Show me your legs, take me to bed.
Let me see blood, let me see love.

— Iron Maiden, Charlotte the Harlot.


Rachel sentait que sa rupture avec Finn l'avait affectée plus qu'elle ne l'aurait voulu. Bien sûr, il avait rompu leurs fiançailles, elle ne s'attendait pas à sauter de joie lorsqu'il lui apprit la nouvelle, mais elle s'attendait certainement moins à finir dans les draps d'une prostituée après s'être envoyée de nombreux verres d'un alcool qui lui était encore inconnu un mois plus tôt. Quand elle pensait encore son destin avec celui de Finn Hudson. Foutaises que cette relation ! Y songer ne lui menait même plus les larmes aux yeux, ni même cette colère aveugle couplée à l'angoisse de lendemains infiniment solitaires et au désespoir de se sentir jamais désirée. Elle ne ressentait plus cela désormais, immunisée à ce souvenir déplaisant — ce n'était pas le cas il y a deux semaines.

Le cas Finn empestait encore à l'intérieur de son crâne, ayant seulement l'air de s'atténuer sous une grande rasade de boisson alcoolisée qui envoyait son corps dans un sommeil sans rêve pour une dizaine d'heures. Il semblait avoir pris contrôle de ses pensées ce fameux soir, sans vouloir vraiment disparaître, peu importait combien elle buvait. L'angoisse et le dégoût — de lui, d'elle-même — associés à ses précédents verres avaient opéré de la même façon qu'un court-circuit sur ses neurones. Ils durent griller plus longtemps qu'elle le pensait alors, car l'instant suivant, Rachel s'était retrouvée dans un quartier qui ne lui était pas familier, bien que la nuit tombant sur les gratte-ciel modifiait sa perception des paysages les plus urbains. Et aperçut l'une de ces femmes — blonde, une clope à la bouche, classique, elle supposa à ce moment. Elle mentirait si elle disait que jamais elle ne pensa à ces personnes. L'alcool fit le nécessaire pour lui donner le culot, le courage, l'inconscience qu'il lui manquait pour l'accoster. La suivre. Puis la toucher. Aucune colère, aucun Finn, aucune peur ne subsistait plus en elle lorsque la blonde s'ancra entre ses hanches, la fit trembler sous son toucher, suer sous son regard, son odeur.

Elle ne l'avait pas embrassée. Ce qui ne l'empêcha pas de « remercier » la fille — elle lui avait semblé tellement jeune, presque insouciante, nonchalante — tout du moins pour lui avoir fait oublier quelques heures une partie de sa vie sans avoir rien demandé d'autre en échange qu'un peu d'argent (c'était une règle implicite, l'inconnue n'avait rien demandé. Pas même son nom — pourquoi l'aurait-elle fait ?). Quand elle rentra chez elle, le sang assez vide d'alcool, Rachel voulut regretter, oublier son acte irréfléchi qui remettait en cause tous ses précédents avis sur le sujet le plus sensible de ce monde nocturne. Elle essaya d'effacer cette expérience de sa mémoire avec un verre de plus qui ne servit qu'à lui rafraîchir les images sous les paupières. Mais elle ne put s'empêcher de songer à Finn — ou plutôt, à ce qu'elle avait pensé de lui quand elle apprit pour la prostituée. Comme elle n'avait pu, jusqu'ici, que s'indigner du fait que l'on pouvait trouver un quelconque intérêt dans les bras de l'une d'entre d'elles. Elle n'éprouva aucun remords quant à ses faits — elle devrait, n'est-ce pas ? Elle devrait avoir honte de son comportement puérile, et inconscient, et inutile à la fois. Or, rien ne réussit, ni cette nuit-là ni aucune autre, à entraver les relents de ce qu'il s'était passé dans ce motel de lui revenir à l'esprit, la façon dont elle s'était sentie importante sous ses attentions pendant une heure et demie, comme ses yeux avaient sombré dans la contemplation de son corps dénudé.

