Hello, Hello ! Comment allez-vous ? Pour ma part, j'ai du mal à croire que c'est déjà la fin des vacances ! Dimanche retour à Londres, et mercredi, la reprise ! Je n'ai pas vu l'été passer, mais bon, c'est toujours le cas pour les vacances. J'ai hâte de revoir mes petites quand même !

Breffons, bon courage pour celles et ceux parmi vous qui serons bientôt de retour sur les bancs de l'école ou autre d'ailleurs.

En attendant, retrouvons nos deux tourtereaux pour un épisode que j'avais prévu depuis trèèèèèèès longtemps. je vous laisse lire !

Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, le reste est à JKR

Réponse aux reviews anonymes :

Ninaudienne : Merci beaucoup ! J'en ai encore un certain nombre, mais je ne sais pas exactement combien ^^

Uma : Merci beaucoup ! Je suis contente que ça t'ai plu :D

Cecile : Ahah, effectivement, Ronnie et Drago ne risquent pas de s'entendre xD Hermione et Astoria peuvent se tolérer par contre. Voici la suite :)

Felicia : Ahah, c'est bien de se rafraichir la mémoire parfois !

Kendy : :OOO Comment j'ai pu oublier Alea Jacta Es, alors que j'en parle souvent à Lecrit ahah.

LuluMalfoy : Mais ouiiiiii, Teddy est trop choupi ! Oui, tu peux aller au match de quidditch.

Trinita Dark : Mouhhahahahah, j'ai adoré écrire ce passage moi aussi :D Je suis partie dans le languedoc roussillon, du côté de perpignan. Et oui, c'étaient de très bonnes vacances :)

Sarah : Mouhahahah, oui, Drago déteint sur elle :p Mes vacances ce sont super bien passées ! Bisous Bisous

Oceane : Hermione c'est la meilleure !

Juju : Merci beaucoup ! tes compliments me font super plaisir ! Non, ce n'est pas tout de suite que Cassie arrive :)

Renata : Merci beaucoup ! Je suis ravie que ça t'ai plu.

Cindy : Merci !Je suis ravie que tu aimes mes fics !

Une fille : Merchiiiiii

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Merci à Stéphanie


Episode X : Quand la guerre nous rattrape

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Drago marchait d'un pas vif dans les rues de Londres. Son stress devait probablement se ressentir dans sa démarche, mais il n'en avait clairement rien à faire. Il avait d'autres problèmes, beaucoup plus importants, que ce que les gens pouvaient bien penser de sa démarche.

Il était tellement à cran. Pour ne pas dire totalement à bout. Il ne savait clairement plus à quel saint se vouer, raison pour laquelle il se rendait chez Harry Potter. Peut-être... peut-être que le meilleur ami d'Hermione pourrait faire quelque chose. Il l'espérait. Il priait même pour cela, parce qu'ils ne pouvaient plus continuer ainsi.

Au fond de lui, il avait toujours su que tout était allé trop bien. Tout avait été trop facile, sans aucun retour de flamme. Mais il avait parlé trop vite. Ce contrecoup, de la guerre et surtout, de la torture, qu'il avait tant craint chez Hermione, était arrivé. Trois ans après. Comme ça. Sans prévenir.

Ca avait été tellement soudain, et fulgurant, que la jeune femme avait été prise dans un cercle vicieux, sans que personne ne puisse rien y faire.

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La date anniversaire de sa torture était arrivée, et à la veille de celle-ci, Hermione avait fait un cauchemar. Un cauchemar qui avait comme réveillé tout ce qui était tapi en elle, et qui avait sagement attendu son heure. Et en voyant comment elle agissait, on ne pouvait que comprendre à quel point le traumatisme avait été profond et violent.

Lorsqu'il arriva devant chez Potter, il eut un moment d'hésitation. Mais il faisait ça pour son bien. Parce qu'elle ne pouvait certainement pas rester indéfiniment dans cet état. C'était déjà beaucoup trop.

