Disclaimer: Le monde d'Harry Potter n'a pas été créé par moi, mais par J. K. Rowling. Je ne fait aucun argent avec cette histoire.

Coucou ! Comme promis, voici le nouveau chapitre ! Bonne lecture !


L'enfant fourchelangue

Chapitre 10: La fin d'une année

Le matin de Noël, Harry ne trouva qu'une lettre sur son lit. Toutefois, celle-ci suffit pour illuminer son regard et amener un sourire sur ses lèvres.

Cher Harry,

Joyeux Noël ! Tu me manques beaucoup. Tu devais voir toutes les décorations dans l'école. C'est le cas de le dire, c'est magique. J'ai hâte à l'année prochaine pour que tu puisses partager cela avec moi. Je n'ai pas les moyens de t'acheter un cadeau digne de ce nom ou qui mériterait de finir entre tes mains, mais j'ai au moins voulu t'écrire un petit mot. Je te le dois bien puisque je ne te verrai pas comme je te l'avais promis. Je sais que c'était ton idée et que tu as dit que ça ne te dérangeait pas, mais je ne peux pas m'empêcher de me sentir mal. Tout va pour le mieux à Serpentard. Chaque jour, je fais un nouveau pas vers le futur que je t'ai promis.

J'ai hâte de te revoir.

Tom

Harry serra la lettre contre lui avant de la glisser doucement en dessous de son oreiller.


Tom fut surpris de découvrir en se réveillant une montagne de cadeaux à son nom. Un bref coup d'œil le fit se rendre compte que toute sa maison lui avait donné quelque chose, même si ce n'était qu'une boîte de chocogrenouille.

Cela lui demanda beaucoup d'effort afin de masquer sa surprise et sa joie. C'était la première fois qu'il recevait autant de choses rien qu'à lui pour Noël. Sans doute qu'ils avaient craint sa colère s'ils ne lui offraient rien, mais, franchement, il n'aurait même pas réagi si cela avait été le cas. Ce n'est pas comme s'il en avait l'habitude. Cependant, c'était une belle surprise.

De plus, cela confirmait l'ascendant qu'il avait maintenant sur tous les serpents et sa fierté n'en était pas maigre.

Il déballa tous les présents lentement, savourant le son du bruit du papier cadeau se déchirant et profitant du moment alors que tous ceux qui restaient pour les fêtes étaient encore couchés.

Il descendit manger alors que les pas excités des autres élèves qui se levaient enfin résonnaient en haut et dans les escaliers.

Ce ne fut que plus tard dans l'après-midi, alors que Tom lisait dans la bibliothèque, qu'il revit les membres de sa maison qui vinrent s'asseoir à sa table.

Tom haussa un sourcil en les voyant s'installer, mais les laissa faire, désirant savoir ce qu'ils voulaient.

–On a remarqué que tu venais souvent ici et on se demandait si tu aurais besoin de notre aide afin de trouver ce que tu cherches. Walburga nous a parlé pour tes recherches sur la famille Potter.

–On se demandait aussi pourquoi tu étais autant intéressé au sujet de cette famille.

Le garçon les évalua, les reconnaissant comme étant trois septième années qui avaient soutenu leur camarade avant de changer soudainement d'idée en le voyant se tortiller à terre. C'était bon signe si ceux-là même venaient lui proposer leur aide, mais il ne voulait pas paraître faible ni ignorant. Pour Harry, il pouvait essayer. Ils pourraient peut-être être utiles.

–Que vous a dit Walburga ?

Il fallait également qu'il s'assure que personne ne planifiait rien dans son dos, et ce même si c'était pour l'aider.

–Seulement que tu n'étais pas au courant du statut de célébrité des Potter et qu'elle et Abraxas ont dû te l'expliquer.

Tom fronça les sourcils. Il n'aimait pas ce qu'impliquait cette phrase, comme si Walburga avait dû se soumettre aux caprices d'un enfant. Il devrait la surveiller encore plus qu'il ne le croyait même si elle n'aurait sûrement jamais le courage de l'affronter.

