AVIS A TOUS CEUX QUI NE LISENT PAS LES REVIEWS ! Après tout, personne n'est obligé de les lire et il est tout à fait possible que certain ne le fassent pas. Alors voilà un lien à regarder ABSOLUMENT ! Il s'agit d'un dessin de Looping. Il est splendide ! /7d6725e

LOOPING :C'est très bien vu ! Effectivement, je me suis inspirée de cet épisode pour raconter comment Looping était devenu fou, ainsi que celui où Barracuda dit que c'est en se crashant après des acrobaties. ^^ Quant à dire si les deux aviateurs vont se remettre ensembles, seule la suite de l'histoire le dira ! Je n'avouerais rien ! lol. Sinon bravo pour le dessin ! Il est MAGNIFIQUE ! J'aimerais être capable de dessiner à moitié aussi bien ! Je suis vraiment flattée qu'une de mes phrases te l'ai inspiré ! Est-ce que tu me permets de l'enregistrer pour le mettre en fond d'écran ? ^^

BETTYPOUSSIN : Je vois que tu es toujours aussi contente de me lire ! Ça fait plaisir. Mais je me rends compte que je vous gâte trop ! Alors j'ai décidé ce-ci : désormais, je posterais un chapitre tous les dix ans... ;-) Bon, je pense que tu seras vraiment contente, 3 chapitres en une semaine, c'est pas mal. M'enfin y a celui de la semaine dernière, celui de cette semaine et un bonus. ^^ Mais ne t'y trompe pas, c'est exceptionnel ! Un par semaine c'est suffisant ! ;-)

FATALPEANUT : Non ! Je n'aurais jamais de pitié pour mes fans comme tu dis ! Du moins, autant que ce cher Decker avec l'Agence Tous Risques... ;-) Sinon, ce n'est pas la fin en elle-même qui va changer. C'est plutôt l'évolution de la relation Looping/Mistral. Ce sera plus long que prévu (en bien ou en mal, je ne dis rien !). En vérité, ce qui va surtout changer, c'est la réaction de l'équipe (particulièrement celle de Looping donc) face à un événement... disons grave, avec un des membres de l'Agence. Bien sûr, je ne livre aucun nom ni aucun indice de plus ! (Je le dis de suite, ça n'arrive pas avant plusieurs chapitres...)


CHAPITRE 9 : TRAHISON ?

C'était le lendemain, tôt dans la matinée. Looping regarda gravement Futé et Barracuda qui s'apprêtaient à partir. Il posa la main sur l'épaule du lieutenant et souhaita :

« Bonne chance p'tit gars... Stan aussi te le souhaite. Et à toi également Barracuda... Dis, tu veux que Stan vienne avec vous ? Parce que... euh...»

Il s'était reprit sous l'œil terrifiant de son ami. Mistral éclata de rire.

« Je préfère ça ! grogna le Noir. Bonne chance à vous aussi. »

Hannibal et les deux aviateurs regardèrent leurs amis s'éloigner. Le colonel déclara alors qu'ils avaient eux-aussi du travail.

Ils partirent à leur tour du petit village. Ils se séparèrent quand ils arrivèrent aux abords de la base soviétique. Hannibal, non sans l'idée d'essayer de remettre ensembles les pilotes, leur fit faire à nouveau équipe. Ils durent rester sur place pour relever les tour de garde. Hannibal, quant à lui, se dirigea vers le lac, afin de voir les lieux par lui-même.

Ni Looping ni Mistral n'osaient se parler. Ils étaient vraiment seuls pour la première fois, avec la journée devant eux.

« Tu... Tu sais, pour les lettres... murmura le capitaine.

-On en parle plus d'accord ? proposa le commandant. On fait la paix momentanément et on voit ça une fois en Corée du Sud ?

-D'accord... »

Mistral fit un pas mais trébucha sur une racine et se retrouva dans les bras de Looping. Aussi gênés l'un que l'autre, ils détournèrent les yeux et s'excusèrent du bout des lèvres.

« On... On regarde cette base ? »

Looping acquiesça sans un mot. Ils rampèrent vers l'endroit où Futé leur avait fait peur la première fois.


