Nouveau chapitre !


Cela faisait maintenant deux semaines, que Steve et Tony avaient eu leur premier rendez-vous. L'ingénieur n'arrivait toujours pas à croire que Steve n'était pas encore parti en courant, non bien au contraire, ils étaient sorti à plusieurs reprises, et avaient échangés un grand nombre de baisers, au plus grand plaisir de Tony, sans jamais aller plus loin, à sa grande frustration cette fois-ci. Mais le milliardaire savait être patient, et il n'était pas question de pousser Steve à faire quelque chose pour laquelle il n'était pas prêt. Alors il prenait son mal en patience, souriant le matin quand le blond venait lui apportait un café dans son antre, profitant de sa simple présence dans l'atelier quand le soldat réquisitionner son canapé pour dessiner, fondant à la vue de Steve jouant avec Dum-e, et ne pouvant s'empêcher d'essayer d'avoir un peu plus chaque soir quand Steve l'embrassait avant d'aller se coucher, que ce soit dans l'atelier quand il était indélogeable, ou devant la porte de sa chambre quand Steve avait réussi à le convaincre d'aller dormir un peu, mais jusqu'à maintenant il n'avait pas réussi à tirer le blond avec lui dans sa chambre. Pas de problème il pouvait être patient parfois, et si ça pouvait lui assurer un Steve Rogers dans sa vie, et espérons-le bientôt dans son lit, pour un long, très long moment, il pouvait le supporter.

Steve avait bien compris où voulait en venir Tony à le tirer toujours un peu plus fort vers lui, essayant de le faire entrer dans sa chambre, mais il ne se sentait pas prêt, en faites c'est surtout qu'il ne savait pas à quoi s'attendre. Au cours des deux dernières semaines, Tony lui avait prouvé qu'il pouvait être très attentif au besoin d'une autre personne, encore plus qu'il ne le savait déjà, et qu'il était aussi très tendre envers lui, et cette facette de Tony lui plaisait énormément. Il essayait de se dire, qu'évidemment Tony serait attentif à lui le jour où ils se retrouveraient dans le même lit, mais une partie de lui ne pouvait s'empêcher d'angoisser à cette perspective. La main qui se posa sur son épaule le fit sursauter et il se retourna, pour voir Natasha.

« Tu avais l'air bien loin dans tes pensées. Tout va bien ? »

« Oui. »

Le Capitaine l'a regarda s'asseoir à ses côtés.

« J'appréhende certaines étapes dans ma relation avec Tony. »

« Comme ? »

Steve rougit s'en oser dire ce qui le tracassait, mais le changement de couleur de ses joues donnèrent toutes les informations nécessaire à la rousse.

« Tu devrais lui en parler. »

« Quoi ? Non, surtout pas ! Qu'est-ce qu'il imaginerait si… »

« Steve. Vous êtes un couple maintenant, et ce genre de chose, vous devez en parler. J'imagine que ce n'est pas vraiment le sujet le plus facile à aborder surtout pour toi, mais si tu ne lui en parles pas, le jour où vous finirez dans le même lit tu pourrais le regretter. Je sais bien que Tony n'est pas non plus la personne la plus simple avec qui parler de sexe, il a tendance à prendre ça avec humour et aime taquiner tout le monde. Mais il sait être sérieux aussi quand il le faut. Si tu ne lui en parle pas et que quelque chose se passe mal pour une quelconque raison, il s'en voudra aussi de ne pas avoir était là pour écouter tes craintes, et faire en sorte que tout ce passe bien pour toi. »

En voyant que le Capitaine était gêné et ne semblait pas prêt à vraiment en parler, elle préféra le laisser dans ses pensées alors elle se leva et posa une main sur son épaule.

« Penses-y. Mais lui parler serait la meilleure solution Steve. » ajoute-t-elle avant de partir.

Sortant de ses pensées concernant le milliardaire, Steve se retourna vers la rousse.

