Bon matin, Bonjour, Bonsoir, Bonne nuit !


Mon passé

Quelques personnes se demandent comment était mon passé et je vais tenter d'expliquer comment c'était là-bas, en même temps que de m'échapper. Oui, parce qu'on a fait une petite farce, Ace, Haruta et moi, mais vraiment une petite farce de rien du tout ! Enfin une petite… Rien de si grand qu'avec Satch, bon ! La victime qui nous poursuit est Vista ! Pendant la nuit, nous ne savons pas comment, des fleurs ont fleurit à ses lames, faisant de joli arrangement florales, mais cela ne lui a pas plut…

Donc, je me fais actuellement poursuivre par Vista, à travers le Moby Dick, voyons par quoi je peux commencer… Alors quand un dragon céleste nait, il reçoit automatiquement le titre de saint et seulement ses parents ou ses frères et sœurs peuvent le tutoyer.

- Reviens tout de suite ici, sale gamine ! s'écria Vista.

Oh ! Je ne suis pas sale ! Bon ! Je ne compte pas me retourner dans tous les cas ! Alors... J'avais un grand frère, qui a dix ans de plus que moi, donc actuellement il a vingt-deux ans… Je l'ai croisé une nouvelle fois depuis que j'ai fugué de Marie Joie, enfin «croisé»… Il a tenté de me tuer… La fois où je suis partie en courant, parce que je ne voulais pas accepter le fait que Rayleigh ne pouvait pas se charger de mon entrainement plus longtemps, celui qui a tenté de me tuer avec un pistolet, pulvérisant un périmètre de trois mètres. Je me demande toujours ce qu'il aurait fait s'il avait su que c'était moi, je pense qu'il aurait tout de suite tiré…

Je cours dans un couloir et me cache derrière une caisse, dans un garde-manger… Mon grand-frère s'appelait Yusei. En faite, avant mes six ans, j'étais une dragonne céleste exemplaire, on pourrait dire… Mais j'ai croisé des esclaves qui avaient fugués mais qui ne pouvaient pas quitter la Terre Sainte, au début j'avais voulu prévenir les autres, mais j'ai croisé un vieil esclave, un vieil homme très sympathique. J'étais tombée et il m'avait soigné. Les autres esclaves avaient voulus me tuer, mais ce vieil homme m'a sauvé la mise, puis ils avaient commencés à me parler des différents îles qu'ils avaient visités, elles étaient tous plus impressionnantes les unes que les autres et c'est comme ça que j'ai changé et je me suis rendu compte que Marie Joie était morose, ennuyeux, faux et triste.

Vista rentre dans le garde-manger je me tasse sur moi-même, les yeux rivés vers le plafond. Il avance doucement, très doucement, trop lentement ! Et d'un coup, sa tête apparaît au-dessus de moi, je me crispe et lui lance un jet de flamme bleu, pour sortir rapidement du garde-manger ! Il me suit à la trace ! Où sont passés Ace et Haruta ?!

À Marie Joie, après que j'ai croisé les esclaves, j'avais commencé à refuser des choses banales pour les nobles mondiaux, lorsque des adultes nous expliquaient comment on devait nous comporter ou comment les gens devaient se comporter face à nous, je n'écoutais pas. Puis, je faisais aussi des farces, mais on ne devinait jamais que c'était moi, je n'étais qu'une innocente gamine… L'une fois, un dragon céleste a retrouver ces draps roses, l'autre avaient eu une joli coloration verte… Ils ne savent surement toujours pas qui faisaient toutes ces conneries, mais mon frère le savait… Mais l'une fois, il m'a corrigé plusieurs fois…

Je cours dans les couloirs et Vista me rattrape !

- Hé ! Lâche-moi ! m'écriais-je.

- Comme si j'allais le faire ! beugla-t-il.

- Mais y'a pas que moi ! Ace et Haruta aussi ! C'est même pas moi qui ai fait les plantes !

- Et t'as fait quoi alors ?!

- Euh… Bin…

J'ai juste collé les plantes à tes lames ! Rien de bien grave ! C'est comme si j'avais fait le guet… Pas très crédible, n'est-ce pas ?

- Je t'écoute, exigea l'épéiste.