–J'ai un ami là d'où je viens.

Tom préféra ne pas mentionner l'orphelinat.

–Il s'appelle Harry Potter. Voilà pourquoi je m'intéresse à sa famille, c'est tout à fait normal, n'est-ce pas ?

Eh oui, il usait du statut d'Harry en toute impunité. Il n'en avait pas honte et était certain que son ami ne lui en voudrait pas pour si peu.

Cela semblait fonctionner puisque les trois Serpentards le regardaient maintenant, complètement époustouflé, les yeux écarquillés et brillants d'intérêt.

–Tu connais Harry Potter ?

–C'est ton ami ?

Le troisième, qui n'avait pas encore parlé, le fixait sans bouger. Il devait sans doute retenir sa mâchoire pour ne pas se retrouver la bouche béante d'admiration.

–Walburga m'a simplement dit qu'il était connu pour être l'unique descendant commun des quatre fondateurs de Poudlard encore vivant.

–Elle ne t'a dit que ça ?

–Eh bien, c'est l'essentiel...

–Elle ne t'a même pas parlé de Grindelwald ? C'est vrai qu'elle n'est peut-être pas au courant.

Les trois Serpentard s'exclamèrent tous en même temps, mais Tom ne se concentra que sur le dernier, celui qui n'avait pas encore parlé depuis le début de la conversation.

–Grindelwald ?

–Le mage noir.

–Ce n'est pas un mage noir, c'est simplement un politicien... très fervent de ses croyances.

–Évidemment, c'est ce que les journaux disent à la demande du ministre de la magie pour ne pas effrayer le public. La guerre a déjà presque éclaté à cause de lui.

–Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

–Il y a beaucoup eu de tentions il y a une dizaine d'années. Grindelwald a tenté de s'approprier le pouvoir.

–Heureusement que les Potter étaient là. Surtout Harry.

–Laisse-moi finir et arrête de m'interrompe ! Bref, comme je disais, Grindelwald voulait le pouvoir alors il s'est mis en tête de rallier toutes les plus puissantes familles magiques de Grande-Bretagne. C'était un plan très intelligent, tout ce que n'importe quel politicien aurait fait. Le problème, c'est que toute famille qui refusait de rejoindre son camp, il s'en débarrassait.

- Il les tuait ? demanda Tom.

–Ou les torturait jusqu'à ce qu'ils changent d'avis. Ces actes ont fini par être connus et la panique a envahi le pays. Plusieurs familles cédaient devant lui par peur qu'il ne s'en prenne à leur famille.

–Pourquoi personne ne l'a arrêté ?

–Il n'y avait aucune preuve. Lorsqu'il s'en prenait à une famille, il n'y avait pas de survivant, ou ceux qui restaient avaient trop peur pour dire quoi que ce soit. Et puis, Grindelwald a voulu gagner le support de la famille Potter.

Le cœur de Tom se serra en comprenant ce qui avait dû se passer.

–Ils n'ont pas accepté.

–Ils sont partis se cacher dès qu'ils ont eu vent de l'intérêt de Grindelwald. Ils venaient d'avoir leur fils et ne voulaient courir aucun risque. Ce qui est comprenable vu la situation. S'ils n'auraient pas eu leur fils, nul doute qu'ils se seraient battus.

–Que s'est-il passé ?

–Grindelwald les a trouvés. Cela lui a pris plus de temps qu'il l'avait prévu sans doute, mais il a réussi.

–Le soir d'Halloween. Se rappela Tom.

Il avait vu cette date à répétition dans les livres, mais aucun n'avait expliqué en détail ce qu'il s'était passé, comme s'ils avaient peur de ramener à la vie les horreurs de cette nuit, de cette époque.

–Oui, c'est ça. Évidemment, les Potter n'ont pas voulu le rejoindre comme tu peux t'en douter. Il les a tués, mais il n'a pas voulu tuer leur fils. Après tout, c'était le dernier de sa lignée, l'une des plus puissantes lignées en plus.

