Bonjour-Bonsoir, comment allez-vous ? Moi je vais très bien, en sachant que je suis en vacances et que j'ai réussi mes examens haut la main. Etant d'une humeur joyeuse, j'ai essayé de vous écrire une un peu plus longue suite que d'habitude avant d'aller monter. Et merci d'être de plus en plus nombreux, je vous adore les amis ! Bon, assez de blabla, bonne lecture, on se retrouve en bas.

/ ! / Cette fiction, est revue et corrigée par « Gladamoule ». / ! /

Rating : M.(Quelques grossièretés et dépression)

/ ! / Chapitre Sombre. / ! /Ce chapitre parle de dépression, comme vous pouvez le voir. J'en parlerais à la fin, désolé pour ceux qui n'aiment pas les histoires tristes./ ! /

Disclaimer :Rien ne m'appartient, malheureusement.

Pairing : IronFrost. (M/M)


Chapitre 10.

...

Tony émergea de son sommeil en entendant les bruits des vagues qui s'abattaient sur un rocher non loin d'ici. Il gémit, et ouvrit une paupière lourde de sommeil. Du cuir, hum. Ok, ça, pas normal. Personne ne portait du cuir à part Thor et son mégalomane de frère, Loki. Loki, Loki…Loki… ? Loki !D'un coup, tout lui revint en mémoire Loki, l'île déserte, le baiser… Le baiser ? Il rouvrit complètement les yeux, qui brulèrent un instant de douleur face à la luminosité. Sa tête était posée sur les jambes du Dieu, et quand il releva les yeux, il tomba sur ceux émeraude dudit Dieu. Tony déglutit difficilement, plutôt très beaucoup mal à l'aise, et cette phrase n'avait aucun sens grammaticalement. Merde ne dormait-il jamais ? Ah, cette situation est extrêmement plaisante.Tony grommela une insulte à la voix dans sa tête pour la faire taire, et essaya de prendre la parole malgré le son assez dérangeant de sa voix rauque :

_ Hum, salut… ?

Loki sourit en entendant le son de la voix du mortel.

_ Combien de temps…Enfin… essaya d'expliquer Tony.

_ Combien de temps mes jambes t'ont servis d'oreiller ?

_ Hum, ouais…Oreiller est un grand mot, grommela-t-il de très mauvaise foi.

_ 18 heures 57 minutes et 25 secondes.

Hum, d'accord, ça c'était vraiment précis, et quelque peu flippant aussi. Tony dévisagea les yeux émeraude qui le fixaient, et ricana parce que franchement, il se la jouait Edward Cullen, pour le regarder pendant…18heures, 57 minutes et 25 secondes. Il resta quelques secondes immobile en se rendant soudain totalement compte du nombre qu'il venait de dire. 18 heures ? Il n'avait jamais autant dormi de sa vie. Si, peut-être bébé, mais on s'en foutait. 18 heures allongé sur Loki ? Était-il en train de cauchemarder ? Il se pinça pour voir, et ah bah non, tout compte fait, il ne rêvait pas. Un mal de tête s'insinua dans son esprit, martelant douloureusement ses tempes, et franchement, il ne se sentait pas en grande forme. Malgré ces 18 heures de sommeil, il ne voulait qu'une seule chose, se rallonger en mode fœtus et se rendormir. Et il ne se fit pas prier pour le faire, puisqu'après tout, qu'est-ce qu'il avait d'autre à faire de plus intéressant que dormir franchement ? Il se rallongea sur le Dieu qui l'observait fixement, impassible comme s'il voulait sonder son âme. Était-ce possible ? Il espérait que non, pour son bien-être émotionnel.

Il ferma les yeux et attendit quelque minutes, pour voir si Loki le repoussait ou pas. Ce qu'il ne fit pas, et il réfléchit alors au pourquoi il se sentait ainsi. Fatigue chronique, tristesse intense, colère sourde. Tony souffla, l'angoisse remontant désagréablement dans sa gorge, pace que cela ne pouvait pas recommencer, il ne voulait pas que cela recommence. Des larmes de fatigue, colère et tristesse, apparurent derrière ses paupières closes. Il en avait marre, il voulait que tout s'arrête, maintenant. Personne ne l'appréciait, que ce soit son sarcasme ou son comportement autodestructeur qui mettait toutes les personnes qui restaient avec lui en danger. C'est dans ses pensées noires qu'il sombra de nouveau dans le néant des cauchemars.

