Blood and chocolate

Rating:MMMMMMMMMMM plus

Pairing: DMHP

Correctrice : Ours en Peluche (non pas celui de ryry lol)

Résumé: UA Harry n'a rien d'humain. Il est un jeune loup-garou docile qui doit répondre aux exigences de la meute. Devenir le compagnon d'un dominant et obéir à l'alpha. Difficile quand on est rebelle… Slash DMHP

Nda:

Pour ceux qui ne lisent pas l'emeraude et le dragon (quoi vous ne lisez pas toutes mes fics ?), je m'explique en début de chapitre mon absence.

Maintenant en relisant les reviews, je remarque que si en général les préférences sont pour la Beltane, Blood&Chocolate et sans doute ma fic qui a le plus de réactions. J'en suis toute chamboulée, vous m'écrivez de long message et certain son poilant. Franchement j'en connais qui devrait se mettre aussi à l'écriture.

On m'a même engueulé (voir insulté) pour l'avoir abandonné sans rien dire ou disparaître sans prévenir (encore).

Je conçois étant lectrice moi même que c'est horripilant, frustrant, terrible quand on suit une histoire et que boom, elle disparaît ou aucune suite n'apparaît. J'ai été à cette place, j'ai supplié, j'ai demandé des nouvelles en vain… mais je n'ai jamais insulté voir engueulé l'auteur. Qu'on me gronde je comprends, insulter c'est un peu fort (hem, bon je le méritais un peu, je devine et c'était plus des coups de gueule que de la méchanceté).

Remettons nous en situation, pourquoi j'écris une fanfiction ? Qu'est-ce que ça me rapporte ? écrire c'est beaucoup de travail, de temps et ici àça ne rapporte aucun argent. Si le lien entre un auteur et ses lecteurs est réel, dois-je vous raconter toute ma vie ? Je trouve moi que je vous parle beaucoup, vous en savez sans doute plus sur moi que certain de mes potes. L'anonymat permettant de s'exprimer librement, un amour de l'écriture et d'un certain style nous lie. Certes

Mais comme je l'ai déjà dit, moi quand je vois une note à la place d'un chapitre ça m'énerve et je ne la lis pas. Que l'auteur est mis 3 ans pour updater, je m'en fous mais dans ce cas qu'il envoie un chapitre en s'expliquant avant s'il le souhaite. Remarque je ne devrais plus dire ça, des notes servent aussi à demander des opinions et des conseils, donc à ce niveau j'ai mis de l'eau dans mon vin.

Quoi qu'il en soit, on dirait que pour certain c'est insupportable et que j'ai tort. S'il y a une prochaine fois je laisserai une note sur mon profil.

Quand une histoire semble être suspendue voir ne pas continuer, je me console avec d'autre auteur, découvre de nouvelles fictions… admettez qu'il y a beaucoup de très bonne histoire et je n'en suis qu'une parmi tant d'autres.

Je suis quand même flattée de faire naître de telles émotions, et aux mécontents, je vous ai entendu, la critique est passée je ferais plus attention de ne plus vous laisser en plan sans rien dire. Pour vous expliquer en quelques lignes, au départ ça a commencé par du retard (car la vie était en train de m'embarquer dans une leçon que je ne suis pas prête d'oublier), un mois est passé et sans que je ne vois rien arrivé l'année à défilé. Comme je le disais, à la base je n'avais pas prévu de partir, sauf que pour certaines raisons je ne suis plus du tout aller sur fanfiction, en fait tout ce que j'avais l'habitude de faire avec plaisir : écrire, aller danser, aller au cinéma… Je ne le faisais plus. Et je me sentais trop honteuse pour retourner sur ffnet.

Puis un jour, j'ai commencé à y retourner, juste pour suivre mes fictions préférées. Laisser des review ici et là. J'ai découvert avec plaisir de nouveaux auteurs talentueux et prometteur.

Petit à petit, je me suis remise à écrire avant de prendre ma résolution de 2013, j'update en Janvier. Bien sûr, ce n'est pas si simple surtout quand cela faisait longtemps qu'on n'écrivait plus rien. L'écriture c'est comme un muscle, si on ne l'utilise pas il devient tout flagada.

Bref me revoilà, et aussi justement parce que des reviewers (même les plus désagréable à lire) qui adore cette histoire, m'ont demandé des nouvelles, réclamer la suite… et oui, je lis vos messages, et je vous en remercis.

Bon il y a bien des questions/reponses comme d'habitude, mais je voulais mettre mon chapitre hier et je ne l'ai pas faire à cause de ça. Je m'occupais des rars quand je ne me suis un peu endormie devant. Comme je veux aussi updater la beltane (cette nuit, ou plus tard demain soir), j'updaterais les Q/R plus tard.

Pour un rapide résumé du chapitre précédent souvenez-vous Harry s'est dévoilé à Cédric qui a paniqué et il a dû s'enfuir par la fenêtre.

Sur ce bonne lecture et merci de votre loyauté. ^^

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Chapitre 10

Draco posa un pied au sol et coupa le moteur de sa moto. Il retira son casque et observa d'un œil alerte les officiers occupés à empêcher les curieux de s'approcher de la scène du crime.

Il regretta de ne plus être un membre de la Confrérie de la lune. Car il aurait pu alors brandir son 'passe droit officiel' (les faisant passer pour des sortes de consultants) lui permettant de s'approcher et d'examiner la scène afin de mener sa propre enquête.

