Bonjour à toutes et à tous ! Désolée pour l'attente, je travaille 2 fois plus en ce moment et je suis claquée... Je profite de ma semaine de congés pour publier un nouveau chapitre :-) J'en suis pas trop satisfaite, mais je ferai mieux plus tard promis !
Merci à tous pour vos reviews, ça fait super plaisir et ça motive encore plus !
Callie POV
Arizona Robbins… Ce nom avait foutu un sacré bordel dans ma tête. Elle avait toujours été une vague camarade de classe. Puis, sans trop savoir pourquoi, un jour je me suis surprise à la contempler…je ne savais pas vraiment pourquoi, mais je l'ai contemplée. Et, nous sommes devenues amies par la force des choses, et j'ai appris qu'elle aimait les femmes ou plutôt, elle aimait une femme. Puis, cette femme est partie et Arizona, bourrée, m'a embrassée. Le vague sentiment incertain que j'avais ressenti par le passé avait refait surface. J'étais en colère, car pour la première fois je doutais de moi, je ne savais plus ce qu'il se passait dans ma tête. Pourtant, je sentais que je ne pouvais en rester là et ce fameux jour, quand je l'ai vu partir seule… Je l'ai suivi sans savoir pourquoi. Dans le train, en la voyant s'approcher de moi, j'étais déboussolée. Tout ce qui faisait ce que j'étais s'écroulait quand mon regard se posa sur ses yeux d'un bleu magnifique. Quelque chose se cassa en moi, ou plutôt se libéra, à l'instant même ou je pris conscience d'une chose : cette jeune femme blonde, au regard si attendrissant, m'intriguait, me plaisait, m'attirait. Je décidais donc de laisser de côté toutes mes interrogations et de faire ce que j'avais envie de faire, ce qu'elle semblait avoir envie de faire et je l'embrassai.
Arizona me fixait intensément. Nous étions toujours debout près de la fontaine, et aucune de nous ne parlait, ne voulant pas rompre la magie du moment. Des papillons semblaient parader dans mon ventre, et ma main tenait toujours la sienne. Je n'avais qu'une envie à cet instant même, arrêter le temps…
- Calliope… Est-ce qu'on…
Arizona rougissait, trop mignon. Je me doutais de ce qu'elle s'apprêtait à me demander.
- Ari, oui… Enfin si tu veux…
Sur cette phrase, elle m'attira contre elle et me serra dans ses bras, en éclatant d'un petit rire que je sentais plein de joie. Je ne pouvais m'arrêter de sourire, toutes les questions que je me posais depuis quelques temps s'envolaient à ses côtés. Elle rendait les choses tellement simples… A cet instant, je remerciais Mark intérieurement pour avoir fait des pieds et des mains pour joindre Teddy à plus de minuit, et Teddy pour avoir réussi à amener ma jolie blonde ici.
- C'est toi qui as dit à Teddy de venir ici, non ? me demanda Ari.
- Oui, répondis-je en baissant les yeux. Depuis quelques temps, je… J'en avais marre de me poser plein de questions, ou de les refouler. Je devais en avoir le cœur net… Du coup j'ai appelé Mark cette nuit et je l'ai supplié de m'aider. Il a pensé à appeler Teddy, et on a mis ça au point à trois… Tu m'en veux ?
Pour toute réponse, j'eus droit à un autre baiser, qui me fit perdre tout contact avec la réalité. C'était comme si la terre s'arrêtait de tourner autour de nous, et que le temps avait suspendu sa course. Ses lèvres avaient un petit goût de cannelle, et sa peau était tellement douce que je ne pouvais m'empêcher de caresser sa joue encore et encore…
On resta assises sur le banc une bonne heure, main dans la main à parler de tout et de rien. Je lui racontai en détail les difficultés que j'avais eu à réveiller Mark, et à la chance que j'avais eu qu'il ait gardé son téléphone ouvert. Je lui racontai également le rôle majeur de Teddy, qui avait d'emblée accepté de m'aider. Et la nuit blanche que j'avais passé à ressasser tout ce que j'avais dans la tête, et tout ce qu'il venait de se passer. Je n'osai cependant pas lui dire que j'avais peur malgré la joie que j'éprouvais. J'avais peur mais sans vraiment savoir de quoi, j'étais moi-même mais j'avais l'impression de devenir quelqu'un d'autre.
Le soir même, après avoir quitté Arizona avec regrets, je rentrai chez moi avec un sourire aux lèvres. A peine avais-je franchi le seuil de la maison que je tombai sur mon père qui remarqua immédiatement mon sourire.
- Bonsoir mija, comment vas-tu ?
- Bonsoir, 'pa, désolée j'ai encore une tonne de devoirs à faire et je vais aller m'y mettre tout de suite. Bisous !
Je fuyais délibérément la conversation, il était hors de question que je subisse un interrogatoire. Une fois dans ma chambre, je m'allongeai sur mon lit et fermai les yeux. Je passai en revue dans ma tête les deux derniers jours, et un sentiment d'appréhension apparut au creux de mon estomac en pensant que j'avais embrassé une fille.
Non, me dis-je. J'ai embrassé Arizona Robbins.
Je ne pus m'empêcher de sourire en pensant à cela. Arizona était juste…magnifique, unique. Ca n'était pas juste une fille.
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De : Arizona
« Je pense à toi… »
Sourire bête. Elle est adorable… Je lui répondais que moi aussi je pensais à elle. Pile à ce moment, ma mère m'appela pour manger et je descendis en laissant mon portable à contrecœur. Le repas se déroula au son de la voix de ma grande sœur qui n'arrêta pas une seule fois de parler de son voyage au Mexique le mois suivant, et de ses derniers préparatifs. Génial, elle allait me rapportait un petit cadeau si je lui donnais un peu d'argent… Typique de ma sœurette, généreuse en contrepartie d'une participation financière. Je me forçai à être enthousiaste, mais je m'en foutais royalement de son voyage… Oui bon j'étais un peu envieuse, mais un voyage d'études, c'est moins cool de des vacances. En plus, elle ne pourrait même pas aller voir nos grands-parents, donc je ne perds rien.
