Désolée pour ce retard, mais j'ai eu une mauvais fin d'année et la nouvelle a commencé aussi mal.
Le transfo de mon PC a claqué hier et mon mari me l'a gentiment réparé cet aprèm, donc vous n'avez la suite que maintenant.
Maintenant, passons aux choses qui fâchent.
Je tiens à écrire que ce qui suit, je l'assume totalement et si il y a des lecteurs qui ne comprennent pas, je ne m'étendrais pas plus sur le fait que moi, je n'écris pas que pour moi, sinon mes fics, je ne les partagerais pas avec vous parce qu'elles resteraient dans mon PC.
Donc, petit message à : Fireri, Zora 779, La petite crevette et Persephone. C'est bien de mettre une fic dans vos favoris, mais la moindre des choses serait de laisser un mot à l'auteur. Je comprends tout à fait que ça peut vous emmerder de le faire, mais franchement, moi, c'est votre comportement qui m'emmerde. Si je pouvais vous empêcher de lire ma fic, je le ferais !
Voilà mon premier coup de gueule de l'année, merci à vous !
Maintenant, place aux Rar's :
Merci Tiine ! Merci pour tes vœux, reçois les miens en échange ! Oui, c'est vrai que les 2 derniers chapitres font plus que référence à la série. Et ce n'est pas fini, puisque que comme tu t'en doute, ils vont sur Atlantis. Pour ce qui est de l'égo de Rodney, faut s'attendre à quand même un peu de changement...
Mais je n'en dirais pas plus ! na !
En tout cas, merci pour ta review et bonne lecture !
Merci Croquemitaine ! Et oui, je pense que finalement, la gravité artificielle du Dédale y est pour quelque chose ! Mais comme tu dis, John ne s'en plaint pas, alors c'est pas nous qui allons le faire, n'est-ce pas ? lol ! Et oui, comme je l'ai répondu à Tiine, c'est vrai que plus l'histoire va avancer, plus elle va rejoindre celle de la série. Mais j'espère que ça ne te gène pas...
Bon, j'arrête les blablas et bonne lecture !
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Chapitre 10
La première semaine passa relativement vite pour les deux amoureux. Mais ce ne fut pas le cas pour tout le monde. En particulier pour Caldwell...
Le pauvre avait beaucoup de mal à garder son sang froid, surtout quand Rodney se trouvait dans les parages. Et comme celui-ci posait énormément de question sur le fonctionnement du vaisseau, il était pratiquement tout le temps fourré à ses côtés.
Il n'y avait qu'en fin d'après midi que le commandant de bord soufflait, quand il le voyait quitter le poste de pilotage et rejoindre son compagnon qui l'attendait patiemment...
Si au début il faisait une moue dégoûtée quand il voyait leurs doigts entrecroisés, alors que ceux-ci pensaient que personne ne les regardait, maintenant, il en venait presque à espérer voir la silhouette de Sheppard. Car il n'y avait qu'à ce moment là qu'il n'entendait plus parler le scientifique. Il l'appelait de cette façon, parce que malgré tout, il devait bien avouer que le cerveau de l'homme était une véritable éponge et qu'il retenait tout ce qu'il entendait. Et là, il soupira de contentement. Il venait de partir, enfin...
Les deux pilotes baissèrent la tête et sourirent. Cela faisait une semaine qu'ils voyaient le redoutable colonel Caldwell se retenir d'exploser.
Et même si le babillage incessant du futur Atlante leur faisait parfois regretter le silence d'avant, ils l'aimaient bien...
oOoOo
-Tu crois qu'il m'aime bien ?
-Qui ça ?
-Le colonel Caldwell...
-Pourquoi il ne t'aimerait pas ? S'étonna John en s'étirant sur le lit.
-J'ai la sensation étrange qu'il attend avec impatience le moment où je quitte le poste de pilotage...
-Tu dois te faire des idées, pourquoi réagirait-il comme ça ?
-Je ne sais pas... Répondit Rodney en réfléchissant. Et toi ?
-Quoi, moi ?
-Tu fais quoi de tes journées ?
Rodney souriait, mais il était loin d'être heureux. Parce qu'il venait de se rendre compte que jamais il n'avait demandé à son compagnon de quelle façon il passait le temps.
Il avait été tellement obnubilé par ses propres centres d'intérêt, qu'il avait complètement oublié ceux de John. Et il s'en voulait énormément...
-Je les passe à baver devant les F302 qui sont garés dans un hangar... Répondit John en fixant le plafond.
-Des F302 ? Tu connais ce genre d'engin ? S'étonna Rodney.
-Oui, mais je n'ai jamais eu la chance d'en piloter, ce sont des avions militaires...
