amuro67100: Oui, en effet, ça fait avancer le récit. Un epu de cul...tu seras pas vicieuse par hasard. ;-)Noël chez les Yagami: Je suis bien d'accord, une tarte aux pommes avec caramel chaud, c'est bon.
Vivo Per Lei: Je suis contente que t'aime la robe. J'aime beaucoup les final hyper sentimental ou les sentiments explosent. J'ai eut l'idée de fic en écoutant la chanson Vivo per lei d'Andrea Bocelli et de Giorgia. Je te la recommande, elle est super.
Chapitre 9.
La Découverte.
Sébastian mit les dernières touches à sa mise en scène. Car évidemment, la population de Londres allait se demander pourquoi le magasin était fermé et surtout, pourquoi la propriétaire et son fils étaient morts. Il avait passé les deux heures suivant son meurtre à tout mettre en place afin que Scotland Yard ne se doute pas qu'il avait tué Johan.
Le jeune homme avait retrouvé le corps de Mme. Tasha dans l'arrière-boutique et l'avait transporté près de celui de son fils pour faire croire qu'ils s'étaient battus ensemble. Sébastian avait rajouté de petits détails techniques pour rendre son histoire plus plausible.
Une fois sa mise en scène terminé, plus rien ne le retenait ici. Il refit donc ce qu'il avait déjà fait dans le passé: empaqueter ses affaires et de la nourriture et s'en aller pour ne jamais revenir.
Il décida de sortir par la porte de derrière et les ruelles afin que personne ne le voit et ne le soupçonne de complicité.
Encore dans les rues, il se mit à arpenter les rues sans but, ne savant pas où ses pas le mèneraient. Il marcha pendant des heures. La fatigue ne se manifesta que le soir venu. Il releva son regard qui n'avait pas quitté le dallage pour se rendre compte avec surprise qu'il se trouvait devant la vieille maison des Perkins, ses premiers tuteurs.
Un vent glacial se leva et Sébastian frissonna. Ne voulant pas passer la nuit dans le froid mordant de début automne, et n'ayant pas d'autres alternatives, il sortit la clé qui n'avait pas quitté son cou depuis les trois années précédentes et entra.
La maison était restée comme jadis comme il l'avait laissé, à l'exception de la couche de poussière, des toiles d'araignées et de la moisissure qui rongeait les murs.
Sébastian posa son sac contre un mur et parcouru les divers pièces qui éveillaient de lointains souvenirs auxquels il n'avait plus songé depuis fort longtemps, mais qui furent heureux. À chaque pas, un nuage de poussière grisâtre s'élevait autour de sa botte.
Quand il entra dans la chambre des maîtres, le lit à baldaquin semblait pour Sébastian si vide. Il s'y assit, mais en enfonçant le matelas et les coussins, il entendit un étrange bruit de feuille froissée. Il se releva et suréleva l'édredon et l'oreiller et découvrit une enveloppe cacheté de cire rouge sang. Elle était sobrement jaunie et l'encre dessus un peu délavée par l'humidité. Mais il parvint quand même à en déchiffrer l'écriture. Sébastian en reconnu celle de M. Perkins.
Pour Sébastian Michaelis de Gérard et Emma Perkins.
Le jeune homme écarquilla les yeux de surprise. Si c'était vraiment pour lui, pourquoi ils ne lui avaient pas remise avant leur mort?
Mais il se doutait aussi que ce n'était sûrement pas sans raisons. Alors, les doigts un peu tremblants, il décacheta l'enveloppe et y trouva deux papiers. Sur le premier, il y avait une lettre de la part d'Emma. Il la lut.
Très cher Sébastian,
Si tu trouves cette lettre aujourd'hui, cela veut dire que mon tendre Gérard et moi sommes partis rejo0indre notre Seigneur au ciel et que tu te retrouves seul. Mais n'ais crainte. Car vois-tu, dès le moment où nous t'avons aperçus dans ce parc, tu n'étais qu'un petit garçon vendant des fleurs pour survivre, et étant sans enfant, nous t'avons tout de suite aimé et considérer comme notre fils. Nous savons que nous ne remplacerons jamais tes parents, mais saches que nous t'aimons. Tu ne peux pas imaginé comme nous étions fiers de toi, te voyant grandir et t'épanouir. C'est pourquoi nous t'avons choisi comme héritier. De par notre mort, tu hérites de notre maison et de notre place au sein de la famille Phantomhive. Nous savons que tu aimes mademoiselle Angelika et que tu souhaites ardemment la retrouver. Ne penses pas que nous n'avons pas remarqué les regards amoureux que tu lui lançais quand elle ne regardait pas. Si nous pouvons te donner un conseil, ne renonces pas sous l'excuse que vous êtes de races et de classes différentes. L'amour n'a pas de frontières. Mais prends garde quand même à ne pas en faire trop.
Donc, cher fils. La maison et toutes nos possessions sont désormais tiennes. Tâches d'en faire bon usage.
Avec tout notre amour et notre affection.
Gérard et Emma.
Sébastian ne put se retenir et pleura toute l'eau de son corps en serrant la feuille dans ses mains. Il ne rappelait même plus la dernière fois où une personne lui avait dit qu'elle l'aimait.
Les larmes coulèrent durant un bon cinq minutes avant de se tarirent. Les essuyant d'un revers de manche, il prit la deuxième feuille. Il s'agissait du testament des Perkins qui confirmait les dires de la lettre. Il était très bref.
Je soussignée, Emma/Gérard Perkins,…
Je lègue tout ce que je possède à mon fils Sébastian Michaelis… (On va pas faire un testament au complet quand même.)
Sébastian relut la lettre et le testament au moins trois fois chaque. Il avait encore de la difficulté à saisir ce qu'il relisait. Il était le propriétaire d'une maison de banlieue à Londres.
Il glissa les papiers dans l'enveloppe, monta à l'étage et entra dans son ancienne chambre. Le lit était froid quand il s'y coucha après avoir secoué les couvertures pour y chasser la poussière. Il s'endormit les yeux humides.
