Chapitre 10: Simon Cassidy

Rassuré du sort de ses agents d'après le rapport que lui fit McGee, Gibbs leur donna ses ordres et raccrocha sans plus de cérémonie. Tous les autres dans la pièce se détendirent en l'écoutant parler au plus jeune des deux agents.

Daniel se laissa retomber sur la chaise du bureau d'Abby, reprenant difficilement son souffle. Il avait encore tant de chose à dire et malheureusement il sentait que son corps n'en supporterais pas davantage pour le moment. Il allait s'effondrer sans pouvoir participer à l'enquête.

Il serra les mâchoires, luttant pour inspirer profondément et faire refluer la douleur dans sa poitrine. Hors de question d'être une nouvelle fois envoyé sur la touche. Il n'était plus un enfant, ni même un adolescent. Il avait beaucoup appris depuis la dernière fois que le jeu avait reprit!

Il allait mettre fin à cette affaire par lui même! Il ne laisserait pas Frédérique où Renthworth briser de nouvelles vies. Il y en avait eu déjà bien assez de gâcher par leur faute, et même par la sienne.

Il tapa du poing sur le bureau pour chasser les mauvais souvenirs qui remontaient bien trop facilement devant ses yeux. Il inspira mais l'air ne semblait plus vouloir atteindre ses poumons. Il porta la main à sa poitrine, se repliant sur lui même.

Ducky et Brad se précipitèrent vers lui. Le plus jeune sortant d'une de ses poches un objet qu'il présenta devant la bouche de son ami, en l'incitant à se redresser pour ouvrir sa cage thoracique et permettre à l'air de mieux entrer. Quand l'inhalateur fût en place il appuya tout en exhortant le brun à inspirer le produit médicamenteux.

« Abby! » Fit l'ancien marine à la scientifique qui assistait impuissante à la crise de son collègue. « Tu localises ce parc. Tu me sors aussi un cliché du visage de ce type.»

« Maintenant? » Lança-t-elle d'une voix suraiguë qui lui parut un peu hystérique.

Elle aurait tellement voulu pouvoir faire quelque chose pour soulager Tony. Elle jeta son regard le plus froid à Gibbs. Elle lui aurait bien dit toutes les injures qu'elle connaissait, le trouvant sans coeur de ne penser qu'à l'affaire alors que Tony souffrait visiblement le martyre devant eux, mais toutes ses invectives restèrent coincé dans sa gorge quand elle croisa le regard de son chef. Elle l'avait déjà vu en colère. Elle l'avait déjà vu ravagé par la rage de se retrouver impuissant face à une situation. Elle avait lu plus d'une fois la détermination implacable qui l'animait quand une enquête le faisait sortir de ses gonds. Mais jamais, jamais auparavant elle n'avait vu cette lueur assassine dans les yeux bleu acier de Gibbs.

« Entendu » fini-t-elle par répondre en se mettant au travail sans perdre de temps.

Daniel retrouvait une respiration normale mais il était trop épuisé pour pouvoir garder le contrôle. Il le savait et il enrageait d'être aussi faible et impuissant. Dépendre des autres lui était insupportable et vu son état il n'avait pas d'autre choix que de laisser la direction des opérations à Gibbs. Il fallait qu'il leur dise encore tellement de chose.

« Que représente le fichier photo ? » Bredouilla-t-il bloquant sur chaque mot et luttant contre la douleur pour garder son esprit en éveil. Brad et Ducky le soutenaient du mieux qu'ils pouvaient pour lui permettre de respirer on ne peut mieux.

Abby fit apparaître sur l'écran l'image que contenait la clé USB. Une peluche de lapin blanc avec une pancarte sur laquelle ils pouvaient lire un message pour le moins étrange: Si je t'attrapes, craindras tu ton sort?

« Comment a -t-il fait pour trouver cette peluche? » demanda Brad d'une voix tremblante. « On dirait vraiment celle du jeu d'Alice, celle de Simon. »

Il n'y avait pas que sa voix qui tremblait, tout le corps du médecin s'agitait de léger soubresauts nerveux.