À l'aide je vais crever ! Vista me porte au col de mon T-Shirt et se déplace jusqu'au pont… Ça m'était jamais arrivé à la Terre Sainte. Il me porta encore longtemps, puis sortit Marco en trombe du bateau.

- Qui a touché à mes cartes ?!

Oups… Ce n'est pas moi… Enfin pas totalement moi. Vista me tint alors vers Marco.

- Demande-lui, peut-être qu'elle saura ! dit-il toujours énervé.

- Miharu !

- Ce n'était pas moi ! couinais-je. Pourquoi vous ne cherchez pas Ace et Haruta ?! Ils ont disparus depuis que Vista a commencé à me poursuivre alors qu'ils étaient à côté de moi !

Un silence s'installa… Bin oui ! Mais Marco est tellement en colère ! Il s'avança vers Vista et me fixa droit du regard.

- Mais tu as participé n'est-ce pas ? me demande-t-il avec un sourire crispé.

- Heu… Comment dire… Je n'y ai pas touché directement, commençais-je, j'ai juste fait le guet…

- Et t'appelles ça rien faire ?!

- Mais j'ai pas touché à tes cartes !

Je tente tant bien que mal de me défendre, mais… Deux commandants en colère ne sont pas si facilement calmés même s'ils tiennent une pauvre jeune fille. Bon, pour le pauvre faudra revenir. Soudain, les serres de Marco agrippèrent mon col, Vista me lâche et le piaf s'envole ! Je lâche un cri de surprise et Marco s'arrête pas loin du Moby Dick, mais au-dessus de l'eau !

- Marco ! Qu'est-ce que tu fais ?! demandais-je.

- Je veux juste des réponses, fit-il rageusement.

Je déglutis difficilement.

- Euh… à propos de tes cartes ?

- Oui, exigea-t-il.

Il est beau en Phénix, mais ce n'est pas tellement le moment. Je me souviens sur la Terre Sainte, les oiseaux volaient toujours très haut, il ne se posait jamais sur le sol, je me demandais toujours ce que ça faisait de voler, maintenant je le sais plus ou moins, mais si Marco me lâche je tombe à flotte !

- Donc… Je disais que je n'ai pas touché à tes cartes… Mais Haruta et Ace n'ont pas voulus me dire ce qu'ils ont fait… expliquais-je plus ou moins.

- Ils ne t'ont pas dit ? Alors tu ne sais pas que toutes les cartes ont été déplacées, ni que quelques dessins y ont été rajoutés.

- Ah… si, ça je…

Je m'interrompis en remarquant que je m'étais grillée…

- Alors tu savais, tiens, tiens, Miharu… susurra-t-il rageusement.

Et il me lâche… Je cri toute ma peur, puis me reprends quelque peu ! Je peux m'en sortir ! Je fais quelques gestes avec mes mains et six oiseaux sortent de mes mains. Allez mes petits bouts de chou, va falloir sauver Maman ! Ils prennent chacun un pli de mon col et tente d'arrêter ma chute. Ça marche, ça marche, ça marche…

Plouf…

Bordel ! J'ai glissé de mon T-Shirt et je suis tombée à l'eau ! Je ne peux plus bouger et mes petits oiseaux ont disparus… S'il-vous-plait que quelqu'un m'aide… Ça serait gentil. Je tente de garder ma respiration, mais je coule de plus en plus… Je ne vais plus tenir ! Je laisse m'échapper mon oxygène… Oh non ! L'eau commence à remplir mes poumons… Ça me rappelle la fois où mon frère avait eu ras le bol de mes conneries, il a tenté de me noyer dans l'eau du bain. Très gentil, n'est-ce pas ? Mais il a arrêté dès qu'on a entendu des dragons célestes arrivés.

Je sens une main saisir mon bras et me remonter. Enfin ! À la surface de l'eau, je n'arrive qu'à tousser !

- Kopf… Kof… Urgh… Kof kof…

- Allez, je te remonte, petite…

Cette voix… C'est Namur ! Je le sens nager, remonter sur le pont et un petit attroupement autour de nous… Je frotte mes yeux et tousse encore et encore. Je remercierai Karin plus tard, elle a insisté pour que je mette au moins une bande autour de ma poitrine au cas où… Au début je ne voulais pas, mais j'ai flanché et voilà… Ça cache pas grand chose, j'étais même pas encore arrivé au développement de ma poitrine quand j'ai mangé mon fruit du démon.

