Mon blabla, c'est à la fin. La flemme d'le mettre au départ. ^^

Bonne lecture !

De la fin

Ni Shashi, ni Penguin n'était rassuré. Leurs pas résonnaient avec une régularité digne d'un métronome.

Leurs paniques étaient palpable malgré que leurs origines soit très différentes.

L'un se demandait si l'autre n'était pas en train de le faire tourner en rond – il ne possédait pas beaucoup d'orientation – et la peur de se faire prendre vibrait dans son ventre avec la force d'un glas funèbre. Et si c'était Law qui arrivait ? Et si…

Il secoua la tête de droite à gauche s'attirant un regard de son prisonnier. Agacé il lui enfonça d'avantage la pointe du tournevis dans le dos et le roux glapit de surprise. Non, il ne fallait pas ployer.

Il fallait qu'il sorte de cet endroit de malheur. Et vite.

Avant qu'il ne les détruise.

De son coté, Shashi espérait de tout son cœur que quelqu'un, oui quelqu'un par pitié, arrête l'albinos avant qu'il ne sorte du Heart. Parce qu'à la seconde où il sortirait, il se barrerait en courant, pas de doute là-dessus.

Et le cap'tain voulait l'albinos dans ses rangs et si celui-ci se faisait la malle, ça allait poser problème au niveau du recrutement. Il soupira intérieurement. Il allait vraiment devoir se battre. Et lui, bien qu'il soit dans l'équipage de Trafalgar Law – rookie en date - et par extension pirate – oui, car il considérait que sa fonction de hors-la-loi était venu après son statut de membre de cet équipage étrange -, il n'appréciait pas la bagarre.

La bagarre, c'est pas bien pensa t-il en hochant distraitement la tête. La mécanique et les chaudières c'est bien.

Et les filles aussi. Même si elles donnaient des gifles à faire trembler les fondations de la Red Line.

Les filles et lui... conflictuel. Très.

Ces créatures étranges étaient aux antipodes de tout ce qu'il connaissait. Les robots, les mécanismes et tout cela obéissaient tous à une seule et même logique. Tant que c'était bien huilé et tout…, ça fonctionnait comme sur des roulettes.

Ce n'était pas bizarre. Ce n'était pas hystérique. Ça ne vous regardait pas comme si vous n'étiez qu'un immonde déchet sur le sol.

Mais malheureusement, jamais un automate, malgré toute la beauté et la magnificence que lui inspirait les rutilantes machineries du Heart, jamais les courbes d'acier n'égaleraient celles d'une femme. C'était étrange mais ainsi. Sa passion première serait toujours sa mécanique, mais pour une femme... Non ! Sûrement pas.

Et puis, c'était pareil pour tout les membres de l'équipage.

Leur âme à Davy Jones plutôt que d'abandonner le cap'tain ! Nom de Roger, jamais il ne laisserait le cap'tain au profit d'une dame. Et quand bien même, il draguerait sans vergogne toutes les donzelles de la création, il reviendrait. Toujours.

Car c'était son cap'tain.

Il en était persuadé, ça le tuerait qu'ils partent. Sans aucun doute possible. Il ne supporterait pas une autre perte. Il en avait trop subit depuis sa plus petite enfance pour pouvoir en supporter d'avantage.

Après tout son cap'tain était comme ça.

Du genre à vous laisser seul pendant des jours sur une île inconnue juste pour aller péter la gueule à celui qui vous importunait, si celui-ci est plus fort que vous. Du genre à exploser la face à celui qui le traiterai de " Sale Rouquin de Merde " et de faire un bain de sang juste pour vous venger. Prêt à faire des carnages juste pour l'équipage. De se mettre le gouvernement mondial à dos pour les doux yeux de Bepo.

D'ailleurs il ne fallait pas croire, mais ça avait commencé comme ça. Normalement, l'équipage – de quatre personnes pour l'instant – s'était fait connaître quelques mois auparavant parce que " Trafalgar Law, le nouveau rookie en date, " avait fait mumuse avec les entrailles d'un haut gradé et qu'il s'était amusé à les suspendre un peu partout dans la ville. Pour dire, ça avait fait un carton.

Beaucoup de bruit et beaucoup d'encre. Les journalistes avaient gagné leurs pains pour des mois et les psychologues s'étaient amusés à faire son portrait mental. Eux aussi, en avaient fait des choux gras.

