Devinez qui est de retouuur ?

Bon en fait, si vous jetez un oeil à mon profil, vous vous rendrez compte que j'étais jamais vraiment partie (ben oui, en même temps c'est les vacances et je suis désoeuvrée, alors j'écris des conneries). Jean-Louis, par contre, il s'est fait la malle au paradis des ordis.

Que je vous explique un peu pourquoi ce chapitre a mis plus d'un mois à arriver : une belle nuit, mon verre de Coca s'est renversé sur Jean-Louis, mon ordi. Ce qu'il n'a pas aimé, s'éteignant et refusant de se rallumer. Je l'ai laissé sécher trois jours (le temps d'aller à l'avant-première à Bercy du dernier Harry Potter - la truffe qui a crié "CONNARD" à Draco quand il rejoint Voldy, c'était moi XD) et en revenant, oh miracle, Jean-Louis s'allume ! Mais le clavier et le pad ne fonctionnaient plus du tout T_T Donc je vais à la Fnac acheter un nouveau laptop (que j'ai baptisé Harry), ce qui fait que j'ai pu continuer à écrire. Mais pas Le Secret de Louis, et vous savez pourquoi ? Parce qu'il y avait deux chapitres de prêts dans Jean-Louis, et que je ne voulais pas recommencer avant d'avoir fait extraire mon disque dur because je suis une feignasse. Et là, éclair de génie : si j'achète une souris, pas besoin du pad pour transférer un dossier de Jean-Louis à mon iPod, puis de mon iPod à Harry.

Et paf ! Ca fait des Chocapics, une note de trois kilomètres de long et, surtout, une suite à cette histoire !


L'après-midi et le jour après la conversation qu'il avait surprise, Louis évita Vera comme la peste. D'abord parce qu'il ne savait pas comment se comporter avec elle maintenant qu'elle avait mis quelqu'un d'autre dans la confidence mais qu'elle ne voulait pas qu'il le sache, et ensuite parce qu'éviter Vera revenait à éviter Scorpius puisque celui-ci semblait mettre un point d'orgue à ne pas lâcher les pieds de sa meilleure amie. Louis imaginait que la raison derrière tout cela, c'était qu'il ne voulait plus être mis à l'écart de quoi que ce soit. Quoi qu'il en soit, il était hors de question qu'il croise la route de Scorpius Malfoy.

Parce qu'ils avaient partagé sept ans de cours, et que Louis savait comment se comportait le jeune homme quand il était confronté à un problème ou à une question difficile : il s'acharnait à trouver la réponse et n'arrêtait de chercher que quand il avait obtenu un résultat. Et Louis n'avait pas très envie que Scorpius Malfoy se mette à analyser le moindre de ses faits et gestes, maintenant qu'il savait qu'il avait un secret.

Soupirant alors qu'il remontait dans la tour de Serdaigle après une journée de cours et de cache-cache avec Vera, Louis se dit que la vie était décidemment bien trop compliquée à Poudlard et qu'il avait hâte d'en avoir fini. Et cela tombait d'ailleurs plutôt bien : il restait désormais trois semaines avant le début des ASPIC, qui en dureraient deux et au terme desquelles serait donné le bal de Carlsson. Et après cela, Louis partirait faire des études de Médicomage en France pendant trois ans, et cela serait aussi bien.

— Louis !

Louis se retourna vers la personne qui venait de l'appeler derrière lui. C'était son camarade Tim qui accéléra la cadence jusqu'à se retrouver à sa hauteur.

— Tu as oublié ça dans la Grande Salle, dit Tim en lui tendant le roman que Louis avait été occupé à lire entre deux bouchées de purée et de saucisses de Strasbourg.

— Merci, répondit Louis en rangeant le livre dans son sac.

— Pas de quoi, fit Tim en haussant les épaules (« les mauvaises habitudes ont définitivement la vie dure », pensa Louis en se retenant de soupirer).

