A Desperate Arrangement

Auteur : mikkimouse

Traduction : phoenix8351

Correction : IantoIsAlive

Correction : NathDW

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Rars :

Julia13verseau : Merci ^^

Paty27 : Merci ^^ Voici la suite ^^

Alicia : Merci ^^ Je suis très contente qu'elles te plaisent ^^

MathTW : C'est un des problèmes du fait de ne pas être inscrite sur le site… Mais je fais ce que je veux ^^ donc je te réponds quand même ^^ Merci beaucoup ^^ Je suis très fière de mes traductions ^^ Voilà la suite ^^

Oli la patate : Merci ^^ Oh que oui ! Allison et Scott vont être mielleux à souhaits ^^ Ne t'inquiètes pas, on verra Erica et Isaac (mais dans longtemps…)

Rog : Merci pour toutes tes reviews sur mes autres trads ^^

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NDT : Bon alors tout d'abord, merci à tous de lire mes trads ^^ ça me fait vraiment chaud au cœur ^^

Ensuite, je suis désolé pour le retard, mais j'ai eu un problème sur ma ligne téléphonique… donc plus d'internet, plus de téléphone, et plus de tv… Heureusement Orange a fait la réparation plus vite que prévu ^^

Je voulais préciser quelques petits trucs concernant l'histoire parce que j'ai reçu pas mal de questions donc je vais expliquer ici ^^

Le Capitaine Stilinski n'est pas le père biologique de Stiles. Stiles est le fils bâtard du défunt roi mais c'est le Capitaine Stilinski qui l'a élevé.

Cette histoire comporte 29 chapitres ^^ (Eh oui ça va être long ^^)

Normalement il y a un dessin de la fabuleuse Geeky-sova dans ce chapitre, mais vu que ff va me censurer le lien, je vais essayer de le mettre ici… (enlevez les * et remplacez POINT par .)

h*t*t*p*:*/*/*geeky-sovaPOINTtumblrPOINTcom*/*post*/*96816433689*/*one-of-the-pics-i-did-for-mad-madam-m-and-her

Ou entrez ce qui suit dans votre moteur de recherche et cliquez sur le lien ^^

post/96816433689/one-of-the-pics-i-did-for-mad-madam-m-and-her

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Avertissement : Présence de lime dans ce chapitre :-)

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Chapitre 10 – L'auberge.

Stiles resta bouche bée devant Scott. « Nous allons devoir faire quoi ? »

« Partager une chambre, » répéta Scott. « Vous êtes mariés. C'est parfaitement acceptable de partager une chambre avec son époux. »

« Mais… Scott. » Stiles fouilla son esprit pour essayer de trouver une façon de s'expliquer. « Nous nous en sortons si bien. Il n'a plus l'air d'avoir peur. Il porte les bracelets. Je l'ai vu sourire hier. Un vrai sourire, Scott, qui montre les dents. »

Ça avait été magnifique, et Stiles aurait aimé pouvoir capturer cet instant et le ranger dans sa boîte à bracelets avec les mots que Derek lui avait écrit.

« Et vous pensez que partager une chambre avec lui, » Scott haussa un sourcil interrogateur, « risque de mettre en danger tout cela ? »

« Oui. »

Scott soupira. « Je vous aurais bien aidé, si j'avais pu ; mais il n'y a pas assez de chambres pour nous tous. Par pitié, je partage la mienne avec Mère. »

« Mais… »

« Stiles, » dit Scott, avec une intonation de patience exaspérée. « Votre seule autre option est de dormir dehors dans une calèche. Dormez sur le sol si vous le devez, mais il n'y a rien que je puisse faire pour vous obtenir deux chambres séparées. »

Après cela, Scott dirigea son cheval vers les écuries et disparut. Tout ce que Stiles put faire fut de rester bouche bée.

Ils s'en sortaient si bien, avec les mots et les bracelets. Derek les portait, répondait à ses mots, et ne s'enfuyait pas dans la direction opposée quand Stiles s'approchait. Stiles pensa que la distance qu'ils se donnaient, et la cour qu'ils se faisaient, avant de passer à plus, étaient d'excellentes idées.