Ils observaient la base depuis un moment, sans se parler, ou juste pour se faire remarquer quelque chose sur leur travail d'espionnage. Vers midi, ils eurent faim. Looping, ou plutôt son capucin, avait repéré des fruits comestibles. Il se proposa donc d'aller les chercher, avec l'aide de Stan. Mistral approuva et elle le regarda partir en soupirant. Elle se demanda un instant si ce fichu singe n'était pas une excuse pour la fuir momentanément, puis reporta son attention sur la base. Soudain, elle sentit encore une fois le canon d'un AK-47 sur sa nuque. Elle sut qui c'était, Looping ne le lui aurait jamais fait. Elle éclata de rire et commenta :

« Futé ! Ne dit-on pas que les plaisanteries les plus courtes sont toujours les meilleures ? »

Elle se retourna en remarquant :

« Et puis je croyais que vous... »

Ce n'était pas Futé. C'était un militaire russe. Derrière, Looping était entre les mains d'autres soldats. Il avait visiblement résisté et était à moitié assommé. Mistral se mordit les lèvres. Les documents de la CIA qu'elle portait toujours sur elle étaient perdus, et eux avec. Ils s'étaient fait avoir comme des débutants. Pourquoi aucun n'avait pensé que la base serait mieux surveillée après tout ce qui s'était passé ?

« Veuillez nous suivrrre, pria le militaire avec un fort accent. Je suis sûrrr que mon général serrra rrravi de vous voirrr. »

Elle se mordit les lèvres et se releva.


Sans ménagement, on les fit asseoir de force dans une petite pièce sans fenêtre. On les enferma là, les laissant seuls.

« Looping... murmura Mistral. Looping, tu m'entends ? »

Il y eut une sorte de grognement indistinct. Il était visiblement encore sonné.

« Oh, Looping, je t'en prie ! Réponds-moi... »

Mistral commençait à avoir peur. Non pas pour elle, mais pour Looping qui avait une blessure à la tête. Il papillonna des yeux, tentant de reprendre ses esprits.

« Looping ! s'écria-t-elle soulagée. Ca va ?

-Je... Je crois... Ils nous ont attrapé, hein ?

-Perspicace ! sourit-elle. Je ne l'avais pas remarqué...

-Où... Où est Hannibal ?

-Je ne sais pas. Pas ici en tout cas.

-Et Stan ? Il est où mon petit singe ?

-Aucune idée, répondit Mistral. Peut-être encore dans la jungle. »

La porte s'ouvrit sur un général russe. Les deux pilotes ne purent s'empêcher de penser qu'il sortait droit d'un film d'espionnage où le méchant soviétique est grand, blond platine, les yeux bleus translucides, l'air terrible. Pourtant, Looping murmura :

« Pourvu que Stan leur ai échappé... »

Mistral lui jeta un coup d'œil à la dérobée. Ce n'était pas le moment qu'il parte dans ses délires.

« D'aprrès ce que je vois, fit le nouveau venu dans un anglais presque parfait au commandant, vous êtes un pilote amérricain...

-De l'US Air Force, oui, répondit poliment Mistral. Et oui, je suis une femme pilote de chasse. Ca choque souvent les gens au début.

-Ca me choque pas, moi ! répliqua Looping.

-On se connait depuis longtemps. C'est pour ça.

-Tu crois ?

-Je pense.

-Tu dois avoir raison...

-Je ne voudrrais pas vous dérranger mais qui êtes vous, vous ? fit-il au capitaine.

-H.M Murdock, se présenta-t-il. Mes amis m'appellent Looping. Dites, vous n'auriez pas vu mon capucin ?

-Il se moque de moi ? »

Il s'approcha pour le frapper quand Mistral se mit à hurler rapidement :

« IL EST FOU ! C'est pas sa faute, il est cinglé.

-Vrraiment ? Mais vous, vous ne l'êtes pas. »

Il se tourna vers ses subalternes et ordonna en Russe :

« Emmenez-la moi ! »

C'est alors que Mistral se mit à parler avec beaucoup d'assurance dans la même langue, avec un accent moscovite parfait :

« Général Medvov, vous faites une grave erreur. Vous compromettez toute ma mission auprès des capitalistes en m'arrêtant. Maintenant, vous allez devoir m'aider à m'échapper sans éveiller les soupçons.

-Que voulez-vous dire ? répondit le général toujours en russe.