Tony était penché sur une crête. Que faisait-il ici ? Il regarda autour de lui. Du haut où il était, il pouvait voir en contrebas des vagues s'abattre avec férocité sur le bas de la crête. Pourquoi était-il ici ? D'un coup, il le ressentit. C'était le moment. Il pouvait mourir, maintenant. Plus personne ne l'attendait de toute manière. Il s'avança de quelques pas, pour arriver juste au bord. Il devait le faire, il ne pouvait pas continuer à vivre pour souffrir, à quoi bon ? Tous ceux qui l'approchait mourraient ou finissaient gravement blessés. Il devait mourir pour arrêter de faire souffrir les quelques proches qu'il avait autour de lui, même s'il ne s'entendait pas avec. Les Avengers avaient raison, il ne pouvait rien faire à part mettre le monde en danger…

Il se sentait si vide, comme un fantôme que personne ne voyait vraiment, ce qui n'était pourtant pas le cas, puisque tout le monde parlait de lui. Mais tout le monde le voyait avec son masque qu'au fil des années il avait perfectionné, encore et encore, jusqu'à se mentir même à lui-même. Mentir pour que personne ne remarque sa détresse ou sa tristesse était devenu une chose aisée, presque naturelle et totalement automatique. Et tout ce qu'il voulait maintenant, c'était crier haut et fort pour que quelqu'un l'aide… Mais il n'osait pas. Pourquoi ? Il n'en savait rien.

Ce n'était pas de sa faute mais cela personne ne le voyait. A chaque fois que quelque chose de mauvais se passait, c'était sur lui que ça tombait, irrémédiablement, comme s'il représentait l'épicentre des emmerdes. Il était le mouton noir de cette vie. A quoi ça servait de vivre dans cette souffrance et cette détresse ? Personne ne le comprenait, personne ne savait ce qu'il endurait. Il avait essayé d'en parler une fois, avec Pepper, et elle l'avait quitté, parce qu'elle voulait être avec quelqu'un de normal. Normal ? Donc c'est cela qu'il était, il n'était tout simplement pas normal, pas comme les autres. Il aimerait tellement être un papa poule avec ses gosses, allez chercher un sapin pour noël avec sa famille, sauf qu'il n'en n'avait pas. Qu'il n'en n'avait plus. Jarvis avait été sa seule famille pendant des années mais il était mort…mort. Howard était mort, sa mère était morte, Obi était mort, Yinsen était mort. Tous ceux qu'il aimait finissaient par mourir, ou l'abandonner, ou le trahir. Il n'avait plus personne sur qui compter.

Il était là, seul face à l'étendue de l'océan, le regard mort et absent. Il en avait assez de vivre de cette manière. Une seule et unique larme roula le long de sa joue. Il ne savait même plus pleurer. Ses yeux étaient secs mais son cœur pleurait abondement, hurlant une souffrance sourde, et il se sentait étouffer, étouffer par la colère, l'amertume, la culpabilité qui le rongeaient comme une maladie. Et elle creusait de plus en plus profond en lui, et il savait que cette foutu maladie resterait ancrée dans ses chairs jusqu'à sa mort prochaine. Laissant des trous énormes. La voix sombre de son subconscient, qui elle marmonnait des idées noires, n'en finissait plus de chanter une mélodie glauque qui le poussait, encore et encore, à l'irréparable. Il en devenait fou, il en avait marre de porter son masque tous les jours devant chaque personne qu'il croisait, et qui commençait à lui parler de son bonheur, de sa famille. Il en avait assez de porter ce masque qui le faisait souffrir de plus en plus. Il voulait seulement être le vrai Tony. Mais le vrai Tony effraie tout le monde, le vrai Tony n'est que tristesse et solitude, le vrai Tony fait souffrir les personnes qui l'approche, le vrai Tony fait peur.