Rachel n'eut plus besoin de distraction, alcoolisées ou non, pour éviter de penser à son impromptue rupture. Le souvenir d'une autre nuit l'avait remplacé et l'inquiétait assez pour qu'elle ne réfléchisse plus qu'à cela.


Appeler Santana Lopez n'avait jamais été une bonne idée. Déjà au lycée, se risquer à composer son numéro voulait dire s'exposer à ses menaces, si vous la dérangiez — et elle était souvent occupée — ou à ses railleries incessantes, peu importait le sérieux du sujet que vous vouliez aborder. Un vrai caractère — c'était le moins qu'on puisse dire. C'était sans doute pour cela qu'elle et Rachel avaient mis au bas mot trois ans pour pouvoir se supporter sans se sauter à la gorge dans la minute. Inutile de rappeler les innombrables crises que, Rachel comme Santana, créaient au sujet d'un seul malheureux solo pendant le Glee Club. Disputes inutiles et pourtant si stupides que le reste du groupe devait se forcer à chaque fois de ne pas rire pour ne pas subir leur courroux. De la même façon, c'était également à cause de leurs caractères méchamment identiques qu'elles purent en quelques instants forger une relation quasiment inébranlable et tisser des liens comme jamais, ni l'une ni l'autre, ne put avec qui que ce soit. Elles étaient une sorte de double maléfique, de réflexion effroyablement précise l'une pour l'autre. Un miroir souvent nécessaire et parfois même amical.

Malgré cela, Santana et Rachel trouvaient difficilement le temps de se voir depuis la fin du lycée, période oh combien dure pour chacune des deux jeunes femmes. Rachel avait déjà choisi son avenir (il était déjà affiché sur chacun des murs de sa chambre à Lima) : ce serait Broadway sinon rien. New York l'attendait et elle ne voulut pas gaspiller un instant de plus lorsqu'elle reçut sa lettre d'acceptation de Juilliard. Après de longs moments d'exaltation et de joie submergeants, elle ne perdit pas une minute de plus et emménagea dans l'appartement aux deux chambres que lui offrirent ses pères au début de l'été. Rachel découvrit à ce moment-là qu'elle ne fut pas la seule à être acceptée dans une université new-yorkaise. Qui d'autre que Santana aurait pu avoir (presque) autant de volonté qu'elle de quitter Lima pour percer dans la capitale du spectacle ?

Elles gardèrent contact depuis, sortant régulièrement arpenter les rues bondées, essayant de nouveaux restaurants végétaliens, se plaignant ou s'enthousiasmant sur l'environnement de leurs facultés respectives. En somme, deux rivales amies cherchant à percer dans l'hermétique sphère de la capitale états-unienne ayant la possibilité — et le devoir — de se soutenir, se motiver mutuellement, s'accrocher l'une à l'autre pour ne jamais perdre de vue même leurs rêves les plus fous.

Pourtant, Rachel se serait volontiers passée de ce déjeuner bien qu'il ait été organisé de sa propre initiative. Peut-être qu'elle aurait longuement reconsidéré cette proposition en ayant consciencieusement pesé les pour et les contre si et seulement si elle avait su qui était la colocataire de Santana Lopez. De toutes les colocataires, il fallait évidemment que ça soit cette femme — sinon, où serait l'amusement dans cette situation ? Santana aurait pu choisir une amie de lycée, du Glee Club, ou même elle, Rachel Berry ! Pourquoi avait-il fallu que cela lui tombe dessus ? N'y avait-il pas assez d'étudiants désirant désespérément partager un logement et un loyer avec Santana ? Apparemment non, puisque celle ayant reçu ce privilège n'était autre que la prostituée qu'elle avait généreusement payée une semaine auparavant. Quel cafouillage. De quel droit, au nom de Dieu, Santana Lopez osait-elle prendre comme colocataire — colocataire n'était pas un mot à prendre à la légère — cette femme entre toutes ? Elle, qui partageait, en tant que colocataire, à moitié locataire de l'appartement, partageait la cuisine, les repas, la salle de bains avec son amie ? C'était à s'en rendre folle ! Pourquoi faire cela ? Quel tour affreux lui jouait encore le destin ? Ça ne pouvait logiquement pas en être ainsi : l'une de ses meilleures amies partageant une location à New York avec rien de plus qu'une fille de joie. La pensée suivante lui asséna un coup qui la laissa tremblante un instant : Santana était-elle seulement au courant des agissements nocturnes de l'autre fille ? Cautionnait-elle ses actes ? Et, oh mon Dieu, avait-elle été sa cliente ? L'était-elle toujours ?

