Bon. Alors, quelques infos IMPORTANTES (si si) avant le chapitre:

Déjà, bonsouaaar =D
Comment allez vous? Moi ça va tranquillou, je commence légèrement à appréhender la rentrée, j'espère que mes élèves vont être sympathoche ;)

Ensuite, je vous avais proposé un Ialland, qui ne va malheureusement pas franchement être exploité. Je m'explique : 1) je dois dès à présent préparer mes cours pour le 1er septembre, donc je peux pas écrire tout le temps. 2) Ça sent la fin mes caribous, et oui, UAEPSA va bientôt se terminer et je n'ai pas le temps de m'attarder sur ce couple sinon je n'aurais jamais fini avant un mois. 3)... euh non y'a pas de trois, mais j'aime bien =D

Après, je voulais remercier TWfan, j'ai oublié au chapitre précédent, et comme je ne peux pas te contacter (mais quelle idée d'être un guest!), ça m'embêtais un peu. Bref, oui, j'ai trouvé un peu bizarre que tu me dises que t'avais hâte de lire la suite alors qu'elle était déjà publié mais tu m'as bien fait rire xD (et, je l'avoue, ça m'est déjà arrivé -_-) Merci pour ton soutien!

De plus, vous remarquerez que la photo est enfin là =D Voui voui, même si ff a eu du mal à la charger... Merci à Sir Crowley!

Enfin (bon, elle nous casse les bonbons celle-là, OUI JE SAIS MAIS VOILA JE DIS CE QUE JE VEUX... Pardon.), pour ceux qui lisent Back in Time. Je suis extrêmement honteuse de vous dire que, malgré tous vos commentaires super sympa et tout et tout, la suite tardera vraiment à venir. En fait, j'ai trop de fics en cours et j'aimerai en finir au moins une. Et étant donné que je vais être vraiment très prise cette année... Vous me comprenez. Donc voilà, vraiment désolée =/

Euh... Je crois que c'est bon... Concernant ce chapitre, il fut compliqué à écrire étant donné que c'est une sorte de chapitre de transition et que j'ai souvent changé d'avis au cours de celui-ci. Je tiens à remercier de tout mon petit coeur poilu Cathouchka qui m'aide énormément dans la rédaction des chapitres, que ce soit pour les tournures de phrase ou bien dans les dates de publication. Oui, oui, si vous avez un chapitre par semaine c'est grâce à elle, louez ses louanges. Je vous l'ordonne!

Voilou mes caribous au sucre de canne, je crois que j'ai tout dis, j'espère que ça vous plaira... Je n'en doute pas vu ce qu'il s'y passe ;)

On se retrouve en bas! Bonne lecture!


POV Tyler

Un mois. Ça faisait un putain de mois que notre dispute avait eu lieu. Et depuis, nous n'avions pas parlé, sauf en de rares – trop rares – occasions, et toujours pour le boulot. Bien sûr, tout était de ma faute. Je l'avais cherché. C'était moi qui l'avais envoyé chier lorsqu'il était venu m'expliquer ce qui s'était passé. Mais comme un con, je l'avais rejeté. Et pas qu'un peu. Maintenant, je ne pouvais que me repasser la scène en boucle je m'imaginais sortant d'autres phrases, agissant différemment. Malheureusement quoi que je puisse ressasser, ça ne changerait plus rien. J'avais tout fait foirer, comme d'habitude. Je ne pouvais rien réparer. Pourtant, sur le moment, j'avais eu mes raisons pour réagir comme je l'avais fait. De très bonnes raisons. Enfin, c'est ce que je m'étais dit...

Le dimanche après-midi en sortant de chez Ian, lorsque j'étais rentré chez moi, déprimé par le mensonge de Dylan et me posant mille et une questions, j'avais eu le « plaisir » de trouver un nombre inimaginable de messages sur mon répondeur. Au moins trois d'entre eux étaient de Brittany. Elle insistait pour que je la rappelle.

J'avais saisi le téléphone d'une main tremblante et dû m'y prendre à deux fois avant de composer correctement son numéro. J'avais prié pour qu'elle ne réponde pas. Je préférais parler à son répondeur plutôt que d'entendre sa voix. J'avais peur de ce que je pourrais y discerner. Des reproches ? De la peine ? Du dégoût ? Mais j'avais prié en vain car elle avait décroché dès la quatrième sonnerie.

