N/A : Voilà la suite, comme demandé par quelques-uns d'entre-vous... Merci à tous pour vos gentils mots (reviews).
Chapitre 10 : Don't let me be misunderstood
Hermione se dirigea vers la salle de cours. Elle se maudissait intérieurement. Comment avait-elle pu refaire cette abomination à Ginny ? Comment avait-elle pu quitter l'infirmerie sans un regard pour son amie ? Elle secoua la tête ; comme pour chasser les pensées négatives de son esprit. Pomfresh était présent, et Hermione ne savait pas si elle était aussi tolérante et compréhensive que McGonagall Et puis, à présent, elle était professeur et se devait d'avoir un comportement correct en public. Le tout sonnait comme de fausses excuses.
« Ne surtout pas penser à ça. Donne d'abord tes cours… »
Ainsi, elle enchaîna ses heures, en essayant de repousser de son esprit l'image de sa meilleure amie qui l'embrassait. Cependant, à la pause déjeuner, elle prit une grande décision. Elle allait parler avec la rousse. Elle quitterait Mark dès son retour à la fac. McGonagall lui avait ouvert les yeux. Elle voulait être avec Ginny, plus que tout autre chose. Peu importait le reste, elle voulait ressentir à nouveau les mains de la rousse sur son corps, ses lèvres sur les siennes…
« Mais elle… le veut-elle encore ? » pensa amèrement Hermione en se remémorant de sa conduite du matin.
L'esprit incertain, elle pénétra dans la grande salle. Tout en se dirigeant vers la table des professeurs, elle regardait Ginny. Cependant, cette dernière l'ignorait superbement. Elle s'assit le cœur lourd à côté de McGonagall et se servit une salade.
- Vous ne mangez que cela ma chère ? demanda au bout d'un moment Minerva, en se resservant pour la deuxième fois de frites.
- Oui, je n'ai pas très faim aujourd'hui…
- A votre âge, il faut se nourrir, répliqua la directrice avec un sourire.
- Et au vôtre, il faut faire attention… rétorqua Hermione, amusée. Avec le cholestérol…
- Vous savez, si on raisonne comme cela, on ne fait plus rien d'intéressant dans la vie, répondit McGonagall avec philosophie. Si vous voulez vous épanouir, ne faite pas attention à ce que les autres pensent de vous.
Hermione haussa les sourcils.
- On ne fait jamais l'unanimité dans nos choix, nos actions. Mais tant que vous agissez sans blesser autrui ou vous-même, alors continuez… Un peu de tarte aux pommes ?
« Elle me pousse dans les bras de Ginny… En a-t-elle conscience ? »
Hermione acquiesça en souriant. Le repas toucha à sa fin et les élèves commencèrent à quitter la grande salle. Hermione se leva rapidement et prit congé de ses collègues. Elle sortit en se retenant de courir et chercha des yeux Ginny une fois dans le couloir. La tête rousse allait tourner à droite et Hermione accéléra sa marche.
- Ginny, je peux te voir ? demanda l'ancienne gryffondor.
- Oui, professeur… répondit la rousse avec froideur.
Hermione sentit son cœur se serrer. Le terme professeur, dans la bouche de Ginny, avait une consonance froide, presque méprisante.
- Viens dans mon bureau s'il te plaît…
L'élève acquiesça et suivit le jeune professeur dans l'ancien bureau de McGonagall. Hermione ferma la porte et désigna un siège à son amie. Cette dernière l'ignora, restant debout près de la porte.
- Ginny… je voulais te dire que…
- Que vous avez encore agi comme une idiote ? rétorqua la rousse de manière acerbe. Que vous vous excusez de m'avoir brisé le cœur ? C'est trop tard… Bonne journée, professeur.
Le capitaine de quidditch des gryffondors n'écouta pas les balbutiements de protestation de son amie et quitta le bureau sans un regard en arrière.
Hermione ne chercha pas à le retenir. Elle prit sa tête entre ses deux mains et tenta de refouler les larmes qui commençaient à couler sur ses joues. Elle se maudissait.
« Bon sang, j'ai tout gâché… je suis une imbécile… Rogue avait raison : une « petite idiote ! »
La directrice de gryffondor regarda sa montre. Elle était presque en retard pour sa leçon avec McGonagall. Elle prit rapidement des parchemins vierges et de quoi écrire, pour se diriger rapidement vers le bureau de son ancien professeur.
- J'ai eu une idée, et je voudrai vous en faire part, Hermione, commença de but en blanc Minerva tandis que le jeune professeur posait ses affaires. Vous voir perdre votre temps en première année m'horripile. Aussi ais-je pris la décision de vous faire passer les examens de première et deuxième année au mois de juin.
- Vous êtes sure, professeur ? demanda Hermione, inquiète de la masse de travail que cette éventualité présageait.
- Evidemment. Il est inutile de préciser que votre doyenne a tenté d'opposer une résistance. Mais en jetant un coup d'œil au programme, vous êtes déjà capable d'en faire plus de la moitié… Jugez par vous-même.
Minerva tendit à sa protégée trois rouleaux de parchemin contenant l'intitulé des leçons pour les eux années à venir, en sortilège et en métamorphose. Et en effet, elle avait la majorité des thèmes abordés en septième année, et en cours particulier dans le cadre de l'ordre du Phénix.
- Votre avis, Hermione ? demanda abruptement McGonagall, arrachant la jeune femme à sa lecture.
- En effet, c'est faisable… sourit la brune.