Ils retournèrent ensemble à leur salle commune, et à peine y avaient-ils mis un pied que quelqu'un que Louis aurait préféré oublier lui tomba dessus :

— Louis !

Louis grogna tandis que Rose se précipitait vers Tim et lui. Tim s'excusa rapidement, les joues rouges et la voix troublée, avant de monter rapidement dans leur dortoir, mais Rose n'y prêta aucune attention.

— Vera te cherchait.

Louis ne put s'empêcher de ricaner.

— Parce que tu parles à Vera, toi, maintenant ?

— Pas le choix, répliqua Rose. Je vais me trimballer son meilleur ami au bal et mon cousin sort avec elle. D'ailleurs elle se demandait si c'était toujours le cas.

— Hein ?

Rose leva les yeux au ciel.

— Elle t'a vu faire exprès de faire un détour de trois kilomètres de long en sortant de la bibliothèque pour l'éviter, expliqua-t-elle.

— Je ne l'évite pas, se défendit mollement Louis.

Mais franchement, qui croyait-il pouvoir convaincre ?

— Ecoute, si tu veux la quitter, dis-lui, mais ne la mène pas par le bout du nez.

— Ca te va bien de me donner des conseils amoureux, toi qui n'a jamais eu rien d'autre qu'un faux petit ami.

« Euh, à ta place je ferais profil bas sur la question » objecta une petite voix à l'arrière de la tête de Louis et qui ressemblait beaucoup à celle de Vera, mais il la fit taire aussitôt.

— Va te faire foutre, Louis. Je suis juste là pour rendre service, et je me demande bien pourquoi, je ne suis pas un hibou.

Et avec ça, elle se précipita vers son dortoir, le visage rouge et les poings serrés, laissant seul Louis qui remonta alors dans le sien. Il y trouva Tim déjà au lit et Kevin et Mark occupés à réviser pour leurs ASPIC. Après une longue douche, Louis se mit rapidement au lit lui aussi, malgré la quantité astronomique d'essais à rédiger pour les prochains jours mais vraiment, éviter quelqu'un demandait plus d'énergie qu'il ne l'aurait cru, et il recommençait le lendemain : mieux valait qu'il soit en forme.


Malheureusement, une chose qu'il avait eu l'occasion de découvrir en fréquentant Vera régulièrement se vérifia une nouvelle fois : elle était rusée. C'est ainsi qu'il la trouva le lendemain juste devant la salle commune de Serdaigle. Louis retint un soupir. Elle n'avait pas été répartie à Serpentard pour rien.

— Salut Louis.

Louis répondit quelque chose qui hésitait entre un grognement et un couinement et Vera éclata de rire.

— Wouah, quelqu'un n'est pas du matin !

Son expression redevint sérieuse et elle ajouta :

— Ou alors, quelqu'un n'avait juste pas envie de me voir.

— Mais non… commença Louis.

— Oh, arrête, tu m'as évitée toute la journée hier. Qu'est-ce que j'ai fait ?

— Mais rien…

C'était d'ailleurs précisément le cas : Vera n'avait rien dit à Louis concernant Scorpius.

— Louis…

— Rien, tu m'as rien fait, d'accord ? C'est juste que je suis stressé en ce moment, mais ça va, d'accord ? Alors laisse-moi tranquille, s'il te plait.

Louis se mit en route vers la Grande Salle et ne se retourna pas quand Vera l'appela, pas plus qu'il ne s'arrêta quand elle se mit en route derrière lui. Ce ne fut que lorsqu'ils furent à une dizaine de mètres de la Grande Salle que Vera plaqua Louis au mur.

— AIE ! s'exclama Louis. T'en as pas marre de me maltraiter physiquement ?

— Et toi t'en as pas marre d'être con ? Qu'est-ce que je t'ai fait, hein ?

Louis sentit ses joues virer au rouge quand il explosa :

— Oh, je sais pas, c'est peut-être le fait que tu me caches le fait que quelqu'un sait qu'on est un faux couple ?