« Frédérique a vraiment bien retenu les leçons du père. » Déclara avec mépris Daniel en haletant. Ses yeux se fermèrent quelques instants, il lutta contre l'envie de fuir ses mauvais souvenirs. « Gardez à l'esprit qu'il fera tout pour causer de la souffrance, il n'a pas choisit ce lapin par hasard. C'est un avertissement, tout aussi important que la bombe dans l'appartement ou l'agression de cette femme à l'hôpital...Si je pouvais, je... »

« Repose toi, DiNozzo. On aura besoin de toi en pleine forme pour affronter ce malade! » Ordonna Gibbs en posant une main sur l'épaule de son agent.

« Nous n'avons pas beaucoup de temps, Agent Gibbs. N'en gaspillez pas à vous inquiéter pour nous! »

« Tu l'a déjà dit. » répondit l'ancien marine d'une voix calme et assurée. « Aie confiance en nous. Aucun de nous ne te laissera tomber. Récupère assez de force pour nous accompagner ou je te mets en cellule jusqu'à ce qu'on en ait fini avec ces cinglés! »

« Facile à dire. » Tenta de fanfaronner l'italien et au ton de la voix Gibbs douta qu'il avait encore a faire à Daniel. L'espace d'un instant il avait crut reconnaître l'ironie provocatrice qui caractérisait son agent.

« Tu veux essayer pour voir? » le prévint-il en resserrant sa poigne sur l'épaule du brun qui grimaça.

« Pas spécialement. » soupira son subordonné avec un sourire qui ne gagna pas ses yeux. « Mais il y a encore tellement de chose à dire, tellement d'horreur pour lesquelles vous n'êtes pas préparé »

«J'en sais suffisamment pour le moment et je pense que Ducky, Brad et Fornell peuvent nous en apprendre bien assez pour finir de nous convaincre qu'il faut trouver ce Frédérique, rapidement. » trancha Gibbs d'une voix sans appel. « Maintenant tu dors, DiNozzo c'est un ordre! Le docteur Pitt et Ducky vont veiller sur toi et tu as intérêt d'être sage.»

« Attend, il faut...Il faut que je... La main gauche. » Commença Tony sans pouvoir finir car la fatigue venait d'avoir raison de sa résistance. Il s'était évanouie sans autre forme de procès.

« Allongeons le sur le futon. Ce sera toujours mieux que cette chaise » Déclara Ducky alors que Gibbs et Brad se saisissaient de Tony pour l'emmener dans la pièce adjacente où Abby avait installée le lit de fortune quelques heures plus tôt. Une fois qu'ils eurent couché le jeune homme, ils revinrent dans le laboratoire de la gothique qui s'était remis au travail. Elle avait imprimé la photo de leur suspect et la tendit à Gibbs

« Docteur pouvez vous nous en dire plus sur ce Simon et cette histoire de main gauche ? » Questionna Gibbs en attrapant la feuille et en la remerciant d'un signe de tête.

Brad ferma les yeux puis se mit à faire les cents pas dans la pièce.

« Je vais vous parler de Simon, mais pour ce qui est de « La main gauche de Dieu » je ne dévoilerai rien si vous voulez de plus amples informations, il va falloir chercher par vous même. »

Gibbs s'apprêtait à faire une remarque assez imagé sur le goût du secret que cultivait le médecin et bien d'autres dans cette enquête quand la jeune femme, toujours concentré sur son travail lui coupa la parole.

« Pour eux, tu n'aura qu'a demander à Ziva ou à la directrice. » Intervint Abby sans arrêter ses recherches, elle marqua pourtant un temps d'arrêt quand Gibbs la fixa avec un air impatient qui exigeait qu'elle s'explique de suite. « Il se trouve que lors du premier interrogatoire de Renthworth par le FBI, il y est fait allusion et cela a déclenché certaines réactions chez ses dames. »

« Quel genre, Abby ? » lui demanda Gibbs en croisant les bras sur son torse.

« C'est ce qui a décidé Ziva à aller chez Tony. Elle semblait vouloir vérifier quelque chose. Quand à la directrice, elle a sacrément palis mais elle n'a rien dit de particulier. Cependant quand Ziva lui a demandé si la carte postale prise dans le bureau de Tony les concernait, la directrice à hoqueté un oui, comme si on lui arrachait le mot de la gorge. Fornell a commencé à monté sur ses grands chevaux et la directrice lui a dit qu'elle n'avait pas de compte à lui rendre! Et ils sont parti en s'engueulant dans le couloir. Je pense qu'ils ont continué à s'envoyer des noms d'oiseaux jusqu' à la salle d'interrogatoire.» déclara la jeune femme en haussant les épaules.

