Hermione devait être comme une statue, car son corps et son faciès ne devaient pas trahir son angoisse. Ce qu'elle avait vécu il y a quelques mois avec ses amis d'antan, elle avait réussi à l'oublier pendant quelques jours durant sa seconde lune de miel avec Ron. Il avait fallu que son mari lui assure un milliard de fois que les enfants seraient en sécurité chez Harry et Ginny, que leur ennemie était à l'ombre, entre les murailles invincibles d'Azkaban, pendant de très longues années, il avait fallu que son mari fasse une grosse partie des bagages tout seul (alors que c'était elle qui avait toujours tout planifié) et il avait fallu qu'il la menace de divorce (sans être sérieux, hein) pour qu'elle consente enfin à partir. En y repensant, la ministre de la Magie laissait glisser la paume de sa main dans son cou, souriait en fermant les yeux, en se disant que jamais elle n'avait eut plus raison de céder qu'à cette occasion là.

Mais très vite, la réalité rattrapait Mrs Granger-Weasley. Pendant qu'elle oubliait et se renfermait dans le cocon harmonieux de sa vie intime, la Grande-Bretagne avait à nouveau dû subir de nouveaux attentats. Beaucoup plus d'attentat en seulement deux semaines que lors des six derniers mois. La raison, elle lui paraissait toute simple. La solution ?..

Depuis sa nomination il y a cinq ans, Hermione avait respecté ses engagements en étant nommée : le ministère de la Magie avait radicalement changé. Les murs auparavant noir et vert opale avaient été repeints en des couleurs plus vives (principalement du blanc… mais parfois quelques extravagances innocentes – Ron n'aurait quand même pas trafiqué les plans ?) et les murs entre les salles avaient été abattus, pour transformer le lieu en un large openspace. Quasiment personne n'avait de bureaux fixes et du coup les employés du ministère allaient et venaient d'un endroit à un autre.

La seule chose qui ressemblait à peu près à un bureau était l'endroit où Hermione travaillait. Sauf que les murs de la pièce étaient à présent translucide – se qui permettait de voir approximativement ce qu'il se passait de l'autre côté – et justifiait donc qu'Hermione ne puisse se relâcher. Elle avait peur, sentait la même pression qu'avant ces examens de fin d'année lorsqu'elle était enfant, mais ne pouvait absolument rien laissé transparaître. Elle était la proue du navire : si elle craquait il faudrait la remplacer avant que le vaisseau ne sombre.

Si le bureau du ministre n'avait pas non plus été abattu, c'était aussi parce qu'il était protégé de sortilèges magiques puissants, pour assurer la sécurité de la ministre… mais aussi celle des objets précieux que renfermaient cette salle.

L'une d'entre elle était la cheminée personnelle d'Hermione, qui lui permettait d'être connectée à absolument toutes…

- Madame la Ministre !

Cela venait du haut parleur qui était installé sur le coin droit de son bureau. Hermione attendait cet appel de sa secrétaire :

- Oui, Hirma ?

- Madame la Première Ministre accepte de vous recevoir en entretient.

Aussitôt, une flamme verte se déchaina à l'intérieur de la cheminée. Hermione prit une seconde pour nettoyer son bureau (qui était déjà impeccable) avant de se lever :

- Très bien, merci Hirma.

Elle allait quitter son bureau, mais en sentant l'anxiété monter à nouveau en elle, Mrs Granger perdit son regard sur le tiroir haut gauche de son bureau. Sans réfléchir, elle l'ouvrait et en ressortait une chose ridiculement hideuse : un jouet en plastique représentant un elfe de maison. C'était Ron qui lui avait offert cela. Pour se calmer, Hermione pressa le jouet et il se mit à faire un bruit, comme le ferait une girafe pour enfant. « Je suis sûr qu'il s'est étranglé de rire lorsqu'il me l'a acheté » se dit Hermione dans un moment où elle aussi souriait d'un plaisir puéril.

La Ministre respira un bon coup et retrouva son visage de marbre, plus sereine, elle remis l'objet qui faisait « pouet » et s'en alla vers la cheminée.

En arrivant, elle redécouvrit (l'adresse du bureau du ministre, et on rajoutera un chien ou un chat dans la scène) qui ressemblait beaucoup plus à l'idée de ce que l'on se faisait d'un bureau de chef d'Etat.

Madame la Première ministre l'attendait, essayant de rester totalement sereine et voulant même affiché un air dominateur, mais qui en fait devait être totalement déconcertée. Hermione ne lui avait rendu visite qu'une seule fois, le jour de sa nomination, en lui promettant selon la formule « Vous ne me reverrez probablement jamais, nous gérons les choses à notre façon. De notre côté ». Si l'on comptait la fois où elle avait rendu visite à l'ancien Premier ministre, le jour de sa propre nomination, c'était donc la troisième fois qu'Hermione pénétrait dans ce lieu.

- Bonjour, madame la Ministre.

- Bonjour, madame… la Ministre, répliqua la chef du gouvernement britannique avec une brève hésitation. Que me vaut votre visite ? Je dois malheureusement vous préciser que je suis…

- Débordée, la contra Hermione en s'asseyant sur le siège en face d'elle, parce que vous avez un pays à diriger, plusieurs crises à gérer… Oui, je regarde les informations, et je suis tout autant pressée par le temps que vous ou vos collègues.