« Tu as des nouvelles de Clint ? »

« Non, mais d'après les informations que j'ai pu glaner autour du SHIELD, il a dû accompagner Coulson quelque part. »

« Mais je croyais que le SHIELD ne lui faisait plus confiance. »

« Le SHIELD oui, Coulson non. Il devait partir seul mais il a dû demander à Clint de l'accompagner. Je ne vois pas d'autre raison au départ de Clint. »

« Donc il va bien ? »

« Oui. Coulson ou lui n'aurait pas hésité à nous appeler s'il y avait un problème. »

Steve acquiesça de la tête, avant que la jeune femme disparaisse et il resta assis au même endroit pendant un long moment, pensant à ce que Natasha lui avait dit à propos de Tony, mais il n'avait pas à se résoudre de parler au milliardaire. Jusqu'à ce que l'homme en question fasse son apparition dans le salon, et se laisse tomber dans le canapé à ses côtés déposant un baiser sur sa joue faisant tourner la tête du blond, et permettant l'ingénieur d'attraper ses lèvres avant de poser la tête sur son épaule. Steve passa une main dans les cheveux bruns et sentit Tony se détendre complètement contre lui. Le milliardaire lui faisait, semble-t-il, entièrement confiance pour se laisser aller contre lui de cette façon, il devrait en faire autant, n'est-ce pas ?

« Tu vas bien ? » la question sortit Steve de ses pensées et il baissa les yeux sur Tony.

« Oui. »

« Sûr, t'as l'air tendu. »

« Je… dois te parler de quelque chose… » Steve aurait dû le savoir, ce n'était vraiment pas la chose à dire à un milliardaire persuadé qu'un jour il le laisserait tomber.

« Pas la peine d'en dire plus, je savais que ça arriverait. » déclara le brun en se levant.

« Non, Tony… » interrompit Steve en attrapant le poignet de l'ingénieur pour le faire se rasseoir à ses côtés. « Ce n'est pas ça. Va vraiment falloir te mettre dans le crâne que je suis là pour rester. » dit-il avant de l'embrasser brièvement. « Ecoute, je… je sais pas comment te dire ça, mais… »

Tony fronça les sourcils sous les hésitations du Capitaine.

« Steve ? » dit-il après un silence.

« J'appréhende le jour où… enfin, toi et moi… »

« Il va falloir que tu sois plus clai… Oh. » Tony réalisa soudain ce qui semblait inquiéter le Capitaine. « Tu veux parler de sexe, hein ? »

Le génie trouva adorable que Steve ferme les yeux, rougisse et n'ose que hocher la tête, il passa une main douce sur la joue du blond et l'embrassa.

« Tu n'as pas d'inquiétude à avoir. Je ne peux pas te promettre que tout se passera bien, mais tu sais que je ferais tout pour… »

« Oui, mais qu'est-ce qui se passera si… »

« Chut. Ne commence pas avec les si, sinon tu ne t'en sortiras jamais. On peut en parler pendant des heures si tu veux Steve, mais tu sais que je ne suis pas doué pour ça, je ne peux que te dire que je suis prêt à attendre autant de temps qu'il te faudra, et que jamais je ne te pousserais à quelque chose que tu ne veux pas, tu le sais. »

« Oui. »

« S'il y a quelque chose en particulier qui t'inquiètes… »

« Non, ça va. Je… Laisse-moi juste un peu de temps. »

Tony sourit, acquiesça de la tête, même s'il imaginait bien que ça déroulait à 100 à l'heure dans la tête blonde en face de lui, et déposa un baiser, qui se voulait rassurant, sur les lèvres de Steve.

Quelques jours plus tard.

« J'étais certain de te trouver là. » déclara Tony en s'asseyant à côté de Steve qui releva la tête de son carnet de croquis.

« Je croyais que ta réunion te prendrais plus longtemps. »

« Elle aurait dû, mais après avoir envoyé balader l'un des membres du conseil d'administration je suis parti. »

« Tony. » souffla le soldat.

« Quoi ? Qu'ils arrêtent de dire et de vouloir faire n'importe quoi et ce jour-là on s'entendra peut-être. »

De là où elle se trouvait elle ne pouvait entendre ce qu'il se disait à la table mais ce n'est pas ce qui l'intéressait, non ce à quoi elle prêtait attention était les gestes, les attentions de l'un envers l'autre. Comme le blond commandant un café pour son compagnon sans lui demandait son avis, et le sourire et le remerciement du brun en voyant une tasse apparaître devant lui, le bras du brun venant entourait le dos de l'autre homme sur le dossier de son siège et la main se posant sur le dos. Les sourires et regards affectueux. La main du plus grand se posant sur la cuisse de l'autre sous la table, à l'abri des regards ou presque. Tous ces gestes qui lui prouvaient que oui, c'est deux-là étaient enfin ensemble, elle releva le regard vers la serveuse qui s'approcha d'elle et qui posa un verre sur la table.

