RAR : Merci Guest anonyme pour tes reviews ! Et merci pour tous ces retours sur le chapitre 9 ! Je réponds à tout le monde et c'est tellement précieux, ces petits mots - merci !
Note (22 déc. 2017) : Je passe à un rythme de mise à jour toutes les deux semaines (toujours le jeudi ou le vendredi), pour me laisser le temps de terminer de rédiger les derniers chapitres (entre 25 et 30 au total). Les chapitres vont devenir beaucoup plus long pour compenser les attentes. J'espère que celui-ci va vous plaire !
Je vous souhaite une bonne lecture et de bonnes fêtes à venir ou déjà terminées !
Ah oui, et AVERTISSEMENT / SPOILER : Sexe ! ;) (sans pénétration)
BO d'ambiance : « Around the world & Harder Better Faster Stronger », Alive 2007 – Daft Punk.
Croisements, dépassements (1)
Quand le réveil sonna, suffisamment tôt pour qu'il ait le temps de se préparer, d'aller à pied jusqu'au carrefour où il avait donné rendez-vous à Harry, et de faire le trajet jusqu'à la zone d'activités où se trouvait le laser game, le tout un dimanche matin où il n'avait pas d'autre obligation, Draco faillit composer un texto laconique et renoncer à ce projet stupide. Les hormones rendaient stupide.
Il neutralisa ses hormones sous une douche longue et s'éclipsa de la maison.
Il n'avait pas eu le temps de prendre un café. Tant pis pour l'objecteur de cigarettes, Draco exhala sa fumée dans le soleil frais d'été indien. Le sac sur la hanche avec une tenue de rechange, il se sentait comme ces beaux joueurs de foot qui allaient à pied au stade du coin pour le match du weekend, et qu'il admirait de loin petit. Même dans une famille où les questions de sexualité sont taboues, certaines choses font vite surface.
Cette pensée le rembrunit. Il ne savait pas trop ce qui allait se passer avec Harry. Il se laissait porter par ses invitations et restait en posture semi-observatrice. Ce n'était pas du tout comme à la capitale, où il n'avait, à vrai dire, jamais cherché à fréquenter les personnes qui s'intéressaient à lui, et encore moins laissé quiconque essayer de le connaître. C'était plus détendu ici, et Draco ne savait pas encore trop dire si c'était lié à Harry en particulier, ou plus généralement à une psychologie de province, moins obsédée par le désir de conquérir le monde.
Il était en terre inconnue dans les paysages qu'il avait traversés toute sa vie ; il avait grandi ailleurs, commencé à se construire en tant qu'adulte ailleurs, relégué ces décors à l'environnement qui se trouvait derrière la vitre de la voiture mais qui ne le concernait plus depuis longtemps. C'était étrange d'y mettre les pieds sans la paroi de verre, de tôle et de plastique, encore plus de se rendre compte qu'il analysait les panneaux routiers et les marquages de priorité.
Harry lui avait envoyé un message pour confirmer qu'il serait à l'heure. Pour vérifier aussi qu'il était toujours motivé pour ce plan de mariole, ce brave garçon. Draco troqua sa cigarette contre un chewing-gum et espéra qu'il aurait le temps de prendre un café voire manger quelque chose avant le début des hostilités.
Il referma la portière et Harry attendit qu'il s'attache avant de redémarrer.
« Ça va ?
Draco ne répondit pas tout de suite ; il y avait plus urgent à mettre sur le tapis, et il le pointa du doigt sur le visage de Harry :
- Je mets pas ça, moi, déclara-t-il.
- De quoi ? Le maquillage ? dit Harry en éclatant de rire, ce qui plissa la trace de peinture de guerre sur sa pommette. J'essaierai de m'interposer.
Il abaissa le pare-soleil et se frotta la joue d'un revers de main. Il n'en avait que d'un côté, et il avait apparemment déjà essayé de l'enlever avant de retrouver Draco.
- Je me suis fait avoir en partant. Ils vont m'en remettre avant de démarrer, mais là c'était juste pour me faire chier.
Il lui adressa un sourire penaud.