Rodney s'approcha du lit et s'assit à califourchon sur ses jambes. Aussitôt, John leva ses mains et caressa tendrement les cuisses à sa portée.
-Tu aimerais bien ? Demanda doucement Rodney.
-Quoi donc ?
-Piloter un de ces avions.
-Oui, c'est vrai...
-Pourquoi tu ne leur demandes pas ?
-Ces fantastiques joujoux valent des millions de dollars ! Tu crois qu'ils vont être d'accord pour me laisser en piloter un ? Ce serait déjà bien qu'ils me laissent grimper dedans... S'esclaffa John.
-Mon pauvre amour... Chuchota Rodney en se penchant et en l'embrassant.
-... mais là, ce n'est pas en étant aux commandes d'un de ces appareils que j'aimerais voler... Murmura soudain John.
-Ah bon ? Répliqua Rodney faussement étonné.
-Non, c'est en étant dans tes bras que je veux décoller...
-Tu es prêt à embarquer ? Souffla Rodney en caressant voluptueusement le torse de John.
-Oui...
Les vêtements volèrent rapidement à travers la pièce et ils oublièrent tout ce qui n'était pas eux...
oOoOo
Rodney approfondit ses connaissances pendant les trois semaines que durèrent le voyage. John, lui, fasciné par les F302, en profita pour apprendre tout ce qui concernait leur pilotage. Et quand un des pilotes lui demanda pourquoi il n'était pas entré dans l'armé, gêné, il répondit que son père voulait que lui et son frère reprennent les rênes de la société. Et en bon fils, ils avaient obéit. Jusqu'au décès de leur père.
Mais après discussion avec son frère, John avait décidé d'abandonner rapidement ce travail qui ne lui plaisait pas. Lui, il aimait les grands espaces...
Et heureusement, son frère avait accepté. En fait, il devait même être content de pouvoir diriger la société familiale tout seul... Ça ne dérangeait pas John, bien au contraire.
Mais malheureusement pour lui, il était trop tard pour faire carrière, il était trop vieux.
Alors il s'était contenté de devenir pilote d'hélicoptère et il avait rapidement trouvé du travail pour une grande chaine de télévision New-Yorkaise. Il s'était sentit revivre dès qu'il avait décroché le job. Plus de faux semblant, plus d'obligation de faire comme si il aimait ce "monde" lors des réceptions, plus de partie de "cache-cache" avec ses dames, qui ne désespéraient pas un jour de faire tomber l'héritier dans leur filet...
Tous les jours, il survolait "la grosse pomme" en compagnie de sa collègue, qui, accrochée à son micro, donnait en temps réel la situation routière des plus grand axes de la ville et des environs.
Autant dire qu'ils avaient du boulot, New-York était connu pour avoir les bouchons les plus longs du continent !
oOoOo
Les journées passées à bord devenaient presque routinières. Rodney et John se levaient, allaient déjeuner en compagnie des autres membres du personnel, discutaient avec eux de choses et autres puis filaient à leurs occupations préférées.
John allait au hangar, en compagnie d'un ou plusieurs pilotes, qui avaient gentiment accepté de le laisser grimper à bord d'un des F302 et Rodney au labo, ou dans le poste de pilotage, ou tout autre endroit qui pouvait éveiller sa curiosité.
Et il y en avait un paquet...
/ A tout le personnel, atterrissage imminent ! Je répète, atterrissage imminent !/
Rodney, qui étudiait avec avidité un panneau de contrôle qui fonctionnait avec des cristaux, sursauta brusquement.
-On est arrivé ? S'exclama t-il en souriant.
-Oui monsieur, on est arrivé... Lui répondit la technicienne en lui rendant son sourire.
Mais il se contenta de rester là, sans rien dire, les bras ballants.
-Vous voulez sans doute allez voir ce qu'il se passe ? Proposa alors la femme.
-Je peux ? S'exclama t-il d'une voix pleine d'espoir.
-Mais bien sûr ! Répliqua t-elle, venez avec moi, je vous emmène !
oOoOo
John était entrain de discuter sur les facilités de pilotage des avions, quand l'un des pilotes lui expliqua que c'était grâce aux compensateurs inertiels dont ils étaient équipés, qu'ils résistaient parfaitement aux effets d'une accélération subite. Il écouta alors religieusement les paroles des deux lieutenants qui lui faisaient face et qui souriaient, en voyant l'engouement qui animait le civil.
/ A tout le personnel, atterrissage imminent ! Je répète, atterrissage imminent !/
-On est arrivé ?
-Et oui ! Vous voulez la voir ? Demanda un des militaires.