Il frappa trois coups nerveux à la porte, et attendit que Potter vienne lui ouvrir, ce qu'il fit après quelques secondes d'attente.

Il sembla surpris de le voir, mais Drago ne lui laissa pas le temps de poser la moindre question.

« Je peux entrer ? Il faut que je te parle. C'est important. »

Il vit que Potter avait vu qu'il ne rigolait pas, et ouvrit plus grand la porte, afin de le laisser entrer.

Potter et Weaslette ne vivaient pas encore ensemble, et cela se voyait. Son appartement était clairement un appartement d'homme, sans aucune touche féminine. Et comme Potter n'avait clairement aucune idée de ce qu'était le goût ou la décoration... Mais passons, ce n'était pas ce qui l'intéressait aujourd'hui.

Il se laissa tomber sur une chaise, alors que le brun allait chercher deux bouteilles de Bièraubeurre, qu'il décapsula à l'aide de sa baguette.

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« C'est Hermione ? Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Elle ne t'a rien dit, n'est-ce pas ? »

« Eh bien... disons que ça fait quelques fois que je la trouve un peu pâlotte, et bizarre, au début, je n'ai rien dit, mais j'ai fini par lui faire une réflexion, et elle m'a juste dit qu'elle avait un coup de mou en ce moment, qu'elle était fatiguée à cause des examens qui arrivent. »

« Evidemment. C'est sûr qu'elle peut très bien s'en sortir avec cette excuse. N'importe qui la croirait... » Souffla Drago.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » Répéta Harry. « Et où est-t-elle ? »

« Elle passe la soirée chez ses parents. J'ai besoin de toi Potter, vraiment. Je ne sais plus quoi faire. Je n'arrive pas à l'aider. Ses parents n'arrivent pas à l'aider... »

« Wow, wow, wow ! Tu me fais peur là, Malefoy ! Si tu m'expliquais concrètement ce qu'il se passe... »

« Il se passe qu'Hermione va mal. Elle... je ne sais pas comment dire ça. Je... Je savais que ça arriverait un jour. Elle allait trop bien après la guerre. Vous alliez tous trop bien. Et maintenant... »

« Et maintenant quoi ? »

« Et maintenant, c'est le retour de flamme. » Répondit Drago.

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Je veux dire qu'elle fait des crises d'angoisse horribles, qu'elle ne mange presque plus, qu'elle ne dort pas ou très mal. Qu'elle a l'impression de voir Bellatrix partout, tout en sachant qu'elle est morte. Mais que la peur a dépassé la rationalité. Sachant que l'on parle de la personne la plus rationnelle de la terre entière... »

« Mais... comment est-ce arrivé ? » Questionna Harry

« Je ne sais pas. Et je pense qu'elle ne le sait pas non plus. Pour moi l'élément déclencheur, c'est la date anniversaire de… de votre capture. Et puis elle a fait un cauchemar avec Bellatrix et depuis, tout est parti en vrille. Elle va mal Potter, elle va vraiment mal. Je suis plus qu'inquiet pour elle, ses parents aussi. Ils essayent, tout comme j'essaye, mais ils n'y arrivent pas non plus. Et elle ne peut pas rester dans cet état. Elle n'en peut plus, et moi non plus je n'en peux plus de la voir comme ça. »

« ... »

« Je lui ai même proposé d'aller voir un psychomage. Et elle a refusé. Mais ce n'est pas ça le pire. Elle aurait pu refuser en me disant que tout allait bien, que les psychomages sont pour les fous et qu'elle n'est pas folle, ou encore qu'elle ne veut pas parler de ses problèmes à un inconnu. Mais elle ne m'a même pas répondu cela. Non. Tu sais ce qu'elle m'a répondu ? Elle m'a répondu qu'elle ne voulait pas aller chez le psychomage, parce qu'il la ferait parler de choses dont elle ne supporterait pas de parler. »

Le brun semblait totalement effaré à l'entente de tout cela. Visiblement, il ne s'était rendu compte de rien, mais Hermione arrivait à bien cacher son jeu quand elle le voulait. Même si les crises d'angoisses qui survenaient après n'en étaient que pire encore. Et il n'y avait vraiment eu aucun signe avant-coureur.