Le pire avait été sans doute lorsqu'on s'était rendu compte que le Marine qui avaient été démembré, était encore vivant.

Et tout ça pourquoi ? Parce que ce pauvre type avait eut l'audace de dire que Bepo n'était qu'une peluche.

Résultat : une prime absolument démesurée.

Et un cap'tain furieux. Mais il avait avancé ces plans rien que pour son second, sans aucune hésitation, juste parce qu'un marine insignifiant avait insulté l'un des leurs.

...

M'enfin, faire l'éloge de son cap'tain n'allait pas l'aider à s'extirper de cette situation. Mais bon, franchement, ça faisait au moins la troisième fois qu'il repassait devant la même porte, et que l'autre ne s'en apercevait pas, trop pris dans son introspection personnelle pour s'en rendre compte.

Il ricana doucement et il sentit Pen' se tendre.

Parfait.

Et puis de toute façon, ce grand dadais aux yeux rouges ne pouvait pas vraiment s'y attendre. Oui il avait vu son regard critique devant son air gamin et ses yeux bleus comme un ciel d'avril… Shiahaha*, il le croyait naïf… il ne s'était pas vu alors.

Se faire avoir autant de fois par le cap'tain en même temps.

Il sourit machiavéliquement et soudainement se retourna d'un seul, d'un coup de coude envoyant valser la petite arme de cet albinos arrogant. Il lui balança sans autre forme de procès, un coup de poing dans l'abdomen. En plein dans ses blessures.

Penguin se sentit partir.

Et il partit. Encore, bordel !

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Il rêvait tranquillement d'une divine créature aux longs cheveux blonds se penchant pour ravir ses lèvres d'un baiser langoureux. Il ne voyait ni son visage, ni son corps – sa crinière tourbillonnait autours d'elle - juste ses grandes mains qui lui tenait les joues et qui faisaient basculer sa tête vers l'arrière. Elle devait d'ailleurs être plus grande que lui car elle lui alignait presque à la verticale sa tête. Ses longs doigts se mêlaient à ses mèches blanches. Il haletait.

Alors qu'il allait tendre les doigts pour tâter l'anatomie de la dame, une main le secoua. Il papillonna un instant des yeux, encore perdu dans ces lèvres de luxure.

Est-ce cette femme ?

Les yeux de Penguin s'ouvrirent d'un coup et projeta son poings vers l'avant. Il rata d'ailleurs son adversaire – et de loin.

Il voulut se relever, s'écrasa lamentablement sur le sol et se redressa sur ses jambes. Un coup de pied atterrit dans ses cotes suivit d'une pluie d'autres, et il manqua de dégobiller. Bordel...

Il ne comprenait pas. Pour une fois qu'il n'avait rien fait ? Il eut un réflexe vieux comme ses années à l'orphelinat ; se recroqueviller, attendre que l'orage passe, que ça s'arrête.

Pitié !

Il était un monstre, il méritait cette punition.

Puis, à cette même époque, une dent en moins et un sourire moqueur :

« Qu'est-ce qu'on avait dit Pen' par rapport aux zinconnus qu'on connaît pas – lozique ! - !? … On z'déffends, par Rozer ! »

Un sourire glissa sur ses lèvres. Oui...

Il se retourna d'un coup sur le dos, attrapa le pied vengeur – surprenant l'adversaire – et tira de toutes ses forces. Le poids l'écrasa mais il n'en eut cure et cogna le ventre souple de son opposant.

Il frappait sans voir, recevant souvent des coups en représailles, mais continuant.

Il gifla son opposant et à travers ces mèches blanches, il entraperçut les yeux verts de l'homme de la cuisine. La colère monta en lui, comme si l'autre l'avait trahi de la plus horrible façon possible.

Il était stupide. Son raisonnement était idiot.

Comme une vengeance, l'autre se redressa et d'un coup de genou dans la cage thoracique écrasa ses cotes. Il grimaça et griffa les bras découverts du fautif.

Comme une femme...il se battait comme une donzelle de quinze ans.

Il tenta de reprendre le dessus sur la situation mais le brun le maintenait entre ses deux genoux et lui infligeait des coups sans vergogne, visant ses blessures. Du sang commençait à couler des plaies. Il se débattait de toutes ses forces sans jamais s'extirper.

