Noël au Manoir, anniversaire au plumard…

Auteur : antedaemonia

Disclaiming : OK, tout est à J.K.Rowling, mais j'ai pensé (oui, oui) à un truc : si on se cotisait toutes pour racheter les droits à leur propriétaire légitime, alors on pourrait se partager Draco, Harry, et peut être aussi Severus, Sirius, Remus, Lucius… vous en voyez d'autres qui valent la peine ? Ceci étant dit, je te dis pas après, le bazar pour les tours de garde…

Genre : Fic Slash / Yaoi

Couple : Harry / Draco

Rating : M, M et surtout M, même si ce chapitre ci est sage…

Résumé : Une quasi-noyade et une séance de bouche à bouche vont entraîner Harry et Draco dans une relation complexe, où chacun va apprendre ce que signifie le mot confiance.


Message : salut tout le monde ! Et pardon pour ce retard, mais mon boulot est vraiment ultra prenant en ce moment. Enfin, la suite est enfin là. Je ne le dis pas assez, mais je voulais vraiment remercier tous ceux et celles qui m'écrivent. Ce ne sont que compliments et mots d'encouragement, et ça me fait extrêmement plaisir. Bien sûr, le résultat, c'est que je passe plus de temps à répondre aux reviews qu'à recopier mon chapitre. Mais je suis contente quand même !

A part ça, je remarque que les noms que j'ai donnés aux Malfoy vous ont plutôt plu dans l'ensemble. Du coup, j'ai décidé de donner quelques explications : Detestinio, c'est un mélange de détester et destinée. Hystéria, comme beaucoup ont dû le comprendre, est une hystérique de première. Et puis, je l'avoue, celle que j'estime être ma meilleure trouvaille, même si personne ne l'a relevée : Draco, le premier né de Lucius, porte un nom qui fait référence au dragon. Et Eliot, l'un des jumeaux de Detestinio, porte un nom qui fait référence au même animal (ben oui, Eliot le dragon…) Hi hi hi, oui, je m'amuse bien, merci !

Réponses aux reviews :

Galouz : oui, vu que je n'ai plus le droit à Lucius, enfermé à Azkaban, eh bien j'en ai rajouté d'autres, de Malfoy. Et comme je n'y vais pas avec le dos de la cuillère, j'ai fait comme avec les œufs, j'en ai pris une demi douzaine ! Pour Narcissa, je crois pouvoir affirmer que oui, il y avait bien une connotation sexuelle sous la menace, mais comme tu vas l'apprendre dans ce chapitre, Cissa est très capable de se défendre elle même ! Sinon, contente que le baiser « haineux et plein de désir » t'ai plu. En général, ce sont des moments de ce genre, intenses et compliqués, que j'aime lire dans les fics des autres. Donc je suis contente que ce passage là t'ai plu. Ciao

Black Sharne : coucou ma belle. Comment Harry va s'en sortir ? Draco va-t-il donner un coup de main ? (j'ai failli écrire un coup de rein. C'est grave, docteur ? Je deviens obsédée ? Comment ça je le suis déjà ?) Bref, je pense que tu vas avoir des réponses dans ce chapitre. En tout cas, pardon de t'avoir fait attendre si longtemps pour avoir la suite. Bisous et à bientôt !

Onarluca : coucou ma ch'tite Artemis. Je m'inquiétais, vu que tu ne m'avais pas écrit pour le chapitre précédent. Ou bien je me disais que tu étais peut être en vacances… Bon, mais me voici rassurée, j'ai eu tes deux reviews ce soir. Que dire ? Je suis toujours aussi contente que tu aimes, et je suppose que ton souhait de voir Draco aider Harry aura quelques réponses dans ce chapitre. Bye !

