Bonsoir Bonsoir !

Je suis de retour avec un nouveau chapitre un peu particulier puisqu'il est une parenthèse. Je m'explique : ce chapitre (assez long) raconte les aventures de nos héros en seulement une soirée et un (début de) matin. Mais il se passait tellement de choses que j'ai été obligée de faire deux parties...

Aussi, cette publication est le moment "clé" des relations entre personnages. On comprend ici que ma fiction soit Rated M alors vous êtes prévenus...

Normalement, je ne devais poster que Jeudi, mais suite à ma chère lectrice Tentative01 qui m'a plus que boosté, le voilà. C'est donc à elle que vous devez des remerciements ;)

Je remercie une nouvelle fois ma Speedy Gonzales Phika17 et ma bêta d'amour Vilou :)

Place au chapitre, place au lemon (*roulements de tambours*) et en espérant que ce chapitre un peu différent vous plaise autant que les précédents :)

Ps : Je lance un petit jeu, en début de ce chapitre, je place une phrase d'un des personnages. A vous de trouver lequel ;)


Dans l'épisode précédent... (c0rnii : Chuut j'avais envie de mettre ça :p)

« Emmett, j'ai envie de toi. »
Sitôt dit, sitôt fait, il se jette sur ma bouche comme un naufragé et commence à déboutonner mon chemisier pendant que je tâtonne le fond de la douche pour en trouver la poire.
Il lâche ma bouche pour partir vers ma poitrine et sa tête se courbe.
Moment idéal !
J'actionne le robinet et dirige la poire vers mon amant. Surpri
s, il crie.
« Putain Rose ! »
Il est trempé, short, tee-shirt, tout y est passé, même ses cheveux. Je m'esclaffe. Il secoue la tête de droite à gauche pour chasser les gouttes d'eau et un sourire manipulateur apparaît sur ses lèvres.
« Oh Rosie ! Tu sais que tu n'aurais jamais dû faire ça ?
- J'ai pas peur de toi.
- Non. Tu n'as pas peur de moi. Mais tu devrais redouter ce que je vais te faire, ou plutôt ce que je vais te donner.
- Et que vas-tu me donner ?
- Beaucoup, beaucoup, de plaisir… »


Chapitre X

Happy Bellday (Part 1)

- "Juste là, on va faire un remake de Titanic ma poule." (?)


POV Emmett

La voir mouillée, la rendait encore plus belle. Je sais que d'habitude, je fais pas trop dans la dentelle, mais, Rose étant Rose, je ne peux pas empêcher ma bouche de sortir de vieilles phrases d'amoureux transi…

Je sais que je devrais être en train d'échafauder un plan machiavélique pour le lui faire regretter mais franchement, là tout de suite, je beug juste sur ses seins qui pointent à travers son tee-shirt mouillé….

Et puis… ça fait DIING dans ma tête. Ça me surprend parce que je dois avouer que ça m'arrive pas souvent mais là…

Doucement je m'approche d'elle. Ma dernière phrase lui a coupé la chique et la respiration par la même occasion. Elle me regarde avec ses yeux aguicheurs et je ne peux que lui sauter dessus.

Nos lèvres se rejoignent avec urgence et je tente tant bien que mal d'être doux. J'ai des idées contradictoires : Je veux lui faire comprendre, de par la suite de mon plan, qu'elle n'est pas comme les autres, juste un coup d'un soir mais, en même temps, j'ai envie de la punir pour ce qu'elle m'a fait. Et pour tout avouer… J'ai le trac. Ouais c'est con à dire, moi, Emmett McCarthy, j'ai le trac. J'ai peur que ça se passe mal, ou des conneries dans le genre…

Mais ses mains qui fourragent dans mes cheveux me font penser le contraire. Je m'écarte de son visage, rosi par l'excitation, et pose mes mains sur ses hanches.
Je sors mon sourire le plus carnassier et la plaque au fond de la cabine fortement. Sa tête cogne contre le carrelage et j'ai peur d'y être allé un peu fort mais un gémissement s'échappe de sa bouche.

En deux temps trois mouvements, j'ai refermé la cabine à clé et mes lèvres se posent sur son cou en effectuant un contact léger comme un papillon. Elle frissonne et je sors ma langue pour tracer tout le long de son oreille à sa clavicule. Elle gémit de nouveau et je souris.

« Rose. Rose. Rose… Quand je t'ai dit que tu n'aurais jamais dû faire ça… Tu vas regretter !
- Je ne pense pas non ! Maintenant embrasse-moi. »

Wahou… Une Rosalie directe, c'est foutrement excitant ! Je sens mon sexe se tendre dans mon futal et, quand je me dis que c'est que le début, je grogne.
D'un coup d'un seul, je saisis ses seins fermement et les malaxe un peu. Elle se cambre et se cogne une nouvelle fois contre le régulateur de température. La chaleur augmente d'un cran et j'halète.
Doucement, en me regardant dans les yeux, Rose m'enlève mon tee-shirt et j'en fais de même avec le sien. Ses seins sont magnifiques.

Je la sers très fort contre moi, en lui faisant des petits cercles dans le dos. Il n'y a pas un bruit à part la douche chaude qui nous éclabousse.
Toujours délicatement, je passe entre nous et défais le bouton de son short que je fais glisser, ce qui me laisse apercevoir son tanga noir.

Putain, cette fille est magnifique et je vais la faire mienne. Je ne manque pas de le lui faire remarquer :

« Putain Rose, t'es… t'es magnifique !
- Merci Em'. Je dois dire que j'apprécie beaucoup tes abdos… »

Et elle joint les gestes à la parole si bien que ses petits doigts tracent les contours de mes abdominaux. Elle descend bas, toujours plus bas et j'ai du mal à respirer. Bon Dieu, venez-moi en aide !

« Mais tu sais ce que je préfère le plus chez toi ?
- Non »

Ma voix est rauque. Ma queue est dure. Et ma conscience est faible. Je la veux. Ses doigts descendent encore pour tracer le V de mon aine.

« C'est ça. Juste cet endroit. Je trouve magnifique chez un homme ces muscles-là. Ce beau V qui nous donne envie d'aller plus bas… »

Je la vois s'agenouiller et défaire mon short de bain. Putain ! La vue de ma queue gonflée à deux centimètres de sa bouche me fout des frissons.
Elle doit pas faire ça. Elle doit pas. Pourtant elle passe un premier coup de langue sur le haut de mon gland et je me sens rendre les armes. Il faut que je lui prouve que je suis un mec bien. Que je fais passer son plaisir avant le mien. Toujours.

« Non. Rose. S'il te plait. Arrête.
- Mais…
- Pas de mais ! Je t'ai dit que je te donnerais beaucoup, beaucoup, de plaisir. Je refuse que tu inverses les rôles ! C'est pour toi et rien que pour toi… »

Je la relève comme les enfants par le dessous des aisselles et elle fait mine de bouder. Je relève son menton avec mon doigt. Elle marmonne.

« Tu ne me désires pas. »

Je suis abasourdi. Non mais elle est aveugle ou quoi ?

« Oh ! Mais… Mais t'es aveugle ? Ou myope ? Merde Rosie, tu me vexes ! Mon sexe en érection est immanquable, tu m'entends ? Impossible que tu ne le vois pas !
- Ca va les chevilles ?
- Je n'énonce qu'une vérité… »

Et sans comprendre pourquoi, elle me saute dessus et m'embrasse avec passion. Je suis interloqué.