- P'tite ! Ça va ?! s'écrie Karin.

- Oui… Kopf… kof… kof kof… Urgh…

- Je vais en faire du rôti de ce poulet !

- C'est à cause de la farce d'Haruta et d'Ace… marmonnais-je. Au faite, merci Namur.

- Ce n'est rien, petite, assure-t-il en se levant.

Karin m'aide sur mes pieds et se dirige tout de suite vers Marco. Elle va le gronder ! C'est toujours marrant ! Quand on arrive devant lui, Marco me balance mon T-Shirt sur la tête, qui me couvre alors partiellement la vue.

- Ah…

Je retire mon haut de ma tête, pour l'enfiler alors que je suis en train de me sécher avec mes flammes.

- Non mais Marco ! commence Karin. D'après ce que j'ai entendu Miharu n'y est pour rien pour la farce de tes cartes ! Pourquoi tu l'as puni, elle ?!

- Elle a fait le guet et elle était au courant, répondit calmement le commandant.

- C'est les seules raisons ?! Non mais tu te fous de moi, là ?! Va trouver Haruta et Ace au lieu de t'acharner sur elle ! C'est quoi cette grandeur ?! Celle d'un lâche, oui !

Lorsque Karin était tellement en colère, valait mieux donner de bonnes réponses à ses questions et des réponses qu'elle veut entendre.

- Ace et Haruta sont introuvables en ce moment, réplique Marco.

- Ils sont dans la troisième cale, derrière des caisses, soufflais-je.

- Dans quelle cale ? me questionne Marco. Attends ! Tu sais où ils sont ?!

- Mon papillon vient de les trouver, répondis-je en souriant.

Marco soupire et me repose calmement la question.

- La cale des tissus, pas loin de la chambre de tatouage, lui expliquais-je.

- Ok, ils vont voir de toucher à mes cartes, marmonna rageusement Marco en partant vers la cale indiquée.

- On ne les reverra pas avant ce soir, me chuchota Karin.

J'éclate de rire à ses paroles ! C'est vrai que là ! Marco est en colère et il ne les laissera pas s'échapper ! J'ai quand même de la peine pour eux, ça va sûrement me retomber dessus, cette petite trahison… Mais bon, Karin est là ! D'ailleurs elle me prend à la main et me conduit au réfectoire, avec la farce faite à Vista, je n'ai pas pu manger.

Arrivé à ce dernier :

- Va t'asseoir, je vais aller chercher les plats, me dit-elle.

- D'accord… soufflais-je en m'affalant sur une table.

À Marie Joie, on pouvait jamais s'affaler telle quelle sur une table, ne serait-ce pour se reposer, il fallait s'asseoir droitement, les coudes jamais sur la table et tout le blabla qui va avec… Vraiment très ennuyant… Sur la Terre Sainte (mon enfer), les repas étaient toujours très silencieux et seul les adultes parlaient entre eux, souvent les esclaves étaient fouettés… Je n'arrivais jamais à regarder et détournais toujours le regard.

- Tiens, je t'ai pris ce que t'as l'habitude de prendre, me dit Karin en déposant un plateau devant moi.

- Merci… marmonnais-je en débutant mes céréales.

- Journée difficile, sourit mon interlocuteur.

- Oh oui… Je sors à peine de ma chambre que Vista me saute dessus, une course poursuite et je me fais attraper… Après Marco qui découvre ce qu'ont fait Haruta et Ace à ses cartes, je sais qu'ils ont dessinés et déplacés les cartes, mais je ne sais pas s'ils ont fait quelque chose en plus…

- Je pense que Marco aurait gommé les dessins, à part s'ils ont dessinés avec un indélébile, après peut-être qu'ils ne les ont pas que déplacés… suggéra Karin.

- Oui, peut-être…

On entendit un cri déchirant à travers tout le Moby Dick, avec Karin on tourna nos têtes vers la porte du réfectoire, qui était également la direction des cales.

- Ça, c'était Ace, annonçais-je toujours ébahi.

- Je confirme que Marco peut faire peur quand on touche à ses cartes… répliqua Karin.