« Qu'est-ce que je peux faire ? » Lui demanda-t-il finalement.

« Va lui parler. Essaye de... je ne sais pas… de la convaincre d'aller chez le psychomage. Ou essaye de la faire parler. Je n'en sais rien. Pour être honnête, je me sens impuissant. Je crois que seul un professionnel serait en mesure de faire quelque chose, mais… je préfère user toutes mes cartes. »

« C'est à ce point ? »

« C'est à ce point. Je vais te donner un exemple. Il y a deux jours, Hermione est restée tard à la bibliothèque de la fac, pour travailler. Ce n'est pas la première fois qu'elle le fait. Il peut n'y avoir plus personne, elle s'en fiche totalement.

Il y a deux jours, vers neuf heures du soir, j'ai reçu un Patronus de la part d'Hermione. Un Patronus qui m'appelait à l'aide.

J'ai aussitôt transplané là-bas, et au début je ne l'ai pas trouvée. Je ne t'explique même pas à quel point j'ai eu peur, Potter. Je me suis dit qu'un psychopathe l'avait peut-être enlevée, violée, tuée ou je ne sais quoi. Je commençais à m'imaginer les pires choses possibles et là... Et là je l'ai trouvée, dans le couloir menant de la bibliothèque à la sortie. Elle était à moitié cachée derrière un pilier, roulée en boule.

Elle était là, toute tremblante, et elle pleurait silencieusement. Elle était terrorisée. Quand elle a senti ma présence, elle s'est mise à hurler, avant de réaliser que c'était moi, et puis... tu sais ce qu'elle m'a dit ? Tu sais pourquoi elle était dans cet état ? »

« ... »

« Parce qu'elle avait « entendu » Bellatrix, et qu'elle avait voulu lui échapper. Je lui ai dit « Mais Hermione, tu sais très bien que Bellatrix est morte » et elle me répondait « Je le sais, mais elle était là quand même. » Elle n'arrive plus à rester logique. Elle s'en rend parfaitement compte, mais elle ne maîtrise plus rien. Je ne sais pas comment elle parvient à suivre ses cours, faire ses devoirs, travailler. Elle est épuisée. Psychologiquement et physiquement aussi, puisqu'elle ne dort plus. Je ne sais pas quoi faire Potter, vraiment... »

« Je... je vais lui parler. Je peux venir chez vous demain ? »

« Bien sûr. Et tu peux lui dire que je t'en ai parlé. Je lui dirai moi-même ce soir de toute façon. »

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OoO

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Hermione lisait. Elle lisait alors qu'elle avait largement dépassé l'heure à laquelle elle marquait la page, fermait les yeux, et s'allongeait pour dormir. Drago n'était pas étonné, puisque ce manège se répétait tous les soirs. Il ne savait même pas si elle prenait toujours goût à la lecture, ou si c'était uniquement devenu un moyen de s'empêcher de dormir...

« Mon cœur ? » Souffla-t-il au bout d'un moment.

« Oui ? »

« J'ai été voir Harry aujourd'hui. Je lui ai parlé de toi. »

« Tu n'aurais pas dû. Il va s'inquiéter. »

« Mais je veux qu'il s'inquiète ! Il faut qu'il s'inquiète ! Tu ne peux pas rester dans cet état. »

« Parce que tu crois que ça me plaît d'être comme ça ? Tu ne crois pas que j'ai de plus en plus de mal à le supporter ?! »

« Je sais... » Répondit-il d'un ton apaisant « Ce que je veux dire… C'est que Potter est ton meilleur ami et il a le droit d'être au courant. Il a le droit de s'inquiéter pour toi. Peut-être que si tu lui parlais... Je pourrais comprendre, tu sais, que sur certaines choses, tu ne veuilles pas te confier à moi. »

« Ce n'est pas ça... » Confia Hermione, la voix soudain tremblante. « C'est juste que... »

Elle ne continua pas sa phrase, coupée dans son élan par des sanglots.