Soudain, sa main se perdit dans une masse de cheveux brune et épaisse. Un mince sourire fila contre ses lèvres et il tira d'un coup sec. L'autre voulut hurler mais Pen' fit la seule chose qui lui parut intelligent sur le coup.

Il plaqua sa bouche contre celle de son adversaire.

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Il y eut un instant de flottement. Puis comme une bulle qui éclate, il reprit conscience de la réalité et se retira hébété, des lèvres entrouvertes de l'autre. Puis...

« Euuuh... »

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Wakame était bouche bé. Plus un muscle de son corps ne se semblait vouloir bouger à part sa cage thoracique agitée de mouvements saccadés et impromptus.

Il toucha du bout des doigts ses lèvres.

C'était quoi ça… ? Cette putain de sensation qui engourdissait ses membres ? Et bordel que…. Ses yeux accrochèrent les orbes éberluées de l'albinos. Il n'avait pas réfléchi, ça se voyait comme le nez au milieu de la fami- hum.. figure.

Il n'avait jamais embrassé d'homme auparavant. Évidemment le cap'tain l'avait déjà chauffé lorsqu'il était en manque – dans la cuisine alors qu'il tentait de préparer à manger, lors que son cap'tain léchait tranquillement ses doigts recouvert d'une sauce quelconque d'une manière parfaitement indécente - … et lui, répondant à ses avances par des petites … gâteries, dirons nous.

Après tout, ils étaient pirates et ils passaient de très longues périodes sans ne voir l'ombre d'une crinière dorée ou d'un sein rebondi. C'était la triste réalité de leur condition.

Il espérait juste que son cap'tain trouverait quelqu'un. Rapidement. Et un homme

Mais jamais de sa vie, il n'aurait pensé que le premier baiser que lui offrirait un garçon serait de cet ordre là. Ça avait été étrange. Sans nul doute. Agréable évidemment, car s'il ne se considérait comme bi, il reconnaissait aisément de s'être déjà intéressait au fessier de ses congénères masculin.

Bon assurément. Mais de cet homme là ? Qui lui était inconnu. Qui semblait ne même comprendre ce qu'il venait de se passer.

Soudain la raison pour laquelle il était venu le frapper comme un malade lui revint à la tête.

« Immonde rat d'égout ! Pourriture ! T'en prendre à plus faible que toi ! T'as pas honte !? »

La tête du jeune homme valait toutes les primes du mondes. Mais il continua à l'incendier sans s'arrêter. Non, ce qu'il venait faire à Shashi était impardonnable. Menacer l'innocence même !

Shashi… son p'tit Shashi tout passionné de mécanique et tout, tellement innocent, incapable de pensées impures, n'ayant jamais ne serait-ce qu'une seconde posé la main sur une femme, Shashi qu'il fallait protéger à tout prix !

Bon évidement, avec sa maladresse, quand il – tout timide – allait voir les dames, ce n'était que pour leur demander si elles s'y connaissaient aussi en rouages et autres trucs… rien d'autre! Et la fois où il avait regardé dans le décolleté d'une donzelle, pur hasard !

Nan il était trop fragile ! La réalité était trop violente pour son cœur d'enfant, il en était persuadé ! D'ailleurs il ne comprenait pas pourquoi son cap'tain ne prenait pas son partis. Il fallait le protéger ! Alors le laisser sortir ainsi… quelle imprudence !

Pourquoi avait il fallut que ce soit lui qui emmène ce détraqué visiter le sous-marin ? Voilà pourquoi il ne fallait pas le laisser seul !

Et si il avait pu l'assommer… pure coïncidence. Rien d'autre. L'albinos était en position de faiblesse après tout.

Ses récriminations continuaient, comme une pluie d'épist-hum… d'épines sur la carapace du blanc.

Mais c'était à peine s'il l'entendait. Pen' était perdu.

C'était quoi ça… ? Pourquoi ?! Bordel ! Qu'avait-il fais !?

Ça vrombit dans son ventre.

Il était un monstre.

Un monstre.

Rien qu'un vulgaire monstre !

Un monstre qui regardait les hommes !

La voix avait raison.

Un montre qui touchait les hommes !

Il ne méritait pas de vivre…

Un monstre qui aimait les hommes !

...

Puis comme un murmure venant d'ailleurs :

« Et si ce n'était pas si grave… ? »

Il murmura …

« Quoi ?