Cependant il n'était plus un frère et on n'allait pas le laisser passer les barrières uniquement pour ses beaux yeux.

Il s'approcha néanmoins autant qu'il put, se mêlant à la foule de curieux. Une dame corpulente en compagnie d'un jeune homme peu avenant devant être son fils, essayait de prendre des photos. « Mais qu'ils se poussent ! »Marmonna-t-elle, agacée contre les policiers. « On ne voit rien, il faut que je change d'angle de vue. » Elle agrippa la manche du t-shirt de son fils et le traîna vers l'autre côté du trottoir.

Draco en profita pour prendre sa place, guère surpris et plutôt blasé par l'attitude de certains badauds. Il en avait vu d'autre.

Il put apercevoir des hommes gantés examiner un cadavre tandis que des agents en costumes prenaient des notes. Il se concentra pour les écouter en faisant abstraction des autres sons, mais il ne réussit qu'à entendre des bribes de conversations.

Il était question d'un animal sauvage, un ours peut être. Simplement les empruntes suggéraient un énorme chien. Le pauvre homme avait été mis en charpie et juste pour le plaisir.

Et avec tout ce monde, il n'arrivait pas à capturer une odeur qui aurait-pu le mettre sur une piste.

Néanmoins Draco n'avait aucun doute. Charly Weasley avait raison. Il s'agissait bien d'un meurtre commis par un loup-garou.

Le jeune loup roux était venu le prévenir chez lui plus tôt ce matin. Le jeune alpha, s'était alors précipité pour aller constater de lui même et voir s'il pouvait capter une odeur ou trouver des indices le menant au meurtrier.

Était-ce une provocation de la part de Refus Scrimgeour ? Le meurtre avait eu lieu à quelques rues du Forest et se serait le genre du vieux chasseur. Une façon menaçante d'annoncer que le jeu avait commencé.

Toute fois Draco se serait attendu à trouver un loup-garou mort. Pas un humain par un loup-garou. Et cela non parce que les Chasseurs avaient des scrupules à assassiner des homos-sapiens, mais car aucun loup-garou dominant ne chassait pour eux.

Si c'était le cas, si des loups renégats avaient rejoints leurs ennemis, il faudrait prévenir Fenrir et Ulric au plus vite.

Pour l'instant Draco décida d'être patient. Son temps dans la confrérie lui avait appris qu'il ne fallait surtout pas tirer des jugements hâtifs.

Si Scrimgeour était sûrement déjà en ville, il était possible qu'il n'ait pourtant rien avoir avec ce meurtre. Et dans ce cas, cela signifiait un second problème dans les bras du blond.

Un loup avait peut être perdu le contrôle et il fallait le trouver rapidement avant qu'il ne tue encore.

Le trouver puis éliminer le problème.

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Harry se réveilla avec un goût de sang dans la bouche et une atroce migraine. Pendant une pénible seconde il ne sut plus où il était. Il fut soulagé quand il reconnut à travers ses paupières mi clauses sa chambre dans la pénombre.

Couché, dans son lit, nu, entortillé dans ses draps, il ne souvenait pas comment il était arrivé là.

Pourquoi tous ses muscles le faisaient souffrir ? Qu'avait-il fait la veille ?

Le visage horrifié de Cédric lui revint en tête. Il se releva d'un coup et gémit quand son cerveau sembla se cogner contre son crâne, la nausée lui tordant l'estomac. Il retomba aussitôt sur le matelas.

Il se rappelait avoir sauté pas la fenêtre et d'avoir couru. Il lui semblait également avoir aperçut un loup noir, mais il n'était pas sûr. Cela pouvait très bien n'être qu'un chien.

Il faisait très chaud dans la chambre et il songea à ouvrir la fenêtre. Cependant tout son corps se révoltait rien qu'à l'idée de bouger. Il se retourna sur le ventre et se simple mouvement lui donna le tournis. Il ferma les yeux en espérant que la sensation passe.

Avec un peu de chance il allait se rendormir et tout cela ne serait qu'un affreux cauchemar.

Mais il n'eut pas cette chance. Il revit la soirée de la veille défiler dans sa tête comme un film d'horreur de série B.

Qu'est-ce qui m'a pris ? Par la lune, qu'ai-je fait ?

Il ne pouvait néanmoins toujours pas se remémorer la suite : le temps qui s'était écoulé après qu'il eut quitté la chambre de Cédric et son retour chez lui semblait être tomber dans un trou noir. C'était comme-ci il avait cessé d'exister pendant quelques heures.

Ce morceau de sa vie arraché de sa mémoire l'angoissait.

Harry avait déjà entendu parlait de ce phénomène : parfois, la transformation se produisait si violement qu'elle balayait toute trace de la personnalité au profit de l'animal. D'après les anciens, ces crises pouvaient être provoquées pars une grande colère, un stresse intense et même de la jalousie.

Il n'avait jamais pu voir une telle crise, mais d'après les témoignages, pendant ces pertes de consciences il se produisait des choses terribles.

Harry se sentait sale et déshydraté. Il s'imagina dans la baignoire, flottant dans l'eau et cette agréable vision lui donna la force de se lever une nouvelle fois.