Les yeux de Tony remontèrent vers le ciel. Qu'y avait-il après la mort ? Une réincarnation, le paradis, l'enfer, le…néant ? Il n'en s'avait rien, il ne voulait pas savoir et il s'en foutait, tout ce qu'il voulait c'était quitter ce monde, plein de personnes hypocrites. Il voulait rejoindre Jarvis, le seul être qui l'ait vraiment aimé et qui l'aimerait même s'il mettait fin à sa misérable existence. Il ne voulait pas de cette vie de souffrance et d'acharnement parce que même s'il essayait de se battre, cela finirait toujours de la même façon. Souffrir. C'est le seule mot qu'il connaissait vraiment de son vocabulaire, et ce depuis tellement longtemps qu'il n'arrivait plus à y mettre une date et une durée précises. De tout façon, tout le monde mourait un jour ou l'autre, c'est juste que lui précipitait un peu sa fin, mais qui s'en souciait. De toute manière, il n'allait pas rester encore en vie très longtemps. Toutes les drogues, l'alcool et les relations non protégées allaient bien finir par le tuer, dans un laps de temps pas trop long, il espérait. Et s'il ne pouvait pas compter sur cela, son cœur endommagé par le réacteur et les effets que cela créait sur son corps s'en chargeraient à leur place. Mais malgré tous les risques qu'il prenait, il en ressortait toujours vivant. A croire qu'il avait quelqu'un qui veillait à ce qu'il ne meurt pas, mais qu'il souffre. Tony se retourna pour regarder le bois qui s'étendait sur des kilomètres et il releva le regard sur l'orage qui battait de son plein au-dessus de lui.

_Qu'attends-tu ? Je veux que cette putain de vie s'arrête !

La pluie commença à tomber sur lui, mais il s'en foutait. Son cœur le faisait tellement souffrir que plus grand chose comptait à ses yeux. Il ne savait même pas à qui il parlait. Aux Dieux ? A lui-même ? Il n'en savait rien. Pourquoi ne le laissait-on pas mourir ? Pourquoi préférait-on le voir souffrir ainsi, chaque jour qui passait ? Chaque fois qu'il ouvrait une paupière, il ne pouvait s'empêcher de se le demander. Pourquoi était-il toujours en vie ? Il ne voulait pas continuer de vivre comme cela, il ne pouvait pas continuer de vivre en voyant les regards des autres sur sa personne, dans un mélange de mépris, de jalousie et d'admiration. Il ne voulait pascontinuer à vivre de tristesse et de colère. En colère contre qui ? Contre tout le monde. Il ne supportait plus personne. Dès qu'une personne s'approchait, il avait l'impression qu'une barrière invisible se formait entre lui et la personne, sans savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose de ne plus vouloir que quelqu'un l'approche. Il était rapidement devenu irritable, la moindre parole pouvant le mener à une crise de colère incompréhensible. Il ne supportait plus qu'on lui parle, personne ne devait lui parler, ou alors colère enflammait son cerveau sans lui laisser le choix de réagir autrement. Parce qu'à chaque fois que quelqu'un l'approchait, c'était pour l'accuser de quelque chose, ou faire une remarque sur quelque chose, que ce soit ses vêtements, son laboratoire, sa façon de vivre. Ou n'importe quoi d'autre.

Alors il s'enfermait pendant des jours pour ne croiser personne, oubliant même de se nourrir ou de boire, ce qui lui causait de nombreux malaises, dont personne ne soupçonnait vraiment l'existence. Parfois, quand la faim et le dessèchement devenaient trop insupportables, il attendait qu'il n'y ait plus personne à proximité pour sortir. Il ne mangeait plus beaucoup, et il savait qu'il avait perdu plusieurs kilos, sans que cela ne l'inquiète vraiment. Il n'avait juste pas…faim, pas soif. Il n'avait envie de rien. Parfois, il se forçait à manger, mais il en devenait malade, comme si son estomac était habitué de ne plus rien ingurgiter. Il ne pouvait plus vivre ainsi. Sa vie était devenue un cauchemar.