« Tyler. »

Impossible de deviner de quelle humeur elle était.

« Brittany. » J'avais fait une pause, espérant qu'elle prenne la parole. Mais comme je n'entendais rien au bout du fil, j'avais poursuivi. « Tu.. Tu vas bien ? »

« J'ai vu la photo. »

Ok... Au moins, on tournait pas autour du pot.

« Oui je... Je viens aussi de la voir. Mais j- »

« Je suis heureuse pour toi. » me coupa-t-elle.

« ... »

J'avais été incapable de sortir la moindre phrase celle de Brittany m'ayant totalement perturbé. Contente pour moi ? Mais de quoi ? Elle avait dû sentir ma confusion car elle avait ajouté :

« Toi et Dylan... Je le savais. »

Comprenant enfin ce dont elle parlait, j'avais énergiquement protesté « Quoi ? Mais (...) Mais non, pas du tout ! On n'est pas ensemble ! Cette photo, je sais pas ce que c'est, mais je t'assure que c'est pas c'que tu crois »

« Tyler. Arrête. (...) Toi comme moi savons très bien ce qu'il en est. J'ai vu comment vous agissez lorsque vous êtes ensemble. Son regard sur toi ne trompe personne Ty'.»

« Son regard ? Quel regard !» J'essayai de me remémorer sa façon de me regarder, mais j'avais beau y réfléchir comme un forcené, je ne voyais rien de bizarre. Quand il me regardait, il me regardait, point barre.

« Le regard qu'il pose sur toi. Chaque regard qu'il a pour toi. »

« Je comprends pas... » Je m'étais senti totalement perdu, envahi par l'impression que mon cerveau tournait au ralenti. J'avais compris qu'elle était en train de me dire quelque chose d'important, je le savais. Mais malgré ça je ne saisissais pas le sens caché – du moins, pour moi – de sa phrase.

« Écoute Tyler.., » je l'avais entendue soupirer et je l'imaginais presque passer une main dans ses cheveux, tic qu'elle avait toujours lorsqu'une conversation la stressait. « C'est pour ça que je suis partie, tu le sais très bien. »

« Mais non justement je sais pas ! » Et puis, tout d'un coup, une illumination. « À cause de Dylan ? »

« Bien sûr... » Son ton, jusque là neutre, était devenu hésitant. « Alors... tu n'avais vraiment pas compris ? »

«Mais non, enfin ! Comment voulais-tu que je comprenne ?! » Je faisais les cent pas, ma main libre s'agitant dans les airs, vivement. « Putain je croyais qu-que c'était parce que tu voulais des enfants et moi pas. Comment j'aurais pu... Putain tu m'as quitté parce que tu croyais que je baisais mon meilleur pote ?! » J'étais abasourdi. Les mots avaient fui ma bouche sans que je puisse les retenir. À voix haute, cette idée paraissait encore plus stupide.

« Non, bien sûr que non... C'est plus complexe que ça !» Elle semblait troublée par ma réaction et la tournure qu'avait prise notre conversation. Apparemment ce n'était pas ce qu'elle avait prévu en me demandant de l'appeler. « Et ne sois pas vulgaire, tu sais que je n'aime pas ça. »

J'avais pitoyablement bafouillé « Je dis c'que j'veux, Brittany. Bordel, et puis j'suis pas une putain de tafiole ! » Je savais que j'étais en train de hurler main je m'en foutais totalement. Comment... Comment pouvait-elle croire...

« J'ai jamais dit ça Ty'... » Brittany avait ce ton. Vous savez celui qu'on emploie pour raisonner les tarés. Et ça m'avait rendu encore plus furieux.

« Alors tu voulais dire quoi ? » avais-je craché.

« Écoute... J'ai vu qu'il y avait quelque chose entre vous- »

« Mais y'a que dalle entre nous ! » Il fallait qu'elle comprenne bordel ! Qu'elle m'écoute! J'étais pas pédé, merde !

« -et je voulais pas être un obstacle. » avait-elle continué, m'ignorant royalement.