Les mots de Derek n'étaient jamais très élaborés, mais ils contenaient toujours une note d'humour un peu narquois. Et pour sa part, Stiles n'avait plus autant l'impression qu'il devait surveiller la moindre de ses paroles, et il n'avait plus à se reprendre aussi souvent qu'avant. Il n'avait aucune envie de faire foirer leurs progrès, pas quand l'alternative était que Derek le regarde une nouvelle fois comme il l'avait fait lors de leur nuit de noces.

C'était décidé. Stiles dormirait sur le sol, il garderait ses mains sous contrôle, et il ne ferait absolument aucune blague ou sous-entendu. Il serait un vrai gentilhomme et donnerait à Derek tout l'espace dont il pourrait avoir besoin.

Il pouvait le faire.

Bien sûr, sa détermination dura jusqu'au moment où il entra dans la chambre –leur chambre- et qu'il vit Derek, portant uniquement une chemise, dont les manches étaient retroussées et un pantalon, assis sur le sol, en train de dessiner sur une feuille avec du charbon. Il devait avoir commencé il y a un bon moment, car il y avait des feuilles éparpillées partout sur le sol.

Stiles en ramassa une, principalement pour avoir autre chose à regarder que les larges épaules de Derek. « Qu'est-ce que cela ? »

Derek releva la tête dans un sursaut, ses yeux s'écarquillèrent et son visage blanchit d'une façon qu'il n'avait pas vue depuis qu'ils avaient quitté le château. Il posa la main sur la feuille que Stiles tenait. « Rien. Ce n'est rien. Désolé, je ne vous ai pas entendu… »

Stiles avait entendu les paroles, vraiment, et il savait qu'il devrait lui rendre, mais ses yeux se posèrent sur la feuille qu'il tenait, et il ne put se décider à la lâcher.

C'était un croquis de Scott et lui, pendant une pause accordée pendant le trajet. Ils étaient assis ensemble, en train de rire, alors que Scott essayait de l'empêcher d'emmêler ses cheveux. Stiles pouvait l'entendre dans sa tête ; les blagues faciles, Scott marmonnant « Arrêtez ça ! » en essayant de s'empêcher de sourire. Ils avaient l'air heureux, comme lorsqu'ils étaient encore des enfants, chez eux, quand ils n'avaient aucune des responsabilités qu'ils avaient désormais.

Derek lui prit la feuille des mains.

Stiles le laissa faire, une partie de lui ébahie parce que c'était un très bon travail, et l'autre lui rappelant qu'il s'agissait de Derek. « Avez-vous dessiné cela ? »

Derek remit le croquis avec les autres qu'il venait de cacher. « Ce n'est rien. »

Rien ? Stiles avait envie de le secouer. « C'est magnifique. »

Derek se figea là où il était recroquevillé et jeta doucement un regard incrédule à Stiles. « Vous… n'êtes pas en train de mentir. »

« Vous ai-je déjà menti ? » Stiles s'accroupit à côté de lui. « Puis-je en voir d'autres ? »

Derek parut si surpris que Stiles en eut mal au cœur. « Vous voulez vraiment ? »

Stiles hocha la tête, puis dit « Oui » à voix haute pour que Derek puisse entendre qu'il disait la vérité.

Derek ressortit les croquis et se rassit avec ses mains sur ses genoux. Stiles pouvait voir la façon dont il serrait les poings, et la tension qui parcourait ses doigts pour remonter ensuite jusqu'aux épaules, comme si Derek se préparait à se défendre contre une attaque prévue d'avance.

Stiles parcourut les croquis. Il y en avait un de son père assis à califourchon sur son cheval, un autre de Scott, un de la Reine Mélissa et de Lydia chevauchant côte à côte. Un de Boyd qui croisait les bras avec une mine renfrognée. Un autre de Stiles, avec les sourcils froncés par la concentration et le pouce contre ses lèvres. Encore un de Lydia marchant à côté d'une calèche. Un des bracelets qui ornaient le poignet de Derek, ce qui rendit Stiles bien plus heureux qu'il n'aurait voulu l'admettre. Un de la Reine Mélissa et du père de Stiles, tous deux avaient une douce expression sur le visage, prouvant qu'ils ne savaient pas que quelqu'un les regardait.