Il porta une main sur son visage et se raidit quand il sentit une croûte autour de sa bouche. Il l'inspecta du bout de ses doigts : du sang séché.

Il se mit à trembler.

J'ai dû me mordre… Oui c'est ça, j'ai dû me mordre la lèvre ou, attraper un lapin.

Cela ne pouvait pas être du sang humain. Il refusa l'idée.

Pourtant pris d'un pressentiment il retourna les draps et inspecta son corps. La nausée revint plus forte ainsi qu'un goût de bile dans la bouche. Il faillit s'évanouir.

Les draps, ses jambes et le haut de son corps étaient recouverts de longues traînées brunâtres.

L'odeur était caractéristiques : c'était du sang humain.

Non, non, non…

Il évoqua dans son esprit l'image du corps ensanglanté de Cédric, et la terreur lui tordit cruellement l'estomac.

Il se leva alors avec peine.

Je ne peux pas sortir comme ça… on ne peut pas me voir comme ça.

Il saisit un t-shirt large, l'enfila et fonça à la salle de bain. Il eut juste le temps de relever la cuvette des toilettes pour vomir.

Sous la douche, le visage ruisselant de larmes, il se frotta vigoureusement la peau jusqu'à ce qu'elle fut rouge. Il se lava les cheveux plusieurs fois. Il craignait que l'odeur du sang ne partirait jamais.

Cédric va bien, je ne lui aurais jamais fait de mal. Se répétait-il.

Mais il n'en était pas sûr.

Une serviette autour de sa taille il sortit de la salle de bain.

« Tu es levé ? » Appela Remus en bas de l'escalier.

« Oui, oui je suis levé. » Répondit Harry reconnaissant à peine sa voix tant elle était éraillée.

« Tout va bien ? Tu as beaucoup dormi. » S'inquiéta sa Mommy.

« Oui, je me sens juste un peu malade. »Mentit-il en priant que Remus le laisse tranquille.

« Tu peux retourner te coucher si tu veux. Je t'apporterais quelque chose à manger tout à l'heure. »

Une autre voix retentit, auquel Remus répondit. Il n'était pas seul. Cela devait être encore Severus.

Pour une fois, Harry s'en réjouit car cela signifiait que Remus n'allait pas monter lui pour lui poser des questions.

Il rentra dans sa chambre et se précipita vers son sac. Il souffla de soulagement, son portable y était. Il craignait de l'avoir oublié dans la cité universitaire de Cédric. Il devait l'avoir oublié quand il s'était rendu à la fête.

Il hésita avant d'appeler le jeune homme en question. Qu'allait-il pouvoir dire ?

Bonjour, je voulais juste savoir si hier soir je ne t'avais pas mis en pièces ?

Il eut un rire nerveux.

Il faudrait déjà pour cela qu'il réponde. Pensa-t-il perspicace. Si son humain allait bien, Harry doutait au vu des événements de la veille, qu'il veuille avoir affaire à lui. Il mit son numéro en masqué puis appela Cédric.

Les sonneries se succédèrent et Harry envisagea sérieusement la mort du jeune chanteur.

« Allo ? »

C'était la voix de Cédric.

Harry raccrocha aussitôt, soufflant de soulagement. C'était comme-ci il pouvait à nouveau respirer.

Merci, douce lune, merci…

Toute fois il n'était pas tiré d'affaire. A qui appartenait ce sang si ce n'était pas celui de Cédric ?

Il s'habilla rapidement sans faire attention à ce qu'il enfilait. Il rassembla les draps tachés, sa serviette de bain et descendit les mettre dans la machine à laver. Il eut la chance que Remus soit dans la cuisine avec son invité car il put se rendre dans la buanderie en passant inaperçu. Il lança la machine et rassembla son courage pour se diriger vers la cuisine.

Remus en compagnie de Severus se tourna vers lui. Ils buvaient du café.

Harry jeta un œil à l'horloge et fut à peine surpris par l'heure : 14h15.

« Tu te sens mieux, mon poussin ? » Demanda Remus, concerné.

La gorge nouée Harry hocha la tête.

« Si tu as faim je peux te faire griller un magret de canard et il reste une salade de pomme de terre dans le frigo. » Proposa-t-il.

« Non merci, Mommy. » Dit Harry. Il préféra se servir un grand bol de céréale même s'il n'avait aucun appétit.

Il remarqua enfin la pâleur de Remus ainsi que l'air grave de Severus. Le loup n'avait pas dit un mot, le regard vague perdu dans ses pensées.

Ils savent ? Harry se força à ne pas paniquer. Si tel était cas, Draco aurait été présent.

« Que se passe-t-il ? » Demanda-t-il.

« Ils ont trouvé un cadavre ce matin à quelques rues du bar. » Soupira Remus en posant la main sur son bras.

Oh non, par la lune… Se lamenta intérieurement Harry, s'il n'était pas déjà assis, il serait sans doute tomber sur le sol.

« Et alors ? » fit-il, le cœur au bord des lèvres.

« Draco s'est rendu sur les lieux. Il a appelé Severus pour confirmer : à moins qu'un animal se soit échappé d'un zoo, il n'y aucun doute l'assassin est un loup-garou. »

Harry n'eut pas à jouer la comédie pour avoir l'air bouleversé.

« Se serait un membre de la meute ? » S'enquit-il pour faire semblant de s'intéresser même s'il désirait en fait partir en courant et se cacher dans un trou.