« Merci Em'. Merci pour ce que tu as fait. Tu ne peux pas savoir ce que ça signifie pour moi que tu fasses passer mon plaisir avant le tien.
- Oh détrompe-toi Déesse. Je ne suis pas un ange ! Te voir prendre du plaisir m'en donne aussi ! Quant à la taille de mon sexe… Avoue qu'il t'impressionne !
- Aucunement ! J'ai déjà vu beaucoup plus long… »
Vexé, je fais mine de me retourner et de partir mais ses mains s'agrippent à ma taille et son nez se fourre dans mon cou.
Elle a mis tant de force dans son geste que je bascule vers le sol au ralenti, comme dans les films, tout en tentant de me raccrocher aux murs de la cabine.
Dans ma chute, je ne sais pas comment mais, je suis arrivé à faire basculer Rose, qui était dans mon dos, sur mon torse de façon à ce qu'elle ne tombe pas en première sur le sol dur.
Malheureusement (ou heureusement) cette dernière tombe sur autre chose de presque aussi dur que le carrelage. Non, je n'ai pas à préciser qu'il s'agit de Mini Em' tout réveillé et prêt pour la guerre.

Prenant conscience de notre position, Rose commence à se frotter contre moi. Je sens son centre bouillant et humide contre mon gland et j'en ai du mal à respirer. Encore une fois, elle essaye d'avoir le dessus, mais j'ai décidé que c'était mon tour de contrôler.
Alors, habilement, je pose mes mains sur ses hanches et la fait basculer pour que je me retrouve au-dessus d'elle tout en crochetant ses mains dans une des miennes, que j'amène au-dessus de sa tête.

« Dis que tu regrettes de m'avoir arrosé avec ce putain de pommeau de douche.
- Jamais.
- Dis-le.
- Non.
- Rose. Dis-le.
- J'ai dit non.
- Dans ce cas… »

Le fait qu'elle ne me dise pas ce que je veux, m'énerve et me comble de joie. M'énerve car elle défie mon autorité, me comble de joie car ça veut dire qu'elle ne regrette pas ce que nous sommes en train de faire et qu'elle en a pleinement conscience.

Ma main s'attarde un peu sur ses seins mais descend très vite vers son intimité pendant que ma bouche remplace mes doigts. J'essaye de coordonner mes gestes pour lui procurer un maximum de plaisir.
Ma bouche lèche doucement ses mamelons durcis par le plaisir puis les suçote lascivement, comme le ferait un enfant, pendant que ma main disponible lui enlève son dernier sous-vêtement et caresse tendrement ses plis intimes.

« Bon Dieu Rose ! T'es trempée !
- Toi.. Haan… Toi aussi, je.. Oh ! Je te ferais dire.
- Chut… Réserve ta salive pour crier mon nom… »

Je vois qu'elle veut répliquer quelque chose mais je la coupe en insérant directement deux doigts en elle et en la pompant rapidement.
« PUTAIN !
- Non Rose. EMMETT !
- Ha ! PUTAIN EMMETT !
- V'là. Là c'est beaucoup mieux. »

Je fais le fier mais je n'en mène pas large. J'ai une furieuse envie d'entrer en elle maintenant mais je me retiens. Son plaisir personnel. Je sens qu'elle est proche, alors je relâche ses mains et descend vers son intimité, que mes doigts pompent avec plaisir.
Tendrement, j'embrasse son sexe entièrement épilé puis ma langue entre dans la partie et suçote doucement son clitoris gonflé.

Ses gémissements se transforment en petits cris et je la supplie des yeux d'être silencieuse. Si on nous chope ici, je peux dire bye bye à mes vacances… Et donc à elle par la même occasion.

Un dernier coup de langue et ses parois se referment sur mes doigts pendant qu'elle soupire mon prénom. Je suis aux anges. Tendrement, j'essaye de prolonger son orgasme en la lapant jusqu'à la dernière goutte. Elle a un goût délicieux.
Puis je retire mes doigts et, à quatre pattes, marche pour arriver à la hauteur de sa bouche que j'embrasse furieusement. Les gouttes d'eau tombent sur mes épaules et s'éparpillent dans ses cheveux. Elle est magnifique.

Je la regarde dans les yeux et j'y vois quelque chose qui me choque. Comme… de l'affection, je ne saurais dire.
Lentement, elle lève les bras qu'elle enroule dans le bas de mon dos ce qui me colle à elle et sa généreuse poitrine. Son sexe humide touche le mien, prêt pour elle, et je me sens m'envoler quand elle se frotte un peu.

Je prends ça pour un « TOP DÉPART » et je pousse lentement en elle. Elle se cambre lorsque je bute et plante ses ongles dans mes fesses.

« OUTCH ! Tigresse !
- Toujours pour toi. Maintenant plus vite.
- A vos ordres, Princesse. »

Je commence des va-et-vient lents mais profonds qui la font gémir plus que de raison. Je suis au paradis. Mon sexe est comprimé comme pas permis et je pourrais venir dans la minute, mais, en même temps, c'est tellement bon que je ne veux pas que ça se finisse…
Suivant ses ordres, j'accélère le rythme et c'est ensemble que nous jouissons.
Couverts de sueur, ruisselants mais heureux, nous échangeons un dernier baiser et, comme tout à l'heure, je la fais passer sur mon torse pour un câlin de dernière minute. Ma tête trouve son cou et je respire fortement. Bon Dieu, c'était intense !

« Tu sais, j'aurais voulu que ça se fasse autrement…
- Tu regrettes Em' ?
- Non. Du tout. Vas pas croire ça ! C'était génial ! Seulement… J'aurais voulu faire mieux les choses. Au moins un lit ou un truc dans l'genre, tu vois ?
- Moi j'ai trouvé ça parfait…
- Ça l'était. Ça ne pouvait que l'être avec toi !
- Pff charmeur ! Tout ça c'est pour avoir un peu plus de dessert !
- J'avoue que je serais pas contre un second round !
- Non mais ça va oui ? Y'a pas écrit « Chatte à fourrer » sur mon front non plus !
- Très délicat ça Rose ! J'aurais plutôt dit, que c'est comme le moelleux au chocolat : C'est tellement bon qu'on en reprend une seconde fois.
- Putain Em' ! Tu ramènes toujours tout à la bouffe !
- Normal, c'est ce qu'il y a de meilleur au monde… Après toi bien sûr.
- Oh ! La phrase du dragueur du XVIIème siècle quoi ! Bon allez Lancelot, c'est l'moment de déguerpir, ils vont se demander où on est passés…
- On les emmerde ! Voilà !
- Sois pas comme ça chéri ! Et puis on leur trouve quoi comme excuse ? Nos vêtements sont trempés !
- Euh… Y'avait une fuite d'eau dans les douches et tu m'as appelé à l'aide, heureusement, on a réussi à la réparer et c'est comme neuf.
- On dirait que t'as fait ça toute ta vie : Trouver des excuses.
- Oh c'est rien vraiment. Disons que j'ai l'art de me mettre dans des situations complexes et que je… m'en sors toujours !
- Allez Em', on doit vraiment y aller là.
- Naan ! »

(...)

POV Rose

« Allez Em', on doit vraiment y aller là.
- Naan ! »

Comme un enfant, il resserre son emprise sur ma taille et enfouit encore un peu plus son nez dans mon cou. Je soupire de bien-être. Putain ce mec va me rendre chèvre. On vient de commettre un acte sexuel dans les douches et il me parle de dessert, comme si de rien était pour, finalement, devenir doux comme un agneau. Pas possible ! Je craque ! Puis il est tellement mignon quand il me fait cette moue enfantine qui contraste avec sa carrure. Pour résumer, Emmett, c'est LUI le moelleux au chocolat ! Il paraît dur de l'extérieur mais quand on en mange un bout (et quel bout !) on aperçoit le fondant, la guimauve qu'il est réellement. Je me rends compte que je pourrais très facilement m'attacher plus que de raison à cet imbécile, mais il dégage comme un air… inoffensif du genre « T'inquiète pas Bébé, jamais j'te ferais de mal ».