« Mais... »

« Je dois te laisser, Marc m'appelle. On se voit bientôt. »

Et elle avait raccroché. J'étais resté plusieurs longues minutes l'appareil collé à mon oreille, dans l'incapacité totale de faire le moindre geste tandis que notre conversation repassait en boucle dans ma tête. Alors tout ça... tout ça c'était de « sa » faute ? J'avais fini par m'asseoir, les yeux toujours dans le vide. Toute cette merde... J'avais perdu ma copine parce que mon meilleur ami... me regardait d'un drôle d'air ? Non... Impossible... C'était mon meilleur ami... Et pourtant... Des images de la veille m'étaient revenues. Pourquoi m'aurait-il menti s'il n'y avait pas eu... autre chose ? Et si... Et s'il s'était vraiment passé quelque chose ? Mon cœur s'était emballé à cette idée et j'avais dû prendre de longues inspirations pour parvenir me calmer.

Je n'avais pas réussi à dormir de la nuit. Les seules fois où le sommeil me gagnait, je me réveillais en sursaut au bout de quelques minutes, gémissant et en sueur, des souvenirs du week-end me harcelant. À chaque réveil le doute et la colère m'envahissaient. J'avais fini par me lever, n'ayant plus aucun espoir de me rendormir. J'étais allé examiner la fameuse photo sur internet. Peut-être qu'en la regardant assez longtemps, la mémoire allait me revenir. Évidemment, ça n'avait rien donné de ce côté là.

En revanche, certains détails m'avaient frappé. Déjà, mes yeux avaient manifestement été trafiqués – quelle idée stupide de les faire étinceler ainsi, on n'était pas dans Twilight ! Et puis, le dos de Dylan était lisse comme une peau de bébé... Alors que je savais très bien que ce n'était pas le cas. Je le connaissais assez pour savoir que son dos était parsemé de grains de beauté et qu'une cicatrice soulignait une de ses omoplates. Et là, j'avais eu envie de hurler de rage. Contre Dylan mais surtout contre moi-même. Pourquoi étais-je en mesure de me rappeler les moindres détails du dos de ce mec ? Je n'étais même pas capable de le faire pour Brittany... Ses mots étaient alors venus danser dans ma tête, comme pour me narguer. J'ai vu qu'il y avait quelque chose entre vous...

Un peu plus tard, j'avais appelé mon avocat. Il attendait mon appel et m'avait assuré que je n'avais rien à craindre il allait s'occuper de tout, le matin même. Apparemment, le fait que la photo ait été retouchée annihilait tout argument en faveur de cette prétendue partie triangulaire. Je lui avais fait confiance et m'étais préparé rapidement pour le boulot. J'étais en retard, mais à vrai dire, j'en avais rien eu à foutre.

Lorsque j'avais croisé le regard paniqué et coupable de celui que j'avais considéré comme mon meilleur pote, ma colère n'avait pu qu'enfler. Le fait qu'il commence par « c'est pas ce que tu crois » n'avait rien arrangé, moi-même ayant utilisé l'expression la veille, pour me justifier auprès de Brittany, avec le succès que l'on connaît !

Malgré tout, je l'avais écouté me raconter la soirée. Jusqu'au bout. Mais pendant qu'il décrivait la scène de la boîte de nuit, un flash était venu m'éblouir la rétine. Je m'étais revu, littéralement collé à Dylan, écrasant cette fille entre nous, désirant... quelque chose... que je pouvais clairement pas formuler mais qu'il était impensable de... Le dégoût, la peur, m'avaient submergé. Comment... Comment avais-je pu envisager de faire... ça ? C'était impossible, incompréhensible ! Alors, impitoyable, je l'avais rejeté, violemment. Pourtant au fond de moi, j'avais su que j'agissais mal, très mal. Surtout lorsque j'avais lu la peine, le désespoir dans ses yeux. Mais j'avais préféré jouer le connard, le mec incapable de prendre ses responsabilités, incapable de reconnaître qu'il y avait probablement plus que de l'amitié entre nous. C'était beaucoup plus facile ainsi, et j'avais su que Dylan n'oserait pas m'avouer ce que je venais de comprendre.

Après cette dispute, je l'avais ignoré à chaque fois que nous nous croisions. Les premiers jours, il semblait défait, désemparé, tentant de croiser mon regard. Mais je n'avais pas cédé, allant même jusqu'à le rabaisser à chaque occasion. J'étais pitoyable. Je le savais. Ma colère se nourrissait d'elle-même alimentée par mes frustrations. Finalement, Dylan avait fini par abandonner. Et bien sûr, je m'étais dit que c'était beaucoup mieux ainsi.

