. En plus, je penses que je vais rester célibataire durant quelques temps. ».

Elle soupire. « Laisses moi deviner... jusqu'à tes quarante ans pas vrai ? Bellsy, tu devrais avoir une vie de temps en temps. ».

Je réitère. « Les mecs ne sont pas une vie. Puis, et si j'ai envie de devenir nonne ou un truc du genre ? ».

« QUOI ? ». Elle éclate de rire. « Est ce que tu es sérieuse ? ».

« Pourquoi pas ? J'ai déjà le vœu de chasteté... ».

Elle pousse des cris perçants. « Tu n'es même pas catholique ! Et qu'en est il d'Edward ? ».

« Il n'entre pas en ligne de compte. Edward est sorti de ma vie tout comme Kyle. ».

Elle crie. « Edward ne t'a jamais rien fait. ».

Je réplique. « Tu ne le connais même pas. ».

Elle répond froidement. « Non mais à qui la faute ? Ce n'est pas de ma faute si tu ne me l'as pas présenté. ».

Je supplie. « Laisses tomber OK. Je dois dormir un peu. Je t'appelle demain. ».

Elle capitule. « D'accord. Promets moi que tu garderas l'esprit ouvert au lycée demain ? ».

Je cède. « Comme tu veux. ». Après avoir raccroché, j'attrape ma trousse de toilette et me dirige vers la douche, peut être que maintenant, je pourrais me détendre. Après ma douche, je me précipite en bas pour dire bonsoir à Charlie. Cette journée était tellement longue que je veux juste m'enfoncer dans les couvertures et ne plus en sortir.

« Bonne nuit papa. ». Je me tourne pour monter les escaliers.

« Bonne nuit Bells. ». Il semble inquiet. « Est ce que tout va bien ? ».

Je dis d'un ton précipité. « Yep. Suis juste fatiguée. Bonne nuit ! ». Il répète. « Bonne nuit chérie. ».

Je dors à peine cette nuit, pensant à la journée qui m'attend le lendemain. Et si je me retrouve avec un autre Kyle et que je dois encore partir ? Où est ce que j'irais ? Qu'est ce que je ferais ? Je me tourne et me retourne avant de finir par tomber de sommeil, sept heures plus tard. Ça promet d'être la plus longue journée de ma vie.

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Bon je le reconnais je n'ai pas relu le chap en le traduisant... Si les fautes vous brulent les rétines j'en suis désolée ^^

merci pour tout !

À bientôt !

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