J'établis dans ma tête un stratagème pour quitter son étreinte. Le fait est que je peux vraiment pas rester, sinon j'y passerais ma vie dans ses bras…

Ta vie ? Oulala ma vieille t'es atteinte !
La ferme ! Ouais et alors j'en suis fière. Puis j'suis sûre qu'en le connaissant un peu, j'pourrais découvrir un gars en or alors la ferme !

Non mais !

Gigotant un peu pour tenter de desserrer son étreinte, je réveille « malencontreusement » Mini Em' qui est de nouveau prêt à la chevauchée extrême. Je souris.

« Dis donc chéri, je savais pas que tu mangeais du viagra…
- Pas besoin mon ange, avec toi c'est temps de récupération minimal pour plaisir maximal.
- Frimeur !
- J'dis juste la vérité. »

Je lui fais mon regard de braise par dessous mes cils et je décide que c'est le moment. Je place de petits baisers sur son torse tout en descendant lentement vers son nombril. Je le sens se détendre et respirer plus difficilement. Je regarde à droite, à gauche, ok. Mon short est là, mon tee shirt et mon haut de maillot aussi… Ca devrait aller vite.

Arrivée au-dessus de son sexe, de nouveau en érection, je souffle tranquillement dessus et comme je l'attendais, il passe ses mains dans ses cheveux et souffle lourdement.
« Putain Rosie ! »

Dieu sait Ô combien je voudrais terminer ce que j'ai commencé mais, malheureusement, on a vraiment pas le temps. J'embrasse son gland une dernière fois, me redresse très vite, ramasse mes affaires et commence à me rhabiller. Seul bémol ? Je ne trouve plus mon bas. Je le cherche partout mais ne le trouve pas. Bordel !

« C'est ça que tu cherches petite Garce ? »

Je vois Emmett, debout, les yeux noirs de colère et de désir mélangés, agitant mon bas de maillot entre ses mains. J'essaye de sauter pour le rattraper mais Monsieur n'est pas de cet avis.

« Allez Emmett, stp stp stp ! J'en ai besoin ! Puis c'est pas contre toi que j'ai fait ça mais sinon on allait VRAIMENT être en retard.
- Cause toujours, ça m'intéresse pas ! Putain mais, Rose, t'allais me faire une fellation merde ! J'étais plus que chaud et là, pouf', rien ? Oh j'te jure que tu vas le regretter ! Ma vengeance sera terrible !
- J'ai pas peur de toi !
- T'aurais jamais dû dire ça !
- Ah ouais ? Et tu vas m'faire quoi hein ?
- D'abord, je commence par te confisquer ta p'tite culotte, puis je verrais, au feeling. Mais tu vas en chier, j'te l'assure !
- Même pas peur ! »

Petite tirade suivie d'un tirage de langue comme une gamine de 7ans. Je pense qu'à force de le côtoyer, mon âge mental régresse… Mais j'aime ça ! Avec lui, rien n'a d'importance… A part moi ! Je lui souris, remets mon short sans mon dessous, et il déglutit difficilement.

Puis, je quitte ces foutus sanitaires qui me laisseront à coup sûr, un (voir des qui sait ?) souvenir(s) mémorable(s). J'ai foi en l'avenir ! Et c'est toute fière que je rejoins les tentes, pour me changer, tout en essayant de passer inaperçue. Je vois Alice au loin bondir vers moi avec Bella qui lève ses deux pouces en signe de victoire.

Ouais, passer inaperçue, autant dire mission impossible !

(...)

POV Alice

Cette journée au lac a été fantastique ! Ou plutôt Jaspatique ! Qu'il est beau avec ses cheveux blonds en bataille, qu'il est fort pour porter mon sac qui était trop lourd, qu'il est cultivé quand il m'a dit qu'il connaissait Jean Paul Gautier !

Qu'il est parfait ! Je soupire. Non, le meilleur moment de la journée a été quand on s'est embrassé derrière l'Iceberg gonflable. J'avais eu vraiment peur de sauter et j'avais fait une mini crise d'angoisse et il était resté là, à me calmer, à me faire un câlin parce que j'allais pas bien. Sauf que, bien sûr, je simulais, moi tout ce que je voulais c'est un putain de baiser. C'était pas trop compliqué quand même non ? Alors, ben, comme j'obtenais pas ce que je voulais, je lui ai demandé de m'embrasser et Ô mon dieu ! Il l'a fait !

Et ses lèvres ! Non, je ne m'en remets pas !

Flash-Back

« Embrasse-moi »

Il me regarde bizarrement, un mélange de surprise et de joie. Je lui fais un doux sourire et il se rapproche de mon visage. Seuls quelques centimètres nous séparent, et je sens son souffle léger sur ma peau. Je m'impatiente, oui déjà niveau patience j'ai zéro pointé, puis essaye de rester à la surface de l'eau en rétropédalage, c'est assez exténuant.
Il semble penser la même chose que moi et me fait enrouler mes jambes autour de ses hanches, puis pose brusquement ses lèvres sur les miennes. Mince ! Quelle fougue ! Je lui réponds tout aussi sauvagement et passe mes mains dans ses cheveux mouillés. Sa langue trace tranquillement ma lèvre inférieure et j'ouvre ma bouche pour que nos deux langues se rencontrent. Putain de merde, Marie, Joseph, Boudah et les autres !
Sans le vouloir, je me frotte contre lui et il grogne. Nos bouches se détachent à regret.

« Non, non Lily, c'est une mauvaise idée ça !
- Mille excuses, mon Colonel, on dirait que vous avez quelques problèmes…
- Oh oui ! Mais ça tu l'as cherché ! Je parlais plutôt de nous deux-là.
- Ben quoi ? Oh ! Tu trouves que c'était une mauvaise idée que toi et moi on…
- NON NON ! Pense pas ça… Juste là, on va faire un remake de Titanic ma poule.
- Quoi ?
- Putain Alice, j'voulais le dire galamment mais… T'es un peu lourde sur moi et je commence à fatiguer, donc on va couler…
- Oh ! Aaah ! D'accord ! Ok ok. J'ai pigé. »

Puis nous rigolons franchement.

« Hé Jasper ?
- Oui ?
- Tu sais ce qui me ferait plaisir ?
- Non.
- Que tu déterres notre trompette et que t'apprennes à en jouer.
- Impossible ! Tu sais bien que je t'adore mais me demande pas ça… »

Mais foie d'Alice Mila Cullen, j'allais la lui faire déterrer et même avoir recours au chantage s'il n'allait pas dans mon sens.

Fin Flash-Back

Quand j'y repense, j'ai des frissons de malade ! Dieu que c'était intense quand même ! Je suis sous un arbre à faire de petits croquis du camp en général mais surtout de Jasper transpirant, en train de couper du bois à la hache pour la veillée de ce soir. Ok, je bave plus que je dessine, mais on s'en fout nan ? A côté de moi, Bella rêvasse. Je suppose qu'elle pense à son frère. Après tout, c'est demain que…
Je soupire. Je sais ce qu'elle vit. Elle a perdu un frère, moi mes parents. Sauf que j'ai eu du soutien auprès d'Esmée, Carlisle et Edward, là où Bella n'a eu que le silence de son père, qui s'est muré dans sa souffrance. Son frère est mort, sa mère ne pouvait plus vivre avec cette douleur et elle est partie refaire sa vie ailleurs, laissant Bella seule, avec un père absent. Et puis toute cette responsabilité dont elle n'arrive pas à se décharger… J'ai toujours été là pour elle, et je le serais toujours.

Du coup, je prends un de ses écouteurs et le mets dans mon oreille.