Image du croquis de Lydia par geeky-sova.

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Ils étaient si détaillés, si vivants, qu'il en eut le souffle coupé. « Quand avez-vous… Depuis combien de temps… » Pour la première fois dans sa vie, Stiles n'arrivait pas à trouver ses mots. « Derek, ils sont fantastiques. »

Derek baissa la tête, mais avant cela Stiles put voir la rougeur envahir la peau de ses oreilles.

C'était quelque chose que Stiles aurait voulu voir plus souvent. Il continua, « Les détails de…Quand avez-vous eu le temps de faire tout cela ? »

« Seulement pendant les pauses. Ou dans ma tente la nuit. »

Stiles n'arrivait pas à y croire. « Depuis combien de temps dessinez-vous comme cela ? »

« Depuis que je suis petit, » dit Derek, comme s'il avouait un sombre secret.

« Pourquoi avez-vous essayé de le cacher ? »

Un autre haussement d'épaule, et Derek reprit sa position un peu voûtée. « Ce n'est pas un très bon passe-temps pour quelqu'un comme moi. »

Stiles resta bouche bée. « Qui est l'idiot qui vous a dit cela ? »

« Peter. Et Jason, » murmura Derek, si bas que Stiles faillit ne pas l'entendre. « Et Kate. »

Kate. La princesse Argent. Derek ne l'avait jamais mentionnée auparavant, du moins, pas par son nom, mais Stiles avait présumé que c'était elle la personne avec qui il avait été intime. Il n'était pas surpris d'entendre que Peter et Jason étaient des connards, mais Kate avait été fiancée avec lui. Comment avait-elle pu le traiter de cette façon ?

Stiles enveloppa sa main autour de celle de Derek et la serra légèrement pour le rassurer. « Des menteurs et des imbéciles, tous autant qu'ils sont. Vous êtes impressionnant. Vous ne devriez jamais arrêter. »

Finalement Derek leva les yeux pour rencontrer ceux de Stiles, et la vulnérabilité qu'il y vit lui coupa le souffle. Derek avait l'air d'avoir peur de le croire.

Stiles dut se retenir pour s'empêcher de sauter sur Derek afin de l'embrasser jusqu'à ce que cette expression quitte son visage. Il n'allait quand même pas briser sa promesse juste parce que Derek le regardait comme s'il venait de lui offrir un cadeau, après une vie entière sans en avoir reçu un seul, et qu'il avait peur qu'on le lui reprenne.

Au lieu de cela, il amena la main de Derek à ses lèvres et déposa un baiser sur ses phalanges. « Je le pense, » dit Stiles, même si Derek devait déjà savoir qu'il ne mentait pas. « Accepteriez-vous que je montre à Scott le croquis qui nous représente lui et moi ? »

Derek écarquilla les yeux un peu plus et secoua vivement la tête. « Non. Pas pour l'instant, s'il vous plaît. »

Stiles serra la main de Derek espérant que sa déception ne serait pas trop visible. « Très bien. Je ne le ferai pas. Mais si vous changez d'avis, j'aimerais lui montrer. Je pense qu'il aimerait les voir. »

Derek baissa le regard vers leurs mains et ne dit rien.

Bien, au moins, ils avaient pu parler un peu, et maintenant Stiles savait que Derek était un fantastique artiste. Il considérait cela comme une victoire pour cette nuit.

Il relâcha la main de Derek à contrecœur et se leva. « Je dois encore aller chercher mes affaires, mais je reviens rapidement. »

Il laissa Derek assis sur le sol, en train de fixer ses croquis pendant un long moment. Puis Derek les ramassa comme s'ils étaient précieux, et non pas quelque chose de honteux.