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Drago la prit aussitôt dans ses bras, caressant doucement ses cheveux, tout en demandant silencieusement à Merlin pourquoi il s'acharnait ainsi.

Hermione ne méritait pas cela...

Il attendit qu'elle se calme, et même une fois que cela fut fait, il continua de la tenir tout contre lui.

Il sentait la fatigue le gagner, mais il lutta, jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Alors, il embrassa Hermione, et lui souhaita une bonne nuit.

« Je vais continuer de lire encore un peu. » Annonça-t-elle. « N'éteins pas la lumière. »

« Je ne l'éteindrai pas. »

« Et même si je m'endors, n'éteins pas, d'accord ? »

« Je sais, ma belle. »

« L'autre jour, tu l'as éteinte quand même... »

« Je ne le referai plus. »

Certainement pas après la réaction qu'elle avait eue. Elle s'était réveillée en pleine nuit, totalement terrorisée par le noir qui régnait. Elle avait peur. Peur que Bellatrix, ou un quelconque autre Mangemort se cache dans l'ombre, et vienne l'assassiner. Drago ne voulait pas jouer son jeu en laissant la lumière allumée toute la nuit, mais quel choix avait-il ?

Il était fatigué, mais savoir qu'Hermione ne dormirait pas tant qu'elle pourrait lutter contre le sommeil, l'empêchait totalement de se laisser aller et de sombrer dans les bras de Morphée. Et lorsqu'il se laissa finalement aller, il eut l'impression d'être réveillé à peine deux secondes plus tard.

Il jeta un œil au réveil qui trônait sur sa table de chevet, et dont les aiguilles indiquaient deux heures cinquante-six du matin...

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« Drago... » Couina Hermione à côté de lui.

Il réalisa alors qu'elle lui secouait l'épaule, et ce depuis probablement un long moment, s'il en jugeait par la manière dont elle l'agrippait.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« J'ai entendu des bruits. » Chuchota Hermione, absolument terrorisée.

« Tu es sûre que... »

« Il y a quelqu'un dans l'appartement Drago, j'ai entendu. »

« Hermione. On a des sortilèges de protection. S'il y avait quelqu'un qui était entré, l'alarme se serait déclenchée. »

« Les Mangemorts savent désactiver ce genre de sortilèges. »

« Hermione ! Ecoute-moi ! Il n'y a pas de Mangemorts ! Il n'y a personne, d'accord. Je suis là. Tu vas te rallonger et... »

« Non. Drago, je t'en supplie. Je ne veux pas revivre ça. Le Doloris, c'est... je ne veux pas Drago. Je ne survivrai pas une autre fois. Je vais mourir. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas subir ça une autre fois... Tout mais pas ça. »

Drago ferma douloureusement les yeux. Lorsqu'Hermione faisait des cauchemars où elle revivait sa torture, ou bien qu'elle en parlait comme cela, il avait toujours cette horrible culpabilité qui venait lui enserrer la poitrine. Il revoyait la scène lui aussi, et il avait envie de casser quelque chose.

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Hermione n'avait pas exorcisé ce qu'elle avait vécu au manoir, raison pour laquelle il estimait entre autre nécessaire qu'elle puisse voir un psychomage. Et il se doutait que cela faisait partie des choses dont elle ne voulait pas penser et dont elle ne pouvait pas parler. Mais si elle ne le faisait pas, comment pourrait-elle guérir ?

« Je n'en peux plus. » Se mit-elle à sangloter « Je n'en peux plus d'être comme ça. Je voudrais que tout redevienne comme avant. Je devrais prendre des potions. Pourquoi tu ne veux pas que je prenne des potions ?! »

« Parce que ce n'est pas la solution ! Et tes parents sont d'accord avec moi. »

« Mais vous ne comprenez pas. Je n'en peux plus. »

« Je le sais, mon cœur. Mais prendre des potions ne résoudra rien. On va trouver mon cœur. On va trouver comment faire en sorte que ça s'arrête, d'accord ? »

« ... »

« Viens par-là. » Dit-il en l'attirant contre lui. « Je t'aime. Je t'aime tellement fort..."