« On ne peut pas écarter cette hypothèse. » S'exprima enfin Severus, l'air plus sombre que jamais. Il dévisagea attentivement Harry lui donnant la sensation inquiétante qu'il pouvait lire dans ses pensées. « Tu as une idée de qui aurait pu faire une chose pareille ? »

Moi, faillit répondre le jeune loup. Il se contenta de secouer négativement la tête.

« C'est peut être un bannis, un loup errant étranger à la meute. Nous ne sommes pas certain qu'il y aura d'autres tueries de ce genre. Se sera peut être un cas isolé. » Proposa Remus.

« C'est précisément ce qu'il faut découvrir. Quoiqu'il arrive nous ne pouvons pas laisser un loup ayant goûté le sang humain se promener en toute impunité. Il est un danger pour notre espèce. » Déclara Severus.

« Il n'y aura sans doute pas d'autre meurtre. » Proposa Remus plein d'espoir.

J'y veillerai, se promit farouchement Harry.

« J'aimerais partager ton optimisme. » Renifla Severus, sarcastique.

« Que veux-tu dire ? »

« Je sais que quand un loup goûte au sang humain il devient souvent incapable de se dominer. L'instinct de chasse prend le dessus sur le bon sens. Pour vous donner un exemple, apprendre à se contrôler est ce qui demande le plus de temps à maîtriser aux frères de la Confrérie. C'est une des raisons autres que moral que la loi nous interdit de tuer les homos-sapiens. La seule façon de vivre en paix avec les humains est de rester entres-nous mais en vivant parmi eux. Et ces loups renégats sont un danger pour le secret et ainsi notre survie, voilà pourquoi on ne peut pas les laisser vivre.»

La bouche d'Harry s'assécha, il eut l'impression d'avoir reçu un coup de poing dans l'estomac.

« Même si la police retrouvait le coupable, il ne pourrait jamais deviner que nous sommes si nombreux. » Dit-il pour se convaincre lui même.

« Comme nous sommes plus fort, plus endurant, plus difficile à tuer, nous avons tendance à sous-estimer les humains. Mais j'ai vu les blessures et les pertes qu'ils peuvent nous infliger. Nous ne sommes pas aussi invulnérables que nous le pensions, sache le, gamin. » Contra Severus.

On sonna à la porte.

« C'est Draco. » Dit Remus en se levant précipitamment.

La voix d'Harry s'étrangla dans sa gorge. Draco posssédait le don de savoir quand il cachait quelque chose. « Pourquoi vient-il ici ? »

« Ne t'inquiète pas, il vient me voir moi. J'ai parlé à Rosmerta qui a vu le corps avant l'arrivée de la police et comme elle doit répondre aux questions des agents, il vient apprendre ce qu'elle m'a raconté. » Rassura Remus.

Draco entra et son aura parut se répandre dans chacune des pièces de la maison. Il salua Severus tandis qu'Harry tentait de se réfugier dans sa chambre. Ils ne s'étaient pas revus depuis son anniversaire.

« Harry, reste. Cela te concerne aussi. » Ordonna le blond.

Un moment Harry crut qu'il savait. Mais le regard sombre et orageux ne paraissait pas en colère, du moins pas contre lui.

Ils s'installèrent tous dans la cuisine, et Remus leur décrivit l'état du cadavre, n'omettant aucun détail à la grande horreur du jeune docile, forcé d'écouter.

Je ne peux pas avoir commis ça, c'est impossible.

Et pourtant, qui d'autre ?

« La police croit pour l'instant à l'attaque d'un gros chien enragé. » Rapporta Draco apaisant les inquiétudes du brun.

Mais le soulagement d'Harry ne dura pas quand il ajouta.

« Cependant les enquêteurs auront du mal à analyser les traces de salive ou de sang trouvé sur le cadavre. Et la taille des morsures posera aussi problèmes. »

« C'est mauvais ? » Demanda Harry, légèrement tremblant.

Le regard anthracite se posa sur lui et s'adoucit. « Ça dépend. Si c'est juste un cas isolé qui ne se reproduit pas, ils classeront l'affaire. Dis moi, les Six sont-ils de nouveaux hors de contrôle ?»

« Ils sont toujours à faire des idioties, mais de là à croire que c'est eux, je ne pense pas. » Admit-il.

« Bien, pour l'instant je n'ai pas d'autres choix que d'interdire les sorties nocturnes. Personnes ne doit traîner seul dehors. La police va chercher un animal, nous devons donc nous faire discret. Pour la pleine lune nous nous rassemblerons tous ensemble loin de la ville. »

Personne dans la petite cuisine ne protesta, mais il y aurait des objections de beaucoup de loups de la meute. Les Six, par exemple seraient scandalisés par cette décision.

« Et si ça se reproduit ? » Fit Severus.

Il échangea un regard avec Draco et ils semblèrent avoir une conversation silencieuse.

« C'est à nous d'empêcher un second meurtre. Et j'ai ma petite idée quand à ceux qu'il faut surveiller dans notre meute » Déclara l'alpha.

« Mulciber ? » Proposa Remus.

« Entre autre. »

Ils débattirent ainsi, lançant des noms. Harry resta silencieux. On disait souvent que le coupable était celui qu'on soupçonnait le moins. Dans son cas, cela s'avérait peut être vrai.