Et puis un jour, il y avait eu... ça. Au début je n'avais prêté volontairement aucune attention au comportement de Dylan. A vrai dire, j'avais été tellement infect avec lui que les seuls moments durant lesquels je le voyais étaient les scènes que nous étions obligés de tourner ensemble. Et encore , j'avais vaguement l'impression qu'il s'était arrangé avec le scénariste pour qu'on en ait le moins possible dans la saison 4, en plus il m'évitait autant que nos obligations envers la série le lui permettaient. Ça m'arrangeait bien, étant donné que je n'arrivais pas à poser mes yeux sur lui sans que la colère et la honte ne reviennent.

Enfin bref, les premières fois je n'avais pas franchement écouté les messes basses que les gens faisaient lors des passages de Dylan. Aucune envie d'entendre à nouveau des conneries concernant une possible relation entre lui et moi. Et puis, les murmures avaient commencé à devenir des sourires, et les sourires des rires. Alors j'avais tendu l'oreille, surtout lorsque j'avais vu Dylan répondre à ces chuchotements par un clin d'œil. Et c'est lorsqu'un jour il était arrivé sur le plateau en retard, ébouriffé, sans passer par la case maquillage, que j'avais compris. Sur son cou s'étalait une belle marque violacée. Un suçon. Un putain de suçon. Et en regardant mieux on pouvait deviner la trace résiduelle d'un second ! Russell l'avait engueulé et il était parti les faire camoufler sous les rires et les applaudissements de l'équipe de tournage. Et moi j'étais resté comme un con, les yeux écarquillés, me demandant si j'étais dans un cauchemar.

Ma copine venait de se barrer par sa faute et lui, tout ce qu'il trouvait à faire, c'était de se ramener avec des suçons dans le cou ? C'était une blague ?

Et c'était là que j'avais commencé à m'intéresser aux petits détails auxquels je ne portais plus attention. J'avais donc pu observer que Britt traînait fréquemment autour du plateau et près de la loge de Dylan. Et souvent, je les perdais de vue lorsqu'ils passaient à proximité d'un coin sombre. Comme au début de leur relation. D'après les remarques de l'équipe, ces visites dataient du surlendemain de notre dispute. Juste après la publication de la photo. Alors quoi, ça l'excitait, Britt, d'imaginer son mec la tromper ? Je savais que je devenais carrément pathétique, mais impossible de faire autrement. Les voir afficher leur amour à tout va commençait à me faire relativement chier. Que voulaient-ils donc prouver au reste du monde ?

POV Holland

Je fixai le vide à côté de moi. J'imaginais que je m'adressais à une certaine fausse blonde aux cheveux longs et au regard bovin.

« Ne prends pas ce ton avec moi, Malia. Je fais ce que je peux. » En claquant la langue sur mon palais, je rejetai mes cheveux en arrière d'un mouvement souple et me tournai vers Ian. « Bon. Qu'est-ce-qu'on fait? »

Il me rendit mon regard ennuyé, croisa les bras sur son torse puis observa de façon appuyée l'endroit du salon que j'avais attribué à Shelley.

« Il n'y a qu'une seule solution. » Pause tragique. Je m'empêchai de rouler des yeux. Franchement, cette série jouait des fois un peu trop sur les effets dramatiques de seconde zone. « Nous devons aller le chercher nous-même. »

Je pris ma plus belle voix de décérébrée et prononçai la phrase de Shelley, concluant la scène.

« Oui. Allons-y. »

Ian se défit de son personnage pour éclater de rire.

« Mais pourquoi tu lui donnes toujours cette voix-là ? » Il secoua la tête en continuant de sourire. « Elle n'a pas l'air si stupide que ça ! »

Je pointai un doigt vers lui et haussai les sourcils.

« Tu vois ! Même toi tu la trouves crétine. Franchement, je comprends pas pourquoi ils ont décidé de créer un personnage aussi débile. »

« Pour contrebalancer le tien, sûrement. Toi qui es si intelligente. »

Je hochai la tête, pensive, réfléchissant sérieusement à son intervention lorsque je me rendis compte de son sourire moqueur. Je le bousculai alors légèrement.