- Oui – comme un chuchotement dans sa tête – si ce n'était pas une tare, si tu aimais qui tu le souhaitais ?

- Mais…, c'est mal ! C'est mauvais ! C'est horrible ! C'est monstrueux ! »

Plus rien. Pendant quelque secondes…puis :

« Seulement si toi tu le souhaites, mais tu sais...nous le savons tout deux en vérité, tu as toujours préféré les garçons…

- Non, non, non, tu mens ! »

La voix se fit moqueuse :

- Tu penses vraiment que je te mentirais ? … Pen' tu n'es pas un monstre, tu es mon ami. Et en tant que tel, tu restes et resteras à jamais un garçon qui passe sa vie à rêver. Alors écoute moi bien. Si tu te crois vraiment horrible, pour te faire pardonner il n'y a qu'un seul moyen : entre dans cet équipage. »

Comme un fantôme aux longs cheveux noirs.

Ensuite plus rien.

« San...que veux tu dire ?… San ? San !? »

« SAAAN ! »

Il haletait. Il ne s'en était pas rendu compte mais il s'était levé. Ses mains étaient en sang, ses paumes déchiquetées. Des larmes tombaient cascades de perles salées sur ses joues blanches.

Tremblant, le souffle court, la sueur perlant sur son front.

« T'es schizo' … putain… Le cap'tain veut engager un taré...Les mecs comme toi, ça n'devrait pas exister ! J'suis sûr que c'est pour ça que t'es tout seul ! Parce que tu t'en prends à plus faible que toi ! »

Les yeux de Penguin qui jusqu'à là avaient une teinte rosée, se colorèrent de sang.

« Qu'est-ce que tu viens de dire ? »

Il se releva lentement et Wakame sentit que quelque chose n'allait pas. Quelque chose qui clochait. Ce qui aurait dût être une évidence pure, n'était plus. Ou peu être tout simplement n'avait jamais été.

L'autre ne semblait plus souffrir de leur bagarre de tout à l'heure. C'était à peine si un souffle s'extirpait de son corps.

Une main agrippa à sa combinaison et le souleva par du col comme s'il ne pesait rien. Et ça alors qu'il était plus grand que l'albinos, ses pieds ne touchaient plus le sol.

Le premier coup vint, lui coupant le souffle, puis de dizaines d'autres. Il se débattit en cognant le vide de ses pieds, frappant parfois – par chance - le corps encore abîmé de cet homme.

Mais cette fois, même si la folie était là, monstrueuse et affamée, grossissante dans son ventre, il la retint. Une bride. Non il ne voulait pas. Tout les êtres humains n'étaient pas des insectes. Ce roux.

Il devrait le détester. Mais non. Il n'y arrivait pas. Et, dans sa tête les voix qui se mêlaient. Son fantôme aux longs cheveux noirs, sa cruelle Voix dans son ventre et aussi le monstre à ses cotés.

Tue le ! Tue le ! Tue le !

Elle le scande, elle le hurle dans son ventre. Mais c'est étrange, ça ne vient pas de lui. Mais d'ailleurs. C'est d'ailleurs la première fois que cette chose parle. D'habitude, elle semblait être en lui, être lui. Et là, pour la première fois depuis des années, ce n'était plus lui. Une aberration certes mais pas lui.

Tu es un monstre. Tu es fais pour tuer !

Elle le murmurait, insidieuse, comme un serpent se coulant contre ses doigts, les animant comme des pantins de sa terrible machinerie. Mais elle ne ressemblait plus à sa San, sa douce amie aux cheveux noirs, à la voix douce, moqueuse, amusée, aux yeux plus doux et plus beau que ce monde où s'amassait des horreurs, déchetterie à ciel ouvert.

Elle riait, elle riait, elle riait, San. Elle chantait des absurdités, elle croyait en la vie, San. Mais elle n'était pas comme ça, San.

Mais il ne savait plus.

Tu n'es pas un monstre, Pen'. Pas à mes yeux. Promets le moi. Tu ne le tueras pas. Parce que je crois en toi.

Il regarda à travers ses mèches neigeuses. Il regarda ce brun aux yeux luisant de larmes de douleurs.

Ce brun qui l'avait attaqué.

« Je te le promets, San. »

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Wakame ne comprenait plus, ne savait plus. Mais il avait peur.