Knockin' on Heaven's Door, Bob Dylan

C'est bien ce que je pensais…. Mademoiselle déprime. Elle et moi, on avait fait un pacte totalement nul y'a de ça deux ans, juste après la mort de nos proches. On s'était jurées de toujours nous remonter le moral et de se relever en s'entraidant. C'est ce que je m'escrime à faire avec ce bourriquot qu'est Bella. Je commence à chanter très, très, mais alors très faux le refrain. Je la vois esquisser un sourire, me regarder du coin de l'œil, reporter l'attention sur son iPod et éclater de rire. Euh… J'ai pas tout suivi, alors je me penche pour voir ce qui la fait rire autant et je me fige. Encore une fois, je crois que je vais blasphémer mais MERDE elle a gardé cette photo ? Haaan la honte !
Pour vous faire un topo rapide, je suis allée dormir chez Bella, comme tous les samedis, sauf que, cette fois, son père était de service nocturne et on avait la maison pour nous toutes seules. On a bu quelques bières mais j'avais pas capté que ça faisait souvent aller aux toilettes…
Bon, pour ma défense, le rouleau de PQ était presque vide, et quand j'ai voulu enfin, voilà quoi, quand j'ai eu fini de faire pipi, y'avait plus d'essuie machin. Alors j'ai supplié Bella pour qu'elle m'en apporte un. Ce qu'elle a fait. Sauf qu'elle s'est aussi armée de son appareil photo et j'ai été prise en gros flag, sur les chiottes à tendre la main, un sourire soulagé aux lèvres qu'elle me donne le rouleau. Le temps que je crie, que je m'essuie, que je me rembraille, elle avait déjà caché l'appareil depuis belle lurette, et, maintenant, elle me tient par le chantage. Sale garce.

Du coup je blêmis. Si ça vient à ce savoir ICI, au camp, (surtout Jasper), je veux qu'on m'enterre de suite ! Bella décolle le nez de son iPod, me regarde, et re explose de rire. Je me jette sur elle, en poussant un cri surhumain et tente de lui arracher l'engin des mains. S'en suit une bataille monstre, des roulez boulets, et où, bien sûr, je perds lamentablement suite à une clé de bras. Ah oui, j'ai peut-être oublié de préciser que pour « évacuer sa tension » Bella a fait des arts martiaux. Et merde, on dirait pas comme ça mais elle est douée. En bref, je me suis fait avoir comme une débutante et mon égo souffre…

Cependant, je lève la tête et vois au loin une Rose mouillée jusqu'au string, les cheveux savamment ébouriffés, un sourire niais qui veut dire « Je me suis enfin envoyée en l'air mais je tente de le cacher à mes amies ». Du coup, je fous un coup de coude à Bella qui lève les deux pouces en l'air avec un sourire où l'on voit toutes ses dents et, moi, je m'élance, folle de joie jusque vers elle. Je la plaque au sol (enfin j'essaye), m'assoie sur elle et pousse un grand cri de Tarzan (synonyme de ma joie extériorisée). Elle rigole, heureuse, et je me sens soudain écrasée. Bella crie elle aussi, et à nous trois on forme une sorte de pogo. Je retourne ma tête vers la droite où je vois Angéla courir et refermer la fermeture éclair de son short.

« Hé hé ! Hé les coupines, attendez-moi ! »

On rigole et elle se jette littéralement sur nous. On gémit toutes puis on rigole comme des baleines. Rose voit Emmett passer rapidement et lui fait un clin d'œil. Il hausse les épaules du genre « toute façon c'est sûr que ça allait ce savoir » puis un immense sourire envahit son visage. Nous on crie, on siffle comme des malades.
J'entends Bella chanter « Voulez-vous coucher avec moi ce soir » tout en se relevant et en se déhanchant, très vite rejointe par... euh… et bien moi-même.
Elle met son iPod avec ses baffles et c'est carrément une danse de la joie qui s'improvise.

Are you Gonna be my Girl, Jet

Au loin, je vois Edward les yeux complètement exorbités, la bave au coin de la bouche et je rigole. Au refrain, on est toutes en train de sauter, de crier les paroles et faire tourner nos cheveux. Imaginez, on a l'air totalement ridicule ! Mais c'est la joie, c'est tout ! A la fin, Angéla, Bella et moi on est en cercle, Rose au milieu et on fait comme pour prier les Dieux, puis on repart à sauter. Et c'est totalement épuisées qu'on s'écroule sur l'herbe. On se check (maintenant que Bella sait les faire). Mais une question me vient à l'esprit.

« Dis Angie ?
- Voui ?
- Pourquoi t'es arrivée en te remettant la fermeture éclair ?
- Ben… Euh, en fait hum.
- Oh ! Ouais ! D'une pierre deux coups !
- Ouais ben, on passait par les sanitaires avec Ben puis on a eu envie de… enfin bref. Puis on a entendu des gémissements et, là, merde quoi le choc ! Rose qui sort en lançant un regard mortellement langoureux à un Emmett choqué, on s'est planqués dans les toilettes. Et une chose en entrainant une autre, on a… Fin voilà. Sauf que j'vous ai entendu crier et Monsieur n'ayant pas terminé son affaire, je l'ai laissé en plan pour faire péter le champagne avec vous.
- Waaah ! Ohh ! Ben dites donc ! J'ai l'impression d'être vierge à côté de vous qui faîtes des galipettes partout !
- Alors on est deux dans ce cas Bellie !
- Ouais Lily. Mais j'm'en fous ! Demain c'est mon anniversaire et je compte bien avoir un cadeau un peu spécial !
- OOOOOHHHHH ! »

On a toutes crié ensemble et on s'est tapées dans les mains comme des gamines. Les garces sont passées à côté pour aller à la douche (si elles savaient !) et nous ont lancé un regard dédaigneux. M'en fous nananère !

Après la veillée, où les gars ont inventé une histoire de poulet géant échappé de KFC, pour se sortir du pétrin dans lequel on les avait foutus, c'est toutes ensembles qu'on est parties se coucher. Pas de doute, demain on va cuisiner Rose pour avoir tous les détails.
Personnellement, je prie pour que ça m'arrive aussi…

(...)

POV Edward

La journée d'hier au lac a été parfaite ! Bien sûr, il y a eu des hauts et des bas mais, en général, je me suis beaucoup plus rapproché de Bella. Et puis y'a eu le baiser et là… J'ai l'impression qu'elle me voit différemment. J'aime ça. Aussi, aujourd'hui, j'ai décidé de faire les choses bien. Je me lève en tentant de faire le moins de bruit possible mais c'est raté puisque Jasper se lève la gueule enfarinée et râle :

« Bordel Edward, qu'est-c'tu fous ? Il est à peine 6H30 !
- Rien rendors-toi !
- Facile à dire ! Allez déballes.
- J'vais voir Bella.
- Ha.
- Ouais. C'est son anniversaire et j'me suis dit que.. Enfin.
- T'as eu une bonne idée mon gars. Mais qu'est-ce que tu veux faire ?
- C'est une surprise.
- Allez tu peux m'le dire à moi, vieux compère.
- Des clous ! Et puis touche à ton cul Jasper, tu ferais mieux de prendre tes couilles à deux mains et d'aller voir Alice plutôt que de rien faire.
- Ça pour une idée c'est une idée. J'viens avec toi !
- Pitié, pourquoi j'ai ouvert ma gueule moi ?
- On s'demande ! Allez go Fréro. J'réveille Emmett.
- Ah non ! Il va tout faire capoter !
- QUOI ? CAPOTE OU CA ?
- Qu'est-ce que je disais ?
- Bon Emmett, bouge ton cul, on va voir les filles pendant qu'on peut.
- Cool ! J'vais pouvoir faire des trucs crapuleux à Rosie !
- Emmett ! ON VEUT PAS SAVOIR !
- Ok les mecs, zen ! »