- Ginny a dit que ça nous ferait un sujet de conversation.
- Sympas, tes amis.
- C'est pour s'amuser, répondit Harry en haussant une épaule.
Draco restait méfiant.
- Qu'ils n'essaient même pas avec moi, prévint Draco. Je ne me lève pas un dimanche matin pour ça.
- Tu es là en guest, ils t'épargneront peut-être. »
« Je ne mets pas ça, répéta Draco plus fort en voyant la bande de fous furieux qui les attendait à l'espace détente.
Ils avaient tous les joues striées de bandes rouges et or et Seamus avait poussé le vice jusqu'à porter un pantacourt treillis et se laquer les cheveux comme s'il sortait d'une expédition commando, brins d'herbe et teinture éphémère couleur poussière compris. Ginny avait une tenue sportive, moins explicitement militaire mais avait relevé ses cheveux sous un bandana de guerillera. Les deux autres suivaient le mouvement. À l'approche de Harry et Draco, ils dégainèrent de ces rouleaux qui marquent les supporters aux couleurs de leur équipe lors des matchs de foot et les regardèrent comme s'ils n'avaient pas d'autre choix que d'y passer.
Draco s'arrêta à distance de la table quand Ginny se leva de sa chaise.
- Non, dit-il fermement en la pointant de l'index.
Elle lui attrapa le poignet et lui déroula trois lignes de couleurs sur le dos de la main, qui auraient été plus courtes si Draco n'avait pas retiré son bras si brusquement.
Ginny lui adressa un sourire narquois avant de faire signe à son ex-petit ami d'approcher. L'actuel petit ami avait l'air résigné.
- Si tu as besoin d'un café, c'est le moment », l'informa Ron avec une pertinence qui surprit Draco.
« Bien ! dit Ginny à son retour de la caisse. Les Serdaigle sont six aujourd'hui, donc on ne sera plus en infériorité numérique. Ils risquent de vouloir nous marquer, d'autant plus qu'ils ne connaissent pas Draco, mais je ne crois pas qu'il faille qu'on fasse la même chose. Draco, tu feras gaffe parce que tu vas avoir quelqu'un sur le dos pendant au moins toute la première partie.
Draco resta prudemment le nez dans son café, épaté de tant de sérieux. S'il était parfaitement honnête, il trouvait ça plutôt amusant. Rafraîchissant. Weasley mâle, malgré son air détaché et impénétrable face à Draco, suivait les consignes de bataille avec une très grande attention.
- Il faut qu'on soit partout, dit Seamus. Qu'on les prenne par surprise. Ils vont faire l'erreur d'être très méthodique pendant la première manche. C'est là qu'on va pouvoir prendre de l'avance.
Harry adressa à Draco un sourire complice.
- Qu'est-ce qu'on fait pour les autres manches ? demanda-t-il.
- On verra en fonction, dit Dean.
- Je pense qu'on pourra cibler un ou deux joueurs chacun, intervint Ron. Tout en continuant d'attaquer de tous les côtés.
- Rappelez-vous, les gars, dit Ginny. Michael fonce toujours directement vers le pigeonnier. Donc si on rentre en premier, Ron, tu lui piques la place, tu le défonces quand il arrive et ensuite tu te casses. Les autres on évite la zone comme la peste. Et Ron tu vises les capteurs qui font des points.
Draco avait envie de se cacher derrière Harry et c'était un sentiment un peu déconcertant. Lorsqu'ils se dirigèrent vers le vestibule avec les équipements, il se rapprocha de Harry, épaule contre épaule, et lui demanda tout bas :
- Tu es sorti combien de temps avec elle, rappelle-moi ?
- Vaut mieux pas que tu saches, répondit-il sur le même ton.
Draco ne prit pas le temps de détailler les visages de leurs adversaires. Il repéra simplement qu'ils étaient encore plus maquillés et uniformisés – bleu et blanc, avec des motifs de rapaces sur certains de leurs vêtements.
- C'est quoi le nom de notre équipe ?
- Gryffondor en premier ! lança l'employé posté à l'entrée du labyrinthe.