- Tu vois Callie, pour 4 jours à étudier, on aura 10 jours où on pourra faire tout ce qu'on veut ! s'exclama ma sœur.
- Oui je vois…
- Tu t'en fous ?
- Non, répondis-je. Mais partir au Mexique pour soit disant améliorer ton espagnol, alors que tu es en partie mexicaine et que tu parles couramment espagnol (et même mieux que la prof), c'est pas un exploit…
Mon père pouffa de rire, lui aussi il trouvait ridicule que ma sœur prenne la place d'un autre élève. Celia me lança un regard noir et m'ignora en continuant de se vanter d'avoir été choisie parmi les premières grâce à ses résultats excellents. Sans blague. A la fin du repas, je retournai directement dans ma chambre et me couchai, j'espérais m'endormir rapidement pour arriver plus vite à demain. Je pris mon téléphone pour envoyer un message à Arizona, mais je restai quelques minutes devant l'écran vide, ne sachant pas quoi écrire…
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De : Arizona
« Tu dors ? Feignasse ! -) »
Je pouffai de rire et répondis.
« Non, je travaille ! Tu fais quoi toi ? »
Nouveau Message
De : Arizona
« Je pense »
« Tu penses à quoi ? »
Nouveau message
De : Arizona
« Je pense à toi, à tout à l'heure. Je repense à nos bisous, et je pense à demain… J'ai hâte d'être avec toi ! »
Je posai mon téléphone à côté de moi et m'étendis sur mon lit, complètement détendue et heureuse. J'étais pressée de m'endormir et d'être demain pour la revoir, même si j'avais encore un peu d'appréhension… Je ne sais pas trop, la peur de mal faire quelque chose, la peur que finalement elle se rende compte qu'elle ne veut pas d'une relation comme ça avec moi, et la peur de ne pas être à la hauteur… Je pense qu'on appelle ça la peur de l'inconnu. Et la peur de l'inconnu, on l'affronte avec l'aide d'un Mark Sloan. Je m'endormis ensuite comme une masse (pour être polie) sans m'en rendre compte.
Le lendemain, je me réveillai plus tôt que d'habitude et filai dans la salle de bain me préparer. Je pris une longue douche pour me réveiller et me lavai les cheveux. Je me les séchai ensuite et les lissai, en laissant cependant quelques boucles ondulées. Il semblait faire assez beau et pas trop froid dehors, je sortis donc une robe noire et blanche et l'enfila, puis je piquai le parfum de Celia. En sortant de la salle de bain, je tombais sur ma mère et mon père qui me regardaient avec un air étonné.
- Calliope ? Tu es bien jolie, pourquoi es-tu habillée comme ça ?
- Je…euh… en fait, il y a de grandes chances que la photo de classe soit prise aujourd'hui et comme c'est ma dernière année… Je voulais marquer le coup…
Je leur adressai un rapide signe de main en leur disant que je partais pour le lycée et quittai la maison. Dehors, il faisait un peu frais mais le ciel était bleu et le soleil se levait doucement, ça allait être une bonne journée. Je marchai d'un pas vif vers l'arrêt de bus, là où Arizona devait me rejoindre. Malgré la même appréhension qu'hier, j'étais impatiente de la revoir. J'avais envie d'aller au ciné, à la plage, au parc, partout avec elle mais l'idée de devoir attendre toute une matinée pour vraiment me retrouver seule avec elle, ça me parait long… Après un quart d'heure de marche, j'arrivais enfin à l'arrêt de bus et une tornade blonde se jeta devant moi, avec un grand sourire.
- Bonjour Calliope ! Tu vas bien ?
- Bonjour Ari, ça va et toi ?
Je ne savais pas si je devais l'embrasser ou pas, mais avant que j'ai eu le temps d'esquisser un geste ses lèvres se posèrent doucement sur les miennes. Elle recula, et je remarquai avec étonnement qu'elle avait rougi. Arizona avait rougi après m'avoir embrassé ! Trop mignon…
- Oui… On y va ?
Elle me tira la main et je marchai à ses côtés. Elle commença à me raconter sa soirée d'hier, et j'arrivais à peine à suivre le fil de la conversation, concernant son chat égaré.
- Et puis mon frère l'a retrouvé dans le garage, c'est son nouveau truc de se cacher dans le garage.
- Tu me plais vraiment, tu sais Ari… J'ai peut-être un peu peur parce que c'est nouveau pour moi, mais tu me plais vraiment…
Arizona stoppa net et se tourna vers moi. Elle me regardait d'un air étonné, mais ne prononça pas un mot.
- Tu sais, continuai-je, je… Tu n'es pas une passade, tu me plais vraiment….
- Callie, Callie, tu n'es pas obligée de dire ça. Je le sais, et je sais aussi que tu dois te poser des tas de questions, te remettre en question et même douter. Il faut juste qu'on prenne le temps de se connaître, et qu'on passe du temps ensemble… Beaucoup de temps, on avancera à notre rythme, à ton rythme et tu ne dois pas te précipiter pour me faire plaisir. Et puis moi aussi j'ai un peu peur parce que…tu me plais vraiment aussi… Beaucoup même…
Je souris bêtement, mon cœur s'emballa dans ma poitrine. Arizona est vraiment adorable, mais elle me trouble énormément… Je déposais un baiser sur sa joue et nous reprîmes notre chemin vers le lycée en parlant de son chat et d'autres choses futiles.