-Mon vrai nom est Nastasya Petroshva. Depuis plusieurs années je suis en mission dans le bloc de l'Ouest. Ma couverture est celle que vous voyiez là. Je transporte sur moi des microfilms que le KGB a bien voulu que la CIA intercepte. Il y a dessus des des informations fausses sur notre couverture satellite.

-Comment connaissez-vous mon nom ?

-Je suis du KGB, je vous l'ai dit. Il est normal que je connaisse votre nom, n'est-ce pas ?

-Qui me dit que vous dites la vérité ?

-Appelez donc Moscou. Dites que vous avez arrêté un agent du nom de Nastasya Petroshva et vous verrez leur réaction. »

Il sortit de la pièce pour faire ce que Mistral lui disait. Celle-ci soupira et regarda Looping. Il demanda :

« Tu lui as dit quoi ? Hannibal n'a pas été pris ? Et Stan ? Tu crois qu'ils sont ensembles ? »

Mistral éclata d'un rire clair.

«Moins tu en sauras, mieux cela vaudra. »


Hannibal arriva discrètement au bord du lac. Le côté opposé à la base soviétique était une falaise d'une dizaine de mètres. Il fit la moue. Ce serait dur de plonger. Il évalua la distance qui le séparait de la base. Deux bonnes centaines de mètres. En face de lui, la piste d'envol. Ce serait parfait. Il décida de revenir là où il avait laissé Looping et Mistral. Ca lui prendrait bien le reste de la matinée.

Effectivement, peu après midi, il fut à l'endroit où il avait laissé le commandant et le capitaine. Seulement, personne n'était là. Or, Hannibal savait très bien que Looping ne désobéirait pas à un de ses ordres directs. Et il n'imaginait Mistral quitter le pilote de l'Agence Tous Risques. Elle avait beau dire, elle le dévorait toujours des yeux. Quelque chose s'était passé.

C'est alors que son regard tomba sur la casquette de Looping. Hannibal se précipita vers elle et la ramassa. Il eut la confirmation de ce qu'il subodorait. Looping ne se séparerait jamais de sa précieuse casquette. Il leur était arrivé quelque chose. Sûrement les communistes les avaient repérés.

Il prit un cigare qu'il alluma pour réfléchir. Il était seul, Futé et Barracuda ne rentreraient sûrement pas avant plusieurs jours. Il ne pouvait logiquement pas attaqué une base soviétique à lui tout seul. Et puis il n'osait pas imaginer l'incident diplomatique. Jack ne serait pas content.

Il ricana en pensant à celui-là. Gonflé le bonhomme ! Envoyer la fameuse équipe au casse-pipe plutôt que quelqu'un de la CIA ou de l'armée... Ca devait bien l'arranger. Si l'Agence réussissait, les microfilms étaient sauvés. Si elle échouait, ce serait qu'elle se serait faite arrêté ou tuée. Les microfilms seraient perdus, mais l'on serait débarrassait de l'Agence Tous Risques en lot de consolation. Hannibal en connaissait un qui serait content. Decker le fêterait sûrement.

Hannibal redescendit sur terre. Il ne pouvait pas rester à rêvasser. Il devait trouver un plan. Sans accroc bien sûr... Il décida tout d'abord de déclencher le signal d'alarme pour prévenir Futé et Barracuda.


« Camarade Petroshva, s'excusa Medvov, je suis désolé. Je ne pouvais pas savoir qui vous étiez.

-Ce n'est pas grave général. Mais vous devez me laisser sortir.

-Bien sûr ! Vous êtes libres.

-Non. Cet homme, fit Mistral en désignant Looping qui ne comprenait toujours rien à la conversation en Russe, ne sait pas qui je suis. Il fait partie de l'équipe de secours venue à ma rescousse. Je ne peux pas me permettre de griller ma couverture.

-Dans ce cas, vous vous échapperez cet après-midi. Mais venez avec moi, je vous expliquerais tout ça. »

Il ordonna aux soldats de l'emmener dans son bureau. Ils firent mine de l'emmener de force.

Une fois la porte refermée, Looping se retrouva seul. Qu'allaient-ils faire à Mistral ? Il tenta de se détacher pour sauver l'aviatrice. Il se débattit de toutes ses forces, mais rien à faire, les Russes savaient faire des nœuds. Et il ne risquait pas de briser cette chaise, elle était en fer.

Pendant ce temps, Mistral accompagnait Medvov dans son bureau, sûre d'elle, un léger sourire aux lèvres.