Il évoqua le corps ensanglanté dans son esprit. Était-il vraiment capable d'un tel acte ? Pouvait-il tuer froidement et si sauvagement un inconnu ?

La voix colérique et grave de l'alpha le sortit de ses lugubres pensées.

« Si nous étions en train de mourir de faim, ce crime pourrait être compris mais c'est juste par plaisir que cet homme s'est fait mettre en pièce. Dès que j'aurais trouvé le coupable je lui ferais regretter son geste. »

Harry se ratatina sur lui même, accablé par la culpabilité et terrorisé. L'aura dominante devenait de plus en plus pesante.

Draco se leva et arpenta rageusement la pièce.

« Je comprends le désir de tuer. » Dit-il d'un air féroce. « Mais nous n'avons d'autre choix que de nous contrôler. Les grands espaces sauvages disparaissent, le territoire de l'homos-sapiens s'étend inéluctablement. Nous ne pouvons plus nous cacher dans les montagnes et les forêts de nos anciens royaumes. Nous d'avons d'autre choix que de vivre parmi eux et les tuer signifie mettre en péril notre espèce. Même si dès fois nous en mourrons d'envie. Les humains sont de plus en plus nombreux, de mieux en mieux armés. Parfois je pense que ce monde ne nous appartient plus. »

Harry l'observa fasciné. Ces paroles trouvèrent échos en lui. Lui aussi regrettait les temps anciens.

Il se demanda aussi si la colère contre le tueur qu'éprouvait l'alpha n'était pas due au fait que n'étant plus un frère de la Confrérie, il ne pouvait plus se permettre un tel luxe. Peut être que le droit de tuer lui manquait ?

Il frissonna.

Il sursauta quand une main prit son visage en coupe. Il leva les yeux et rencontra les orbes grises transperçant son âme.

« Je ne voulais pas te faire peur. » Dit doucement Draco.

Harry se raidit. « Et pourquoi crois-tu que j'ai peur ? » Se défendit-il faiblement.

« Je peux le sentir. » Il lui caressa la joue « Je suis désolé. Je suis désolé que tu aies perdu ton foyer et que l'histoire semble se répéter. Je te trouverais un autre foyer, je te protégerais, avec moi tu seras en sécurité. » Promit-il.

L'ironie n'échappa pas à Harry. Il faillit éclater de rire.

Et si tu étais obligé de me tuer, Draco, le ferais-tu ?

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Quelques jours plus tard, un matin, quand Harry se réveilla dans son lit au drap propre, l'ours en peluche assis au bout du lit, ses affaires plus ou moins biens rangées, sa frise sur le mur éclairée par les rayons du soleil filtrant à travers les rideaux… lui parurent être l'image même de la normalité.

Il crut un instant avoir rêvé. Il n'avait pas dévoilé sa véritable nature à Cédric et celui-ci l'aimait toujours.

Mais la vérité retrouva bien vite sa place et il dut user de toute sa volonté pour se lever.

Simplement se fut pour se recoucher sur le divan du salon tout le reste de la journée.

Harry regardait une quelconque émission sans réelle attention, un pot de glace au chocolat dans ses bras.

Une seule pensée hantée son esprit.

Comment peut-il me rejeter ?

Il planta dans sa bouche une énorme cuillère de glace au chocolat rafraîchissant sa tête brûlante d'émotions.

Il avait commis une terrible erreur en montrant son autre forme. A quoi avait-il pensé?

Il ne comprenait pas comment cela avait pu se produire puisque qu'il lui semblait être venu au départ pour rompre avec le chanteur.

Et bien la conclusion est la même, nous ne sommes plus ensemble. Se dit-il avec amertume. En vérité il ne savait pas s'il avait vraiment voulu finir cette histoire.

Et si à cause de cela il avait réellement tué quelqu'un ?

Appelez cela déni, mais il ne pensait pas être le coupable. Harry avait bien réfléchi : l'université était loin du Forest, il était plus logique qu'il est courut jusqu'à chez lui plutôt qu'il ait fait un détour du côté du bar.

Mais le sang ? Peut être s'était-il coupé en passant à travers la fenêtre de Cédric et dans la panique il ait pris cela pour du sang humain. Il regrettait presque d'avoir lavé les 'preuves', car il ne pouvait plus vérifier l'origine de cette hémoglobine.

Néanmoins jamais Harry n'avait été un loup violent.

L'image de son combat ayant coûté un œil à Pansy flasha dans son esprit. Il la chassa. C'était différent, il protégeait une amie, une sœur.

Remus entra dans le salon interrompant ses pensées morbides.

« Mon poussin, encore en train de déprimer parce que ce garçon t'a laissé tomber ? »

Harry baissa la tête retenant un grognement. Il ne pouvait pas le nier puisque c'était lui même qui l'avait annoncé. Ce n'était pas loin d'être la vérité, si on oubliait les passages de lui se transformant devant Cédric et de lui peut être coupable d'un meurtre.