« Il va être temps que tous ce petit monde joue carte sur table! » Marmonna Gibbs. « Commençons par vous, docteur. Parlez nous de ce Simon. »

« Simon était l'un des enfants que Renthworth avait sélectionné pour ses expériences. Il devait avoir deux ans de plus que nous. Une forte tête qui tout comme Tony avait assez de volonté pour ne pas se laisser entièrement manipuler par les manigances de Renthworth. Quand Tony à décidé de s'évader et d'aller chercher du secours, seul Simon a eut le cran de le suivre. Ils ont mis leur plan au point seuls, ne faisant pas confiance aux lâches que nous étions pour garder le secret sur leur opération. Le jeu d'Alice était vraiment celui que nous redoutions le plus. Une fois par semaine, ceux qui découvraient au pied de leur lit une peluche de lapin blanc, étaient désignés comme la proie que ceux choisis par Renthworth comme étant les plus disciplinés, les plus méritant et les meilleurs devaient attraper en cours d'une chasse nocturne. »

« Oh mon dieu! » s'exclama Ducky. « Simon Cassidy! Un peu plus et nous oublions de te parler de l'affaire Cassidy! Une des raisons pour lesquelles ma présence lors de cette perquisition n'a pas été vaine, malheureusement.»

Le légiste se laissa tomber à son tour sur la chaise de bureau d'Abby. Ducky avait beau avoir vu tant de chose terrible et inimaginable dans sa carrière, le souvenir de ce jour semblait vraiment le hanter et le perturber. Cependant désireux de ne pas perdre le fil, Gibbs sans se préoccuper de l'interruption de son collègue fit signe au médecin de continuer.

« Il se trouve que la nuit où ils se sont enfuis, Tony et Simon avaient été sélectionnés pour jouer les lapins. Ce n'était pas la première fois pour l'un comme pour l'autre. Ils avaient un plan et connaissaient parfaitement le terrain. Ils étaient parmi nous les seuls à avoir damner le pion à leurs poursuivants. Je ne sais pas exactement comme ils ont fait, mais cette nuit là aucun des deux n'est rentré se coucher. Le lendemain on a revu ni l'un ni l'autre. Jusqu'au soir. »

Brad sentit que peu à peu à force de parler les souvenirs lui revenaient. Il pouvait presque sentir l'odeur de l'humidité et de la moisissure du cachot où les avait conduit Renthworth. Il appuya fortement ses poings devant ses yeux comme pour chasser l'image qui commençait à s'imprimer sur sa rétine. Un tableau d'horreur encore plus insupportable que ce que lui avait rappelé l'enregistrement de Renthworth, le montrant avec un fouet à la main.

Quand il dégagea ses mains de son visage, il sentit que l'ancien marine attendait qu'il finisse de lui révéler ce à quoi il avait assisté. Il croisa le regard bleu acier et plongea dedans comme si l'éclat qui y brillait, avait à lui seul la force de le guider et lui éviter de se noyer dans ce maelström de souffrance où il se perdait.

« Renthworth nous a conduit dans le cachot. Simon y était étendu sur le sol. Ses yeux dorés grand ou vert tourné vers nous avec effrois, la bouche à peine fermée et un énorme trou béant au niveau de la poitrine. » Déclama Brad d'une voix brisée. «Frédérique se tenait en face de moi et souriait comme un bienheureux. Renthworth avait posé une de ses mains sur sa tête et le félicitait pour avoir suivit les règles et avoir réussi à nous protéger tous. »

Brad se remit à déambuler dans la pièce, agitant nerveusement les bras.

« Il avait partagé notre vie au pensionnat, souffert avec nous. Il avait partager nos jeux et nous avait trahi. Il méritait ce qui lui était arrivé. » Déclara dans un souffle à peine audible Brad en cachant une nouvelle fois son visage dans ses mains. « Voilà les mots dont nous gratifia Renthworth en guise d'explication. Je crois que c'est à ce moment que j'ai vraiment compris le danger qu'il représentait: je pouvais bien être le prochain à me retrouver étendu coucher là. Aucun d'entre nous n'a osé demandé ce qu'il était arrivé à Tony. Aucun parmi nous ne...»