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Derek resta assis dans la chambre pendant un long moment à réfléchir à sa conversation avec Stiles, en caressant ses bracelets avec son pouce. Il aimait leurs textures, et leurs aspects contre sa peau. Il aimait le fait que Stiles les ait fait pour lui, et qu'à chaque fois qu'il les voyait, il se souvenait des petits mots échangés. Et s'il y était obligé, il pourrait même admettre qu'il aimait la façon dont son cœur accélérait à chaque fois qu'il pensait à ses phrases, pour faire ressortir vos yeux et pour votre sourire et votre cœur.

Stiles aimait ses yeux.

Stiles aimait son sourire.

Stiles aimait ses dessins.

Derek commençait à penser qu'il y avait une chance que Stiles puisse l'aimer un peu, lui.

Cela semblait bien trop d'espoir à avoir, et la partie saine de son esprit lui rappela que Kate aussi avait été gentille, au début. Mais c'était lui qui lui avait offert de petits présents et des gages d'affection. Elle n'avait jamais pris la peine de lui retourner l'intention.

Il devrait arrêter de les comparer. Kate avait peut-être dit que les hommes humains étaient brutaux, mais jusqu'à présent, Stiles avait été tout sauf brutal. Il avait été courtois, gentil, drôle, et compréhensif. Il avait fait des bracelets dont le seul but apparent était d'être des cadeaux pour Derek. Depuis que Derek lui avait dit 'pas de baisers', Stiles n'avait pas essayé. Leur seul baiser avait été celui que Stiles venait de déposer sur ses phalanges et cela ne sortait pas de leur accord puisque Derek avait spécifié que ça ne concernait que les baisers sur la bouche.

Peut-être qu'il pourrait… Peut-être qu'il pourrait…

Non. Une partie de Derek rechignait rien que d'y penser. N'avait-il pas appris de la plus dure des manières que les gens n'étaient pas toujours ce qu'ils semblaient être ? Stiles pouvait bien être doux maintenant, mais encore une fois, Kate aussi l'avait été. Et Stiles avait dit que c'était juste un arrangement. Il ne voulait peut-être rien de plus.

Non, attendez. Il voulait du sexe. Ça, Derek pouvait en être presque sûr.

Puis il entendit le murmure triste de Stiles dans sa tête. Pourquoi ne me demandez-vous pas, au lieu de faire des présomptions ?

Peut-être que s'il demandait à Stiles ce qu'il voulait au lit, alors Derek pourrait le faire. Et qu'il ne gâcherait rien cette fois.

Même s'il est d'accord, il arrêtera tout s'il n'est pas convaincu que c'est ce que vous voulez, lui rappela une voix au fond de son esprit.

C'était… C'était exact. Derek devait s'assurer que Stiles comprenne, sans l'ombre d'un doute, qu'il voulait essayer.

Evidemment, son courage le lâcha complètement au moment où Stiles revint dans la chambre, en posant un coffre sur le sol avant de dire, « Très bien, je prends le sol. »

Derek lui jeta un regard éberlué. « Il y a un lit. » Waouh, quelle réflexion brillante, Derek.

« Oui, un lit que je vous cède, » dit Stiles. « J'ai dit à Scott que nous n'étions pas prêts pour ça, mais m'a-t-il écouté ? Bien sûr que non. Il ne m'écoute jamais, sauf dans les rares occasions où c'est une question de vie ou de mort, mais on pourrait penser que, du coup, il le ferait aussi dans des circonstances plus ordinaires. Je vous promets, vous aurez toujours… »

« Nous pourrions dormir ensemble, » dit Derek.

Stiles arrêta son explication divagante et resta bouche bée en regardant Derek comme si une nouvelle tête venait de lui pousser. « Je… » Commença Stiles, puis il parut se reprendre. « Mais vous… Il y a l'espace, nous étions d'accord pour nous laisser de l'espace, et je ne vais pas vous demander d'abandonner votre espace parce que cette fichue auberge n'a pas assez de chambres… »

Derek s'obligea à se lever et demanda, « Voudriez-vous partager le lit ? »

C'était sorti, peut-être un peu plus vivement qu'il ne l'avait voulu, presque comme un grognement. Stiles recula d'un pas et cligna des yeux. « Euh… Voulez-vous partager le lit ? Parce que ma position sur tout ce qui est de 'faire des choses que vous n'avez pas envie de faire parce que vous pensez que je le veux' n'a pas changé. Et vous n'avez pas vraiment l'air de le vouloir. »

Bon sang. Derek se passa une main sur le visage. Ça n'allait pas. Il était encore en train de rater son coup. Les mots étaient difficiles à utiliser.