- Go go go !
Draco n'eut pas le loisir de s'offusquer du nom de groupe ; il eut à peine le temps de retrouver ses repères dans la salle qu'il s'aperçut qu'en effet il avait un autre blondinet qui le suivait comme son ombre et se fut très difficile de s'arrêter deux secondes pour viser. Une asiatique pourchassait Harry, et Draco parvint à l'atteindre dans le dos avant qu'un tir sorti de nulle part lui bloque l'arme. À deux reprises, Dean puis Seamus l'attrapèrent pour le faire ramper derrière un muret et plusieurs fois Ginny ou Harry hélèrent son nom pour le prévenir d'une présence adverse sans qu'il les aperçoive.
Il avait le tournis quand retentit le premier gong.
« Super ! dit Ginny en claquant la main de Seamus puis des autres devant le tableau des scores.
- Ça va ? demanda Harry en posant une main sur épaule.
Il y avait le gilet entre eux.
- Ça va, répondit Draco. C'est des grands, grands malades.
- Pas trop dépassé quand même ? demanda-t-il avec un sourire gentil.
- Dans tes rêves. Je vais les rôtir à la broche, ces petites volailles.
Harry éclata de rire et Draco se sentit pousser des ailes.
- OK, les mecs, dit Ginny en les rassemblant. Tout le monde a au moins deux cibles en tête ? Draco j'ai vu que tu avais pas mal touché Cho…
- « L'Attrapeur », précisa Seamus.
- La chinoise, clarifia Dean.
- Ça te va de t'en occuper ? termina Ginny.
- Ça marche.
- Harry, tu me laisses Le Batteur, j'ai des comptes à régler… »
La deuxième manche démarra sur les mêmes chapeaux de roue que la première, à la différence près que les Serdaigle entraient les premiers cette fois-ci et qu'il fallut encore plus raser les murs. Harry l'attrapa par le coude pour lui indiquer un passage relativement à couvert jusqu'à l'étage et l'abandonna au pied de l'escalier pour quadriller le rez de chaussée. Ce ne fut qu'en milieu de manche qu'il le retrouva, quand Harry lui hurla de venir se planquer avec lui derrière un mur.
- Ils sont partout ! s'exclama Draco, à bout de souffle en glissant au sol à côté de lui. Comment ils font ?
Harry se contenta de rire, lui donnant un petit coup d'épaule complice et un regard qui n'était pas complètement focalisé sur la partie. Le regard de Draco tomba sur ses lèvres et il se ressaisit brusquement. Il déglutit :
- On sort comment de là ? articula-t-il, un peu laborieusement.
Harry détourna les yeux, puis se retourna pour jeter un œil prudent par dessus le muret.
- On va forcément se faire toucher, dit Harry en se rasseyant.
- Donc on attend ?
Harry le scruta à nouveau et Draco commençait à oublier les enjeux de la partie.
- Si on attend, ils vont se lasser et nous attaquer, dit Harry lentement. Ou alors Ginny va nous tuer à la sortie.
Draco se passa une main sur la nuque, le cœur battant.
- Qu'est-ce qu'on fait alors ?
- Je sors et tu détales, répondit Harry. Ou l'inverse.
Draco prit une grande inspiration et essaya de se rappeler de la configuration des lieux.
- Je sors et tu pars à droite, dit-il. Si je te couvre on prendra moins de dégâts.
- Et on reste groupés pour la suite ? dit Harry suivant son cheminement de pensée.
- C'est ce que j'avais en tête.
- Ça marche. Quand tu veux.
- Maintenant.
Draco ne savait pas s'ils avaient basculé dans une autre dimension, où ils étaient agents secrets, tireurs d'élite, en mission suicide, mais ils restèrent collés l'un à l'autre, dos à dos, à protéger les capteurs les plus coûteux en points et tenter de visualiser leur parcours sous tous les angles à la fois. Draco ne s'était pas pris au jeu de la sorte depuis des années et une petite voix dans sa tête lui criait de très loin qu'il était devenu fou.