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OoO

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Hermione prenait un bain, pour tenter de se détendre. Mais cela n'avait pas grand effet, puisqu'elle gardait ses yeux fixés sur la porte, qu'elle avait laissée ouverte.

Cela la rassurait, elle voulait entendre Drago qui s'affairait, voir si quelque chose arrivait.

Alors qu'elle ne craignait rien. Elle le savait, et au lieu de se détendre dans l'eau, elle essayait de rassembler sa volonté pour prendre sa baguette, et fermer la porte.

Mais elle n'y arrivait pas. Elle avait trop peur. Elle se retrouverait seule. Isolée avec ses idées noires, ses pensées morbides. Elle aurait tout le loisir de revivre encore une fois ce jour, le plus horrible de toute sa vie.

Parfois, elle rêvait aussi qu'on tuait Drago devant ses yeux, et cela était encore pire que le reste.

Elle ne comprenait pas ce qui lui était arrivé. Comment elle avait fait pour se retrouver dans cette situation.

Certes, elle avait toujours été une personne angoissée, mais c'était juste du stress pour des petites choses. Qu'elle n'arrive pas à dormir parce qu'elle avait un examen important le lendemain était une chose... Ce qu'elle vivait depuis des jours et des jours en était une autre, totalement différente.

Elle se faisait peur à elle-même. Elle faisait peur à ses parents, à Drago. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait et comment l'arrêter. Comment faire en sorte que tout redevienne comme avant ?

Elle senti monter une énième crise de larmes intempestive, et plongea quelques secondes son visage dans l'eau.

Son cœur manqua un battement, lorsqu'elle remonta à la surface, mais ce n'était que Drago.

« Tout va bien ? » Lui demanda-t-il « Tu as besoin de quelque chose ? »

« Non. Ca va. Je vais bientôt sortir de toute façon. »

Drago se pencha vers elle, et embrassa ses cheveux mouillés. Elle voyait bien qu'il se sentait désemparé, et cela la faisait se sentir encore plus mal.

Elle ne comprenait pas comment il faisait pour rester avec elle, avec tout ce qu'elle lui faisait subir.

Il n'avait pas besoin d'une fille à moitié cinglée, comme elle. Peut-être qu'il n'osait juste pas la laisser tomber maintenant, alors qu'elle était au fond du trou...

La sonnette d'entrée la tira de ses pensées, et elle s'en alla s'habiller, tandis que Drago allait ouvrir la porte...

Une dizaine de minutes plus tard, elle se retrouvait enserrée dans l'étreinte réconfortante d'Harry.

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« Hermione... Pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit. Depuis combien de temps est-ce que ça dure ? »

« Je ne veux pas vous embêter avec mes problèmes... »

« Mais on VEUT que tu nous embêtes ! Hermione, tu ne peux pas garder tout ça pour toi. Il faut que tu parles. Que tu extériorises ce que tu ressens. Que ce soit auprès de moi, de Malefoy, de George, de... »

« Je ne vais pas vous embêter avec ça, d'accord ? Je... je vais me débrouiller. »

« Tu as l'air de tellement bien te débrouiller... » Ne put s'empêcher de lâcher Drago.

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Il avait été un poil trop sec, et il le regretta immédiatement, lorsqu'il vit les yeux d'Hermione se remplir de larmes. Et voilà. Maintenant, il culpabilisait de l'avoir fait pleurer. Quel imbécile.

« Tu sais quoi. » Déclara alors Potter « Malefoy, je crois que je vais te l'emprunter un peu. Mets tes chaussures, Hermione. On va faire un tour dehors. »

La jeune femme songea que de l'air frais lui ferait le plus grand bien, surtout en complément de son bain, qui n'avait au final pas été si relaxant que cela.