Crazysnape : coucou mam'zelle ! En matière de bons chapitres, tu t'y connais, tu en traduis toutes les semaines ! Mais merci en tout cas de ta review, ça me fait très plaisir. J'espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances, et je te dis à bientôt : je promets qu'un jour ou l'autre, je prendrai du temps pour envoyer des reviews ! Mais faut dire que c'est pas ma faute, mes patrons (salauds de capitalistes esclavagistes !) me font faire des heures sup' ! J'espère au moins que j'aurai des vacances pendant l'été, histoire de me requinquer un peu…

Orphée Potter : tu poses de très bonnes questions, et j'aimerais vraiment pouvoir te répondre… mais je ne le ferai pas, même pour tes nerfs ! Je peux simplement te dire que le plumard en question ne sera pas dans le cachot… mais peut être à P----- D---- ! Tu vois de quoi je parle ? Bisous et à très bientôt. Et ne t'en fait pas. Ta défection de Entre 4 Murs est bien sûr un peu triste (tu es la première lectrice que je « perds »… snif…) mais en même temps je respecte complètement que tu aies du mal avec une histoire un peu sombre. Moi personnellement, c'est avec les deathfic que j'ai du mal. J'ai été personnellement traumatisée par « Si vous êtes prêt » de Cybèle, traduit par Gaeriel Palpatine. Tu connais ? Bref, je ne peux pas t'en vouloir, mais je suis contente que tu restes au moins pour Noel au Manoir… Ouf, je ne t'ai pas totalement perdu… Bye ma puce !

Nardy : tu as les alertes un chapitre sur deux ? Du coup, j'aurai de tes nouvelles un chapitre sur deux aussi… au moins je ne m'inquiéterai pas si je ne vois pas… Pour Harry, tu as mille fois raison, il aurait dû écouter en classe, et s'intéresser un peu plus à la famille de son futur amoureux, à savoir Draco ! Mais en même temps, ça aurait foutu mon scénar en l'air… Bref, je t'embrasse et à bientôt. Bisous Sandy

gaelle griffondor : bon, toi au moins tu fais dans le « court et efficace ». J'espère que ça te plait toujours en tout cas. Ciao.

vert emeraude : bon, c'est cool si le baiser t'a plu. Et pour répondre à ta question, c'est pas tellement toute la clique des Malfoy qui a dérangé notre petit couple, c'est d'abord l'elfe de maison qui a interrompu ce petit moment de « partage salivaire ». Du coup, une question se pose : Draco devrait-il se venger de sa frustration en martyrisant l'elfe en question ? Bonne lecture, et patience pour la suite : je n'ai pas encore décidé quand aura lieu le prochain… rapprochement… Je vais y réfléchir. Bye !

Lunenoire : ne t'en fait pas, je sais reconnaître de l'ironie quand j'en vois. J'espère que la suite te plaira, et à l'occasion, dis moi ce que tu penses de Narcissa. Parce qu'elle est assez présente dans ce chapitre. Ciao

Kaorulabelle : et c'est pas fini ! Si j'arrive à me tenir à mon scénario (je promets que j'essaye), les prochaines rencontres entre Harry et Draco deviendront de plus en plus… torrides.

Lovely A : coucou Ariane ! J'ignorais que tu ne suivais pas cette fic ci. Du coup, tu as raison, tu as eu 9 chapitres d'un coup, ça c'est plutôt cool ! Tant que j'y pense, une petite question : est ce que tu lis des fics en anglais ? Comme tu es Québecquoise, je me dis que tu dois avoir un bon niveau d'anglais, mais je préfère demander. Enfin si c'est le cas, j'en ai lu d'excellentes ces derniers temps que je pourrais te conseiller. Bon, sinon, je te laisse aller lire, et moi je me grouille de terminer ces RAR pour pouvoir poster ce chapitre. Bisous ma puce !

Aella : hello ! Comme tu le constates, ce chapitre ci a mis plus longtemps à arriver. Je l'ai aussi un peu plus remanié que les autres. Je suis ravie que tu détestes déjà tous mes Malfoy. Ce qui m'a bien éclaté, déjà, ça a été de leur trouver des noms un peu originaux, et faciles à retenir. Pour le chapitre qui vient, c'est cette fois ci à Narcissa que je m'intéresse : à l'occasion, dis moi ce que tu penses d'elle ! Tu as aimé ce petit baiser dans les sous sol ? Comme c'est surprenant… c'était fait pour ! Mais ça me fait super plaisir quand même. 9 chapitres, et en tout et pour tout 2 baisers, je comprends pourquoi on me traite de sadique parfois… Je t'embrasse très fort, et bonne lecture !

