Leur dernier rêve
Fanfiction écrite par Andromeda Mavros
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Rating / Classement [+18]
Publié pour la première fois le 22 novembre 2011
Chapitre 10
L'abandon par une nuit d'été
Crédits : L'univers de The Vision Of Escaflowne est la propriété de Shoji Kawamori et du studio Sunrise, je ne fais que l'emprunter pour cette histoire.
Exception faite pour quelques personnages et lieux que j'ai créés pour l'occasion.
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Le lendemain, Hitomi s'extasia devant les festivités célébrant la fin des moissons. Entre les bâtiments, étaient déployées des banderoles multicolores, agrémentées d'épis de blé. Les habitants étaient assortis à l'ambiance joyeuse de part leurs vêtements aux couleurs vives.
Des chants résonnaient au rythme d'une musique enjouée à laquelle Hitomi trouva des accents des pays du Moyen-Orient.
Accompagnée de Merle et Meinmet, elle se promena dans la ville, admirant les étalages, goutant avec curiosité aux différents pains proposés…
Le vieux Prince, ravi de vivre à nouveau un tel moment, se montra intarissable en souvenirs divers et variés sur la tradition !
Revenue sur l'esplanade du palais, Hitomi prit part au grand banquet réunissant les hauts-dignitaires du pays.
Un bref instant, elle aperçut Van. Il lui adressa un regard tendre, elle répondit d'un simple sourire et préféra ne pas aller vers lui. Les choses étaient encore confuses dans sa tête.
Un peu en retrait, Yiris regardait aux alentours. Frustrée de ne rien avoir pu obtenir de l'agresseur, elle avait décidé de garder l'incident de la veille pour elle et continuait de s'interroger sur le sens de cette attaque envers Alexandre.
Intensément plongée dans sa réflexion, elle fit un bond en sentant une tige lui piquer le crâne.
Se retournant, elle vit Alexandre lui sourire.
— J'ai remarqué que toutes les femmes en avait une, alors pourquoi pas vous ? Dit-il avant de retourner s'asseoir.
Dans un premier temps, furieuse, elle faillit lui sauter à la gorge mais, somme toute, elle choisit de ne pas s'énerver pour si peu.
Alors, offrant une mimique amusée accompagnée d'un léger soupir à son interlocuteur, elle rajusta le brin de blé, assorti à la couleur de ses cheveux.
Et, tout le reste de la journée, cette petite coquetterie lui valut de nombreuses taquineries de la part de ses soldats…
Les célébrations se prolongèrent tard dans la soirée. L'intense chaleur sèche qui régnait, sans même un souffle de vent pour la rendre moins pesante, épuisait Hitomi.
Celle-ci préféra aller se coucher assez tôt. Laissant Meinmet et Merle continuer de profiter des réjouissances.
Malheureusement, il lui fut impossible pour elle de trouver le sommeil. Lasse de tourner dans son lit, elle finit par se lever et se mit à parcourir les couloirs du palais.
Son exploration nocturne la conduisit au travers d'un dédale de pièces vides. Et, soudain, au détour de l'une d'entre elles, Hitomi distingua une silhouette, assise sur le rebord d'une fenêtre à contempler la ville.
A l'observer plus attentivement, elle reconnut Van. Comme percevant sa présence, celui-ci se retourna.
Un moment, tous deux surpris, ils se regardèrent en silence. Puis, sans réfléchir, Hitomi s'avança de quelques pas.
— Que fais-tu ici ? Demanda-t-elle, intriguée.
Il ne répondit pas immédiatement. Esquissant un petit sourire nostalgique, il tourna ses yeux vers la cité d'où l'on entendait les derniers fêtards entretenant encore un peu d'ambiance.
— Comme ces pièces sont inhabitées et closes la plupart du temps, elles restent particulièrement fraîches, même en été. C'est agréable d'y venir lorsque la chaleur se fait trop lourde.
— C'est étrange de voir un palais aussi vide… Remarqua Hitomi, songeuse.