Mais en fait, Stiles n'avait pas vraiment répondu à la question. Donc Derek demanda encore. « Voudriez-vous partager le lit ? »

« Eh bien, en théorie, oui, mais… »

Oui. Ça lui suffisait.

Derek traversa la pièce et souleva Stiles, qui couina de façon indignée. « Que faites-vous… »

Derek le porta jusqu'au lit et l'y déposa doucement. Puis Derek s'allongea à côté de lui et prit la main de Stiles. Il la serrait probablement un peu plus fort que nécessaire, mais il ne voulait pas que Stiles se lève et s'en aille.

Voila. Ils étaient tous les deux dans le lit. Cela avait été plutôt simple.

Stiles remua sa main. « Je, euh, hm. Aurais-je tort de supposer que c'est votre façon de dire 'oui Stiles, j'aimerais partager le lit avec vous cette nuit' ? »

Le regard de Derek resta fixé sur le plafond et il secoua la tête.

« Est-ce un 'non, je ne veux pas partager le lit avec vous cette nuit', ou un 'non, vous n'avez pas tort' ? »

Derek utilisa son pouce pour caresser celui de Stiles à l'endroit où leurs mains étaient entrelacées. « Non, vous n'avez pas tort. »

« Oh. » Stiles eut l'air surpris et… peut-être content ? « Très bien. Mais, euh, je porte encore ma veste, mes bottes, et les lampes sont encore allumées, donc si vous pouviez juste… »

Derek hocha la tête et lâcha sa main. Stiles rampa hors du lit, se débarrassa de ses bottes et de ses vêtements avec une surprenante efficacité, ne gardant que son caleçon. Derek s'assit pour retirer sa chemise et son pantalon avant de les jeter sur le sol, et Stiles éteignit les lampes. La pièce s'estompa mais sans s'assombrir, et bientôt les yeux de Derek furent adaptés à la lumière de la lune presque pleine qui provenait des fenêtres.

Stiles grimpa sur le lit et se laissa tomber sur le dos à côté de Derek, une source de chaleur à quelques centimètres de son corps, un rythme cardiaque rapide et une respiration peu profonde qui remplissaient les oreilles de Derek. Nerveux. Bien sûr que Stiles était nerveux ; Derek était nerveux. Il avait Stiles dans le lit avec lui, et maintenant, il n'avait absolument aucune idée de comment faire. Le malaise s'installa à nouveau entre eux.

« Donc. Euh. Comment vous portez-vous ? » Demanda Stiles.

Comment vous portez-vous. Bon Dieu, de toutes les questions qu'il aurait pu entendre de l'homme qui était supposé être son mari. Derek se mit une gifle mentale. « Bien, » dit-il en espérant que sa voix ne trahirait pas sa nervosité. « Et vous ? »

Du coin de l'œil, il vit le hochement de tête de Stiles. « Bien. Bien. »

Très bien, c'était maintenant ou jamais. Derek déglutit. « Qu'aimez-vous ? »

Stiles tourna la tête pour regarder Derek. « Qu'est-ce que je… Quoi ? Euh… Les chevaux, je suppose… »

Derek se grogna dessus intérieurement. Il était terrible à tout ceci. « Non, ce n'est pas… Je voulais dire au lit. » Il sentit la rougeur qui remontait sur ses joues, et il dut se forcer pour poser la question suivante. « Qu'aimeriez-vous que je vous fasse au lit ? »

Stiles se tendit. « Derek, nous n'avons pas à…Nous sommes déjà passés par là. Vous ne devriez pas vous obliger à faire quelque chose que vous ne … »

« Ce n'est pas ça, » dit Derek aussi rapidement qu'il put, car s'il attendait, il perdrait tout le courage qu'il avait rassemblé. Il ferma les yeux et entrelaça ses doigts avec ceux de Stiles. Stiles avait été honnête avec lui ; cette confession était la moindre des choses que Derek pouvait faire en échange. « Avec Kate… Je n'étais pas très bon. Je n'arrivais pas à la satisfaire. »

Stiles serra ses doigts, mais incroyablement, il ne dit pas un mot.