BlackNemesis : non seulement tu me fais rire dans tes fics, mais maintenant tu me fais aussi pouffer bêtement quand je lis tes reviews ! Ca doit être l'effet BN (à chaque fois que j'écris tes initiales, ça me donne envie d'aller manger un gâteau… faut vraiment que je me calme…) Alors comme ça, à force de brûler des cierges, tu te fais de nouveaux potes ? Fais quand même gaffe, avec l'arrivée du printemps, la chasse aux angelots est ouverte : ils vont se faire tirer comme des lapins ! (et ne vois pas du second degré dans tout ce que je dis…) A part ça, les prénoms t'ont plu ? Moi, si tu as lu ma petite note tout en haut de la page, je trouve que ma meilleure trouvaille, en dehors de Hystéria et Detestinio, c'est celui des jumeaux qui s'appelle Eliot (oui, à cause de Eliot le dragon. Comme ça, les deux cousins ont une sorte de prédisposition naturelle à être en compétition : il ne peut y avoir qu'un seul dragon pour hériter du titre des Malfoy !) Eh mais ! Que lis-je ? Non, ne te tape pas la tête contre les murs ! Après, je vais recevoir des emails de menaces de morts de tous ceux et celles qui suivent tes fics et qui vont m'accuser (avec raison) de t'avoir envoyée à l'hosto ! Sinon, tu as trouvé que le baiser était « parfait » ? Cool ! Bon, je suis pas sûre que les principaux intéressés le voient du même œil : le premier baiser, Draco était à moitié noyé, le second, Harry se prend des barreaux métalliques dans la figure. Et là, tu es en droit de te demander : pour le troisième, que va-t-elle imaginer dans son petit esprit tordu ? Pour finir, je te remercie de me rappeler que mon écran est typiquement Serpentard, et que ça me fout mal au crâne comme c'est pas permis. Quant à mon boulot, ne t'en fait pas, on bosse tous sur ordi, et personne ne vient me demander ce que je tape. J'arrête là avant de t'écrire tout un roman. Bisous ma belle !

SithGirl : Wahou, ton enthousiasme réchaufferait le cœur d'un glaçon ! Merci infiniment de tous ces compliments, ça me fait ultra plaisir. Et je suis ravie que la famille Malfoy agrandie par mes soins te plaise. Je crois qu'en effet, leur credo, ça pourrait être « un pour tous, tous pourris » : ils sont prêt à s'égorger les uns les autres pour devenir l'héritier du Manoir. Bye et à très bientôt j'espère.

Egwene Al' Vere : ta question est pertinente. En fait, dans mon esprit, Harry se précipitait sur Dudley pour « faire rempart de son corps » : c'était plutôt un réflexe automatique, et pas vraiment réfléchi. Mais le Doloris lancé sur Dud' ne se transmet pas à lui, et il ne peut pas non plus l'arrêter en faisant obstacle au sortilège. Je penche plutôt pour la théorie selon laquelle l'un des cousins, Eliot ou Eziel, a lancé son propre Doloris sur Harry. Ce qui expliquerait pourquoi, avant que Harry ne tombe dans les pommes, il entend les Malfoy se disputer. Detestinio engueule ses fils car Voldemort va venir récupérer sa proie bientôt, et il faudra qu'elle soit en bon état : il ne faut donc pas le torturer. Pour le reste, je suis contente que ça t'ai plu, et notamment ce petit passage où Draco décide de suivre son instinct ! Donc encore merci et bonne lecture pour la suite

Clôtho : un baiser « génialissime » ? Ouah ! Je suis fier de moi ! Pour être honnête, dans la version sur papier, le baiser faisait à peine trois lignes. Et puis quand j'ai recopié sur ordi, je l'ai totalement développé pour en arriver à la version que tu as lue. Conclusion : je suis meilleure quand je rédige en deux fois ! Surtout que ça me fait ça quasiment à chaque chapitre. Je rajoute toujours des paragraphes entiers… Oh, à propos : je n'autorise personne à dire que mes revieweuses ne sont pas fute fute : si tu me lis, alors tu es fute fute. Le contraire n'est pas possible. C'est mathématique. C'est non négociable. Enfin je suis contente que ce chapitre t'ai plu, et pardon d'avoir mis si longtemps pour la suite. Celui qui a dit « le travail, c'est la santé » n'a pas vu les cernes monstrueux que j'ai sous les yeux… Ciao !