Environ à ce niveau de ses pensées, Rachel eut envie de cracher son estomac. Heureusement pour elle, elle ne songea à tout ceci qu'une fois rentrée chez elle, où elle s'était effondrée sur le canapé du salon dans la minute. Tous les souvenirs — car c'en était maintenant, des souvenirs — de ce déjeuner pour le moins surprenant lui revinrent en mémoire en une fraction de seconde (ne l'avaient-ils jamais quittée ?).

Cette histoire prenait des proportions extraordinairement démesurées. Après tout, ce n'était qu'une fille rencontrée sur le trottoir avec laquelle elle avait passé une infime partie d'une seule nuit dans une vie. Une fille qui vivait avec l'une de ses amies à quatre pâtés d'immeubles de son propre appartement. Qui vivait avec Santana. Bon Dieu ! Cela ne devrait pas la tourmenter autant, Santana était libre et bien consciente de ses actes ! Et Rachel n'avait certainement pas le droit de le juger sur ce sujet, n'est-ce pas ?

...Oh, cette journée avait été trop épuisante pour ses nerfs. Elle ne réussit presque pas à feindre la surprise de la première rencontre quand Santana lui présenta sa colocataire. Presque, merci à ses talents innés de comédienne. Elle faillit perdre toute contenance sous le regard de la blonde lorsque cette dernière lui « apprit » la profession qu'elle exerçait. Une épreuve qu'elle souhaitait ne jamais plus expérimenter — le regard qui savait, qui lui ordonnait tacitement le silence, tout aussi bien que le déjeuner, trop inconfortable pour être apprécié par bien des aspects.

Mais pas la rencontre avec Quinn Fabray. La jeune blonde colocataire de Santana Lopez, soi-disant infirmière de nuit, en réalité prostituée. Celle qu'elle avait approchée un jeudi soir, mais pas proprement rencontrée. Et malgré le fait que ce repas n'était pas, et de loin, la meilleure façon de pouvoir faire la connaissance de celle qu'elle connaissait maintenant sous le nom de Quinn Fabray — y avait-il seulement une bonne façon ? — Rachel se sentit étrangement satisfaite, douloureusement intriguée et étonnamment fascinée par cette jeune femme, pourtant encore une inconnue à ses yeux. Encore plus que la première fois qu'elle la vit. Elle ne savait finalement que son nom et sa profession, si l'on peut dire, mais ce n'était définitivement pas assez pour connaître quelqu'un.

Cette nuit, Rachel ne rêva pas de Broadway, de foules l'ovationnant, de verres brisés ou de Finn lui rendant sa bague de fiançailles. Ce fut plus intense que tout cela réuni, et ne tenait pourtant qu'en un autoritaire regard d'ambre, submergeant tout dans son sillage, mais cependant receleur d'une tristesse, d'une détresse déchirantes. Peut-être n'était-ce que de la sueur, mais lorsqu'elle se réveilla, elle trouva une abondante humidité sur ses joues.

And you've got no feelings, they died long ago.
Don't you care who you let in ?

Rachel n'avait vraiment pas prévu d'y retourner. Elle se l'était quasiment juré. Elle avait lutté contre elle-même pour trouver un moyen de ne pas y aller, une issue, n'importe quoi qui l'empêcherait de la revoir, mais la pression fut tellement forte qu'elle céda en un rien de temps. Ce n'était pas tant le désir de revoir Quinn qui lui avait fait changer d'avis, qu'un après-midi particulièrement difficile pendant les répétitions d'une nouvelle pièce qui devait se jouer dans deux mois. Ce serait un succès monstre — tout du moins pour un théâtre aussi petit et aussi peu fréquenté que celui-ci. La préparation de la pièce avançait bien, même très bien, mis à part quelques soucis liés à l'apprentissage des textes. Seulement, en allant au théâtre à deux heures cet après-midi-là, elle croisa un chat noir et sut que ç'allait être une horrible journée.