Gibbs fit un pas vers le docteur et posa ses mains sur les bras du jeune homme pour dégager ses mains de son visage. La blessure qu'il s'était faite un peu plus tôt et qui saignait de nouveau avait marqué les joues du jeune homme de traînées rouge auxquelles se mêlaient des larmes que le docteur Pitt ne cherchait plus à retenir. L'ancien marine obligea son vis à vis à relever la tête vers lui pour plonger son regard dans celui du médecin.

« Vous n'êtes pas un lâche. » Lui assura-t-il d'une voix ferme. « Vous n'étiez que des enfants! Vous avez fait ce qu'il fallait pour survivre et personne ne vous reproche rien! »

« J'aimerais vous croire mais... »

«Je ne peux pas changer ce qui s'est passé il y a vingt ans. Mais je peux vous assurer que je vais tout faire pour mettre un terme à cette histoire une bonne fois pour toute. » Reprit Gibbs en libérant les mains du docteur.

« Tout? » Répéta Brad incrédule.

« Tout, je vous le promet. » répondit Gibbs sans aucune hésitation.

« Nous, nous vous le promettons. » Enchaînèrent quasiment ensemble Abby et Ducky.

Il y eut un court silence, puis le médecin essuya ses yeux du revers de sa main, étalant un peu plus le sang sur son visage, une détermination nouvelle éclairait ses yeux.

« Vous avez raison. Il est grand temps que cela s'arrête et je vais enfin faire ce qu'il faut pour cela. »

Gibbs même s'il appréciait de voir que Brad reprenait courage, ne fut pas certain que la décision que le médecin venait de prendre dans son fort intérieur soit de celle dont on soit fier. Il avait déjà eu l'occasion de voir dans d'autres regards cette étrange étincelle que le désespoir et la colère faisaient luire. Celle d'un homme qui acceptait de renier ses principes. Il aurait voulu pouvoir éviter d'en arriver là, pouvoir porter le fardeau de cette histoire à la place de Tony et Brad mais rien qu'en les regardant il savait que les choses avaient été trop loin et qu'il fallait vraiment y mettre un terme. Par tous les moyens.


17 heure 18: Il venait de rentrer d'un séjour assez mouvementé à l'étranger. Épuisé, il s'était laisser tomber sur son lit tout habillé, souffrant du décalage horaire et de la fatigue dû à son travail qui ne lui avait pas laisser beaucoup de temps libre. Il ne devait pas avoir fermé l'oeil depuis plus de dix minutes que son portable sonna, le tirant de son sommeil réparateur. Dans un grommellement mi furieux mi inquiet, il répondit en se redressant. Les autres savaient qu'il venait de rentrer, sans cas d'extrême urgence, personne n'aurait osé le déranger. L'appel devait être important. Il en eut confirmation après le bref échange qu'il eut avec son interlocuteur. L'adrénaline chassa la fatigue, lui redonnant suffisamment d'énergie pour assurer à la personne à l'autre bout qu'il serait prêt et présent à son poste dans les plus bref délai.

« Oh, Nino dans quelle galère es tu allé te fourrer! » Marmonna l'homme après avoir raccroché tout en se dirigeant vers la salle de bain. Une douche finirait de le remettre d'aplomb.


« A toi Ducky! » S'exclama Gibbs ne voulant pas faire durer le silence trop longtemps.

« Comme je te l'ai dit, l'agent Kramer, le professeur et moi sommes partie à la rencontre de Renthworth. » Déclara le légiste en se levant de la chaise pour aller examiner la plaie du docteur Pitt. Il ne parut pas inquiet, le saignement commençant à s'arrêter de lui même. « Le docteur se trouvait dans une salle de classe avec ses élèves, une vingtaine de garçons environs . Ils étaient sagement assis à leur place alors que les autres étaient en récréation. Ce qui en soit était déjà un fait surprenant. Leur uniforme était différent de celui des autres enfants que nous avions vu. Le blazer et le pantalon était de couleur plus foncé... »

« Ducky! » Intervint sèchement Gibbs que les couleurs des uniformes n'intéressaient absolument pas.

« Compris je fais au plus court. » soupira Ducky en fronçant les sourcils pour retrouver le fil de son discours. « L'agent Kramer a demandé à Renthworth de le conduire à son bureau pour qu'il puisse le fouiller. Bien que nous faisant part de son désaccord dans des termes polis, Renthworth s'est exécuté. L'agent Kramer m'a donc demandé de rester avec l'enseignant pour interroger les enfants. J'avoue que je ne savais pas trop comment me lancer dans ce genre d'expérience. Je n'ai pas pour habitude de m'adresser à des vivants dans le cadre de ma profession, encore moins à des enfants.»