La relation entre Premier ministre et ministre de la Magie était extrêmement ambigu : officiellement membre du gouvernement et donc devant supposément rendre des comptes à sa supérieure, Mrs Granger-Weasley n'avait jamais à s'acquitter de cette tâche… pour la bonne et simple raison que tout aussi officiellement elle n'existait pas. Elle, ni aucun membre de la communauté magique.

- Bon, fit la Première ministre qui essayait le plus possible de ne pas se montrer désagréable. Que me vaut votre… visite ?

- De mauvaises nouvelles, vous vous en doutez bien. Une situation qui nécessite une compétence autre que la mienne.

- Et en quoi pourrais-je être utile à votre monde de… de…

- Sorciers. Et bien il se passe quelque chose chez nous comme chez vous qui touche les citoyens britanniques. Tous les citoyens, répéta-t-elle en précisant bien sur la globalité de la chose, les divers attentats que nous subissons depuis des semaines.

Le regard de la Première ministre se fit soupçonneux :

- Vous avez une explication…Quelque chose… Vous voulez dire que tout ces attentats seraient liés à votre… groupe ?

- Il est aussi difficile que cela d'admettre que la magie existe ? s'exaspéra un instant Hermione. Bon, admit-elle, si, cela doit être très difficile pour vous de me parler en vous disant « Cette femme vit dans un monde de cinglés, avec des dragons et des licornes et elle vient me déranger pour des choses qui en plus – voudrait-elle me faire croire – serait sérieuse, alors que j'ai un pays entier à diriger ? » Madame la Ministre, des gens meurent chez vous, des gens meurent chez moi, alors oui ce que j'ai à vous dire est très important.

Quelque chose dans le regard d'Hermione sembla inciter la Première ministre à changer de posture. Elle était très (et constamment) fatiguée, mais elle regardait à présent Hermione avec tout le sérieux possible.

- Bon, fit Mrs Granger, je vais essayer d'être très concise : il y a vingt ans, un grand mage noir a semé la terreur dans notre pays. La grande vague de catastrophes de 1998, si vous vous en rappelez, c'était à cause de cela. Mais il n'opérait pas seul : ce mage noir avait des sbires qui travaillaient et exécutaient ses ordres, et semaient le chaos dans toute la Grande-Bretagne. Nous l'avons vaincu, définitivement, cette même année. Sauf qu'il y a quelques semaines, nous avons découvert que ce mage, Voldemort, avait eut une fille. De ce que l'on sait, elle est une abomination créé grâce à de la magie, mais ce qui est sûr, c'est que depuis quelques années, des serviteurs de Voldemort sont revenus et ont recommencés à commettre des attentats, persuadés qu'un nouveau Seigneur des ténèbres étaient sur le point d'émergés. Cette fille Delphini- maintenant que nous savons tous qu'elle existe, et qu'elle est extrêmement puissante, se pose en étendard, en messie pour la cause de ces gens. Aujourd'hui, Delphini est en prison mais cela n'empêche pas que les sbires de Voldemort sont à nouveau motivés.

- Donc si je résume, fit la première ministre sur un ton aigre, nos problèmes de terrorismes viennent de votre ingestion ?

Le regard d'Hermione se remplit de fureur :

- Je ne suis pas en train de vous expliquez que tous les tarés qui viennent s'exploser dans notre pays viennent de chez moi, je ne suis pas non plus venu pour me faire insulter. Sauf que lorsqu'un citoyen britannique vient poser une bombe quelque part, peu importe qu'il est utilisé des clous et de la poudre ou un sortilège, ce sont des individus des deux mondes qu'il menace ! Nos problèmes s'additionnent, vous comprenez ?

- Mais alors, que me conseillez-vous de faire ? Vous croyez, madame de la magie, que je ne travaille pas nuit et jour pour mettre en place des systèmes de sécurités afin de protéger nos concitoyens, tous nos concitoyens, rajouta-t-elle malicieusement.

- Vous ne sera pas de taille à arrêter des sbires de Voldemort, fit Hermione qui soudain semblait légèrement suppliante. Si nous voulons arrêter nos deux problèmes, il faut que nous nous coordonnions.

Je remercie tout ceux qui en sont arrivés à ce moment de l'histoire, de continuer / ou commencer à lire, je remercie first à m'avoir rajouté en favori ) et je remercie Amariline : pour te répondre Merci pour ta review. Au risque de déplaire (le Poudlard Express) je veux faire tout mon possible pour raconter une autre histoire que celle d'Harry Potter, qui ne soit pas juste « Alors il y a un nouvel ennemi, et puis on recommence » au contraire, je voudrais avancer. Et c'est très dur parce que j'avance énormément à l'instinct, sans savoir si ce que je fais est objectivement sympa ou non. Pour ce qui est de la magie, pour le moment elle a l'air juste « cool » mais je n'ai pas envie que ce soit juste un super-pouvoir. Cela va venir au fur et à mesure, mais j'ai vraiment envie d'énormément développer magie (en terme de pouvoirs, mais surtout en terme de thématiques – je n'en dis pas plus ! ) )