— Nous avons repris les anciens plans. Cependant, nous avons essayé de le moderniser, notamment en rajoutant le monte-charge. Aussi, certains foyers ont été déplacés pour que ce soit mieux chauffé.
Autrefois, la famille royale était très étendue : fratries nombreuses, plusieurs générations, il fallait de la place pour loger tout ce monde...
Certes, j'ai découvert l'existence de mon oncle, mais je me rends à l'évidence : je suis le dernier de ma lignée… Soupira tristement le jeune Roi, le regard perdu vers la ville.
A l'entendre parler, Hitomi éprouva une profonde tristesse. Dans les mots du jeune homme, on ressentait toute sa mélancolie.
En cet instant, les paroles de Merle résonnaient dans son esprit… Elle réalisait la solitude vécue par Van et son besoin de réconfort.
Etourdie par la chaleur, Hitomi commença à tituber avant de s'appuyer contre un mur. La voyant en proie à ce léger vertige, Van s'adressa à elle.
— Tu ne supportes plus cette canicule, c'est ça ?
L'intéressée acquiesça d'un léger signe de tête, essuyant la sueur sur son front du revers de sa main. Pour sa part, Van descendit du rebord et s'avança vers elle.
— Je crois que j'ai quelque chose qui pourrait te soulager, viens avec moi !
Lui souriant, il tendit son bras vers Hitomi. Un bref instant, elle hésita et leva ses yeux vers le jeune homme.
Il affichait une assurance rassurante, alors elle le suivit.
Durant leur courte balade, la jeune femme ne put s'empêcher de ressentir une légère angoisse. Aucun mot ne fut échangé, ce qui rendait la situation d'autant plus stressante.
Pourtant, à bien y réfléchir, elle se sentait idiote. Après tout, elle savait pertinemment qu'elle n'avait rien à redouter du jeune Roi.
Enfin, ils parvinrent aux appartements de Van, devant lesquels les sentinelles, accablées par la chaleur, s'étaient carrément endormies.
Amusé par « l'efficacité » de sa garde, le Souverain ouvrit discrètement la porte.
Puis, il conduisit Hitomi dans une pièce immense faisant visiblement office de chambre et de petit salon pour déjeuner avant de l'inviter à s'asseoir près de la table située près d'une fenêtre donnant sur la cour.
Bien que la nuit soit tombée depuis déjà plusieurs heures, l'endroit était assez clair grâce à la lumière de la Lune des Illusions.
Van se rendit dans un coin de la pièce et se pencha pour se saisir d'un panier de paille tressée qu'il posa sur la table.
A la grande surprise d'Hitomi, il en sortit un étrange fruit bleu en forme de croissant de lune. Sceptique, la jeune femme le détailla, se demandant bien quel goût une chose pareille pouvait avoir.
— Tu vas voir, ça va te surprendre ! Lui dit Van. Mais je te garantis que manger cela va te soulager !
Prenant un couteau, le jeune homme s'assit à l'envers d'une chaise, face à Hitomi. Puis, il planta la lame dans la coque, visiblement épaisse, du fruit en expliquant :
— Cela s'appelle un pisico. On en trouve sur les arbres près des montagnes. Tu verras, il est naturellement très frais, même par ces chaleurs.
— Pisico… Ce nom me rappelle quelque chose... Fit Hitomi.
— Les piscus, c'est ça ?
— Oui… Tu m'en avais offert un…
— Et tu avais trouvé son jus trop acide !
Van ne put s'empêcher de sourire au souvenir cette anecdote. Mais, se remémorant la gifle qu'il avait reçue par la suite, il poursuivit, songeur :
— J'espère que cette fois, ce sera différent…
Après avoir fendu le pisico en deux, il découpa un morceau de la pulpe qu'il piqua avec le couteau avant de le tendre vers Hitomi. Dubitative, elle le goûta du bout des lèvres.