Vera lâcha aussitôt Louis.

— Comment tu le sais ?

— J'étais là, lundi, quand tu as parlé avec Scorpius.

— Et bien évidemment tu as écouté notre conversation privée !

— Hey, je te ferai remarquer qu'il s'agissait de moi ! Et puis tes conversations privées, si tu veux qu'elles le restent, tiens les ailleurs que dans les couloirs ! s'énerva Louis.

Vera soupira lourdement.

— On va faire comme si tu n'avais pas dit ça, d'accord ?

— Non ! Tu es agaçante, tu ne te rends pas compte ou quoi ? Comment tu peux vouloir me cacher quelque chose d'aussi énorme ?

— Je ne voulais pas que tu sois mal à l'aise, c'est tout !

— Ah bravo, c'est réussi !

Vera leva les yeux au ciel.

— Ecoute, j'ai été nulle, et je m'excuse, ça te va ?

Louis soupira à son tour.

— Ca a l'air d'une sincérité déconcertante.

— Non, vraiment. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, et tout ce que j'ai réussi à faire, c'est t'embarrasser comme pas permis.

Louis voulait être encore fâché contre Vera, vraiment, mais quand il vit qu'elle semblait sincèrement désolée, il ne put se résoudre à la bouder plus longtemps.

— Ecoute, n'en parlons plus.

Vera eut un sourire hésitant mais reconnaissant et ajouta :

— Tu prends ton petit-déjeuner avec moi à la table de Serpentard ?

Louis hésita un instant, mais il n'y avait pas vraiment de raison valable pour refuser. Il acquiesça donc et suivit Vera à la table de sa maison. Ils commencèrent à déjeuner en silence, assis l'un en face de l'autre, mais Louis aurait dû se douter que comme toujours depuis quelques temps, rien ne pouvait jamais se passer correctement et sans aucun problème pour lui. Ainsi, alors que cela faisait à peine cinq minutes que Vera et lui s'étaient installés, Scorpius Malfoy et, plus étonnant, Rose les rejoignirent.

— Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Louis à sa cousine qui s'asseyait à côté de lui.

— Je pourrais te poser la même question, fit remarquer Rose en levant une fois de plus les yeux au ciel.

— On s'est croisés devant la Grande Salle et on vous a vus tous les deux, alors on s'est dit qu'on allait venir tenir la chandelle, répondit Scorpius.

Louis dut cacher son étonnement devant ce Scorpius qui parlait et ne se cachait pas derrière Vera. Pour donner l'impression qu'il n'en avait rien à faire, il répliqua :

— Pas besoin de les tenir, elles flottent toutes seules.

Vera éclata de rire, si bien qu'elle lâcha la tasse de chocolat chaud qu'elle tenait. Le liquide se renversa partout sur la table, jusqu'à couler sur les genoux de Rose qui se releva en hurlant, brûlée par la boisson.

— Punaise Zabini, tu le fais exprès !

— Oh, Merlin, je suis désolée Weasley ! s'exclama Vera en se levant à son tour.

De l'avis de Louis, c'était bien fait pour Rose, mais il n'avait pas envie de se prendre une gifle alors il ne dit rien.

— Aaaah, mais c'est pas possible, ça fait mal ce truc ! Je vais aux toilettes pour voir l'étendue des dégâts ! dit Rose en s'éloignant.

— Attends-moi s'il te plait, je vais venir avec toi ! ajouta précipitamment Vera.

Louis les regarda sortir rapidement de la Grande Salle et reprit le toast à moitié mangé qu'il tenait en main avant l'arrivée de Rose et Scorpius. Ce fut à ce moment-là qu'il se rendit compte qu'il était seul avec l'ami de Vera. Tentant de ne pas rougir, Louis s'appliqua à finir son toast comme si de rien était. Malheureusement, Scorpius Malfoy avait d'autres idées en tête.