Vif d'Or : ah ah ! Oui, tu peux toujours rêver de te réveiller frémissante dans les bras/mains de Harry. Mais j'espère pour toi qu'un certain blond portant le nom d'une créature crachant des flammes ne t'entendra pas. Sinon tu connaîtras, toi aussi, l'hospitalité légendaire des sous sols du Manoir M. Et puis sinon, je crois que tu as bien résumé le principe du plan de Detestinio : on retourne Dud à ses parents après lui avoir nettoyé la mémoire, moi comme ça, je le vire de l'histoire (pour l'instant…Il reviendra en temps voulu !) et on garde encore un peu Harry dans les cachots, parce que c'est bien connu, il faut abuser des bonnes choses ! Et on continue l'histoire avec un chapitre où Draco va se prendre la tête et où Narcissa va nous révéler quel est son sport favori. Je t'embrasse et à très bientôt !

Oxaline : bonjour ma puce ! Alors ça t'a plu ? Apparemment oui, donc je suis contente. La conversation et le bisou t'ont plu donc… y compris la colère de Draco et le côté paumé de Harry… Sinon, pour la description des yeux de Draco, disons que je me suis un peu inspirée des yeux de ma sœur, qui sont d'un très joli gris bleu ! Et si j'étais vraiment désagréable (ce que je peux tout à fait être…) je dirais que pour Hystéria aussi je me suis inspirée de ma sœur. Pas pour le physique, non, plutôt pour le côté hystérique… Et pitié ! Je sais que mon écran est très Serpentard ! Bisous !

Neyarchess : malgré tes bons vœux, mes mésaventures ne s'arrangent que très lentement : mon écran est désespérément vert pâle. Mais je suis heureuse de voir qu'à côté de ça, mes chapitres te font rire ! C'est vrai que le côté « dramatique » est balancé par un côté plus léger, et puis j'aime bien trouver de temps en temps de petites choses marrantes à rajouter. L'un de mes prochains délires, ce sera la date de naissance que j'ai choisie pour Draco… mais c'est encore secret pour quelques chapitres… Sinon, pour Hystéria, tu as tout bon, elle est en effet hystérique ! Bisous

Lemoncurd : j'espère que c'est une bonne chose que tu sois perplexe. Ca m'embêterait que tu sois déjà paumée… Est-ce que c'est le nombre élevé de Malfoy au mètre carré qui t'a rendu perplexe ? Bonne lecture pour la suite en tout cas.

Ddy : hello petit zozio des zîles sous les cocotiers. Je soupçonnais depuis quelques temps que tu étais un peu barge, mais j'en ai maintenant confirmation : 3 reviews pour ce seul chapitre ! Y'a pas de doute, tu es mon admiratrice secrète numéro un… Ce qui me fait, je te l'avoue, extrêmement plaisir. Pour te répondre dans l'ordre, je dirais 1) que tu es sans doute la seule à avoir lu ma proposition de cotisation pour racheter Harry et les autres, et je vois que tu te réserves déjà les meilleurs morceaux… 2) oui, les changements de rating, je crois que ça a pris tout le monde au dépourvu. Mais bon on s'adapte comme on peut ! 3) je t'expliquerai les alert author et review si tu le veux, mais pas ici. Je t'enverrai un email, tiens. 4) je te préciserai les lieux et dates de l'inhumation de nos appareils ménagers dans le même email. 5) et la photo de Plume (mon chat) sera dans le même email aussi alors. Avec un dessin de Harry et Draco, ok.

Je passe à ta deuxième review : non, je n'ai pas assisté à ce qu'ont fait mes voisins directement. Disons que je suis venu un jour voir les chiots qui venaient de naître. Le lendemain, j'ai voulu y retourner, et la voisine m'a raconté froidement que son mari avait balancé les chiots contre le mur du garage pour les buter.