La moitié des comédiens arriva avec plus de trente minutes de retard — ça commençait bien — à cause d'une soi-disant déviation dans l'avenue adjacente, provoquant des centaines de mètres d'embouteillages. Ils faisaient tous des têtes d'enterrement, à croire qu'on leur avait révélé qu'ils mourraient le lendemain. Leur directeur de troupe dut lui aussi se lever du mauvais pied ou croiser une bête noire car, au moment où Jesse, le comédien censé donner la réplique à Rachel, émit un son, il l'arrêta violemment et le fit recommencer douze fois avant de se trouver un tant soit peu satisfait de sa prestation. Il était furieusement remonté contre chacun des comédiens, sans exception, et les fit tous répéter pendant une bonne heure avant de déclarer qu'il n'y avait rien à attendre d'empotés comme eux qui pouvaient à peine déclamer une ligne sans tomber dans le ridicule. Tout de même. Il s'en fut par la porte du studio qu'il claque bruyamment — Rachel était sûre qu'il ne s'était pas forcé pour cela.

Elle rentra donc chez elle beaucoup plus tôt que prévu, et trouva dans sa boîte aux lettres, une enveloppe cachetée, tamponnée de l'Etat de Washington, D.C. Intriguée, puis terriblement inquiète, elle l'ouvrit, ne pouvant éprouver qu'un choc immense en sortant ce qu'elle contenait. Dans l'enveloppe se trouvait une invitation de mariage, pour les nouvellement fiancés F. H. et et B. S. Finn Hudson. Il se mariait. Rachel resta de longues minutes bouche bée en tentant de contrôler toutes les émotions qui la traversaient en cet instant : rage, folie, désespoir, désappointement, malheur, dégoût, et d'autres qu'elle ne put distinguer ni nommer. Son esprit semblait vouloir imploser tant les pensées qu'il contenait prenaient de l'ampleur et se décuplaient. Au bout de longs moments, elle décida de jeter le billet décoré de fleurs et autres niaiseries après l'avoir avidement déchiré en centaines de bouts de papier. Il ne l'avait même pas prévenue, ni ne lui avait remis l'invitation en personne. Aucune excuse n'améliorait son cas.

Elle se sentit trahie, déçue, plus que jamais ce soir-là. Indésirable. Ce fut peut-être ce sentiment de rejet, qu'elle avait également éprouvé quelques jours plus tôt, qui déclencha la logique de ses pensées, menant ses pas, à vingt-deux heures passées, sous un faible éclairage d'une rue éloignée du centre-ville. Sans doute espérait-elle inconsciemment, ce jeudi soir, y trouver la même femme que la première fois. Consciemment, elle aurait souhaité ne plus la revoir, ni à cet endroit ni ailleurs. Mais Quinn était bien face à elle, arborant les mêmes habits sombres, la même posture associée à une cigarette, les mêmes yeux déterminés quoiqu'un peu troublés lorsqu'ils la remarquèrent. Elle écrasa sa dose de nicotine de la pointe de sa chaussure et lui fit signe de la suivre, tout comme la première fois, dans la même chambre de motel. Rachel ne prononça pas un mot.


En rentrant chez elle cette nuit-là, à une heure vingt du matin, Rachel n'eut pas la force de se déshabiller avant de tomber exténuée sur son matelas. Elle se réveilla le lendemain en début d'après-midi en ayant manqué la répétition quotidienne de la pièce — de toute façon, ils pouvaient bien aller se faire voir. La veille avait été éprouvante émotionnellement, depuis le café qu'il avait manqué jusqu'à l'invitation très déplacée de Finn. Jusqu'à ce qu'elle décide de retourner voir la blonde de la ruelle mal éclairée. Comme si les cartes avaient joué une nouvelle fois contre elle — n'étaient-elles pas plutôt avec elle ? Car Quinn s'était trouvée au même point de rendez-vous que précédemment. S'était dirigée sans parler vers le motel d'en face. Et Rachel l'avait docilement suivie, sans rien dire non plus.