Le gong de fin de session lui donna une attaque et il s'achemina vers la sortie dans un état de transe. Il ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait quand Harry lui attrapa le poignet et l'entraîna dans un coin. Puis il passa les bras autour de son cou et répondit au baiser.
C'était fantastique, essoufflé, interrompu trop vite parce qu'il fallait qu'ils sortent mais Draco s'assura de faire passer le message que si Harry voulait aller baiser tout de suite dans les toilettes, il n'émettrait aucune objection. Il y avait ces foutus gilets entre eux et les autres joueurs les attendaient à la sortie. S'ils voulaient garder ça pour eux, il fallait qu'ils se dépêchent.
Draco se passa une main dans les cheveux avec nonchalance en retrouvant le groupe, un rictus satisfait sur les lèvres, qui s'effaça lorsqu'il vit l'expression de Ginny, qui avait les bras croisés, le nez levé vers les écrans récapitulatifs.
- Harry, tu nous fais quoi là ! s'exclama-t-elle à leur approche. C'est toi qui a touché le moins de gens ! On est en train de perdre !
Harry eut l'air désolé et sincèrement contrarié de l'état des scores ; Draco était impressionné par ses talents d'hypocrite.
- Mission kamikazes pour la dernière manche. On donne tout !
Draco n'était plus du tout dans la partie. Il esquiva à la fois les Serdaigle et ses coéquipiers pour retrouver Harry dans le labyrinthe et l'embrasser à l'abri des regards, comme s'ils étaient deux fugitifs, seuls contre les autres ; le sourire de Harry était extraordinaire et c'était de la torture de sentir les plastiques moites des gilets leur entrer dans les joues quand ils se pressaient l'un contre l'autre dans l'obscurité.
- Harry ! Draco ! Non ! C'est pas le moment ! beugla Seamus.
- On se casse ? demanda Harry.
- Avec plaisir, répondit Draco.
Ils convinrent de gagner la sortie l'un après l'autre pour ne pas attirer davantage l'attention, récupérèrent le sac de Draco en jetant des regards vers l'horloge qui indiquait le temps restant jusqu'à la prochaine partie, et pressèrent le pas jusqu'à la voiture.
- Chez toi ou chez moi ? dit Harry en démarrant.
- Chez toi.
- C'est plus près.
Ils ne se regardèrent pas du trajet. Draco tenta un « Tu vas te faire tuer » histoire de dire quelque chose, mais dans un éclat de rire, Harry répondit que oui mais qu'il n'en avait rien à foutre.
- Trois appels manqués, lui montra Harry, goguenard, en arrivant à la porte de son immeuble.
- Ils risquent pas de débarquer ici ? s'inquiéta Draco en découvrant que l'appartement était une gigantesque colocation à au moins quatre chambres.
- Je pense pas, dit Harry. Notre désertion était assez claire.
Il lui prit la main et l'entraîna dans sa chambre.
Draco lui enleva ses lunettes d'un autre âge et se pressa de tout son long contre lui, se délectant de l'absence d'autres couches que leurs vêtements entre leurs torses et leurs bassins. Le frottement alimenta son excitation et il protesta quand Harry cessa un instant de l'embrasser.
- Tu veux boire quelque chose ? Tu veux prendre une douche ?
- Après.
Il voulait absorber toute cette chaleur et cette sueur à peine sèche qui les rendait moites sous leurs T-shirts. Il voulait explorer chaque centimètre carré du cou de Harry avec sa bouche et sentir les vibrations de sa gorge quand il riait ou gémissait. C'était la première fois que, parfaitement sobre, cela ne l'écœurait pas.
- Tu sens trop bon, laissa-t-il échapper.
Harry pouffa de rire et Draco oublia de se sentir gêné.
Le téléphone vibra sur l'étagère, secouant le lourd trousseau de clés.
- Bon, attends, dit Harry en soupirant.
Il se dégagea de l'étreinte et décrocha. Draco bouda deux secondes.
- Oui ?
- Harry, t'es où ? On a perdu au différentiel. Gin et Shay vont te buter.
- On est à l'appart', dit Harry en se passant une main dans les cheveux entre deux inspirations.