« Tu ne vas pas te morfondre à cause d'un idiot d'humain qui ne sait pas ce qu'il perd ! » Raisonna Remus cependant de bonne humeur. Il avait plutôt l'air de s'en réjouir. « Tu mérites tellement mieux, mon poussin. Essaye de voir les choses sous un meilleur angle. Draco a levé ta sanction (bien sûr, puisqu'il ne risquait plus rien avec son rival humain. Il n'avait plus besoin de le tenir éloigné de Cédric) et tu t'es réconcilié avec Hermione. »

Harry se releva surpris par cette dernière affirmation. « Pardon ? »

« Vous n'êtes pas encore redevenu ami ? Pourtant l'autre soir quand je me suis rendu compte que tu n'étais pas dans ta chambre et que tu ne répondais pas à ton portable j'ai téléphoné à Helena qui m'a affirmée que tu étais avec sa fille. » Déclara-t-il soudain méfiant.

A ce moment là Harry étant sous contrainte n'avait pas le droit de sortir sans être accompagné d'un membre de la meute.

Hermione l'avait donc couvert quand il était sortit rejoindre Cédric dans son campus?

« Si, si bien sûr. On a parlé, mais ce n'est pas encore ça. » Répondit-il évasivement.

Un instant Remus sembla vouloir demander quelque chose, puis renonça.

« Je dois sortir. Mais si tu préfères je peux rester avec toi. »

« Non, non pas du tout. Je préfère justement rester seul. » Affirma Harry, cette fois-ci sincèrement.

Une fois Remus parti, Harry tenta plusieurs fois d'appeler Hermione. Son téléphone sonnait mais le jeune loup tombait à chaque fois sur son répondeur. Il finit par lui envoyer un texto en espérant qu'elle répondrait.

Si elle avait mentit pour lui, cela devait signifiait qu'elle le considérait toujours comme son meilleur ami, n'est ce pas ?

Il aimerait tant pouvoir se confier à la jeune louve. Hermione saurait ce qu'il faut faire.

Harry en regardant son portable pensa à toutes les catastrophes qui pourraient arriver si Cédric avait raconté quelque chose. Il songea à lui envoyer un sms, mais c'était une chose dont ils devaient nécessairement parler à voix haute. N'y tenant plus il appela.

Le cœur d'Harry bondit quand l'étudiant décrocha.

« Cédric ? »

Le chanteur raccrocha immédiatement.

L'estomac noué, Harry attendit en espérant qu'il le rappelle en vain. Il finit pas retenter sa chance mais tomba directement sur le répondeur.

Cédric avait dû couper son téléphone.

Les yeux brouillés de larmes, Harry regarda d'un air hébété son portable.

Je le dégoute à ce point ?

Il devait cependant absolument connaître ce que Cédric avait dit sur lui. Il prit une grande inspiration pour se donner du courage et appela Hannah. Il s'était toujours très bien entendu avec la jeune fille.

« Allo ? »

« Hannah, salut c'est moi, Harry. »

Il y eut un moment de silence angoissant où Harry crut qu'elle allait raccrocher.

« T'es gonflé de m'appeler. » Finit-elle par dire d'un ton sec.

Elle n'a pas peur de moi, c'est déjà ça.

« Je sais, mais je… » Répondit-il en se demandant comment il allait poser ses questions.

« Avec ce que tu as fait à Cédric tu crois vraiment que j'ai envie de te parler ? »

Par la lune, qu'a t-il raconté?

« Oui, nous avons eu… heu… une grosse dispute… » Expliqua-t-il en tachant de s'en tenir au scénario qu'avait dû inventer le jeune chanteur.

« Une dispute ?! Non mais c'est toi qui complètement malade ! Il nous a enfin craché le morceau. Tu lui faisais des crises de jalousie super violente ! Il nous a expliqué comment il avait même peur de regarder quelqu'un d'autre car tu devenais alors fou furieux au point de le frapper. Faut que tu te fasses soigner mon pauvre. Franchement, j'étais méga surprise. Je t'aimais bien et je croyais que tu étais un gars chouette. Tu caches bien ton jeu. »

Harry aurait été poignardé qu'il aurait ressenti la même chose.

« Des crises de jalousie ? » Répéta-t-il d'une voix tremblante.

« Oh arrête, le coup du petit gars innocent ça ne marche plus. Je connais Cédric depuis des années et je sais que c'est un mec bien. Jamais il inventerait de tels mensonges. Il s'est toujours confié à moi. Dire que là, je n'étais au courant de rien. Il paraît que tu lui as même dit que j'essayer de te le piquer ! Après tout ce que j'ai fait pour être ton ami. » Cette fois-ci Hannah semblait réellement blessée.

Harry aurait voulu la rassurer. Lui affirmer que lui aussi voulait être son ami. Mais c'était inutile. Inutile de tenter de se défendre. Il avait été jugé et condamné.

« Je l'aime vraiment, Hannah. Je ne voulais pas lui faire peur, dis lui que je regrette ce qui s'est passé. Je t'en pris » Supplia le brun, abattu.

« Oh, tu regrettes d'avoir balancé une chaise à travers sa fenêtre ? C'est facile quand le mal est fait. Tu es jaloux, méchant et complètement taré. Tu as pété les plombs parce que Cédric voulait rompre, c'est ça la vérité. Si t'as vraiment un tant soit peu de regret paye les réparations de la fenêtre et disparaît de la vie de Cédric. »

Elle raccrocha.

Harry, abasourdit et désarmé resta un instant sans rien faire. Lentement, comme si c'était une grenade, il posa son téléphone sur la table basse.