Une main remonta contre sa joue et, une voix – presque dans le lointain – murmurait :

« Écoute moi bien, sale merdeux brun. Je vais t'le dire qu'une seule et unique fois. Parce qu'elle me la demandé, je ne te tuerais pas. Je ne pourrais pas tenir ma promesse envers elle par contre. Intègre, ça va aller vite... » la main crocheta sa mâchoire et les doigts impitoyables appuyèrent davantage. « En revanche, je veux me barrer de cet asile de fous furieux. Maintenant. Et donc je te laisse dix minutes maximum pour m'indiquer la sortie. Une fois ce délais écoulé, ou je suis dehors sans personne aux trousses, soit – la pression se fit plus forte encore – je t'arrache les jarrets. Est-ce clair ? »

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La porte se découvrit à la vue de Penguin. Les mains tremblantes de Wakame s'échinèrent un instant sur le code et celle-ci s'ouvrit à demi dans un grincement.

Penguin le repoussa sur le coté, lâcha la combi, envoya un coup de pied à faire tomber un arbre dans la porte et se précipita vers la plate forme du Heart. L'air frais fouettait ses cheveux blancs et le sel emplit ses narines de cette fragrance piquante mais si appréciable. Une sorte de ravissement enfantin monta en lui.

Ses yeux rouges virèrent à une teinte rosé s'emplissant de larmes de joie pure et il s'approcha à toute vitesse de la rambarde. Il sauta sur celle-ci et courut au dessus du vide. Il vacilla un moment, ses capacités n'étant pas encore aux maximum mais un sourire délirant prit tout de même sa place sur les lèvres. Oh que ça faisait du bien.

Le vent soufflait à plein poumons, les vagues étaient hautes et arrivaient à faire vaciller le Heart.

La mer était magnifique. Il rit alors qu'il effectuait des pirouettes sur la mince surface de bois, jouant des mains et des pieds avec une dextérité de gymnaste de haut niveau. Oh que c'était bon.

Il se foutait de tout. Il se foutait du brun blessé qui devait le regarder avec des tonneaux à la place des yeux, il se foutait d'être sur le pont-supérieur du submersible de cet enfoiré de Trafalgar Law, et même de tomber parce qu'il ne tomberait pas, parce ce qu'il ressentait à cet instant précis, c'était la liberté, une liberté sans nom.

Il sautait et tourbillonnait sur lui même, dans d'insolentes acrobaties, se moquant et même appréciant la perdition qui s'emparait de tout son être.

Au bout que quelques minutes de son manège joyeux, il s'assit, les pieds au dessus du vide, balança les jambes doucement, les yeux perdus dans un horizon lointain et un quelque peu indéfini.

Des jours qu'il était enfermé et l'impression d'oppression s'estompait enfin. Il inspira l'air avec avidité et exhala avec bonheur. Ça piquait un peu mais c'était l'odeur de la mer. L'odeur que portait les alizés. Des joies enfantines, des bonheurs à deux, des félicités de jeunesse.

Il la vit un instant à ses cotés, ses jambes se balançant, elles aussi.

Un chapeau de capitaine placé sur un foulard rouge attaché autours de son crâne. Ses longs cheveux parsemés de tresses, noirs comme la nuit, ondulant comme des serpents, s'échappaient du tissu. Une veste élégante, des bottes montantes, une paires de mitaines et ce collier doré qu'elle avait toujours porté.

Ouais, ç'aurait bien été son style. Les yeux d'un rouge merveilleux, perdus dans un brumeux vague et un sourire rêveur aux lèvres.

Et cette seconde, il redevint cet enfant aux yeux turquoises avec cette écharpe rouge un peu vieille et très abîmée. Avec ses rêves hors-la-loi. Avec sa joie d'autrefois.

Elle, qui voulait devenir pirate, parce que c'est la liberté, Pen' !, et lui juste à ses ordres.

Il sourit d'avantage. Ouais ça aurait été ça.

Leur rêve de jeunesse matérialisé. Un bateau pirate fendant les flots et crevant l'horizon.

Cette mer si douce les aurait portés vers ce monde flou et embelli par l'imagination.

Un bien fou après cet enfermement de malheur. Il allait pouvoir rentrer dans la chambre d'hôtel qu'il avait loué pour les prochains jours, récupérer ses cartes, ses quelques affaires - son fatras d'avis de recherches et ses quelques vêtements - et prendre le premier bateau pour la prochaine île.