« Fous-toi de moi, vas-y, un jour tu le regretteras. »

« Quand tu seras le maître du monde ? »

« Tout à fait ! Je contrôlerai la totalité du pays et l'ensemble de ses habitants. D'ailleurs, j'ai déjà commencé. »

Je me laissai tomber, avec plus ou moins de grâce, sur le fauteuil face à la baie vitrée du salon. J'adorais venir chez Ian. Tout était tellement grand, tellement spacieux... J'y prenais mes quartiers assez souvent pour pouvoir répéter les quelques scènes que nous avions en commun. Y'avait pas à dire, entre bosser ici ou bosser au studio, c'était facile de choisir. C'est donc avec plaisir que j'avais accepté la proposition du maître des lieux de venir travailler un peu sur l'épisode de la mi-saison. Shelley aurait dû nous rejoindre, mais madame avait eu un empêchement de dernière minute, et nous avait laissés en plan. Bon, à vrai dire, ça m'arrangeait. Déjà, ça m'évitait de la voir un dimanche – ce qui, en soit, était une compensation valant tout l'or du monde – et puis ça me donnait l'occasion de passer un après-midi tranquille avec Ian.

« Et avec qui, si je peux me permettre ? » me répondit-il en s'asseyant sur l'accoudoir du canapé à mes côtés. Je mis un instant à reprendre le fil de la conversation – j'avais une légère tendance à me perdre dans mes pensées.

« Tu peux. . .Avec Tyler et Dylan, bien sûr. »

« Bien sûr. » répéta-t-il en hochant la tête, faussement sérieux.

« Après tout, si mon plan fonctionne comme il se doit » continuais-je en ignorant superbement son ironie « on pourra bientôt parler de Dyler. N'oublie pas que c'est moi qui ai conseillé à Dylan d'exploiter judicieusement la tendance de sa... copine à le marquer … dans le cou.

En effet, le lendemain même de la discussion houleuse entre Tyler et Dylan, j'avais croisé ce dernier dans le parc près de chez lui, des lunettes de soleil cachant ses yeux et une casquette vissée sur le crâne. Il avait l'air particulièrement déprimé. En même temps, vu ce que j'avais entendu la veille, je le comprenais. Mais j'avais senti qu'il y avait quelque chose de plus qu'un coup de cafard « d'après-dispute ». Je percevais comme une sorte de...malaise. Je l'avais cuisiné quelques minutes, et il m'avait avoué en rougissant qu'il avait couché avec sa copine. Oui oui, vous avez bien lu. Avoué. Comme s'il devait s'en justifier. Comme si faire l'amour à sa petite amie était un acte anormal . Alors mes derniers doutes s'étaient envolés. Bien sûr, j'avais dû utiliser tout mon self-contrôle pour ne pas protester lorsqu'il m'avait affirmé que ses problèmes de couple allaient bientôt s'arranger, parce qu'ils s'aimaient et blablabla... Foutaises ! Il était hors de question que Dylan et Tyler ne se mettent pas ensemble. Du côté du premier, ça n'allait pas poser plus de problèmes que ça. Franchement, je ne comprenais pas comment tout le monde ne s'en apercevait pas. Par contre, concernant le second... Il me fallait un plan. J'étais justement en train d'y réfléchir lorsque Dylan avait prononcé le mot magique.

« Qu'est-ce que tu as dit ? » avais-je demandé d'un ton léger.

« Oh... c'est Britt. » Il avait alors tiré sur le col de sa chemise pour révéler une tache beige légèrement plus sombre que la couleur de sa peau. « Hier, elle s'est un peu trop acharnée sur mon cou j'ai une marque de la taille d'une balle de golf maintenant. Je te raconte pas la tonne de maquillage que j'ai dû mettre dessus ce matin pour qu'elle soit le moins visible possible... »

« Un suçon, hein... » Les rouages de mon cerveau s'étaient emballés et j'avais eu la révélation.

« Hmm... Tu sais, ça pourrait servir pour l'interview de la semaine prochaine... » Devant le regard perplexe de mon ami, j'avais précisé . « Ça confirme que votre couple va très bien et que la photo est juste un coup de pub pour la série. Pour attirer plus de fans. Pour alimenter le Sterek.»