C'est comme ça qu'on se retrouve tous les trois, le cul en l'air à ouvrir lentement la fermeture éclair de la tente des 8. Mission très délicate puisque, si on réveille les Garces, c'est comme si on réveillait les chiens de garde de Miss Bengley, autant dire, on est cuits.
Une fois la fermeture à demi-remontée, Jasper se tente à passer la tête à l'intérieur. Mais, brusquement, il recule, son épaule va cogner contre mon menton, je me mords la langue et il pousse un petit cri. Emmett nous regarde ultra surpris :

« Mais Mec qu'est-ce qui se passe ? »

Jasper tout blanc lui indique de passer lui aussi sa tête à l'intérieur. Chose qu'il fait. Je me méfie cette fois et m'écarte un peu. Même réaction à la différence qu'Emmett s'éloigne dans les buissons et éclate de rire tout en essayant de l'étouffer dans ses vêtements. Trop curieux pour mon propre bien, je me risque à mon tour à jeter un coup d'œil. Et ce que je vois est… sans mot.
En réalité, on s'est trompés de côté, et, bien entendu, je me retrouve nez à nez avec une Jessica profondément endormie, la bave aux lèvres d'où sort un ronflement très class'. Ah non, vraiment j'adore ! Ultra féminin. Mais je pense que le pire c'est Laureen, juste à côté. Elle est sur le côté, le pouce dans la bouche et une peluche (je crois que c'est Simba) serrée contre elle. Doucement, je retiens le rire qui monte en moi et referme le plus délicatement possible la fermeture. Et puis je cours. Plus je vais vite et plus j'ai envie de rire. Une fois assez éloigné pour ne pas qu'on m'entende j'explose d'un putain de fou rire libérateur. OH MY FUCKING GOD, j'ai réellement vu ce que j'ai cru que j'ai vu ? Merde ! Une fois calmé, je me remets les idées en place et part de l'autre côté de la tente. Cette fois-ci c'est la bonne…
On refait le même processus que précédemment mais, apparemment, Alice à l'oreille plus fine que les garces puisqu'elle chuchote :

« Jasper ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? »

Je l'entends expliquer que je suis venu faire une surprise à Bella et qu'il avait envie de passer un peu de temps avec Alice. C'est trop mignon. Il ressort sa tête et lève les pouces. On se tape silencieusement les poings et, trois minutes plus tard, c'est Rosalie qui sort en mini short et tee-shirt trop grand (je suppose qu'il est à Emmett). Un doux sourire se place sur ses lèvres et, sans réfléchir, elle se jette aux bras de ce dernier qui bascule sur le dos dans l'herbe. Alala !

« Mais bébé, c'est mon tee-shirt ça ? Où tu l'as eu ?
- A un moment où tu étais particulièrement distrait.
- Quand ?
- Après la douche. T'es sorti torse nu sans même t'en rendre compte…
- Et toi t'avais plus de culo…
- Chuuut ! Nous on veut pas savoir, ok ?
- Jaloux. »

Beurk beurk beuk. Savoir que ça s'est passé dans les douches ça me… Hugh !

« Non. Angie laisse-moi dormiiiir !
- Allez Bella, debout, y'a une surprise dehors.
- Ohh ! Un kinder ? C'est vrai, un gros avec une surprise dedans ?
- Hum… Si ça te fait lever on va dire ça ! »

Puis un gros boum, et la voilà dehors, entortillée dans son duvet, les cheveux emmêlés et un sourire trognon sur le visage. Puis un froncement de sourcil, et elle se tourne vers Angela :

« Mais… Mais c'est pas un Kinder Surprise, ça !
- Ah bah merci ! On s'reveille tous pour te souhaiter un joyeux anniversaire et encore t'es pas contente ! Non mais c'est l'hôpital qui se fout du calumet !
- Emmett ! C'est la charité ! Oui, l'hôpital qui se fout de la charité qu'on dit !
- On s'en fout ! Allez debout !
- On va où ?
- SURPRISE !
- Ok ok. Zen les gars. »

Elle rentre de nouveau dans la tente, laisse son duvet puis referme doucement la fermeture. Angie regarde à droite et à gauche puis fulmine :

« Alors lui ! Il s'est même pas levé pour moi ? Bon ok, hier soir, j'ai préféré fêter ça avec Rosalie plutôt que de terminer le boulot auprès de mini Ben mais merde !
- Angie ?
- Quoi Edward ?
- Te fâche pas, il est même pas au courant.
- Aaah ! Ben, dans ce cas, je vais lui faire un réveil agréable !
- Beurrk Angie tu me brûles les oreilles !
- Lily, on sait tous que derrière cette petite tête de Sœur Theresa, t'es une vraie tigresse alors hein !
- QUOI ?
- Et ouais Jazzou, t'as chopé le gros lot ! »

Après ça, elle s'éloigne comme si de rien était, laissant Jazz choqué regarder Alice qui lui fait un sourire de diablesse et se passe la langue sur la lèvre supérieure. Je pouffe en le voyant déglutir.
Je reporte mon attention sur Bella et lui tends la main. Cette dernière la saisit puis s'éloigne vers leur tente « dressing » comme l'appelle Alice.
Elle me glisse un « attends-moi trente secondes, j'me change parce qu'il fait pas chaud » et est suivie de Rose et Lily.

Nous, on se regarde fiers de notre coup puis Emmett me demande :

« Alors où tu veux qu'on les emmène ?
- Ah ben, vous j'en sais rien mais, moi, je l'emmène dans un endroit que j'ai déniché pendant la rando, quand j'me suis perdu pour pisser.
- Oh mec, t'es pas cool moi j'ai rien prévu !
- Moi non plus.
- Les gars, je pense que le principal pour elles c'est que vous soyez là, après deux trois phrases de loveur et c'est dans la poche !
- Free Style Jazzou !
- Total impro, c'est ce qu'il y a de mieux. »

Elles reviennent et tous ensemble on se met à marcher sur un petit sentier. Mais Alice se plaint d'avoir encore quelques ampoules de la rando d'il y a deux jours et elle se retrouve vite fait sur le dos de ce brave Jasper. Je secoue la tête en souriant. Je reviens à la réalité avec Bella qui m'interpelle :

« Où est-ce que tu comptes m'emmener ?
- Et bien… C'est un jour spécial non ?
- Si on veut…
- Alors qui dit jour spécial, dit lieu spécial. Je suis sûr que tu vas adorer.
- Tant que tu ne m'emmènes pas à Koudou et que je suis avec toi, je suis sure que ça va me plaire. »

Ce qu'elle me dit me va droit au cœur, et je tends ma main qu'elle saisit le sourire aux lèvres. Je vois Jasper bifurquer près de la tente principale et je me demande bien ce qu'il a en tête… Ils nous font un signe de la main et s'éloignent, Alice toujours sur son dos. Ils me font bien rire ces deux-là.
Peu à peu, nous quittons le camp pour se retrouver en rase campagne. Au loin, trois vaches se battent une touffe d'herbe, autant dire qu'il y a rien aux alentours. Emmett indique un champ de blé et de coquelicot sur leur gauche et Rose hoche de la tête. Nous, on continue encore un peu sur le sentier puis on s'enfonce dans la forêt environnante.
Bella ronchonne :

« C'est encore loin dis Edward ?
- Non Bella, encore quelques minutes et on y est. J'te promets que tu le regretteras pas. »

On marche encore un peu et je demande à Bella de fermer les yeux. Elle grommelle encore. Décidément ma Bella n'est pas du matin…

« Edward, déjà que je suis une handicapée normalement, les yeux fermés tu cours à ta perte ! »

M'en fous, elle gâchera pas ma surprise ! Je pose mes mains sur ses yeux et la fais avancer doucement. Une fois arrivés, je pousse un petit « TADAM » et je lui rends la vue. J'observe sa petite bouche former un « O » de surprise absolument trognon. Elle pose sa main sur cette dernière et marmonne un truc incompréhensible.