Son sourire se fana soudainement. Ses affaires. Ses armes. Il tourna la tête vers l'entrée du sous-marin – apercevant Wakame qui le fixait étrangement - et sa nuque émettant un craquement pas vraiment rassurant.

Noon ! Il le sentait mal, très mal … mauvaise idée. S'il entrait là dedans, il avait l'intuition bizarre qu'il y resterait. Donc, non non et non !

Il fallait qu'il s'en aille. A tout prix. Ou presque.

Il prit une grande inspiration, se releva sur son perchoir et trottina vers la bite d'amarrage à laquelle était accrochée un des cordages du sous-marin. D'un bond, il fut sur le port et un sprint plus tard, il disparut de la vision de Wakame.

Lui n'avait pas bougé depuis que l'albinos l'avait repoussé. Figé par la vision que lui avait offert cet homme.

Il l'avait vu, un sourire plus long que le Puffing Tom s'étalant d'un coin à l'autre de ses oreilles en une expression absolument ravie.

Il ne savait pas vraiment quoi en penser à présent. Il l'avait vu, ivre d'un bonheur inconnu. Un peu comme Bepo lorsqu'il pouvait enfin sortir, il respirait.

Le brun eut un sourire doux. La main de Shashi avait agrippée son bras. Alors qu'il allait se barrer en courant prévenir le cap'taine afin déviter que cet enfoiré de première s'échappe.

Après tout, pour ça, Shashi avait toujours raison.

Il savait ce qu'il fallait faire pour que le cap'tain ait ce garçon aux yeux rouges dans son équipage.

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Penguin courrait sans s'arrêter. Environ un quart d'heure qu'il traversé la ville et un quart d'heure qu'il manquait de se ramasser lamentablement à chaque intersection sur sa route. Il soufflait comme un bœuf – ses blessures n'étant pas toujours pas guéries - et avec tout les chocs qu'il se prenait, ce n'était pas vraiment étonnant.

Il sentait les regards inquisiteurs de tout coté, posés sur lui qui courrait comme un malade. La seule chose à laquelle il faisait attention dans sa course folle s'était à ne pas se heurter à des demoiselles.

Il vira brusquement sur sa gauche, aperçevant enfin le bâtiment.

Une grande battisse avec un toit de tôle, percée d'une multitude de cheminées noires. La façade grise étaient parcourue de fissures , une sorte de toile d'araignée en béton.

L'hôtel Or-Argent-Pureté – portant d'ailleurs très mal son nom - n'était pas vraiment l'endroit le plus sûr de cette ville de timbrés mais bien le seul endroit, où les chambres étaient propres. Il grimaça. Et encore… il avait été soulagé de ne pas trouver de cadavre sous les draps en entrant la première fois dans la salle à coucher.

Il se dirigea vers l'entrée, poussa le battant et entra. L'endroit n'avait même pas la décence d'avoir un salon pour faire patienter ses clients. Il grimaça à nouveau. Roger, qu'il détestait ce bâtiment.

Juste un comptoir où une dame grosse et grasse regardait avec antipathie le nouvel arrivant comme si celui-ci était le dernier des déchets. D'ailleurs, c'était à peine si elle n'était pas à deux doigts de décrocher l'escargophone pour appeler les Marines.

Il soupira.

C'est sûr que ses habits en entrant la première fois étaient plus…. Digne, pourrait on dire. Il portait encore les vêtements que lui avait prêté Shashi et le contraste devait être saisissant.

Il regrettait un peu sa veste en jean. C'était un peu bête mais le fait qu'il avait dût remuer ciel et terre pour en trouver une à sa taille lui donnait une certaine importance.

Mais ce n'était pas important. Plus rien n'était important.

Il se dirigea jusqu'à la damoiselle et s'appuyant un peu sur le comptoir, dit :

« Dame – elle haussa le sourcil droit jusqu'au plafond -, je suis le client de la chambre 56 – oui il y avait assez peu de logements - et j'aimerai, si cela vous convient, récupérer ma clef. »

La femme eut alors la tête que fait le poisson rouge lorsqu'on le sort de l'eau. Un rire amusé glissa contre les lèvres du jeune homme et retint un sourire. Les femmes avaient beau être les plus honorable créatures de cette terre, qu'est-ce qu'elles étaient étranges parfois. La preuve, San l'était tellement.