–Qu'a-t-il fait ?

–Personne le sait vraiment. Tout ce qu'on sait, c'est qu'Harry Potter en a gardé une cicatrice en forme d'éclair sur le front. Tu l'as vu ?

–Oui.

–C'est incroyable ! Eh, je veux dire, il avait cette cicatrice et puis personne n'a revu Grindelwald depuis. Certains disent qu'il est mort, d'autres qu'il se cache pour mieux s'emparer du pouvoir.

–Comment sait-on qu'il n'a pas tenté de tuer Harry ? Personne n'a pu le savoir s'il n'est jamais revenu.

–Eh bien, personne n'a survécu au sortilège de mort alors...

Tom comprit la logique, mais n'aima que peu que le peuple magique d'Angleterre tienne pour acquis des informations aussi peu fiables, aussi peu sûres.

–Avec la disparition de Grindelwald, la paix est revenue. Puisqu'il ne restait qu'Harry dans la maison, on lui a attribué l'arrivée de cette nouvelle ère de prospérité. C'est logique puisqu'il était venu s'en prendre à eux et est disparu cette nuit-là.

–Le problème, c'est qu'on entend de plus en plus de rumeurs. Apparemment, Gribdelwald serait de retour...

–Ne dit pas de sottises. Ce ne sont que des idiots et des ivrognes qui racontent ces histoires.

–Oui, si Grindelwald était de retour, il se serait montré. Il n'a jamais fait preuve de discrétion auparavant. Il était plus du genre à démontrer sa force par tous les moyens possibles afin d'intimider les autres à le suivre. En ce moment, il n'aurait qu'à revenir et la majorité se rallierait à lui simplement par crainte.

–C'est pour ça que tous préfèrent penser qu'il est tout simplement mort.

–En bref, ils croient ce qui les arrange le mieux.

Les trois sangs purs eurent l'air gênés, mais hochèrent la tête.

–On n'a pas vraiment vécu cette époque, on était trop jeune pour comprendre la majeure partie de ce qu'il se passait, mais mes parents m'ont souvent raconté des histoires de cette époque et... personne ne veut revivre ça.

–Heureusement qu'Harry était là. Il est notre sauveur !

Tom se replongea dans ses bouquins, songeur. Il ne craignait pas vraiment ce Grindelwald. Il n'y avait rien chez lui qui pourrait l'intéresser et il pourrait toujours s'arranger pour passer inaperçu, mais Harry... Il ne voulait pas se faire d'illusions nu croire n'importe qui. Cependant, il était brusquement encore plus soulagé que son ami le rejoigne à Poudlard l'année prochaine.

Il ignorait s'il devait avertir Harry de tout ceci. Réfléchissant, il décida de raconter tout ce qui s'était passé en omettant les rumeurs rapportées par les plus vieux. Il ne voulait pas inquiéter son ami alors qu'il n'était même pas là pour le protéger. De toute façon, ce n'était que des ragots, rien d'autre.


Harry revint se coucher après une journée exténuante, passant une main comme à son habitude sous l'oreiller. Cependant, là où il était habitué a retrouvé les lettres écrites par Tom, il ne trouva rien. Sa main ne rencontra que du vide. Paniquant, il se redressa, soulevant par le même coup son oreiller afin de regarder en dessous. Il se mit à haleter en voyant ce qu'il avait senti plus tôt. Ses lettres s'étaient envolées !

Il se leva et fouilla dans tous les recoins de sa chambre tout en savant pertinemment qu'elles ne s'y trouvaient sûrement pas. Abattu, il s'écroula sur son lit après des heures de recherches vaines et s'endormit, les joues mouillées de larmes.

Le lendemain matin, Harry sauta le déjeuner, trop déprimé pour manger quoi que ce soit. Il sortit dehors malgré le froid et la neige et s'assit sous le seul arbre mort du terrain.