— Alors, Weasley ?

Louis avala consciencieusement une bouchée de son toast avant de répondre :

— Alors quoi, Malfoy ?

— Je sais pas, tu n'as pas des trucs à me dire ?

— Des trucs à te dire ? répéta Louis avec une angoisse qu'il avait de la peine à masquer, les yeux fixés sur son bol de céréales.

— Oui, du genre comment tu es tombé amoureux de Vera.

Louis osa jeter un regard vers Scorpius : ses yeux gris étaient fixés sur lui, plissés comme s'il essayait de l'analyser en regardant à travers lui. Soudainement, Louis s'inquiéta : et s'il pratiquait la Légillimencie ? Mais il recula vite cette idée au fond de sa tête : personne de cet âge ne pouvait être assez puissant pour ça. Enfin, il l'espérait.

— Oh, je suis sûr qu'elle a dû te le raconter au moins dix fois, répliqua-t-il sans trop y croire, regardant à nouveau son bol.

— Etonnamment, non. Elle a été plutôt évasive sur le sujet.

— Et bien, chacun a le droit d'avoir son jardin secret, et Vera a dû décider que notre histoire en faisait partie.

— D'habitude, elle ne me cache jamais rien.

— Eh bien, il faut croire qu'il y a un début à tout, conclut Louis.

Louis avait beau ne regarder rien d'autre que ses céréales détrempées dans le lait, il pouvait quand même sentir les yeux de Scorpius qui tentaient de le transpercer.

— Tu te crois malin, hein Weasley ?

Il releva la tête, étonné par les propos de Scorpius.

— Tu fais comme si tu ne savais pas où je veux en venir. Tu crois que tu peux vraiment me tromper comme ça ?

— De quoi tu parles ?

— Je te préviens, Vera c'est ma meilleure amie et tu ne me la prendras pas, c'est clair ? On a grandi ensemble et jamais ce que tu vivras avec elle ne vaudra ce qu'on a vécu tous les deux.

Louis cligna rapidement des yeux. C'était ça, le problème de Scorpius Malfoy ?

— Tu es amoureux d'elle ? demanda-t-il avec stupeur.

Mince alors, s'il avait su… C'était un retournement de situation pour le moins étonnant. Mais le pauvre fou allait avoir le cœur brisé : Vera ne l'aimait pas, pas comme ça en tout cas. Louis se demanda furtivement si c'était pour ça que Devon avait quitté Vera, parce que Scorpius l'avait insulté ou menacé. Mais il n'eut pas vraiment le temps de plus s'interroger, parce que Scorpius renifla de manière dédaigneuse.

— De Vera ? Ca va pas, elle est comme ma sœur. Ca parait pourtant évident.

— Ah je t'assure que vu de là, pas du tout.

Scorpius ricana et ajouta :

— Tout ce que je veux te dire, c'est que je sais tout. Il y a des choses qu'elle n'est pas capable de me cacher. La seule zone d'ombre, c'est le pourquoi. Vera c'est pour faire enrager Pucey, mais toi ? On ne me fera pas croire que c'est par charité.

Louis déglutit avec difficulté quand Scorpius conclut avant de se lever et de quitter la Grande Salle :

— Tu as un secret Weasley. Et je te jure qu'avant la fin de l'année, je saurai ce que c'est.


Voilà, j'espère que la tournure des évènements vous plait. Le prochain chapitre arrivera vite, peut-être pas cette semaine parce que je pars quelques jours chez ma copine jukava (si vous aimez les voyages temporels et le couple Sirius/Hermione, allez lire sa fic Nos Jours Heureux, il parait que c'est une référence - moi perso je ne sais pas, je ne la lis pas, caser Hermione avec quiconque d'autre que Ron me donne toujours de l'urthicaire), mais en tout cas il arrivera bien plus vite que ce chapitre.

Bon allez, cette fois, promis, je m'en vais !