Derek tira tout le courage qu'il pouvait de ce fait, et continua. « J'ai pensé que si vous me disiez exactement ce que vous vouliez, alors peut-être… que je pourrais vous satisfaire. J'aimerais beaucoup, » finit-il doucement, si doucement qu'il n'était pas sûr que Stiles l'ait entendu.

Stiles attira leurs mains liées à sa bouche et embrassa le dos de celle de Derek. « Très bien. Mais… » Il prit une profonde inspiration et se tourna pour faire face à Derek. « Je n'ai pas vraiment d'expérience. Pas assez pour savoir tout ce qui me plaît. Ou pas. Donc, » Il déglutit, « si je n'aime pas quelque chose et que je vous demande d'arrêter… »

« J'arrêterai, » dit Derek.

Il vit la forme d'un sourire derrière leurs mains, et Stiles secoua la tête. « Je sais que vous le ferez. Mais ne vous enfuyez pas. Nous ne pourrons jamais rien résoudre si vous continuez de fuir. » Il resserra sa prise sur les doigts de Derek. « Promettez-le-moi. »

Oh. Le nœud présent dans la poitrine de Derek se desserra en entendant cela. Stiles ne voulait pas se débarrasser de lui. Derek hocha solennellement la tête. « Je le promets. »

Le sourire s'agrandit. « Bien. »

Derek ramena leurs mains vers lui et démêla leurs doigts pour pouvoir déposer un baiser à l'intérieur du poignet de Stiles, là où son pouls battait. Il sentit le rythme cardiaque s'accélérer sous ses lèvres, comme un cheval au galop. « Est-ce que cela vous va ? » murmura-t-il contre la peau de Stiles. Il garda les yeux sur Stiles qui hocha la tête. « Oui, c'est bien. J'aime… ça. Les baisers. Et quand vous me léchez. Et les morsures. Ce sont toutes de bonnes choses. »

Derek embrassa à nouveau le poignet de Stiles, puis il céda à l'envie qu'il avait depuis la première nuit où il avait vu les tatouages de Stiles : avec sa langue, il remonta timidement le long des lignes bleues incurvées, du poignet de Stiles à la moitié de son avant-bras.

Stiles haleta, puis cela devint un gémissement. « Bien. Très bien. Vous pouvez continuer de faire ça. Et de me toucher. En fait, il devrait y avoir beaucoup plus de contact entre nous. »

L'idée de toucher davantage Stiles fut presque suffisante pour que Derek saute sur lui pour serrer leurs corps l'un contre l'autre, afin de sentir la chaleur et la fermeté de Stiles contre lui, et de s'enfouir dans la senteur forestière. Il le voulait, il ne se souvenait pas avoir jamais voulu quelque chose à ce point auparavant.

Derek s'obligea à s'arrêter et à réfléchir, tout en gardant sa bouche contre le pli du coude de Stiles. Puis il se mit sur le côté, et incita Stiles à faire de même, avant d'attirer Stiles jusqu'à ce que son dos soit pressé contre le torse de Derek, et son cul contre son sexe.

Il fit courir son nez le long de la nuque de Stiles, jusqu'à son oreille. « Comment est-ce ? » murmura Derek.