Voilà je sais maintenant ce que Cédric raconte sur moi : que je suis un taré qu'il faut absolument éviter.

Harry comprenait pourquoi son 'doux' chanteur lui avait fait cela. C'était pour se protéger lui et ses amis par la même occasion.

Mais c'était tellement cruel. Il n'aurait jamais imaginé Cédric capable de cela. Il avait fait en sorte qu'il sorte complètement de sa vie et de celle de ses amis.

Le brun se sentait trahi.

Au moins, Cédric n'avait rien raconté. Une partie d'Harry aimerait croire que c'était afin de protéger son secret. Cependant c'était sans doute parce que Cédric avait craint de passer pour un fou.

Alors qu'il devrait être en colère, il n'en eut pas la force et l'envie.

Harry avait seulement besoin de revoir son humain.

Peut être pouvait-il encore arranger les choses en lui laissant un peu plus du temps pour réfléchir.

Cédric avait sans doute besoin de digérer cette histoire de loup-garou. Après avoir réfléchit, il se souviendrait de son amour pour Harry.

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Une semaine s'était écoulé dans le flou total pour Harry. Il avait essayé une fois de discuter avec Hermione mais celle-ci prétextant une excuse avait filé.

Il aimerait comprendre pourquoi elle l'avait couvert si elle refusait toujours de lui parler.

L'interdiction de sortir la nuit n'avait pas été levée, toute fois il n'y avait pas eu d'autre meurtre. Ce qui n'empêchait pas la meute d'être sur le qui vive.

Le brun marchait d'un pas déterminé le long d'une avenue. Il faisait chaud et le soleil tapait fort.

Remus l'avait fichu dehors en lui ordonnant d'arrêter de s'apitoyer sur lui même.

Harry avait accepté sans rechigner mais pour une seule raison :

Il savait qu'il y avait un concert au terrain de football et il y avait de grande chance que Cédric et sa bande y soient.

Il était grand temps que lui et le jeune homme ait une discussion. Pas forcément pour se remettre ensemble. Harry devait s'assurer que Cédric ne dirait rien.

Harry remarqua un panneau jaune vif avec la tête d'un animal de profil la gueule ouverte montrant les dents. C'était un avertissement de la police demandant de ne pas s'approcher des gros chiens.

Les humains aussi étaient sur le qui vive.

Un grondement de moto le fit se retourner.

Harry fut irrité quand la moto de Draco ralentit et s'arrêta à sa hauteur. Pourquoi quand il sortait finalement de chez lui s'était pour croiser ce maudit dominant?

Le blond qui ne portait pas son casque lui sourit.

Bien sûr, tu es content. Tu penses que tu as le champ libre. Pensa le brun irrité.

« Alors bébé, tu sors enfin de ta tanière ? J'ai du mal à le croire» Dit-il taquin.

« Et bien ne le crois pas. » Répliqua Harry. Le blond était-il obligé d'avoir l'air aussi heureux qu'il se soit fait larguer ?

« Il paraît que ton petit humain t'as plaqué. » Déclara-t-il en effet d'une voix guillerette tout à fait agaçante de l'opinion du docile.

Oui, c'est pour ça que tu as levé ma punition, crétin!

Sans prendre le temps de répondre Harry se remit en marche.

Draco gara rapidement son engin et lui courut après.

« Bien que se soit une très bonne nouvelle (grrrr), j'avoue être très surpris. »

« Ne t'inquiètes pas, tu y es absolument pour rien.» Affirma Harry méchamment.

Cependant rien ne semblait pouvoir atteindre la bonne humeur du dominant.

« Je m'attendais à ce que se soit toi qui finisse par réaliser que cette relation ne pouvait mener nulle part. »

Le brun l'ignora dans l'espoir que Draco se lasse.

« Il suffit de te regarder. Comment ce petit humain peut espérer retrouver quelqu'un comme toi ? »

Harry pressa le pas. Draco l'imita.

« Peut être que tu n'as pas voulu coucher avec lui ? »

Je lui ai taillé une pipe connard ! Se retint de répondre le brun. Les conséquences pour le pauvre chanteur seraient catastrophiques.

« Enfin quoiqu'il arrive, nous en sommes enfin débarrassé. » Déclara-t-il ses yeux étincelant d'une lueur moqueuse

« Laisse-moi tranquille ! » S'insurgea le brun horripilé.

Il allait le coller longtemps ? Il n'avait pas des trucs d'alpha à faire ? Il l'empêchait de mettre ses projets de discussions avec son chanteur à exécution.

Draco lui attrapa le bras et l'obligea à s'arrêter.

« Harry je sais que tu es triste. Peut être vexé aussi. Mais sincèrement c'est pour le mieux. Un loup ne peut pas être avec un humain. Si tu as besoin d'aide, besoin de parler je suis là. Je suis ton compagnon, je te protégerais quoiqu'il arrive. Et si tu as des ennuis, je les réglerais pour toi. » Affirma-t-il toute trace de moquerie disparue.

Harry cilla. Il devait admettre que depuis son retour, Draco avait fait souvent preuve de gentillesse avec lui. Plus qu'il ne l'aurait jamais cru capable.

L'alpha aurait très bien pu l'obliger de rester à ses côtés, les lois de la meute lui donnant raison.

Harry eut soudain envie de se jeter dans ses bras et de tout lui avouer. Mais il se retint.