Je passe direct à ta troisième review : tu lui en veux, hein, à ce petit elfe qui est venu interrompre le baiser ? Ha ha ! Eh oui, tu sais bien compter : 2 tout petits bisous en 9, non pardon en 10 chapitres… Et puis sinon, comment ça mon pseudo fait rire ? Comment ça ça ne te fait pas peur ? Pour la peine, toutes les autres questions que tu as posées, j'y répondrai dans l'email que je vais t'envoyer. En attendant, tu apprendras à patienter, ô, jeunesse insouciante !

Et de 4 ! Plus de doute, tu es the most follish woman I have ever known : autrement dit, et en français dans le texte, tu es folle à lier de m'écrire 4 reviews, mais j'adore ça ! Pour expliquer mon retard, je ne dirai qu'une chose : heures supp au boulot car la fin de la prod est pour juillet et nous sommes dans le grand rush final. Donc les semaines à venir vont être dures pour caser tout ce que j'ai à faire. Et puis maintenant, je n'ai plus de chapitre d'avance, il faut écrire au fur et à mesure…

Yochu : coucou, alors tu es une nouvelle lectrice ? Je suis ravie que ça t'ai plu jusqu'à présent, et j'espère bien que ce nouveau chapitre sera à ton goût. J'avais envie de développer un peu les relations mère fils… A part ça, tu trouves que je torture Harry et Draco avec leurs sentiments ? Oh, si peu… bye et à la prochaine !

Agatha Brume : toi, tu es ma surprise de la semaine ! Tu es la première à me faire un coup pareil : reviewer tous mes chapitres de toutes mes fics ? Je suis flattée au-delà de toute mesure. Et c'est à BlackNemesis que je dois ça, si tu m'as découverte grâce aux reviews que l'on s'échange ? Elle avait du dire encore une fois des trucs gentils sur moi. Je vais aller lui envoyer une review pour la remercier, tiens ! A part ça, j'adorerai répondre à tes 9 reviews, mais comme j'ai déjà du retard pour poster ce chapitre, je vais faire plus court que prévu. Disons juste que je remarque que tu es comme moi sur au moins deux points : primo, tu es myope, et secundo, quand tu es en train de lire une fic, tu ne peux pas t'empêcher d'appuyer sur le bouton suivant, même si tu te lève dans 4 heures pour aller au boulot ! (Ce qui est mon cas à la seconde même où je t'écris… snif… mon n'oreiller que j'aime…) Encore un très gros merci, et je t'embrasse très fort !

Quiproquo : ah ah ! Non, je t'assure, je ne suis pas vexée, au contraire, je trouve hilarant que tu commences tes compliments en me disant « eh, mais en fait il y a un scénario dans ton histoire ! ». Mais oui madâââme, je suis moi-même du genre à lire avec plaisir des PWP quand j'en ai l'occasion, mais pour cette fois, il y a en effet une sorte de scénar pour mener ma fic. Maintenant soyons honnête, l'un de mes passages préférés est quand même le petit bisou échangé dans les cachots… Ben oui, on ne se refait pas… Enfin, tu m'as bien fait rire, et maintenant je te libère pour que tu puisses aller lire la suite. Bisous ! A propos, en me baladant sur ton profil, j'ai vu que tu avais traduit Gryffindor Seduction de Jennavere : c'est un excellent One Shot ! Quant à ton autre traduction, Correspondance, c'est l'un des meilleurs one shot que j'ai lu depuis longtemps, et je ne le connaissais pas, celui là ! Bref, merci à toi pour m'avoir fait passé un très bon moment de lecture.

Lili : merci Lili, c'est très gentil à toi. J'espère que la suite va te plaire alors. Bisous et bonne lecture.


Chapitre dix : hésitations

Connard.

Connard fini. Sale enfoiré. S…sang de bourbe !

Draco Malfoy a beau chercher, les insultes lui manquent. Sa haine l'aveugle et le rend muet.

F…fils de pute !

Ah non, il ne peut pas dire ça. La mère de Detestinio, c'est la grand-mère de Draco. Donc fils de p… non, pas possible.

Le jeune garçon se lève et se met à marcher dans sa chambre, allant du lit à la fenêtre, en un aller retour sans fin. Rien ne va plus dans sa vie. Les événements lui échappent, il ne contrôle plus rien.