Le frisson qui traversa Stiles fut plus que suffisant pour répondre à sa question. « Bien. Très bien. C'est vraiment bien de se toucher. »

Derek embrassa la nuque de Stiles et fit courir sa main le long de sa poitrine, en écoutant sa respiration et son rythme cardiaque pour essayer de déterminer ce que Stiles préférait. Puis il se rappela qu'il était supposé demander. « Où voulez-vous que je vous touche ? »

Stiles émit un petit rire étranglé. « Cela devrait être plutôt évident. »

Derek plongea ses dents dans l'épaule de Stiles, et égratigna le centre de son torse avec ses ongles, une action récompensée par un gémissement de Stiles qui se cambra et tendit le bras en arrière pour enfouir ses doigts dans les cheveux de Derek. « Oh mon Dieu, refaites ça. »

« Avec les dents ou les ongles ? »

« Les deux. »

Derek s'exécuta, et Stiles gémit et se tortilla contre lui. Derek enfouit son visage contre le dos de Stiles et respira : il sentait si bon, comme un orage de printemps, doucement réchauffé par une touche d'excitation. Pas d'odeur de nervosité, pas de colère, juste… du désir.

Il embrassa le centre du dos de Stiles pour cacher son sourire, et déposa encore d'autres baisers sur le tatouage sombre qui était là. Il se recula juste assez pour l'observer, pour tracer les motifs du dos de Stiles jusqu'au creux de ses reins où ils se rejoignaient tous. L'encre luit faiblement sous ses doigts, et Derek le regardait avec fascination.

« Derek, » murmura Stiles, avec une note d'urgence dans la voix.

Ce son envoya un éclair de chaleur le long du dos de Derek, et presque involontairement, il poussa ses hanches contre les fesses de Stiles. Mais il s'arrêta de lui-même, il ne savait pas si Stiles aimerait ça ; Kate n'avait jamais…

Stiles recula contre lui assez fort pour que toute pensée quitte son esprit, assez fort pour faire naître des étoiles derrière ses yeux, assez fort pour que Derek grogne désespérément et passe un bras autour de Stiles afin de le maintenir tout contre lui.

« J'en déduis que vous avez aimé ? » dit Stiles.

Derek put entendre le sourire satisfait dans sa voix. « Pas sûr, » dit-il. « Vous devriez essayer à no… »

Stiles le fit, roulant ses hanches, et la partie de son esprit, que Derek utilisait normalement pour former des mots, fondit et lui coula par les oreilles. Il murmura un juron contre le dos de Stiles, et ce dernier bougea à nouveau contre lui, envoyant une autre onde de plaisir dans son dos et le laissant frissonnant.

Derek attrapa les hanches de Stiles et le maintint en place, autrement, il allait commencer à se frotter contre lui comme un maudit animal, alors qu'il était supposé faire ce que Stiles voulait.

C'était très, très difficile de se souvenir de ça alors que l'odeur de Stiles envahissait son nez, que l'humain se tortillait conte lui, et se plaignait comme si Derek était la pire personne du monde parce qu'il l'obligeait à rester immobile.

Derek ouvrit lentement ses doigts, déplaçant sa main de la hanche de Stiles à son entrejambe, s'arrêtant dès que ses doigts effleurèrent la queue de Stiles, qui était dure sous le tissu de son caleçon. Cela prit plusieurs secondes au cerveau et à la bouche de Derek pour former des mots. « Que voulez-vous ? »

« Je veux que vous me touchiez, Derek, pitié, merde. » gémit Stiles. « Vous devriez être en train de me branler maintenant, pas m'allumer, juste… »

« Montrez-moi comment vous voulez que je m'y prenne. »

Apparemment, c'était la seule invitation dont Stiles avait besoin, parce qu'il abaissa aussitôt son caleçon, attrapa la main de Derek et l'enveloppa autour de sa queue dure. Il laissa échapper un son dangereusement proche d'un sanglot. « Dieu, votre main, c'est si bon, Derek, je vous en prie, juste, pitié… »

Derek le caressa lentement, juste pour goûter au glissement des deux peaux chaudes l'une contre l'autre, pour entendre les petits bruits que Stiles faisait, pour profiter des piqûres douloureuses causées par les ongles de Stiles dans son avant-bras. Il passa son pouce autour et sur le gland, sur la fente d'où sortait du liquide séminal, et l'utilisa pour rendre sa caresse plus glissante.