Pourtant, mis à part la posture nonchalante de l'autre, rien n'avait ressemblé à la fois précédente. D'abord, aucun vêtement n'avait été retiré, bien que Rachel ait tenté d'aller plus loin après avoir abandonné son manteau. Sauf qu'elle ne put que s'affaisser sur le lit au côté de celle qu'elle était venue chercher, et elle fondit en larmes et en sanglots instantanément. Inutile de préciser l'embarras dans lequel elle s'était mise, à vider tout l'eau que contenait son corps dans le lit d'une presque inconnue. Elle dut pleurer une dizaine de minutes avant de sentir sa confusion et sa gêne s'accentuer à travers deux bras finement musclés qui l'attirèrent contre un corps étonnamment froid sous les épaisses couches de tissu qui le séparaient du sien.

Et voilà dans quel état on se retrouvait à n'en faire qu'à sa tête après une journée aussi difficile : à sangloter sur l'épaule d'une prostituée rencontrée une, deux fois à tout casser. Son trouble quelque peu dissipé, Rachel se laissa complètement aller dans l'étreinte de la Quinn nocturne devenue miraculeusement humaine, une fois perdue sa condition de fille de la nuit. Ce retournement de situation n'avait jamais été prévu. Honnêtement, relâcher toute la tension accumulée pendant d'interminables semaines lui faisait un bien fou. Peut-être que finalement, pas tout le monde ne l'abandonnait ou ne la dénigrait. Au fur et à mesure que ses soubresauts se calmaient, Rachel fut moins consciente de son pouls trop rapide et sursauta en entendant la timide voix près de son oreille. Elle crut d'abord qu'un conte de fées lui était narré et qu'elle pouvait s'endormir à tout moment à l'écoute du ton berçant des paroles rassurantes. Elle sentit son cœur se gonfler en percevant des mots comme « calmer », « bien », « rien de grave », « parler », « là » entre ses reniflements. À cet instant, la jeune femme sut qu'elle était entre de bonnes mains, que « rien de grave » ne pouvait lui arriver, que tout irait « bien », du moins pour un infime moment.

Elle s'était attardée plus longtemps que de requis entre ces murs où la peinture s'écaillait, mais une fois en pleine possession de ses esprits, elle s'empressa de quitter la place accueillante que lui avait offerte Quinn Fabray. Ce contact qui lui avait tant plu lui manqua le lendemain lorsqu'elle se mit en position fœtale sous les couvertures de son lit pour y passer la journée. Elle se souvint avoir laissé, en guise de remerciement, quelques billets verts sur la table de nuit — elle ne les avait pas comptés mais supposa qu'il y en avait pour un bon millier de dollars. En y réfléchissant plus tard, Rachel se dit qu'elle aimerait que Quinn Fabray ait un autre emploi que celui qu'elle exerçait actuellement et qu'elle aimerait l'aider à en changer. Plus, elle voulait qu'elle en change. Elle était dorénavant certaine qu'elle dissimulait une grande bonté, une incroyable et belle personnalité sous ses airs de jeune fille insouciante. Et elle ferait tout pour apprendre à connaître cette partie d'elle, pour l'aider à s'en sortir. Rachel pensa que ce ne serait pas si mal de la revoir, finalement.

Le lendemain, à six heures pétantes, ayant récupéré de la fatigue de la veille, elle fredonna tout au long de la journée le refrain implanté aux récents souvenirs de sa mémoire.

I can't get over you, perfect stranger
Don't wanna fall in love now
I don't know what to do, perfect stranger
Never gonna find another.


Chapitre posté plutôt rapidement à la suite de l'autre. Comme suggéré, point de vue de Rachel, d'ailleurs, merci pour vos reviews.