Ce serait plus juste de dire que je n'ai jamais rien contrôlé. Mais avant au moins, Père veillait à mes intérêts. Alors que maintenant…

Es-tu si sûr que c'est sur tes intérêts qu'il veillait ? lui soumet une petite voix désagréable. Après tout, il t'a aussi fait beaucoup de mal…

Draco coupe court à cette petite voix et va s'asseoir à son bureau, en face d'un bouquin de métamorphose qu'il n'a même pas ouvert. La chambre de Draco est vaste, et pleine de recoins. Au troisième étage du Manoir Malfoy, ses fenêtres donnent sur une terrasse et sur une lande déserte qui, à cette heure tardive, se fond dans l'obscurité. Le Wiltshire, au sud ouest de l'Angleterre, possède des paysages d'une époustouflante beauté. La nature s'y exprime dans toute sa glorieuse beauté, et le Manoir Malfoy est implanté dans un vallon dont Draco connaît chaque recoin par cœur. Dans ses appartements qui dominent un jardin au charme sauvage, les meubles de bois sombre ressortent vivement sur les murs et le parquet aux teintes claires. A la lueur des chandelles vacillantes, les ombres qui entourent Draco se meuvent comme des fantômes. Et dans la cheminée monumentale, un feu crépite en répandant une odeur de sous bois et d'encens.

Le visage grave, les sourcils froncés, le jeune homme se perd dans ses réflexions. Depuis l'arrestation de son père, la situation de Draco est pour le moins… inconfortable… Bien sûr Draco a essayé de se persuader que la chute brutale et inattendue de Lucius n'est due qu'à ce maudit Survivant. Que ce putain de beau gosse est le seul à blâmer dans les événements qui se sont déroulés à la fin du printemps dernier au Ministère.

Un Malfoy à lui seul ne se serait pas mis dans une situation aussi inextricable, n'est ce pas ? Lucius Malfoy avait toujours l'habitude d'avoir au moins deux ou trois plans de rechange, et une multitude d'échappatoires possibles. Pourtant les faits sont là. Et Draco, si sûr de lui par habitude, apprend à ses dépends que l'insécurité n'est pas le lot des faibles ou des imbéciles.

Que l'on peut se sentir impuissant et perdu au milieu d'un palais.

Qu'on peut se sentir seul au milieu d'une foule.

« Eh bien, Père » dit-il à voix basse en jetant un coup d'œil distrait aux flocons blancs qui tourbillonnent à l'extérieur du Manoir, « vous auriez été bien inspiré d'attendre ma majorité pour vous faire envoyer à Azkaban. Ca m'aurait foutu un peu moins dans la merde… »

Depuis juin dernier, rien ne va plus : cette truie d'Ombrage réduite à s'enfuir en catimini, les élèves n'ont pas perdu une seconde pour traiter de nouveau Potter comme leur héros, Gazette du Sorcier à l'appui. Et la brigade inquisitoriale qu'il avait dirigée avec tant de plaisir et de sadisme s'est évaporée comme neige au soleil quand Dumbledore a regagné son bureau. Et comme si son humiliation n'avait pas été totale, il a fallu que sa très chère mère le retrouve dans un filet à bagage du Poudlard Express, transformé en grosse limace baveuse... La honte suprême ! Et que les charges retenues contre son père soient si lourdes qu'aucun coffre de Gringott ne possède assez d'or pour le faire sortir de sa geôle.

Draco secoue la tête pour chasser ces mauvais souvenirs de sa pensée. Il sait qu'il possède aujourd'hui l'occasion inespérée de se venger du balafré... Sauf qu'entre temps, l'été est venu et est reparti. Et des rêves absolument inimaginables traversent maintenant son esprit, sans le laisser en paix. Des rêves où un Harry Potter à genoux n'est pas forcément signe d'humiliation, mais plutôt de... plaisir... Des rêves où il se voit lui même à genoux parfois, mais pas devant V-v... le Seigneur des Ténèbres... Encore un truc qui l'énerve, tiens, comment se fait-il que Potter arrive à prononcer si aisément ce... son nom ?