Stiles se raidit dans ses bras et cria. « Merde, Derek, s'il vous plaît, plus, j'ai besoin de plus, s'il vous plaît… »

Les mots devinrent une supplique incohérente, et ce son fut presque suffisant pour que Derek vienne dans son caleçon. Il fit ce que Stiles demandait, il le caressa plus fort, plus vite, et Stiles lâcha son avant-bras pour enfouir, encore une fois, ses doigts dans les cheveux de Derek.

« Oui, bien, parfait, OhmonDieu c'est parfait, DerekDerekDerekDerek… »

Derek ne savait absolument pas à quel point cela pouvait être excitant d'entendre son nom murmuré comme une litanie, une prière, d'entendre Stiles quand le nom de Derek était le seul dont il pouvait se souvenir. Il voulait plus, il voulait tout, il voulait l'entendre encore et encore…

Stiles grogna et enfonça ses doigts dans le cuir chevelu de Derek. « Je ne peux… Derek, je vais… »

Derek plongea ses dents dans le cou de Stiles et l'humain cria, sanglota le nom de Derek quand il jouit.

Derek continua de le caresser alors que Stiles frissonnait sous les effets post-orgasme. Le loup inspira profondément, capturant chaque nuance de cette odeur dans sa mémoire. Derek décida que c'était sa nouvelle odeur préférée, Stiles alors qu'il venait de jouir, la façon dont l'odeur chaude de l'excitation s'effaçait pour devenir celle plus chaleureuse de la satisfaction, et du calme de la forêt après un orage d'été.

Il lécha les marques que ses dents avaient laissées, et finit par lâcher le sexe de Stiles. Derek se tourna légèrement, juste assez pour que sa main –couverte de semence- puisse atteindre sa propre queue, qui était pratiquement en train de supplier pour pouvoir jouir. Quelques mouvements amples suffirent pour qu'il se répande également.

Dès qu'il se sentit assez calme, Derek se recula. Stiles qui avait relâché sa prise sur les cheveux de Derek, la resserra aussitôt. « Que faites-vous ? Où allez-vous ? »

« Je vais nous chercher une serviette, » dit Derek.

« Oh. » Stiles le lâcha. « C'est acceptable dans ce cas. »

Derek ne put s'empêcher de glousser, puis il sortit du lit pour aller se laver à la bassine. Subrepticement, avant de la nettoyer, il sentit sa main, pour mémoriser l'odeur de Stiles et lui ensemble. Et maintenant, celle-ci pourrait bien devenir sa nouvelle odeur préférée.

Stiles se déplaça sur le lit avant de s'affaler sur le matelas. « Derek, j'ai froid, reveneeeeeeez. »

Derek baissa la tête pour cacher son sourire, et retourna au lit avec un linge humide. Stiles siffla au moment où il toucha sa peau. « Froid froid froid froid. »

« Préféreriez-vous que cela sèche ici ? » demanda Derek.

Stiles lui fit un sourire un peu idiot. « J'arrêterai de me plaindre si vous me promettez de venir me réchauffer. »

Derek jeta le linge sur le côté et revint sous les couvertures. Stiles vint aussitôt se blottir contre lui. « Hmmm, chaleur. »

Derek sentit le sourire qui releva le coin de ses lèvres. « Etait-ce bon ? » Il déglutit, détestant le ton désespéré de sa voix. Avez-vous aimé ? Vous ai-je donné satisfaction ?

Stiles rit et tapota le torse de Derek. « Bon. Bon est un euphémisme. C'était grandiose. Incroyable. Merveilleux. Vous êtes bien meilleur que ma main. »

Derek laissa échapper un souffle qu'il n'avait pas eu conscience de retenir, et posa sa main sur celle que Stiles avait posée sur sa poitrine. La part de lui qui était agitée, tendue, et gémissante depuis bien avant son mariage, finit par se poser et se calmer.

Il avait réussit à satisfaire son mari. Finalement, peut-être que Derek n'allait pas tout gâcher.

Fin du chapitre 10

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Publié le 09 11 2015