Harry lui attrapa le bras, une fois qu'ils furent dehors, et ils commencèrent à avancer. Ils restèrent dans les rues calmes du quartier sorcier, ni l'un ni l'autre n'ayant envie de s'aventurer plus près du Chemin de Traverse et autres rues commerçantes.

Ils arrivèrent finalement vers un petit square, avec une fontaine en son centre, où deux petits sorciers étaient occupés à jouer aux échecs.
Harry et Hermione s'assirent sur un banc, et pendant un petit moment, parlèrent simplement de tout et de rien.

Harry lui expliqua que Ginny lui manquait. Elle était partie en stage intensif, avec les Harpies de Holyhead, et ne reviendrait pas avant encore dix jours.

Ils parlèrent un peu de George et Angelina, et de leur relation dont peu étaient au courant. Ils attendaient de voir si cela allait durer, avant de se lancer dans les grandes discussions avec leurs familles respectives. Ils parlèrent un peu des cours, et du travail d'Auror d'Harry. Encore six mois d'alternance, et il serait enfin véritablement un Auror, en bonne et due forme.

Mais au bout d'un moment, Harry finit par en revenir, un peu malgré lui, au sujet...

« Tout va bien ? »

« Oui, oui. » Répondit-elle.

« Hermione, tu ne crois pas que je te vois jeter des coups d'œil nerveux tout autour de nous, depuis qu'on s'est assis ici. »

"Je suis..."

« Ne t'excuse pas ! Dis-moi pourquoi tu regardes partout comme ça. De quoi est-ce que tu as peur ? »

Hermione baissa les yeux, honteuse. Elle n'avait aucune raison d'avoir peur. Elle le savait.

« Des Mangemorts. De Bellatrix. »

« De quoi as-tu peur exactement, qu'elle débarque ici ? »

« Oui. Qu'elle vienne ici. Et qu'elle me torture... »

Son souffle devint soudainement erratique. Elle le sentait se coincer dans sa poitrine, et devenir de plus en plus difficile à sortir.

Elle avait chaud aussi. Des bouffées de chaleur. Des perles de sueur commençaient à se former au-dessus de ses lèvres, et sur son front. Elle allait faire une crise d'angoisse.

« Harry... Harry, elle va venir. Elle va venir terminer le travail. Il faut... il faut qu'on s'en aille d'ici avant qu'elle nous trouve. »

« Hermione... Hermione, écoute-moi ! La guerre est terminée. Bellatrix est morte, tu te souviens ? »

« Je sais... Je sais... mais... Harry... Il faut qu'on rentre. »

« Non. On va rester là. »

Elle se mit à trembler, de manière incontrôlable, et avait de plus en plus chaud. Il fallait qu'elle parte d'ici. Elle avait besoin d'air.

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OoO

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Lorsqu'Hermione rouvrit les yeux, la première chose qu'elle vit fut le visage presque transparent de Drago, et ses cheveux tellement ébouriffés qu'on pouvait facilement croire qu'il avait essayé de se les arracher.

Harry était là lui aussi, l'air plus inquiet que jamais.

Lentement, elle essaya de se redresser.

Elle avait mal à la tête, et elle ne se souvenait pas clairement de tout ce qu'il s'était passé. Elle était allée se promener avec Harry, puis elle avait commencé à se sentir mal et... et puis, elle avait un trou de mémoire.

« Que m'est-il arrivé ? » Demanda-t-elle en regardant Harry.

Mais ce ne fut pas lui qui répondit.