Effectivement, c'était rafraîchissant ! A tel point qu'elle en grelotta presque. Quand à l'arrière-goût, il était plutôt agréable, légèrement sucré.
— C'est plutôt bon ! Conclut-elle, souriante.
— Je suis content que ça te plaise ! J'adore ce fruit, surtout par ce temps !
Ainsi, la dégustation se poursuivit. A chaque bouchée, Van s'amusait de voir Hitomi frissonner. Rapidement, la vision de ses jolies lèvres fines, bien dessinées, à la jolie couleur rosée, l'obséda.
Puisant dans ses retranchements, il parvint à se contrôler.
Pour sa part, Hitomi allait mieux. Alors qu'elle recouvrait doucement ses esprits, son regard croisa celui de Van.
Là, assis devant elle, il dégageait quelque chose qu'elle n'avait encore jamais vu auparavant…
Intimidée, elle continua à l'observer. Van était devenu un homme très attirant. Et cette pensée commença à lui serrer le ventre.
Soudain, le jeune homme posa le couteau et prit de ses doigts un morceau qu'il porta aux lèvres de la jeune femme. En dépit de la confusion qui s'emparait d'elle, Hitomi le laissa faire.
Doucement, il lui donna en bouche et en profita pour effleurer ses lèvres.
Ce contact éveilla en lui un désir si brûlant qu'il eut grand peine à se refreiner pour ne pas aller plus loin
Déboussolée, Hitomi ferma les yeux et sentit son sang comme bouillonner. Une impression en totale contradiction avec la fraicheur qui dissipait peu à peu son vertige.
Embarrassée, elle tourna la tête vers le sol avant de murmurer :
— Merci...
— Je t'en prie… Répondit le jeune Roi d'une voix étonnement tendre.
Ils étaient proches, si proches… Triturant ses mains, Hitomi finit par relever timidement la tête vers Van. Celui-ci lui lançait un regard débordant de passion.
Envoutée, elle approcha son visage du sien, lui aussi se pencha et, ainsi, ils échangèrent un léger baiser, leur premier.
Après ce bref instant de sensualité, le silence s'installa. Chacun était troublé. Si Van ne pouvait s'empêcher de sourire, Hitomi fixait à nouveau son regard vers le sol.
Au bout de quelques secondes, elle bredouilla quelque chose quasi inaudible.
— Pardonne moi...
Alors, elle commença à s'agiter de légers soubresauts, Van réalisa vite qu'elle retenait ses sanglots. Face à cette situation totalement inattendue, il ne savait pas comment réagir.
— Hitomi… Je…
— Non… Tout est de ma faute… Je suis désolée… A l'époque, je n'ai pensé qu'à moi… Gaea représentait pour moi toutes ces visions atroces… Je croyais qu'avec le temps, cela changerait… Mais au lieu de ça, j'ai préféré me complaire dans le fait de fuir mon passé…
Quelques secondes, Van la regarda. Ne sachant quoi dire, il approcha doucement la main, elle eu un mouvement de recul.
Il soupira.
Ensuite, calmement, il se leva et s'approcha d'Hitomi. Elle tremblotait. Lentement, il s'agenouilla à sa gauche et lui tendit à nouveau la main.
Ils restèrent ainsi un moment, immobiles.
Puis, hésitante, Hitomi approcha sa main de celle du jeune homme avant de la saisir et de la serrer fort.
— Je n'ai pas pensé à ce que tu ressentais… Murmura-t-elle.
Lentement, elle releva la tête. Ses yeux verts étaient encore rougis par les larmes. Ce regard transperça Van en plein cœur.
Bouleversé, il esquissa un léger sourire et posa sa seconde main par dessus celle d'Hitomi.
Souriant à son tour, la jeune femme ajouta elle-aussi son autre main par dessus avant de reprendre :
— Je t'ai abandonné... Je…
— S'il te plaît, ne dis plus rien ! Interrompit Van, posément.
Leurs mains toujours enserrées, Van releva Hitomi. Le regard rivé au sien, elle s'arrêta de trembler.