_Pourquoi tu fais cela ? Je veux mourir ! Laissez-moi mourir... Je vous en prie, je ne veux pas de cette vie. Reprenez-la, ou moi je me chargerais de vous la rendre.

L'orage commençait à devenir véritablement effrayant sous l'intensité du tonnerre, qui grondait comme pour exprimer une colère irréelle à ses paroles. Ses yeux piquaient, le manque de sommeil devenant dur à gérer, alors que pourtant, il arrivait à dormir presque tout le temps. Il avait juste l'impression de ne pas dormir. Comme si son esprit et son corps étaient tout le temps fatigués, comme s'il ne dormait jamais. Pourquoi ? Il en avait marre.

_J'en ai marre ! J'en ai marre… souffla-t-il.

Plus il parlait, plus sa voix se brisait, plus ses mains tremblaient. Tout son corps souffrait, toutes ses crises d'angoisses répétées, toutes ses nuits sans sommeil, tous les cauchemars qui faisaient surface pendant la nuit, tous ses démons qui ressortaient quand il était seul. Toutes ses idées noires qui venaient le hanter tous les jours sans répit. Il en avait marre.

_J'en ai marre… J'en ai marre…Répétait-il dans une litanie sourde et désespérée.

Il leva un pied dans le vide. Ses cheveux retombaient devant ses yeux à cause de la pluie et du vent, mais il n'en avait rien à faire. Pourquoi continuer à vivre ? Il serait mieux mort. Tout le monde disait que le suicide était la sortie des lâches, mais peuvent-ils seulement comprendre ? Non, bien sûr que non. Peut-on en vouloir aux gens qui se suicident… ? Tony, lui, ne leur en voulait pas, il comprenait ce que ces gens ressentaient. D'être critiqué sans arrêt, même dans la mort. Même mort, les gens critiquaient telle ou telle personne. La mort n'était plus abordée comme avant. Les adolescents jouaient avec la mort sans arrêt, les gens montraient de plus en plus leurs cicatrices, comme si c'était un trophée. Mais ils ne comprenaient pas que de vrais gens souffraient en ce moment. Personne ne pensait à lui en ce moment, alors qu'il est à deux doigts de franchir cette étape dont tout le monde a peur, la mort. Il en avait juste marre.

De toute façon personne ne le pleurerait. Plein de gens viendront probablement à son enterrement, parce que ce serait l'évènement le plus important de leur petite journée, juste parce que ce genre de personnes étaient profondément hypocrites et qu'ils feront semblant de connaitre Tony. Mais en réalité, personne ne le connaissait réellement. Il ne manquerait à personne. Ni à Pepper, ni à Happy, ni aux Avengers, alors pourquoi rester ? A personne… Marre, il en avait marre.

Il se laissa se pencher vers l'arrière, les yeux fixent sur la forêt pleine de vie devant lui.

_Marre…Marre….Marre…répéta-t-il dans une prière muette, que personne n'entendrait jamais, parce que personne n'avait su être là pour l'aider, pour le sortir de ce gouffre qui le rongeait un peu plus chaque jour. Jusqu'à l'irréparable.

Il lâcha prise, et se laissa tomber.


*La dépression, cette ''maladie'' est de plus en plus fréquente, malheureusement. Beaucoup de personne en souffre, mais il y a beaucoup de gens qui considère cela comme un jeu. La dépression n'est pas à un jeu, c'est réellement une ''maladie'', les cicatrices ne sont pas des trophées a montrées aux autres personne, ce n'est pas du tout amusant, beaucoup de gens en meurt physiquement et mentalement. Des gens, ne sont plus les mêmes après avoir vécu cette expérience. Donc, si vous n'êtes pas dans votre état normal ou autre chose vous pouvez venir m'en parler, je pourrais essayer de vous aider, sans vous jugez.

Encore désolée pour ceux qui n'aiment pas les chapitres sombres, c'était pour essayer de vous expliquer comment se sentait réellement Tony. Bon, merci d'avoir lus et une petit reviews ? *-*