« S'il vous plaît, Dame, ajouta t-il. »

Il n'eut qu'à attendre quelques secondes de plus et la clef acier reposait dans la paume de sa main.

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Allongé sur son petit lit une place, Penguin fixait le plafond.

Il avait réunit le peu de possessions qu'il avait laissé à l'hôtel dans un coin. Il avait même changé de vêtement. Bizarrement, les seuls qu'il avait eu envie de mettre étaient un pantalon gris, un sweet jaune et une veste très clair. Sa seconde paire de bottes reposaient dans un coin de la pièce. Il avait récupéré les quelques armes dites de " rechanges " et elles l'attendaient rangées dans des étuis.

Il quitterait la ville au matin même. Sûr. Le premier navire marchant qui passerait.

Tout pour s'éloigner de cette ville.

Comme avant. Comme ce jour.

« Tais-toi. »

Sa voix résonna dans la pièce. Il tendit ses mains vers le ciel et regarda ses paumes abîmées.

Tout était prêt. Mais il était incapable de dormir.

Il fuyait à nouveau. C'était gamin. Puéril. Et terriblement lâche.

Un mensonge.

Même la voix s'était tue.

Mais…

Il avait peur. Toutes ces choses qu'il aurait fais en temps normal…

Être gentil, aimer…

« Choisis, Pen' »

Le sommeil l'emporta dans ses bras de brume.

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La porte éclata. Véritablement. Comme si on l'avait cisaillée en plein de morceaux différents et qu'on avait donné un grand coup. Même résultat.

Des éclats de bois volèrent en tous sens , l'un d'eux éraflant méchamment l'arcade sourcilière du jeune homme. Une grimace étira ses joues blanches lorsqu'il sentit qu'un peu de sang s'écoulait vers son œil. Et merde.

Ce n'était pas possible ; qu'est-ce qui se passait encore, bordel !

Il se redressa péniblement sur son lit, les ailes de Morphé refusant de le lâcher. Qu'est-ce que c'était que cette merde ?

Une peur soudaine lui saisit les tripes. Et si c'était…. ! Non pas lui ! Non ! Il venait juste de s'enfuir. Pas maintenant !

Pourtant, l'ombre de Trafalgar Law se dessinait déjà sur le sol.

« Tu pensais pouvoir m'échapper, Penguin-ya, fit la voix traînante du Chirurgien De la Mort. »

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* Oui, pour ceux qui ont des doutes, ceci est un rire….

Putain, autant vous dire que j'ai eut du mal l'écrire ce ******* de chapitre 10. Imaginez : l'épilogue est écrit ! ( Pas corrigé... mais là n'est pas le sujet. ) Les gars… et les filles, vous voyez, je bosse * écroulé sous le travail scolaire * mais j'écris ! Dès que j'ai un moment j'écris. Et ça c'est pour vous, les gens … et pour un peu moi aussi.

( Juste un truc… navré pour l'Oc…. )

Donc après mon coup de gueule – provoqué par le fait qu'une certaine auteur n'a toujours pas sortie son dernier chapitre…. -, REVIEUWS !

Sam-Elias:

Merci pour cette gentille revieuw…. snif snif. Lol… si tu le dis ^^.

Et pour les surprises…., j'en ai encore quelques unes dans mon chapeau ( des délires et quelques trucs marrants .. je suppose )

Merci… encore!

Miyakko :

Je ne sais absolument ce que tu penser en lisant mais… bon voilà ^^ ( briseuse de rêves ).

Raté par contre, Shashi se débrouille assez bien tout seul ...^^

Merci beaucoup pour toute ces choses gentilles^^

Little Pingoo ( c'est bien écrit cette fois bordel ! ) :

T'es cousine de mon Perso… wahhh ! Ze veux un autographe ! Pitié ! ( t'as réussit à consoler un auteur ).

De l'amitié…peu être. Shashi … s'en fout. Tant que Law a ce qu'il veut et qu'il peut êytre tranquille, tout baigne ( océan, sous-marin, jokes…. ).

J'aime faire chier… mais surtout garder un certain suspens. En fait, théoriquement il ne reste que deux ou trois chapitres ( non je ne m'appelle pas Harlem et je ne m'amuse pas à écrire tout les chapitres en avance et à les poster tout les vendredi ). Plus l'épilogue.

Merci beaucoup pour ton soutien.

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Bises de Traff's.