C'est vrai que déjà, me balancer à l'eau, c'est pas très gentil, je ne veux pas savoir ce qu'on droit Ace et Haruta. Un deuxième cri déchira l'air, plus aigue cette fois-ci.

- Haruta, répondit Karin.

- Je ne veux pas savoir ce que Marco leur fait… marmonnais-je en terminant mon bol.

Je me souviens que l'une fois, à un diner avec tous les dragons célestes, on m'avait proposé de fouetter un esclave, les arguments étaient d'autant plus fleurit que la proposition.

"De toute évidence, un jour vous devriez corriger votre esclave."

"Puis, un esclave n'est pas parfait, une petite correction est toujours mieux que rien."

Voilà, ce que j'avais entendu… Ils m'avaient donné un fouet et m'avaient poussés vers l'esclave à terre. Il avait les yeux fermés et attendaient la correction que je devais lui donner, mais je n'ai pas pus. Et lorsque le fouet avait été au dessus de ma tête, je n'ai rien pus faire d'autre que le lâcher et la manche a rebondi sur ma tête au sol. C'est mon frère qui m'a alors corrigé. Plusieurs cris suivirent les deux précédents.

- Je crois que Marco est à fond, là, commenta Karin.

- Est-ce qu'il a une certaine relation avec ses cartes ? demandais-je à Karin.

- Bin, c'est son travail et il y met du cœur, puisqu'il aime la navigation, c'est comme si on gribouillerait sur tes dessins, m'expliqua-t-elle.

Mes dessins étaient ma fierté ! Dedans j'y ai dessiné plus ou moins bien mes créations et je suis contente du résultat ! Et maintenant je comprends comment se sent Marco…

- Peut-être que j'aurai dû les en empêcher… bredouillais-je en buvant mon verre.

- Ouais mais tu ne sais pas ce qu'ils ont fait en fin de compte et perso, Haruta et Ace, lorsqu'ils ont une idée dans la tête c'est dur de les dissuader, surtout quand c'est pour une vengeance.

- Une vengeance ?

- Oui… soupira Karin. C'est une assez longue histoire, Marco était toujours le commandant autoritaire et Ace en avait ras le bol, comme Haruta. Ils ont commencés une farce, Marco les a corrigé et ainsi de suite…

- Donc ça remonte à plus longtemps ?

- Un peu près…

Je vois…


- Bon ! Petite traitresse entrainement avec moi ! s'écria Ace.

Je vais mourir ! Ace en colère + entrainement ne donnait pas quelque chose de magnifique ! Ça donnait une petite Miharu totalement défoncée qui se réfugie soit chez Karin, soit chez Marco, soit chez Haruta, soit chez Izou, mais je vais éviter Haruta cette fois…

- Mais ! Marco m'a balancé à l'eau !

- Ce n'est pas une raison pour cafter une de nos cachettes ! répliqua-t-il furieux.

- Mais Vista m'a poursuivit dans tout le bateau avant !

- Fallait nous rejoindre !

- Mais vous aviez disparus ! Comment tu voulais que je vous trouve avec un papillon en même temps que de m'enfuir ! m'exclamais-je.

- Fallait te débrouiller !

Notre petite dispute aurait pus continuer longtemps, si Marco ne serait pas venu. Quand il est apparut, bizarrement, Ace s'est tout de suite calmé… Intéressant…

- Bon, tu comptes l'entrainer ou lui parler encore longtemps ? questionna Marco.

- T'inquiètes pas, on y allait, n'est-ce pas Miharu ?

- Bien sûr, on y allait allumette ! lui souris-je.

Même si l'énerver davantage n'était pas bon, pour l'instant Marco était présent et me protégeait ainsi. Ace me prit au bras et m'entraina à la salle d'entrainement.

Si j'avais le choix entre Marie Joie et ici, je choisirais sans aucun doute d'être ici. L'équipage est une famille, dont j'ai le privilège d'en faire partie. Je suis une fille turbulente qui a besoin d'action, je ne peux pas rester à un endroit trop calme, monotone ou fade telle que la terre sainte. Et je sais que même si Ace est en colère contre moi, il ne me fera jamais ce que mon frère biologique a pu me faire. Je resterai quoi qu'il advienne avec ma véritable famille !

- Bon, on commence l'entrainement ou pas ?