Il ne pleura pas, il ne pleurait jamais au grand jour là où tout le monde pourrait le voir, mais son visage trahissait toute sa tristesse.

Soudain, la même bande d'orphelins qui s'en étaient pris à lui après l'école la dernière fois s'avança vers lui, le sourire aux lèvres.

Ne voulant pas paraître faible, Harry se leva, redressant son torse alourdi par la peine.

- Alors, l'handicapé, on est triste ? demanda le plus balourd de la bande. Je me demande pourquoi. On a perdu quelque chose peut-être ?

Harry plissa les yeux, tentant de savoir ce qu'il voulait dire par là.

–Comme ça par exemple ?

À ses pieds furent jetées toutes ses lettres, déchiquetées et rendues illisibles.

Ses yeux s'écarquillèrent avant de se réduire à deux fentes.

Comment avaient-ils osé ? C'étaient les seules choses qu'il avait jamais possédées, ses seuls cadeaux, son seul lien avec Tom si loin cette année, et ils avaient osé les lui arracher alors qu'il ne leur avait jamais rien fait ! Cette fois, c'en était trop. Il les avait laissés aller trop loin. Il aurait dû comprendre plus tôt et faire comme Tom. Peu importe, maintenant, c'était fini et ils regretteraient infiniment de s'en être pris à lui. Ils voulaient jouer avec lui ? Ils allaient voir ce qu'ils allaient voir. Il allait redonner coup pour coup et c'était tant pis pour eux.

Il avança d'un pas, un seul, et ce fut comme si une ombre noire grandissait soudainement derrière lui, faisant suffoquer les enfants qui l'entouraient. Brusquement, la situation s'était renversée, les rôles échangés, et ce fut aux autres de reculer.

Harry fixa son regard sur le chef massif de la bande. Ses yeux brillèrent d'un éclat surréel. Les cris résonnèrent autour de lui alors que le rouge colorait la neige. Le corps s'effondra, couvert de griffures profondes, et les autres enfants s'enfuirent en hurlant.

Lui resta derrière, reprenant son souffle et son contrôle sur ses sentiments. Le garçon se trémoussait encore devant lui, se vidant de son sang.


Harry descendit les marches afin d'aller déjeuner. Le soleil du début de l'été avait déjà commencé son ascension. Tous les gamins qu'il croisait s'écartaient rapidement de son chemin, craignant de subir sa colère s'ils s'osaient être dans ses jambes. Harry laissa un petit sourire en coin paraître sur son visage en observant ce manège devenu quotidien. La porte du bureau du directeur était fermée, comme à tous les jours, et celui-ci n'y était sûrement même pas. Il n'osait plus venir depuis que... Harry avait pris les choses en main. Il comprenait enfin pourquoi Tom aimait autant ce sentiment de pouvoir.

Après des années à être tourmenté, rabaissé, par tous les autres, leur rendre finalement la pareille était incroyablement satisfaisant.

S'asseyant à table, les autres orphelins ayant bien pris soin de s'asseoir aux tables les plus éloignées de là où il avait l'habitude de s'asseoir avec Tom, son sourire s'agrandit en voyant la date. Son ami revenait bientôt. Il n'en pouvait plus d'attendre.


Assis dans le train revenant de Poudlard, Tom laissa son habituel masque impassible être franchi par un sourire. Il allait bientôt revoir Harry. Plus que quelques heures et leurs mois de séparations seraient enfin terminés. L'année prochaine, il partirait avec lui. Jamais ils ne seraient séparés aussi longtemps.

Walburga et Abraxas le regardèrent avec inquiétude, ne sachant pas comment ils devraient se sentir face à ce rare sourire. Tom les laissa faire, ne pensant qu'à la joie des retrouvailles.

Enfin...


Fin du chapitre ! J'espère que vous avez aimé ! N'oubliez pas de laisser un commentaire si c'est le cas !

Le prochain chapitre sera publié vendredi prochain ! Harry et Tom seront finalement réuni. Comment Tom va-t-il réagir ?