Alors, il sépara ses mains des siennes avant de revenir essuyer de ses doigts les traînées que les larmes avaient laissées sur les joues de la jeune femme.
— Hitomi... On commet tous des erreurs… Moi, j'ai été cruel vis-à-vis de Merle… On ne peut pas changer le passé… Mais on peut profiter du moment présent…
Il s'avança vers elle, ses mains glissèrent des joues pour suivre les lignes saillantes du cou de la jeune femme.
Hitomi savait pertinemment ce qu'il voulait et la gêne qui commença à s'emparer d'elle fut aussitôt perçue par Van.
Alors, il détourna le regard et s'éloigna de quelques pas, tout en serrant fort les poings pour décharger une certaine forme de tension.
— Je suis désolé. Tu es encore fatiguée. Je vais te raccompagner à tes appartements, pour que tu ailles te reposer.
Il s'en alla vers la porte et alors qu'il s'apprêtait à l'ouvrir, les doigts d'Hitomi se serrèrent sur le tissu de la manche de son bras libre.
— Attends…
Il s'arrêta net.
Au travers du tissu de ses vêtements, le jeune homme ressentait la chaleur de celle qu'il aimait. Il était au bord de la limite, bientôt, il saurait plus capable de se contrôler.
Et soudain, il entendit quelques mots… inespérés.
— Van… Je t'aime ! Je t'ai toujours aimé ! Lâcha Hitomi avant de fondre en sanglot et de se blottir contre lui.
Le Roi renversa la tête en arrière. Il devait rêver…
Non, c'était la réalité, elle était là… Ces dix années d'attente n'avaient pas été vaines…
Alors, il se retourna lentement pour enserrer la jeune femme contre lui. Après avoir profité un moment de cette simple étreinte, elle dégagea doucement une de ses mains et s'amusa à souligner de ses doigts la fine barbe de trois jours de Van.
A nouveau, leurs bouches se rencontrèrent.
Le baiser se fit passionné, interminable… Prenant le dessus sur elle, il dévora ses lèvres avec avidité avant de faire longuement jouer sa langue avec la sienne.
Lorsqu'il la laissa enfin reprendre son souffle, il lui murmura à l'oreille :
— Hitomi... Je t'aime aussi. Si tu savais à quel point…
Le parfum de la jeune femme, la chaleur de son corps contre le sien, ce baiser dont il avait tant rêvé... Van bascula, ne pouvant plus se retenir.
Il emprisonna Hitomi dans ses bras avant de la parcourir d'avides caresses. Enivrée par ses gestes, elle se laissait aller.
Peu à peu, il se faisait plus audacieux et s'aventurait sur ses hanches.
Le jeune homme débordait d'ardeur. Cependant, percevant qu'elle se crispait par moment, il s'efforça tant bien que mal de tempérer sa fougue.
Il la convoitait depuis tellement des années... Mais ce moment, il voulait qu'ils le savourent ensemble. Il devait se maitriser !
Doucement, il relâcha son étreinte et passa ses mains dans les cheveux de la jeune femme pour les libérer du ruban qui les retenait.
Telle une rivière d'or, les mèches blond cendré glissèrent le long du visage et du cou d'Hitomi.
Fasciné, Van avait l'impression de découvrir une femme pour la toute première fois.
— Tu es tellement belle… Murmura-t-il dans un regard possédé.
Gênée, Hitomi afficha un petit sourire, avant de détourner la tête pour essayer de dissimuler ses joues rougies par confusion.
Le Roi lui saisit doucement la main gauche et la porta à ses lèvres. Lentement, il remonta le bras de petits baisers avant d'être limité par le tissu de sa robe.
Alors, de son autre main, il commença à détacher la ceinture nouée.
Lorsque celle-ci céda, le cache-cœur s'ouvrit, Van passa ses mains entre les pans de la veste et, s'extasiant devant la peau de la gorge de la jeune femme qui apparaissait à ses yeux, il l'embrassa langoureusement dans le cou.