Il y avait quelque chose qu'il pouvait faire en attendant : il enleva son T-shirt, parce qu'il avait chaud, et attrapa un mouchoir en papier dans son sac, qu'il humecta à la bouteille.
- … OK. On va squatter chez mes parents alors…
- S'il vous plaît, chantonna Harry avec un sourire qui fit sortir les crocs à Draco.
Il se planta devant Harry et le scruta avec intensité, ravi du regard appréciateur qui lui parcourut le torse, de la main qui se posa au bas de son dos et se mit à jouer avec un passant de ceinture ; il se mordit la lèvre d'une manière calculée, attrapa le menton de Harry entre le pouce et l'index, et essuya les traces baveuses de maquillage.
Harry fit une grimace digne d'un petit gosse capricieux.
- Ne mettez pas l'appart' sens dessus-dessous…
- T'inquiète pas, dit Harry en riant de l'application exagérée avec laquelle Draco l'inspectait – puis il lui prit le mouchoir et lui frotta le côté du nez avec un coin propre.
Draco le laissa faire avec un sourire satisfait, puis il se rapprocha de Harry, effleurant ses lèvres du bout de la langue sans tout à fait l'embrasser, glissant les doigts dans l'interstice entre son pantalon et son aine pour lui rappeler qu'ils avaient mieux à faire. Harry étouffa un gémissement.
- … OK, bon, je vous laisse faire ce que vous avez à faire…
- Ouais, à tout à l'heure.
Et il raccrocha enfin.
- Ton chaperon est rassuré ? demanda Draco, en se coulant à ses pieds et lui ouvrant le pantalon.
- Ouais, répondit Harry avec un rire essoufflé. Ça va…
- Parfait, coupa-t-il.
Et il fourra le nez dans son entrejambe. Il apprécia les contours de son sexe, à pressions lentes de sa bouche à travers le boxer, puis il dégagea le sous-vêtement et poursuivit son exploration au plus près de la peau. Harry s'agrippait à son épaule et à l'étagère, le souffle haché, incapable sans doute de voir les détails sans ses lunettes, mais très réceptif à l'idée générale. Ne pouvant s'en empêcher plus longtemps, Draco le prit complètement en bouche.
Harry se laissa choyer, délicieusement, pendant de longues brassées de secondes, puis il lui dit d'arrêter et l'entraîna sur le lit.
Draco se cambra et gémit contre ses lèvres quand Harry pressa leurs érections l'une contre l'autre. Il n'avait pas eu tant de contacts avec un autre homme depuis des mois et c'était trop long. Il voulait se fondre dans son corps. Harry semblait tout aussi avide que lui mais plus serein ; il lui tenait les reins sans y laisser de bleus et déposait des baisers légers au coin de sa bouche avant d'y replonger la langue. Draco était perdu de sensations contraires.
Harry le fit basculer sur le dos et l'empoigna, tout en continuant de se frotter contre sa cuisse. Draco ferma les yeux, referma la main sur celle de Harry, enfonça les phalanges chaudes dans sa paume, et laissa le plaisir prendre le dessus. Il sentit Harry jouir juste après lui sur son ventre mais refusait de lui faire lâcher son sexe, la sensation de brûlure encore trop agréable.
Il finit par le laisser s'affaler à côté de lui et l'entendit rire encore, de contentement. C'était invraisemblable d'être aussi satisfait de la vie.
Enfin, Draco n'avait pas à se plaindre. Il lui caressa le bras du bout des doigts et laissa retomber sa main, écoutant le souffle de Harry pour en mémoriser les inflexions.
Quelques instants passèrent, puis Harry déglutit. Il prit la main de Draco et entrelaça leurs doigts gluants en la soulevant, sortant Draco de la torpeur dans laquelle il se serait bien laissé sombrer.
- Toujours pas motivé pour une douche ?
Draco contempla leurs mains quelques instants, une moue songeuse et lasse sur le visage.
- Tu me laves le dos ? dit-il sur un ton qui pourrait passer pour une blague si Harry répondait non.
Mais Harry pouffa de rire.
- Si tu veux. »