Il m'avait fixée, le regard vague, avant de hocher vivement la tête. Et tandis que nous discutions de la stratégie à mettre en place pour rendre crédible cette interprétation de la fameuse photo – comme par exemple le fait qu'un suçon devrait être visible le jour de l'interview – j'avais intérieurement peaufiné mon plan machiavélique. C'était un grand classique. Imparable. Ce plan tenait en trois mots « Rendre Tyler jaloux ».

POV Tyler

Le coup de grâce arriva quelques jours plus tard lors de l'interview que nos avocats avaient décidé de programmer sur les conseils de Dylan. Nous devions nous comporter comme avant faire comme si cette photo n'avait été qu'une blague « sterekienne » parmi tant d'autres. Facile à dire, beaucoup moins à mettre en pratique. Mais nous étions de bons acteurs (enfin, il me semblait) et nos réponses aux questions de la journaliste paraissaient sincères, nos rires faussement complices, aussi. Et puis, à cinq minutes de la fin, tout avait dérapé. Du moins, dans ma tête. Nous étions en train de plaisanter sur une possible relation entre le personnage de Stiles et celui de Scott – il fallait bien tenter de noyer le poisson – lorsqu'elle était arrivée. Britt. Elle s'était assise très naturellement sur les genoux de Dylan et avait commencé à discuter avec la journaliste. Oui, elle était au courant que cette photo allait être faite non, elle n'avait pas été franchement d'accord mais son Dylan n'en faisait qu'à sa tête. Bien sûr que leur relation se portait bien, à merveille même. Regardez ce suçon qui le prouve merveilleusement. Regardez-la embrasser son petit ami comme si c'était la fin du monde et qu'ils avaient décidé de forniquer là, devant vous.

Et la colère m'avait de nouveau envahi, mais cette fois-ci pas contre Dylan. Non. Contre sa copine. Franchement, j'y croyais pas ! Bordel. Qu'est-ce que ça pouvait me foutre qu'ils baisent comme des lapins ? Mais je pouvais pas m'empêcher de voir rouge en la regardant poser ses mains sur lui alors que moi... moi, je pouvais même plus l'approcher. Et c'est à cet instant que le monde avait cessé de tourner rond. Parce que je m'étais rendu compte avec horreur que j'étais jaloux.

Jaloux. Quelle idée ridicule!

Je m'étais d'abord dit que si, effectivement, j'étais bien jaloux, ça devait juste être parce qu'elle était proche de lui et que ça m'était maintenant interdit. Après tout, Dylan avait été mon meilleur ami pendant trois ans, et on était passés du tout au rien en quelques heures. Voilà, c'étaient nos délires qui me manquaient, rien de plus. Le voir rire avec quelqu'un d'autre me provoquait un pincement au cœur. C'était tout à fait logique.

Malheureusement, à cette date, les rêves avaient commencé. D'abord des rêves tout simples, où je me retrouvais à discuter avec Dylan, à jouer au football – alors que je détestais le foot – ou dans tout autre situation banale. Ce genre de rêverie m'était assez familier et je n'y avais presque pas prêté attention. A vrai dire, il m'arrivait même d'avoir hâte de m'endormir pour le retrouver, c'était normal puisqu'il me manquait. Bien sûr, j'aurais pu aller lui parler, aller m'excuser du comportement d'imbécile que j'avais eu. J'aurais voulu retirer mon injonction... Mais chaque fois que je réussissais à croiser son regard, je me dégonflais. Par peur peut-être. Par fierté sûrement.

Progressivement, au fil des jours, les rêves étaient devenus plus... plus... bizarres. D'abord les lieux avaient changé. Du salon on était passé à la chambre, du canapé on était passé au lit. Ensuite, chaque nuit, un vêtement semblait disparaître. J'en venais à tenter de deviner, en allant me coucher le soir, qui de la chemise ou des chaussettes, allaient se faire la malle.

Cette nuit, lorsque j'avais ouvert les yeux, je m'étais retrouvé nez à nez avec Dylan, nu – aucune idée de comment je pouvais le savoir – sous les draps. Il m'avait souri et avait levé le bras vers mon visage pour poser sa main sur le creux de ma joue. Et lorsque sa peau avait touché la mienne, je m'étais réveillé en sursaut, comme électrisé.