Hitomi tressaillit, profondément embarrassée par le contact des lèvres chaudes et humides dévorant sa peau.
Attisé par ce petit frisson, le Roi passa amoureusement d'une épaule à l'autre, s'amusant même à titiller le lobe de l'oreille.
Le souffle d'Hitomi se faisait court, Van en perdait totalement la raison. Impatient, il acheva de se débarrasser de la veste de la jeune femme et glissa sa main dans son dos pour défaire le ruban qui maintenait sa robe.
Brusquement, Hitomi se crispa. Van comprit tout de suite qu'il s'était montré trop empressé. Alors, il arrêta son geste et caressa tendrement les cheveux de son aimée pour la rassurer.
Et quand il sentit la respiration de la jeune femme se faire plus calme, il commença à défaire le laçage. Au fur et à mesure, les petites brettelles retenant la robe glissèrent et celle-ci tomba à terre…
Lentement, Van laissa voyager ses paumes le long du dos, savourant la douceur de peau.
Timidement, Hitomi leva les yeux vers le jeune homme. A cet instant, il la sentait perdue, lui-même se laissait simplement aller à ses envies.
— Je… Je n'en peux plus... J'ai envie de toi... Avoua-t-il.
Cette fois, Hitomi se figea, elle était arrivée à un point de non-retour. Percevant son malaise, Van s'empressa de la rassurer :
— Si toi, tu ne veux pas, je ne te forcerais pas…
Hitomi inspira profondément afin de reprendre ses esprits. Et finalement, elle releva la tête vers Van et l'embrassa tendrement pour lui signifier son souhait de continuer.
Alors, Van commença doucement à détacher sa brassière. Le sous-vêtement suivit le dessin des bras et les courbes du buste avant de tomber à terre.
Confuse, Hitomi replia ses bras sur sa poitrine.
Pour la rassurer, Van la blottit simplement contre lui. Rassurée, elle resta dans ses bras et commença même à effleurer le corps du jeune Roi.
Malgré le tissu de son vêtement, Van ressentit intensément le contact.
Mais pas suffisamment…
Alors, il s'empressa de se débarrasser de sa chemise afin de supprimer toute frontière de toile entre eux.
Brûlant d'ardeur, il enserra passionnément Hitomi contre son torse. C'est là qu'elle remarqua, émue, la présence du pendentif qu'elle lui avait offert dix ans auparavant.
Van avait du mal à réaliser… La peau d'Hitomi était d'une incroyable douceur…
Ils restèrent quelques instants enlacés, savourant simplement cette nouvelle complicité.
Mais la fougue reprit rapidement le dessus. Le Roi embrassa la jeune femme dans la nuque, avant de laisser descendre ses mains en s'attardant sur ses reins, s'agrippant aux contours du sous-vêtement.
Hitomi ne put s'empêcher de soupirer d'aise.
Avide, Van glissa ses mains sous le tissu, soupirant d'extase au contact des douces rondeurs.
Et, du plus lentement qu'il put, le Roi fit descendre le tissu, percevant la respiration saccadée de la jeune femme dans son cou mais, aussi, la façon dont elle commençait timidement à lui caresser le dos.
A son tour, la culotte tomba à terre.
Enfin… Là, dans ses bras, Hitomi lui était totalement offerte. Il osait à peine y croire...
Puis, tout en la couvrant de caresses et de baisers, il la dirigea vers le lit avant de l'allonger sur les draps.
Pour sa part, la jeune femme était plongée dans une sorte de passivité. Malgré la tendresse de Van à son égard, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine angoisse.
Elle le regarda, embarrassée, pendant qu'il se défaisait de son pantalon en lui souriant.
Tendrement, il s'étendit contre son flanc et commença à parcourir son corps passionnément. Il fit d'abord voyager ses doigts sur les lignes saillantes de la clavicule puis s'attarda sur le galbe de la poitrine, les hanches, les jambes... Il l'assaillit de baisers, la caressa avec adoration, lui soutirant de nombreux soupirs et frissons...