-Qui ça ?
-Pas "qui", mais "quoi" ! La cité ! C'est assez fantastique je dois dire...
Sans répondre, car il avait la gorge nouée, John le suivit jusqu'au poste de pilotage...
oOoOo
John et Rodney se retrouvèrent pratiquement au même moment à l'entrée de la salle et c'est en souriant qu'ils y entrèrent en même temps.
-Atlantis, ici Caldwell, on est au dessus de la cité, prêt à nous recevoir ?
/ Colonel Caldwell, bienvenu sur Atlantis ! Nous vous attendons avec impatience ! Et comment vont nos invités permanents ? / Demanda une voix de femme.
-Ils sont à côtés de moi et je pense sans trop me tromper qu'ils sont impatients de vous rencontrer...
Rien n'était plus vrai ! Les deux hommes, bien campés sur leurs jambes, regardaient, les yeux grands ouverts, les tours illuminées de la cité. Le vaisseau descendit doucement et finit par se poser...
oOoOo
John et Rodney n'avait pas assez de leurs deux yeux pour tout voir. Depuis qu'ils avaient quitté le Dédale ils n'avaient cessé de regarder partout.
-C'est fantastique ! Quand je pense à toute l'énergie que doit demander l'éclairage de cet endroit, ça doit être faramineux ! S'exclama Rodney en pointant du doigt les dizaines de milliers de lumières tout autour de lui.
Puis vint le moment d'entrer dans la cité...
Ils suivirent le militaire bien gentiment et entrèrent dans une sorte d'ascenseur, dont les portes se fermèrent, pour se rouvrir presque aussitôt après.
-Ça valait pas le coup de grimper là dedans si c'était pour y rester deux secondes ! S'exclama Rodney en entrant dans une grande salle.
-Et bien la prochaine fois, si il y en a une, vous prendrez les escaliers ! Avec un peu de chance, vous ne mettrez que plusieurs dizaines de minutes pour nous rejoindre ! Répliqua Caldwell.
-Plusieurs dizaines de minutes ? S'étonna Rodney, faut pas exagérer non plus !
Caldwell allait lui répondre qu'il ne plaisantait jamais, mais il fut interrompu par une voix féminine.
-Bonjour colonel Caldwell...
-Dr Weir... voici messieurs Sheppard et McKay, vos nouveaux pensionnaires !
oOoOo
La femme, habillée plutôt strictement d'un pantalon noir et d'un tee-shirt rouge s'avança vers eux en tendant la main.
-Bonjour messieurs, je suis le Dr Elisabeth Weir et je dirige cette cité. Bienvenus sur Atlantis !
John et Rodney tendirent la main chacun leur tour.
-Dr Weir, si vous n'avez plus besoin de moi, j'aimerais retourner à bord... Dit alors Caldwell.
-Tout de suite ? S'étonna celle-ci.
-Oui, je préfèrerais...
-Bien. Dans ce cas...
Le militaire se tourna vers John et Rodney, les salua d'un bref signe de tête et s'éloigna rapidement.
-Si vous voulez bien me suivre, nous serons mieux là haut pour discuter !
Ils grimpèrent les marches à sa suite et arrivèrent sur un palier, juste à côté d'une salle qui attira fortement le regard de Rodney.
-A quoi sert tout ce matériel ? Demanda t-il.
-C'est ici que nous recevons les communications et que nous transmettons à la Terre tous les rapports. C'est aussi à partir d'ici que nous commandons tous les accès de la cité, ainsi que la porte.
-La porte ?
-Oui, la porte...
La dirigeante tendit la main par-dessus la rambarde...
-La porte des étoiles... celle qui nous a amenés ici, il y a maintenant un peu plus de deux ans...
Etonné, John et Rodney fixèrent le grand anneau gris.
-Comment j'ai pu passer à côté de ça ?
-Il y a tellement de choses à voir ici que je ne l'avais pas remarqué non plus ! S'exclama John.
-Comment fonctionne t-elle ? Interrogea Rodney.
-Dr Weir ! J'ai l'équipe du major Lorne ! Ils rentrent... Annonça un homme assit devant un ordinateur.
-Bien, baissez le bouclier !
Puis elle se tourna de nouveau vers John et Rodney.
-Vous vouliez voir son fonctionnement ? Et bien regardez !
Dubitatif, ils regardèrent l'anneau, jusqu'à ce qu'une lumière bleue en fasse le tour, puis se fixe sur un triangle, rapidement suivit par une autre, jusqu'à ce que tous les triangles soient illuminés. Et ensuite...
-C'est un vortex ? S'exclama Rodney, qui regardait d'un air fasciné ce qui se passait sous ses yeux.