Et maintenant me voilà assis sur le bord de la baignoire, tentant de contrôler les battements précipités de mon cœur. Parce que, si les autres rêves pouvaient passer comme normaux, celui-là ne laissait plus aucune place au doute : j'avais clairement un problème.

POV Holland

« Que tu es manipulatrice, mère-grand. » La phrase de Ian me ramena au présent et je tournai la tête pour lui offrir mon plus beau sourire.

« C'est pour ça que tu m'aimes. » la tension fut immédiatement palpable et je regrettai aussitôt mon choix de vocabulaire.

« Et me traite pas de vieille, le vieux. » dis-je sur le ton de la plaisanterie, tentant – misérablement je l'admettais – de détendre l'atmosphère. Ian m'adressa un sourire pitoyable qui tenait plutôt de la grimace.

Un silence gêné suivit ces derniers mots, encore plus malvenus que les précédents.

Bon... ça n'était clairement pas la chose à dire. Je roulai des yeux intérieurement tout en me traitant d'idiote. Bien sûr que ça n'était pas la chose à dire ! Surtout dans une situation comme la nôtre ! Nous étions restés presque deux ans ensemble et ne nous étions quittés que quelques mois auparavant. Je savais que c'était une erreur. Pas notre relation, non notre rupture. Je l'avais su dès les premières heures, dès les premières minutes même. Hélas, le mal avait été fait et je pouvais pas ravaler les paroles blessantes que je lui avais sorties. En y repensant, j'avais l'impression d'avoir été une gamine pourrie, gâtée, hypocrite. Peut-être l'étais-je vraiment d'ailleurs... Mais, tout ça c'était du passé ! J'étais avec Max, il était avec Haley, et tout allait bien dans le meilleur des mondes. Ou presque.

Il était vrai que... que nous n'avions peut-être pas une relation strictement amicale. En fait, nous n'avions jamais été vraiment qu'amis. Dès le premier coup d'œil, il y avait eu... ce truc. Pouvait-on appeler ça un coup de foudre ? Peut-être pas. Mais en tout cas il y avait quelque chose qui... semblait nous attirer l'un vers l'autre. J'avais d'abord tenté de l'ignorer. Après tout, il était quand même de dix ans mon aîné et, à cette époque, j'avais cru cela problématique. Et puis, il y avait Colton. Beau gosse, bien foutu et légèrement bad-boy. Tout ce qui me faisait rêver. En même temps, c'était un fantasme ambulant pour la plupart des filles, il fallait bien l'avouer. Mais malgré ses qualités, je n'avais pu empêcher mon corps – et mon esprit – de réagir à chaque fois que mon chemin croisait celui de Ian. Je m'étais alors rendue à l'évidence : nous devions être ensemble.

Alors j'avais quitté Colton pour entamer une relation secrète avec Ian – ne voulant mettre personne dans l'embarras. Et j'avais pu nettement sentir la différence. Tout était plus... intense. Nos discussions, nos rires, le sexe. Je me sentais bien avec lui, épanouie. Au bout d'un an, nous avions dévoilé notre relation. Puis tout s'était accéléré. Ian m'avait proposé de laisser de plus en plus souvent des affaires chez lui, de rencontrer sa famille... mais tout cela avait été bien trop rapide pour moi. C'était pour ça que je l'avais quitté. Parce que j'avais eu peur. Peur de m'engager. Peur des sentiments que j'éprouvais pour lui. La veille de notre rupture, il m'avait avoué qu'il m'aimait et j'avais été terrifiée. Je n'avais encore jamais été de celles qui aiment. J'appréciais, j'estimais. J'adorais, même. Mais jamais je n'avais aimé. Alors j'avais fait l'idiote et repoussé son amour et lui avec. Grosse bêtise. Parce qu'il me manquait. Horriblement. Avec Max c'était... sympa. Mais rien à voir avec Ian.

Et maintenant me voilà qui remettais tout sur le tapis. Alors qu'il avait accepté que nous reprenions une relation amicale. Idiote. Pourquoi ne pouvais-je m'empêcher de mettre mon nez dans les affaires des autres alors que je ne pouvais même pas gérer les miennes ? Idiote, idiote.


Re =)

Alors, que pensez-vous de ce chapitre? Qu'avez vous en tête pour la suite? Je veux tout tout tout savoir. Voui voui!

Bisou, j'vous kiffe à mort. Oui, même toi.

Daelys