- De plus, j'aurais besoin rapidement d'une professeur et d'une directrice à temps plein. Je me suis renseignée sur les programmes de troisième et quatrième année. Il vous faut choisir votre spécialité, et rédiger un mémoire. Les heures de cours sont moins nombreuses, diminuées de plus de moitié.
- Vous avez pensé à tout, on dirait… remarqua Hermione, amusée.
- Evidemment ! Depuis le temps, vous devriez savoir que je ne fais rien à la légère. Assez perdu de temps, et commençons. La métamorphose humaine en animal, on passe, vous savez déjà la faire… Métamorphose d'objet liquide en solide aussi… Idem pour objet inanimé en animé… Je me souviens d'ailleurs avec fierté votre métamorphose d'armoire en golgoth pour la bataille chez Voldemort. C'était une idée brillante !
Hermione rougit sur le coup. Elle se souvenait très bien elle aussi, et cela avait sauvé la vie à Tonks et Ron. Et ce souvenir la ramenait encore à Ginny…
Après avoir sauvé Rogue et Minerva, Ginny leur lança des incantations de guérison tandis qu'Hermione jetait un sort de localisation pour situer les autres membres de l'Ordre. Dumbledore, Harry, Ron et Tonks avaient réussi à pénétrer le manoir Jedusor.
- Il faut se remettre en route… murmura la préfète en chef. Professeurs, vous êtes en état ? demanda-t-elle à McGonagall.
- Evidemment Granger ! répondit cette dernière en époussetant sa robe.
Rogue grogna, ce qui voulait dire qu'il allait bien. Les quatre sorciers se remirent en route et parvinrent dans le hall du manoir. Le couloir était plongé dans l'obscurité, et un lourd silence régnait. Soudain, la lumière s'alluma et ils furent éblouis un court instant. Hermione avait porté la main à ses yeux. Elle entendit un homme prononcer un sortilège impardonnable et sentit ce dernier arriver sur elle. Elle plongea sur le côté et l'évita de justesse. Sa vision revint à l'état normal et elle vit ses trois amis se jeter à corps perdus dans la bataille. Dix mangemorts leur avaient tendu un piège. La gryffondor remarqua deux armoires placées contre un mur tandis qu'elle détournait un stupefix qui avait presque atteint Ginny. Qu'allait-elle pouvoir faire de ses meubles ? Le wingardium leviosa n'était pas pertinent à ce moment. Ils avaient besoin de renfort, et l'idée surgit. Elle agita sa baguette en murmurant une formule latine compliquée, et aussitôt, Minerva se tourna vers elle, intéressée. La directrice adjointe jeta le même sort sur l'autre armoire, et les deux meubles se transformèrent en golgoth de pierre. Flitwick, qui arriva à ce moment en traînant le corps d'un mangemort, agita sa baguette et donna vie aux deux créatures pour ensuite les diriger contre les hommes cagoulés. Hermione ou Minerva auraient pu le faire, mais deux mangemorts les avaient attaqués. Finalement, les créatures de pierre dirigées par le directeur de serdaigle firent beaucoup de dégâts en très peu de temps. Cinq minutes après, les cadavres des dix serviteurs de Voldemort gisaient sur le sol…
- Hermione ?
- Excusez-moi, professeur…
- Nous allons commencer la métamorphose d'un liquide en mouvement en un autre. Etes-vous prête ?
- Oui professeur…
L'exercice était assez délicat et Hermione dut s'y prendre à trois fois pour réussir à transformer de l'eau qui coulait du robinet en thé. Mais vu le sourire qu'affichait Minerva, cela ne devait pas être si mal… L'après midi se passa rapidement, Minerva étant décidé à boucler ce chapitre avant le dîner.
Pendant ce temps, Ginny n'avait pas la tête à suivre les cours. Elle était partagée entre fureur, haine, dégoût, vengeance et autres sentiments dignes d'un serpentard. Elle ne savait pas quoi penser du comportement d'Hermione, mais elle savait quoi faire. L'éviter, l'ignorer, la fuir comme la peste bubonique. Elle en avait marre que le professeur souffle le chaud et le froid. Hermione voulait le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière ? Et bien, elle n'aurait rien ! Des filles comme elle, il y en avait d'autre, et Ginny trouverait chaussure à son pied. Tant pis pour Hermione.
Ginny était déçue. Elle avait l'impression de s'être trompée sur le compte de son ancienne amie. Elle la croyait intelligente, sensible, mais apparemment, il n'en était rien. Le soir venu, elle dîna rapidement sans lever les yeux vers la table des professeurs et s'éclipsa rapidement. Elle ne vit pas le regard triste qu'Hermione avait quand elle quitta la salle.
La rousse se coucha la mort dans l'âme. Il fallait qu'elle se ressaisisse, mais n'en avait pas le courage pour le moment. Elle se sentait incomprise, trahie, abandonnée. Dès demain, elle écrirait une lettre à sa mère, pour lui demander conseil. Après tout, madame Weasley avait toujours était là pour sa fille, et demain ne dérogerait pas à la règle. La rousse avait tellement besoin de se confier, d'exprimer ses pensées pour mieux les analyser. Habituellement, elle serait allée voir Hermione, mais ce n'était plus possible.
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N/A : Vous connaissez la chanson maintenant non ? Allez... avouez que le petit bouton de couleur lavendre vous attire beaucoup, faites-vous donc plaisir et à nous aussi par le fait même !