« Quoi ?
- Ha non, je disais que c'était magnifique. T'as trouvé cet endroit comment ?
- Euh… En fait, j'me suis perdu en allant… pisser pendant la rando.
- Heurk ! Ca veut dire que, quelque part par-là, t'as…
- Non, NON ! Je… Pas ici. Bref', ça te plait ?
- Ah vraiment oui. On dirait qu'on a quitté la région des vaches et des moustiques. Comme une parenthèse nature.
- T'es la seule à être venue là. Ce sera un peu comme notre endroit.
- J'aime cette idée. Oh ! Mais qu'est-ce que c'est ? Des tulipes ?
- Bella… ce sont des marguerites !
- Cool ! On joue à « Il m'aime, un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout » ?
- Hein ?
- Tu connais pas ?
- Nan.
- Alors tu coupes une marguerite. Tu penses à quelqu'un, et tu égraines un pétale, à chaque fois tu récites, il m'aime, un peu, beaucoup, etc. Jusqu'au dernier qui te dira comment il t'aime. Bien sûr, si t'es un gars (chose que j'espère) tu penses à une fille.
- Ok… »

Alors on s'assoit, comme des gamins et on coupe une marguerite chacun. Je me demande à qui je vais penser. Non, en fait, je mens, je sais très bien à qui je vais penser mais, elle, va-t-elle penser à moi en égrainant sa marguerite ?
Je la vois fermer les yeux, et un sourire railleur naît sur son visage. Elle souffle profondément et commence la petite comptine. Je fais la même chose et, pendant que j'enlève les pétales un par un, je la regarde droit dans les yeux, tentant de lui transmettre un message. Le moment est intense. Elle finit le jeu par « Il m'aime » et moi par « pas du tout ».
Merde alors !

Elle, elle éclate de rire, en roulant par terre et disant que j'ai « pas d'cul ». Elle m'énerve ! Alors je lui saute dessus pour la chatouiller, et qu'elle arrête de se moquer de moi. Mais elle se débat alors je me vois obligé de lui maintenir les bras au-dessus de sa tête. Nos visages sont à quelques centimètres l'un de l'autre. Doucement, je souffle sur son visage et ses yeux papillonnent. Euh… C'est parce que j'ai mauvaise haleine ? Merde j'avais pas pensé à ça. Brusquement, je me retourne de façon à être dos à elle et souffle dans ma main.

Pourtant j'sens rien moi…
Mec, Edward Cullen n'a jamais mauvaise haleine !
Mais j'suis humain quand même ! Ca peut m'arriver sans que je m'en aperçoive…
J'te dis que non !

« Edward, qu'est-ce que tu fais ?
- Hein ? »

Oh non, super cool vraiment ! Bella est face à moi, un sourcil relevé et la moue à Mowgli sur le visage. Je pense qu'elle est septique.

Va lui expliquer ça maintenant mon grand…

« Ben… Euh. J'pensais que comme on est l'matin, tu vois, et que j'suis pas passé par l'étape brosse à dents. Je… »

Et comme de bien entendu, elle repart à se foutre de ma gueule. Les mains sur le bide, elle se fend la poire. Merde, je cumule aujourd'hui. Et moi qui voulais faire les choses bien…

Cette fois, je la plaque contre l'herbe et, tout en la regardant dans les yeux, m'approche de ses lèvres. Là, son rire s'est bloqué dans sa gorge. Bien fait ! Faut pas s'moquer d'Edward Cullen !
Puis, n'y tenant plus, je pose mes lèvres sur les siennes et la magie opère. Je la sens bouger et attraper les cheveux à la base de ma nuque, tirant un peu pour rapprocher nos visages. Je lèche tendrement sa lèvre inférieure et elle m'accorde l'accès à sa langue. Et quand je pense être au paradis, elle me retourne et se met à califourchon sur mes cuisses. Ouh ! Dieu ! Quelle femme ! Puis plus rien.

Mamma mia, Abba (version Mamma Mia ! Le film)

Je pose un coude par terre pour la regarder virevolter et sautiller. Je me passe une main dans les cheveux et l'entends chantonner :

I've been cheated by you since I don't know when
(J'ai été trompée par toi depuis je ne sais quand)

So I made up my mind, it must come to an end
(Alors je me suis décidée, tout ça doit s'arrêter)

Look at me now, will I ever learn ?
(Regarde-moi maintenant, l'apprendrai je un jour ?)

I don't know how but I suddenly lose control
(Je ne sais pas comment mais je perds soudainement le contrôle)

There's a fire within my soul(Il y a un feu dans mon âme)

Just one look and I can hear a bell ring
(Un seul regard et quelque chose s'allume dans ma tête)

One more look and I forget everything, o-o-o-oh
(Un autre regard et j'oublie tout...)

Je rigole. Sa bonne humeur est transmissible et je chante en me levant le refrain avec elle, en lui attrapant les mains.

Mamma mia, here I go again(Mamma Mia, me voilà à nouveau)

My my, how can I resist you ?(Mon dieu, comment puis-je te résister ?)

Mamma mia, does it show again ?
(Mamma Mia, est-ce que ça se voit encore ?)

My my, just how much I've missed you
(Mon dieu, tu m'as tellement manqué)

Yes, I've been brokenhearted(Oui, j'ai eu le coeur brisé)

Blue since the day we parted(Déprimée depuis le jour où on s'est séparés

Why, why did I ever let you go ?(Pourquoi, pourquoi t'ai-je laissé partir ?)

Mamma mia, now I really know, (Mamma Mia, maintenant je le réalise)

My my, I could never let you go.
(Mon dieu, je ne pourrais jamais te laisser partir)

On saute, on chante, on se croirait dans un mauvais remake de la « Petite Maison dans la prairie ». Bella continue avec les paroles et, franchement, elle se débrouille bien ! Elle ramasse une fleur, la met derrière mon oreille et repart en courant. On est fous ! Fous de joie ! De loin je la vois faire comme avec une canne à pêche et sa main droite mouline. Apparemment, c'est moi le poisson. Je fais comme si j'étais pris à l'hameçon et, quand j'arrive à sa hauteur, je remets une mèche de ses cheveux rebelles derrière son oreille et lui fredonne : « My my, how can I resist you ? »

Elle frissonne et je rigole. Je pose une nouvelle fois mes lèvres sur les siennes et lui souffle : « Joyeux anniversaire ! »
Mais elle baisse la tête et sa mâchoire tremblote. Merde !

« Bella ? Bella qu'est-ce qu'il y a ? »

Je lui remonte le menton et vois ses yeux larmoyants. Je sens l'inquiétude monter en moi. Ai-je fait quelque chose de mal ? En voyant mon état, ma belle tente de s'expliquer :

« Je… Je suis désolée c'est juste que… C'est aussi son anniversaire à lui et… et je n'y ai même pas pensé une seule fois depuis que je me suis levée. Je suis une fille horrible. Il… Il est mort par ma… ma fau… »

N'y tenant plus, je l'embrasse une nouvelle fois. Puis je pose mes lèvres sur ses larmes comme pour les effacer.

« Bella ne dis pas ça. Tu n'es en rien responsable de ce qui est arrivé à Demetri. Il faut que tu ailles de l'avant. Ne ressasses pas ça. Tu as le droit au bonheur toi aussi !
- Non… Non, tu ne con… connais pas toute l'histoire. Je… je suis responsable. C'est ma faute. Il est… il est mort par ma faute. Je déteste ce jour, je me déteste, il y a des moments où j'aurais voulu mourir à sa place. Pourquoi… Pourquoi ça fait si mal d'être celui qui reste pendant que l'autre part ? J'en peux plus Edward. J'en peux plus… »

Je lui caresse tendrement les cheveux en y posant parfois des baisers légers.