« Tu es tombée dans les pommes, voilà ce qu'il t'est arrivé ! » Explosa Drago « Ça ne peut plus continuer comme ça Hermione ! C'est n'importe quoi ! Tu mets ta santé en danger. Pendant combien de temps est-ce que ça va durer encore ? Pendant combien de temps encore tu vas péter les plombs au moindre bruit ? Je comprends que ce que tu as vécu est horrible ! J'étais là, je te rappelle. Je comprends que tu sois traumatisée mais IL FAUT QUE TU FASSES QUELQUE CHOSE ! Tu ne peux pas rester dans cet état, et moi non plus ! »

« Malefoy, ce n'est pas en hurlant... »

« MAIS ELLE NE COMPREND PAS ! »

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Hermione ne put empêcher des larmes de couler de nouveau. Cela allait énerver Drago encore plus, mais l'idée qu'il puisse la quitter la rendait encore plus terrorisée que le reste. Peut-être que c'était de ça dont elle avait besoin. D'un électrochoc. Parce qu'elle était prête à faire n'importe quoi pour qu'il reste avec elle. Si elle n'avait plus Drago, elle serait définitivement perdue.

Elle ne pouvait plus continuer comme ça, il fallait être réaliste. Les crises d'angoisses l'épuisaient de toutes les manières possibles, de même que sa diète forcée. Donner le change quand elle était à l'université la faisait puiser au plus profond de ses ressources, et elle rentrait chez elle avec des migraines énormes. Sa scolarité était en péril

Revivre en boucle les pires moments de son existence n'était pas non plus ce qu'elle souhaitait.

Cela devait cesser, Drago avait raison...

« Je suis désolé. » S'exclama le blond en la prenant dans ses bras « Je suis désolé. Je ne voulais pas crier. Je ne voulais pas. Je... pardon mon amour... »

« Non. Non. Tu as raison. Il faut que je fasse quelque chose. Il faut que je voie quelqu'un…sinon, je ne pourrais jamais aller mieux. Je ne sais pas comment je me suis retrouvée dans cet état, et je sais encore moins comment faire pour en sortir. »

« Il faut que tu ailles voir un psychomage, ma belle... je sais que ce sera dur, mais tu iras mieux après. Si... si tu veux, je viendrais avec toi, d'accord ?»

Hermione essuya ses dernières larmes d'un revers de manche. Elle regarda Harry, qui hocha la tête, puis elle regarda de nouveau Drago. Elle inspira profondément, puis expira, avant de déclarer.

« D'accord. »

« D'accord pour ? »

« Pour les deux. Pour aller voir un psychomage, et pour que tu viennes avec moi. Je ne crois pas que je pourrais y arriver toute seule. »

Drago lâcha un profond soupir, et la prit dans ses bras. Harry lui attrapa également la main, et elle sentit les battements de son cœur s'emballer. Ils étaient là pour elle, et elle allait y arriver. Elle n'avait pas le choix, de toute façon. Il fallait qu'elle soit forte. Qu'elle agisse en Gryffondor, et qu'elle fasse ce qu'il fallait.

Ainsi, ses parents pourraient être fiers d'elle. Ses amis aussi. Elle pourrait reprendre le cours de sa vie, et mettre réellement derrière elle toutes ces horreurs.

Elle ne pouvait pas vivre en ayant peur du noir, en ayant peur d'être seule, et en ayant peur du moindre bruit suspect. Ce n'était pas une vie.

Drago aurait dû lui crier dessus bien avant...


Et voilààààà. Cet épisode est prévu depuis bien longtemps. Comme je l'avais dit quand j'en étais à ce passage dans Envers et contre eux, je trouve ça clairement ahurissant la manière dont JK occulte totalement le fait qu'Hermione ait été torturée, et qu'elle continue sa petite vie peinard, comme si de rien n'était, alors que concrètement, quand on vit quelque chose comme ça, il y a de quoi être bien traumatisée.

Pour moi, Hermione avait rangé tout ça dans un coin de sa tête, si bien caché qu'elle l'avait elle-même oublié en quelque sorte, jusqu'à ce que le "cadenas" cède, et voilà le résultat.

J'ai bien conscience que ce n'est pas gai comme chapitre, mais j'espère qu'il vous aura tout de même plu !

Bisous Bisous

Une review et Drago sera au petits soins pour vous