Il en voulait davantage... Sa main commença alors à descendre au creux de l'intimité, Hitomi ne put s'empêcher de se raidir d'appréhension.
Doucement, il se mit à caresser la zone du bout des doigts.
La main de la jeune femme se crispa sur son bras. Alors, il lui susurra :
— N'aies pas peur, laisse-toi aller…
Croisant son regard, elle releva sa main et la posa sur sa joue. La sentant à nouveau confiante, il lui offrit un long baiser langoureux avant de s'allonger à nouveau contre elle.
A nouveau, il fit descendre son index jusqu'à sentir la dernière frontière. Et lentement, il commença à immiscer son doigt, mais sentant à nouveau Hitomi se raidir, il arrêta net son geste.
— Je te fais mal ? Demanda-t-il, inquiet.
— Non, ça va… Soupira-t-elle. Mais… c'est étrange…
— Si tu veux que j'arrête, dis le moi ! Je ne veux pas te forcer…
— Ne t'en fais pas, ça ira…
Pour le jeune homme, il était hors de question de contraindre celle qu'il aimait. Mais, les petites étincelles qui illuminaient les jolis yeux verts de sa bien-aimée le rassuraient.
Posant sa tête contre son cœur, il reprit son geste. Peu à peu, elle se détendait, sa respiration se faisait plus lascive.
Alors, avec précaution, Van glissa un deuxième doigt. Ainsi, jouant avec les parois, il s'extasia un long moment à observer le corps d'Hitomi frémir et savoura le fait de lui donner du plaisir.
Il ne pouvait attendre plus longtemps.
Arrêtant son geste, il se redressa, lançant un regard débordant de désir à la jeune femme. Puis, lui écartant les cuisses, il s'étendit sur elle. Hitomi fut déstabilisée en sentant sa virilité au plus près de son intimité.
La frontière était si proche. Van faisait difficilement violence à ses instincts qui le poussaient à conclure, il voulait encore en profiter et ne pas se précipiter.
Alors, une envie lui traversa l'esprit.
Il couvrit Hitomi de caresses et de baisers passionnés, revenant occasionnellement dévorer ses lèvres avec fougue, avant de finalement poursuivre son exploration... Plus bas...
Cajolant ses jambes, il s'amusa à lui mordiller un orteil, lui arrachant un petit sourire. Et, lentement, il commença à remonter.
Dans un premier temps, il se contenta d'embrasser l'intérieur de ses cuisses, mais vint rapidement s'égarer sur les nymphes.
Stupéfaite, Hitomi eut un mouvement de recul. Van s'interrompit et s'étendit à nouveau sur elle. Doucement, il lui caressa les cheveux et déposa de tendres petits baisers sur son front.
— N'oublie pas, si tu veux, je m'arrête là…
La confusion qui avait rougi ses joues empêchait Hitomi de trouver ses mots. Elle ne put que lui sourire. Il savait que c'était sa façon à elle de montrer sa confiance, alors, il se redressa.
La jeune femme prit son visage entre ses mains et lui donna un doux baiser avant de le laisser redescendre poursuivre son entreprise.
Tendrement, il s'approcha de son intimité et y appuya tendrement ses lèvres. Sous l'effet de ce contact particulier, Hitomi serra ses mains sur les draps.
Progressivement, une étrange vague de chaleur commença à la parcourir, lui intimant de se laisser aller. A chaque coup de langue, son corps se contractait de plus en plus fort.
Van s'amusa encore quelques instants à la faire frissonner, variant les intensités et les mouvements pour la faire davantage réagir.
Après plusieurs minutes de cette délicieuse torture, Hitomi s'étira sensuellement dans un dernier soupir voluptueux.
Heureux, le Roi se redressa et observa la jeune femme, rougissante, qui lui offrit le plus beau et plus désarmant des sourires.