« Ce n'est pas trop tôt, quand même, n'est-ce pas ? » sourit la serveuse.

« En effet, et je suis certaine qu'une belle histoire les attends. »

Steve souriait en écoutant Tony râler à propos des incapables dont il pouvait être entouré, quand il vit quelqu'un s'approchait d'eux et qu'il lui semblait vaguement familier.

« Ne jamais contre dire une vieille femme comme moi, qui a vu un nombre incalculable de relation amoureuse débuter, on sait reconnaître les signes. Vous êtes toujours aussi adorable et je vous souhaite d'être heureux tous les deux. »

« Merci. » sourit Steve après l'avoir reconnu, mais Tony semblait toujours confus alors qu'elle s'éloignait.

« C'était qui ça ? »

« Tu ne te souviens pas ? Il y a quelques temps une dame nous disant qu'on était « adorable ensemble. »

« Oh… Tu veux dire que c'était elle ? »

« Oui. Elle avait l'air plutôt contente d'avoir eu raison. »

« Elle n'est pas la seule. » glissa le milliardaire avant d'ajouter « Toi, moi et un resto ce soir ça te tentes ? »

« Avec plaisir. »

Comme à chaque fois maintenant qu'ils rentraient d'un rendez-vous à l'extérieur et que Steve le raccompagnait jusqu'à sa chambre, même s'il savait que Tony ne passerait sans doute pas sa nuit à dormir mais dans son atelier, Tony tira Steve contre lui pour l'embrasser, mais cette fois à la grande surprise de l'ingénieur, Steve le poussa contre la porte de sa chambre avant de trouver lui-même la poignée de la porte et l'ouvrir. Tony se recula un peu pour le regarder dans les yeux, les sourcils levés en signe d'interrogation, Steve lui répondit avec un sourire avant de le pousser un peu plus dans sa chambre, et Tony sourit contre les lèvres du soldat quand ce dernier se pencha à nouveau vers lui, refermant ses bras plus fermement autour de sa taille.

Clint était épuisé, il était peut-être 8h du matin mais tout ce qu'il voulait était son lit. Ses yeux avaient du mal à rester ouvert, raison pour laquelle il crut rêver pendant un instant en croisant Steve dans le couloir. Mais après que son regard ait fait quelques aller-retours entre Steve et la porte que le blond venait de passer, il ne put s'empêcher de demander.

« Steve ? Tu viens de sortir de la chambre de Tony dans rien d'autre qu'un boxer ? »

« Oh euh, salut Clint. Je… Oui. »

« Ok, content pour vous deux, il était temps… Bonne nuit. »

« Il est 8h du matin Clint. »

« J'ai pas dormi depuis au moins 2 jours. »

« Tu étais où ? »

« Quelque part… Coulson… Besoin d'aide… »

Steve sourit aux informations décousu de son ami.

« Bonne nuit Clint. » L'archer fit juste un signe de la main et reprit sa route en direction de sa chambre.

Une fois arrivé à destination, Clint se débarrassa rapidement de ses vêtements en s'adressant à JARVIS :

« Alors Tony a posé des questions ? »

« Il m'a demandé où vous étiez. »

« Et tu lui a répondu, bien sûr. »

« En effet, je lui ai dit que je ne savais pas. »

« Quoi ? Pourquoi ? JARVIS tu… » Clint ne finit pas sa phrase, ne comprenant pas la logique de l'IA, peut-être qu'il était trop fatigué pour cela.

« Vous m'avez demandé les informations que le SHIELD avait sur l'Argentine demandant la présence de l'agent Coulson là-bas, vous ne m'avez pas dit que vous partiez dans ce pays. »

« C'est sournois JARVIS. »

« Monsieur Stark ne pourra me le reprocher. »

« Et pourquoi pas ? »

« Il est mon créateur. »

Clint rit à ça, et acquiesça, en effet le fait que Tony soit le créateur de JARVIS ne faisait aucun doute dans l'attitude de l'IA.