Draco était l'alpha. Son devoir serait de le punir voir de l'exécuter même s'il était son compagnon.

De plus, le blond croyait que c'était juste un chagrin d'amour. Il n'avait aucune idée de la réelle situation d'Harry. Il ne dirait sans doute pas cela s'il savait.

« Merci. » Chuchota le brun. Il aurait voulu ajouter quelque chose. Pourtant il ne trouva rien à dire.

Ils se regardèrent. Draco parut un peu déçu néanmoins il n'essaya pas de lui faire parler plus, et Harry lui en fut reconnaissant.

« Où tu vas ? Si tu veux je peux te déposer. » Proposa le blond.

Harry réfléchit puis finit par accepter. Il indiqua au blond où il voulait se rendre et ils retournèrent vers la moto.

En s'installant derrière lui, Harry remarqua un sac de couchage attaché sur le porte bagage.

« Tu t'en vas ? »

« Je reviens en fait. Cette semaine j'ai fait un tour chez une meute voisine pour savoir s'il avait eu des problèmes avec certains loups ou s'il avait entendu parler d'un éventuel banni qui se serait aventuré dans le coin. »

Harry sans y croire espéra. Il serait tellement soulagé d'être enfin certain de son innocence.

« Alors ? »

« Pour l'instant ça n'a rien donné. Mais il me reste une autre meute à inspecter. J'ai dû rentrer aujourd'hui pour certaines raisons. Je repars demain. »

Il démarra sa moto et parti sur la route.

Harry entoura alors la tailla du dominant de ses bras. Il admira les épaules et les bras puissants, et un frisson parcourut son échine.

Si Draco l'exécutait au moins se serait rapide se disait-il avec dérision.

Quand il accéléra, Harry se colla contre son dos et respira son odeur. Il ne savait pu comment se comporter avec lui. Il ne savait même plus ce qu'il ressentait pour lui.

C'était fort et effrayant.

Dans la folie qu'était devenue sa vie, Draco semblait être le point d'encrage. Pourtant il avait l'impression de s'éloigner de lui de plus en plus.

Devenait-il fou ?

C'était sans doute la seule explication pour qu'il se soit dévoilé à Cédric.

Une fois arrivé dans le même terrain de foot où avait eu lieu le feu d'artifice, après avoir garé la moto à côté d'autres véhicules, Harry se dirigea vers la foule toujours en compagnie du blond.

Pourtant le brun, ne faisant plus attention au dominant, parcourait la foule du regard à la recherche d'une seule personne.

Il finit par apercevoir les cheveux colorés d'Hannah. Il chercha autour d'elle et finit par le trouver.

Cédric l'avait vu aussi et l'observait l'air effaré.

Tout d'un coup affolé, Harry détourna les yeux. Son cœur battait la chamade. Incapable de réfléchir à ce qu'il faisait, il se tourna, se hissa sur la pointe des pieds et pressa ses lèvres contres celles du blond.

Draco l'attira contre lui, d'une main agrippa ses cheveux et approfondit le baiser. Harry s'accrochait à ses épaules, certain que s'il le lâchait, il se noierait.

Le blond l'embrassa longuement et comme à chaque fois le brun sentit fondre. Pourtant il le lâcha brusquement, en le repoussant juste assez fort pour le faire un peu tituber.

Le docile couina lorsqu'il vit les iris devenus écarlates étincelant de fureur de l'alpha. Il baissa les yeux incapables de soutenir un tel regard.

« Je t'interdis de te servir ainsi de moi. » Gronda-t-il. Draco partit à grand pas sans se retourner laissant Harry rouge d'humiliation dans la foule.

Qu'il aille se faire voir !

Toute fois, Harry ne se sentait pas fier de lui

Il savait pourquoi il avait embrassé Draco. La raison était simple, il voulait rendre Cédric jaloux.

Cependant il n'y avait pas eu que ça.

Sous pression, il avait réagis instinctivement, réclamant la protection de son dominant et Draco l'avait rejeté.

Ainsi Harry ne pouvait s'empêcher d'être un peu en colère contre le blond. Ne se laissait-il jamais utiliser par personne ?

Il se retourna vers Cédric. Le châtain faisait mine de l'ignorer ce qui le blessa.

Nerveux il n'osait pas rejoindre la bande. Il serait certainement très mal reçu. En tout cas à part Cédric personne ne l'avait remarqué pour l'instant.

Quand le châtain se retourna le cœur d'Harry fit un bond.

Il va me rejoindre !

Mais Cho apparut soudainement et se jeta dans ses bras. Ils s'embrassèrent sous les yeux bouleversés du brun.

Harry s'étrangla de fureur.

A suivre…

Mais quel fin horribleuuuuuuuh

Bon au sujet de vos reviews, les rars seront updaté la semaine prochaine!

Maintenant je me concentre sur la Beltane.

Cependant il y aura bientôt un interlude updaté toujours sur le passé de Draco dans la Confrérie qui devrait sortir. Il parlera de sa rencontre avec Blaise, et vous rencontrez des membres de la Confrérie de la Lune et d'un que vous aviez plutôt apprécié -).

Je vous dis à tout à l'heure ou à demain !

Reviiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeee eeeeeeeeeeeeeeeewwwwwwwwwwww weeeeeez (sinon je tue le le lapin, je rigole pas)