Tendrement, Il se pencha vers elle pour caresser son visage en sueur. Se perdant à l'admirer, il chercha dans son regard une forme d'approbation et su tout de suite qu'il l'avait.
Adoubé, Van s'empressa de laisser enfin libre cours à son ultime désir.
Il dévora ses lèvres une nouvelle fois et commença à rapprocher son bassin du sien. Dans un certain empressement qu'il tentait difficilement de tempérer, il essaya de se glisser en elle.
Son mouvement brusque arracha un petit cri de douleur à la jeune femme.
Contrôlant sa pulsion avec peine, Van posa sur Hitomi un regard embarrassé. Emue, elle se ressaisit et lui caressa le visage, cherchant à le rassurer.
Prenant une inspiration, il poursuivit son cheminement langoureux. Alors, Hitomi appuya fermement ses lèvres contre les siennes et leurs langues s'emmêlèrent davantage à mesure qu'il s'immisçait en elle.
Tant bien que mal, elle essayait de se détendre face à la douleur qui commençait à la tirailler.
Van s'efforça de se maitriser cependant la fougue prit le dessus. La jeune femme ressentit une vive déchirure et se cabra de douleur.
Débordé par la sensualité de ce moment, Van s'engouffra en elle avec bonheur. Mais, rouvrant les yeux, l'expression crispée d'Hitomi le ramena rapidement à la raison.
— Excuse moi, je ne voulais pas te faire mal ! Je…
— Ne t'inquiète pas ! Je vais bien… Dit-elle, bien qu'incapable de retenir quelques larmes de souffrance.
Les longues secondes de silence qui succédèrent furent une véritable torture pour Van, qui se maudit de ne pas avoir su refreiner ses pulsions.
Et puis, Hitomi se détendit et sa respiration se fit plus suave, elle enlaça le jeune homme pour le rapprocher le plus possible d'elle.
— Je t'aime… Lui lança-t-elle dans un sourire mêlé de larmes.
Ils profitèrent quelques instants de cette union, immobiles, envahis par un profond sentiment de plénitude.
La peau bronzée de Van contrastait avec celle très pâle d'Hitomi, et pourtant, ils ne faisaient plus qu'un.
Soudain, le jeune Roi fut pris d'un élan bestial.
Après dix ans de frustration, il avait assez attendu !
Sa patience disparut… Il se laissa enfin aller totalement à sa pulsion, s'adonnant à de langoureux va-et-vient.
Les baisers se firent plus insistants, entrecoupés de soupirs rauques.
Le voir possédé par la passion fit tressaillir Hitomi. La douleur s'estompait, laissant peu à peu place à des sensations agréables.
Elle détaillait Van du regard. Le jeune homme se mordait les lèvres de plaisir, les yeux mi-clos, la sueur ruisselante mettait en valeur sa musculature…
Au fil de ses coups de reins brusques, il sentait peu à peu la jouissance le submerger et dans un dernier mouvement, il s'effondra sur Hitomi, épuisé.
Enfin… Elle lui appartenait entièrement !
La respiration courte, la jeune femme reprenait ses esprits. Appuyé sur ses coudes, Van lui saisit la tête avant de lâcher, essoufflé :
— Je… Je t'aime… Hitomi…
S'en suivit un dernier baiser fougueux, Van profita pleinement de leur union un dernier instant avant de se retirer.
Puis, il s'allongea contre elle avant de ramener les draps sur eux.
Blottie dans ses bras et bercée par les battements de son cœur, Hitomi s'assoupit paisiblement. Repu de plaisir, Van savourait aussi ce repos, comblé d'avoir finalement été le premier.
Tout en reprenant lentement son souffle, il admira longuement la silhouette de l'endormie.
Il n'arrivait pas à réaliser le moment intense qu'il venait de partager avec celle dont il avait enduré l'absence durant tant d'années.
Pour la première fois, il éprouvait le sentiment d'avoir enfin droit d'être heureux, simplement en tant qu'homme.