« Chut ma Bella. Calme-toi. Je sais ce que ça fait de perdre un proche. Toi tu t'es retrouvée avec le cœur brisé. Il était ta moitié, je comprends. Mais tu as le droit à une seconde chance… Tu as le droit d'être heureuse. Chut, calme-toi mon ange. Ne pleures plus. Je suis là, maintenant. Tout va bien aller… Tout va bien aller… »

Je la sens resserrer son étreinte autour de moi et j'en fais de même. Je la berce tendrement de droite à gauche. Je suppose qu'elle fatigue alors, doucement, je l'accompagne à terre. Je pose mes genoux et elle niche son visage dans mon cou en sanglotant. Je m'allonge, et elle est califourchon sur moi. Je caresse son dos en faisant de larges cercles et je sens ses pleurs ralentir puis cesser. Doucement, j'aperçois l'aube se lever. Je pousse ses cheveux de devant son visage.

« Regarde mon ange, le soleil se lève. »

Je la regarde, et mon cœur se fissure. Ses yeux rouges et bouffis, sa lèvre qui tremblote et son nez qui coule, je ne l'ai jamais vu aussi fragile, aussi démunie. Elle se met sur le dos, juste à côté de moi et j'enroule sa taille de mes bras. Je suis sur le flanc et je l'admire. Un petit reniflement plus tard, j'entends sa voix enrouée :

« Tu ne devrais pas regarder le lever du soleil ?
- C'est exactement ce que je suis en train de faire. »
Le doux rougissement qui naît sur ses joues fait fondre mon cœur. Je vois l'astre se lever parmi les pins, noyant notre petite clairière d'une douce lumière. Ses cheveux acajou ont des reflets roux au soleil et elle ferme les yeux pour s'imprégner de la vitamine D.
Elle est magnifique. Et j'ai une idée. Je me redresse à l'aide de mes coudes et la surplombe. Ma plaque militaire sort de mon tee-shirt et vient se loger entre sa poitrine. Elle sursaute. Je l'embrasse une nouvelle fois avec passion et nos langues se livrent à une danse dont elles ont le secret.
Quand nous nous séparons, j'enlève ma chaine de mon cou.

« Bella… Laisse-moi t'offrir quelque chose. »

Et je la lui passe autour du cou. Elle me regarde stupéfaite et je souris tendrement.

« Je… je ne peux pas accepter Edward. Et puis où tu l'as eu ? T'as fait la guerre ?
- Oui. Un an. En Irak.
- QUOI ?
- Je rigole. Calme Bella. Mon père me l'a offert pour mes 18ans.
- Alors je refuse. C'est un cadeau sentimental.
- Tu t'inquiétais.
- Quoi ?
- Tu t'es inquiétée que je sois réellement allé en Irak.
- Absolument pas.
- Bien sûr que si.
- De toute façon je refuse.
- Et moi je refuse que tu refuses. Tu la prends et puis c'est tout. Un cadeau ça ne se refuse pas !
- Mais…
- Pas de mais !
- Ok. Mais laisse-moi te rendre la pareille. »

Et elle détache de son poignet un petit bracelet en cuir très fin. Je prends note qu'un autre se trouve sur son poignet droit. Il est bleu azur, magnifique.
J'écarquille les yeux quand elle le place autour du mien et rigole un peu :

« C'est un peu féminin mais j'adore.
- Oh et bien si ce truc peut faire croire à la gente féminine que tu es gay, c'est déjà ça de gagné ! Et puis je te ferais dire que ta plaque fait très masculine aussi.
- Oui mais sur toi c'est sexy !
- Mais bien sûr. En tout cas merci mille fois Edward. C'est le premier cadeau que j'accepte pour… pour ce jour depuis deux ans.
- Mais et Alice ?
- Oh ! Je lui en ai fait voir de toutes les couleurs mais elle n'a jamais réussi ! Elle a tout essayé. La seule chose que je lui ai autorisé à faire c'est passer la journée avec moi, en se gavant de glace Ben & Jerry et rester toute la journée en pyjama. Elle faisait porte mouchoirs usagés.
- Beurk ! Alors j'suis un chanceux !
- Dis pas ça trop vite Cullen, tu seras p't'être amené à faire ça un jour… »

Et cette phrase m'a rempli d'une joie incommensurable ! En gros, elle prévoit qu'on se revoit plus tard que le camp ? J'suis au paradis non ?

« Allez ma Bella, il est l'heure de rentrer au camp, de se remettre dans son duvet, et d'attendre le réveil général. D'ailleurs, je sais toujours pas où est cette trompette, ça commence à me les chauffer… »

Et c'est en rigolant que l'on regagne le camp, sous les premières lueurs de l'aube.

(...)

POV Alice

« Non ! C'était plutôt par-là !
- Mais non Lily. J'l'ai enterré, je sais encore où elle est quand même !
- Jasper Otto Withlock, je commence à te connaître ! T'as juste pas envie de me faire plaisir !
- Mais bien sûr que si ma puce !
- Alors déterre cette foutue trompette ! S'il teuuh plaît ! »

Hop, une petite moue irrésistible et c'est dans la poche ! Monsieur râle. En réalité, c'est un test. S'il prend la peine d'aller la retrouver et de finir le camp avec, alors c'est qu'il tient vraiment à moi. Sinon, il peut aller se faire voir.

T'es vraiment extrémiste comme fille…
Non, j'suis pas extrémiste, je veux juste être sure à 100% qu'il est fiable !
Mais Alice, ça fait trois ans que tu baves devant ce mec ! Alors pourquoi maintenant ?
Ben… Parce qu'il sait maintenant que je n'entretiens aucune relation amoureuse avec Bella et que j'envisage moi aussi de me faire prendre dans les douches pardi !
Ah ouais quand même !
Tu vois ? J'agis jamais sans raison !

Pendant ce temps, mon homme est toujours en train de ronchonner et de creuser. Bientôt on entend un « DOONG » et je sais alors qu'il a touché la trompette. Après quelques minutes d'effort (pour lui) il sort enfin la trompette !

Je lui saute au cou, Jasper dérape et on se retrouve par terre en moins de deux !

« Merci, merci, merci, MERCI mon chéri ! Tu sais pas ce que ça représente pour moi !
- Des emmerdes !
- Quoi ?
- Pour toi, ça représente des emmerdes.
- Pourquoi ?
- Parce que maintenant que tu m'as fait déterrer ce foutu machin, c'est à toi de payer !
- En nature ? »

Je lui fais un petit sourire angélique où je montre toutes mes dents. Il s'esclaffe.

« On verra chérie, on verra… »

Je l'embrasse tendrement puis me recule.

« Comme ça ?
- C'est pas assez ! Essaye encore ! »

Cette fois-ci, j'y mets plus de fougue et suçote sa lèvre supérieure. Une nouvelle fois je le questionne des yeux.

« Et là bébé ?
- Hum… J'sais pas… T'as pas été très convaincante ! »

Cette fois, il m'énerve ! J'attrape ses cheveux, colle durement sa bouche contre la mienne et me frotte contre lui. Il grogne et je souris contre ses lèvres. Je mordille sa mâchoire et il respire difficilement.