« Tu discutais déjà avec les invités de ta table, Ducky? » Demanda Abby qui avait imaginé que cette habitude était venu avec l'âge. Devant le regard sombre que lui accorda Gibbs, elle retourna à ses recherches sans attendre la réponse du médecin légiste.

« Il m'arrivait parfois à l'époque d'interpeller mes patients, mais ... » commença Ducky avant que Gibbs ne se tourne vers lui avec le même regard noir ce qui mit fin à ses digressions. « Bref je ne savais pas comment m'y pendre. Surtout que les enfants me fixaient dans un silence assez frigorifiant et que cela m'intimidait un peu. Je leur demandais pourquoi ils n'étaient pas avec les autres et l'un d'eux se leva pour me répondre. Il déclara que pour le moment ils avaient besoin de leçon de soutien pour récupérer le niveau des autres classes. Puis il se rassit avec un sourire satisfait. Comme je ne me décidais pas à prendre les choses en main, le professeur m'a soufflé de leur dire pourquoi nous étions là. Soulagé j'ai hoché la tête et annoncé aux enfants que nous étions là pour enquêter sur le docteur Renthworth. Un autre enfant se leva me demandant d'une voix hésitante si j'étais un policier, je répondis que non que j'étais médecin légiste. Il demanda alors ce que cela voulait dire et je leur expliquais avec des mots simples que je m'occupais des personnes décédées pour découvrir comment elles étaient mortes et pour pouvoir les rendre à leur famille. Il y eut après cette déclaration un peu d'agitation que le premier enfant calma en se remettant de bout et en tapant du poing sur la table. Il ne dit pas un mot, mais les autres cessèrent de remuer sur leur chaise. Un enfant assis dans le fond de la classe se leva et vint vers l'estrade où je me trouvais pour me prendre par la main et me conduire en silence vers la porte de la classe. »

Ducky parlait d'une voix douce et apaisante en fixant Brad avec un sourire. Il lui avait fallut un peu de temps, mais il reconnaissait dans les traits du visage de l'homme qui lui faisait face, le petit garçon tremblant qui avait eut l'audace de se lever pour le conduire vers Simon Cassidy. Le docteur Pitt fit un petit signe affirmatif de la tête, encourageant Ducky à continuer son récit.

« Cela ne pouvait plus durer. » Murmura le jeune médecin.

« Le premier enfant a bien essayé de le retenir par des mots ou de l'empêcher d'avancer mais malgré sa main qui tremblait dans la mienne, le gamin n'a pas faiblit. Voyant la rage dans laquelle cela mettait celui qui avait le plus d'ascendant sur les autres, le professeur est intervenu en ma faveur, nous délivrant le passage. Il s'agissait bien de ce Frédérique, n'est ce pas ? »

Brad acquiesça, reprenant ses mouvements nerveux de va et viens dans la pièce.

« Suivit par le professeur, il m'a conduit au cachot, sans dire un mot et plus pâle qu'un linceul. Ses premiers mots ont été pour me demander si je pourrais aider Simon pour le rendre présentable pour ses parents. J'en ai vu des choses horribles au court de ma carrière, mais j'avoue que la vision de ce corps d'enfant dans cette immonde cellule m'a donné un coup au coeur. Laissant l'enfant avec le professeur je m'avançais pour examiner Simon et mes premières constatations me donnèrent envie d'abattre ce monstre de Renthworth. »

Ducky n'était pas quelqu'un de vindicatif. Gibbs le savait depuis le temps qu'ils se connaissaient, mais il ne pouvait pas se tromper sur la lueur qui luisait dans le regard de son ami. Pour lui aussi les chose dans cette histoire n'avait que trop duré. Il fallait que cela prenne fin. Définitivement d'une manière ou d'une autre.

A suivre...

Un petit mot de l'auteur^^: Désolée si vous avez l'alerte en double mais j'avais fais un beau speetch pour vous remercier de votre soutien et tout et tout et a la publication...rien...Nada! Bref me voila a recommencer même si j'ai oublié comment j'avais tourné mes phrases, je me souviens encore du principal: Merci a vous de suivre avec autant d'intérêt cette histoire et à la semaine prochaine! (maintenant je vais aller me coucher avant de faire de nouvelles bêtises^^)