-Oui... Répondit la dirigeante, effectivement, nous appelons ça un vortex... c'est ce qui permet d'aller sur d'autres planètes... et voici l'équipe du major Lorne ! Venez, allons les accueillir !
Elle les invita à la suivre et ils redescendirent les marches, pour s'avancer vers les personnes qui venaient de passer la fameuse "porte".
-Major Lorne ! Alors ? Comment s'est passé votre sortie ?
-Très bien ! D'ailleurs, regardez ce que nous avons ramené !
Le militaire montra de la main un homme immense, habillé d'une façon étrange, qui tenait dans ses mains deux sacs volumineux.
-Ils ont bien voulu nous en donner ? Et en échange de quoi ?
-Ronon s'est contenté de battre leur champion...
-Battre ? S'exclama Weir, mais...
-C'est pas moi qui ai commencé, c'est eux qui l'ont voulu... Expliqua le géant.
-Bon, et bien je crois que pour cette fois-ci, je ne peux pas dire grand chose, à part... petit tour chez le Dr Keller ? Mais avant, je tiens à vous présenter messieurs Sheppard et McKay, qui viennent d'arriver et qui s'installent ici !
L'équipe les salua amicalement en leur souhaitant la bienvenue et s'éloignèrent ensuite, afin d'aller à l'infirmerie.
-Même quand tout se passe bien, lorsqu'une équipe rentre de mission, tous ses membres passent à l'infirmerie. C'est un protocole que nous avons instauré, au cas ou... Expliqua la dirigeante en voyant leur air surpris.
-Au cas ou... quoi ? Demanda Rodney un peu inquiet.
-Sait-on jamais... on est tous conscient du fait que vivre dans une autre galaxie peut nous faire rencontrer des choses étranges, alors c'est peut-être minime comme précaution, mais c'est un début ! Et puis, il faut bien donner du travail au Dr Keller ! D'ailleurs, j'aurais dû commencer par ça...
-Par ça quoi ? Demanda John.
-Je suis désolée, mais vous aussi, vous allez devoir passer entre ses mains. Mais juste pour qu'elle puisse avoir un dossier à jour, bien sûr ! Je suppose que vous n'êtes pas malade ?
John et Rodney se regardèrent. La seule maladie dont ils étaient atteints était celle de l'amour et ils n'avaient pas du tout envie d'en guérir !
Et Elisabeth put voir que leurs regards étaient tout ce qu'il y avait de plus tendre. Elle se demanda soudain si cela ne voulait pas dire quelque chose...
-Suivez-moi ! Dit-elle quand même, je vous fais visiter les lieux !
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John et Rodney profitèrent de la visite guidée et s'intéressèrent à absolument tout. Ce qui fit sourire Elisabeth, qui se rappelait son propre enthousiasme quand elle avait passé la porte pour la première fois. Mais il y avait quelque chose dans leurs comportements qui l'intriguait, et elle ne savait pas trop comment l'aborder sans paraitre indiscrète...
-Vos bagages doivent déjà vous attendre dans vos quartiers, si vous voulez bien me suivre...
Arrivés devant une porte, elle passa la main devant un objet rectangulaire fixé à côté et la porte coulissa.
John et Rodney entrèrent et hochèrent la tête. La pièce était spacieuse et bien agencée. Mais ils avaient le même problème que sur le Dédale, le lit...
Devaient-ils passer leur temps à dire à tout le monde qu'ils vivaient ensemble ?
-Euh... et bien c'est parfait... Commença John.
-... mais il y a quand même un petit problème... Continua Rodney.
-Non, tout va bien...
-Mais...
-C'est parfait ! Insista John en soutenant le regard de Rodney.
-Bien sûr, si il y a le moindre souci, vous pouvez m'en faire part, je m'arrangerai pour qu'il soit résolu dans les plus brefs délais ! Annonça alors Elisabeth.
-Et bien puisque vous en parlez...
-Rodney... s'il te plait...
-Mais enfin ! On ne va pas passer notre temps à faire semblant ! S'énerva celui-ci.
-Je crois que je vais commencer par faire transférer ici vos bagages à tous les deux et demander à ce qu'on change la taille de euh... l'ameublement... Proposa très vite Elisabeth.
-Ça ne vous choque pas ? Demanda John.
-Non... vous savez, cela fait deux ans que nous vivons ici et il y a des couples qui se sont formés depuis. Le fait que vous soyez deux hommes ne me choque pas. Bon, vous me suivez ?
-Pour... ?
-La visite à l'infirmerie !
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A suivre...
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Bon week-end et à la prochaine !
Et merci de me lire...