« Putain de merde !
- Tu m'as cherché ! Est-ce que tu m'en veux encore beaucoup ? »

Une autre petite moue et il jette derrière lui la trompette qu'il tenait dans une main pour foncer vers ma bouche. Je souris comme une gamine et enserre sa taille pendant qu'il me surplombe. Il picore ma bouche tendrement et je joue avec ses cheveux rebelles. Mais son regard change et se fait sérieux. Il s'appuie sur ses coudes et me regarde dans les yeux :

« Lily… J'ai quelque chose à te dire… Je… Putain, la première fois que je t'ai vue chez Edward, j'ai cru que le sol tombait sous mes pieds… ou c'est moi qui tombais… je sais plus trop bien. Le truc, c'est que tu m'as fait un effet monstre. Et quand j'ai cru que t'étais… lesbie… de l'autre bord, j'étais dégoûté. Puis y'a Edward qui est arrivé et il s'est bien foutu de ma poire, même des fois encore maintenant. Le truc c'est que… On s'est toujours côtoyé, mais on a jamais réellement cherché à se connaître. C'est une chose que je regrette. Y'avait comme… de la gêne entre nous. Maintenant qu'elle a disparu, je me rends compte des sentiments que j'ai à ton égard. J'aimerais vraiment qu'on fasse tomber ce mur de mal-être entre nous et qu'on fasse… un p'tit bout d'chemin ensemble. Parce que… Parce que je t'aime Alice. »

Ecoute. Analyse. Traduction. Compréhension. Réaction.

Réaction ?

« AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH ! BOUAAAAAAHHHH ! »

(c0rnii : à lire avec la voix de la femme de la pub Groupama)

Alice se tape dans les mains. Alice saute. Alice crie. Alice embrasse Jasper. Alice est heureuse.

« Non…
- Non ? Moi qui prenais ta réaction comme un point positif…
- NON ! Non, j'veux dire non.. je. Merde ! Bien sûr que je dis oui, c'est juste… haan ! J'arrive pas à y croire ! C'est le top !
- Oula ! Ben content que ça te fasse cet effet-là mon cœur !
- Hoo et puis t'es trop mignon !
- Euh… Merci, je présume.
- Et puis, grâce à moi, tu vas apprendre à jouer de la trompette !
- Là… Je te suis moins reconnaissant !
- Mon dieu mon dieu mon dieu ! Quand on va rentrer je vais enfin pouvoir t'habill… »

(...)

POV Jasper

Autant des fois elle est merveilleuse, autant là, elle a besoin du bisou magique. C'est mieux qu'une claque, et ça a pour effet de la faire taire au moins. Elle ferme les yeux sous notre baiser et nos langues se mélangent. Putain, j'suis accro à cette fille !

« Hum… Je parlais trop, c'est ça ?
- T'inquiète, j'ai trouvé la parade, Lily ! »

Elle se mordille la lèvre et je lui fais un clin d'œil. Je lui prends la main.

« Allez, fini les réjouissances ma puce, faut que t'ailles te recoucher pour pas éveiller de soupçons. »

On se dirige tranquillement vers sa tente et on croise Bella et Edward qui se tiennent la main. Je vois qu'il n'y a pas que moi qui se soit lancé ! Alice monte doucement la fermeture éclair. Une fois fait, elle se retourne, me fait un dernier bisou et me glisse un « à tout à l'heure mon cœur ». Elle rentre dans la tente et je soupire de contentement. Je dois avoir un sourire niait collé au visage. Edward et Bella sont en train de se bécoter quand je vois au loin Emmett et Rose courir comme des dératés en rigolant. Qu'est-ce qu'ils ont encore fait ces deux-là ? Ils ont dans les mains un sac plastique avec de la…. OHH non ne me dîtes pas que c'est… de la bouse ? Qu'est-ce qu'ils mijotent ? Je ricane. C'est sûrement une vengeance contre Tanya et sa clique…

C'est tout contents, que, les mecs et moi, on regagne notre tente. Heureux, avec des sourires de femelles, et les genoux tout flageolants. Bref, des couillons quoi ! Et on en est fiers !

(...)

POV Carlisle

Ah ces jeunes ! Personnellement, ils me font bien rire. Bella est adorable, Rosalie pleine d'humour et Angela, sous ses faux airs timides, est une bonne vivante. Mais ce qui me fait le plus sourire c'est la façon dont elles mènent mes fils par le bout du nez. Non, Emmett et Jasper ne sont pas mes fils, mais ils sont tout comme. Je les connais depuis qu'ils mettent une couche alors…

Quand je les regarde interagir, ça me ramène des années en arrière, quand j'ai connu Esmée… Je la rejoins sur une chaise. Elle a passé les jumelles autour de son cou et regarde sans vergogne nos enfants « flirter » avec les filles. Elle rigole.

« Ooh ! Carlisle ! Regarde, ils viennent les chercher dans leur tente ! Ca me rappelle quand on s'était fâchés, et que tu étais venu me supplier de te reprendre !
- Pourquoi tu ramènes toujours cette nuit-là sur le tapis ?
- Parce que c'est celle qui m'a donné un fils pardi ! Une nuit magnifique soit dit en passant !
- Chérie, est-ce que c'est raisonnable de les laisser partir comme ça ?
- Oh Carlisle ! Ne sois pas si étroit d'esprit, ils sont grands ! Et les garçons savent qu'ils ont des responsabilités. Je mise 10€ qu'ils reviennent pour l'heure du lever général !
- Tenu ! Connaissant Emmett, il va l'emmener faire des galipettes dans les champs. Ils ne seront jamais rentrés !
- N'importe quoi ! Tu le connais mal ! C'est un dragueur de première ! Il va lui susurrer des mots doux à l'oreille en attendant que le soleil se lève.
- Oh ! Et puis si tu es si forte que ça, dis-moi où Edward va emmener Bella et que va faire Jasper avec Alice.
- Hum… »

Elle pose sa main sous son menton et une petite ride, signe de sa réflexion, se forme sur son front. Même avec les années, je la trouve toujours aussi belle.

« Je pense qu'Edward étant Edward, il va l'emmener dans un endroit spécial ou qu'il affectionne tout particulièrement puisque Bella est importante pour lui et qu'aujourd'hui est un jour particulier…
Et je pense que Jasper, qui est le plus timide des trois, va tenter maladroitement de dire ce qu'il a sur le cœur depuis deux ans à Alice… Ou non… Peut être qu'il passera à l'action. Je ne sais pas.
- Hum. Et que crois-tu que je vais faire moi maintenant ?
- Oh ! J'ai bien une petite idée mais…
- Ne cherchez pas chérie. C'est la bonne ! »

Je me penche pour l'embrasser. Sa saveur, son odeur, mon amour, rien a changé.

« Allez viens mon ange, allons-nous recoucher. Je promets de te réveiller pour le retour de tes garçons.
- Sûr ! Je ne voudrais rater leur sourire niait pour rien au monde ! »

Nous rigolons. Demain matin, nous saurons tous les deux qui a gagné le pari. Demain matin, nous nous amuserons encore des bêtises de nos enfants. Nos enfants devenus grands...


Phika17 :

Donc, si je comprends bien... Les garçons sont majeurs mais encore au lycée, Edward ne sait toujours pas que Dém' est le frère de Bella et non son amoureux... Et les garçons ont réveillé les filles à 6h30 du matin ou avant minuit, vu que dans le pov Carlisle il dit 'demain matin, nous saurons... ?

Sinon, j'ai adoré ! C'était génial encore une fois.

Des bisous !

Vilou : han ! Je les pensais pas du tout comme ça tous les deux ! :D


Voilà voilà...

Je rappelle aussi que de nouvelles photos sont disponibles sur mon blog - www(.)c0rnii(.)skyrock(.)com.

J'espère que cette parenthèse vous a plu ;)

Y a beaucoup de nouveau pour nos personnages ! Le prochain chapitre, se sera retour au camp et aux activités (ça promet ^^)

Alors, vous avez trouvé à qui est la phrase mystère ? Dites moi si vous aimez ce concept', et si oui, je le referais !

La première à trouver et à me transmettre la réponse se verra récompensée dans le prochain chapitre ;)

(je fidélise ma clientèle héhé).

Bonne nuit et à la prochaine... Pis... FAITES PETER LA BUuuLLE :p

c0rnii !