Et quand Draco, réfugié dans les jupes de sa mère pour pleurer de rage, croyait que rien ne pouvait être pire, l'oncle Detestinio et la tante Hystéria, profitant de l'emprisonnement à Azkaban de leur frère aîné, sont arrivés au Manoir comme un couple de vautour qui a senti l'odeur d'un charnier, sous le prétexte de prendre la tutelle de Draco jusqu'à sa majorité. Ah ! Quelle belle excuse en vérité !

La majorité, chez les sorciers, étant fixée à 17 ans, Draco n'a plus très longtemps à attendre. La fin du mois de février devrait logiquement voir son émancipation... sa délivrance. Et en attendant, rien ne s'opposait, techniquement, à ce que Narcissa Malfoy soit désignée comme tutrice. C'était bien sûr sans compter l'opposition farouche qu'ont témoigné certaines... personnes.

« Je n'ai rien contre ta mère », a expliqué Detestinio avec calme et raison devant une audience exceptionnelle du Département des Familles Magiques, « mais ce n'est une Malfoy que par le mariage. Il n'est pas possible qu'elle s'occupe de tes intérêts... »

Résultat, songe Draco en se renversant en arrière sur son fauteuil, étendant ses jambes fines et musclées sur le bureau, les deux Mangemorts ont repris la suite des affaires Lucius, sa place dans la hiérarchie du Seigneur des Ténèbres, et se sont installés au Manoir sans aucune gêne.

Si Père était là, je pense qu'il serait d'accord avec moi sur le terme à employer... Un putch, un coup d'état... Une prise de pouvoir en règle...

Leurs enfants, les cousins de Draco, sont venus avec eux : les jumeaux Eliot et Eziel sont les fils de Detestinio, tandis que Walter est l'unique rejeton d'Hystéria. Sale engeance, voilà ce que pense Draco. Ces trois là se sont toujours ligués contre lui pour faire de sa vie un calvaire. Va savoir ce que leurs parents peuvent bien leur raconter pour qu'ils soient aussi aigris à leurs âges ! Ou alors c'est Durmstrang qui rend comme ça, et dans ce cas, Draco est bien heureux que sa mère l'aime assez pour avoir exigé qu'il aille à Poudlard ! Les trois petits cafards ont donc passé l'été à l'espionner et à le surveiller pour le compte de leurs parents. Il a même surpris Eliot dans sa chambre, en train d'essayer d'ouvrir les tiroirs de son secrétaire. Il faut au moins reconnaître ça à l'enseignement de Durmstrang, on y enseigne très bien à briser les défenses magiques... Le cousin aux dents de lapin s'en est sorti avec un sortilège Constricto qui l'a empêché de respirer pendant deux bonnes minutes. Ensuite Eziel est arrivé et a trouvé le contre sort... Hélas...

« Notre domaine, il a osé dire notre domaine ! Comme si je n'existais pas, comme s'il m'avait déjà supprimé et qu'il était devenu l'héritier légitime... » fulmine Draco en repensant à la confrontation avec Detestinio, dans les sous sol. Et devant Potter en plus. Il est apparu faible devant Potter, qu'y a t-il de pire ?

Et puis ils menacent sa mère, Narcissa Malfoy, née Black... Une raison suffisante pour qu'ils ne lui fassent pas confiance, c'est ce qu'ils ont dit. Celle ci est donc confinée dans ses appartements de l'aile sud depuis l'arrestation de Lucius. Emprisonnée dans sa propre maison. Durant les vacances d'été, Draco a pu veiller sur elle. Mais depuis qu'il est reparti à Poudlard...

Et depuis aujourd'hui, il y a Potter...

Draco soupire et se tord en tous sens dans son fauteuil. Le sac de noeud est complet. Il n'y a aucune chance qu'il puisse trouver le sommeil cette nuit. Ni dans les 10 ans à venir d'ailleurs. Une furieuse envie de jouer les elfes de maison et de se taper la tête contre les murs envahit soudain le blond.

Le problème Potter est insoluble. Draco s'en rongerait les ongles s'il n'avait pas déjà vu le résultat sur les mains de l'autre abruti de Gryffondor. Fines et puissantes à la fois, et un peu halées. Des mains qui seraient magnifiques si ce putain de Survivant à la noix perdait l'habitude d'avoir les ongles rongés. Draco déteste ça, c'est inesthétique... Bref, personne ne sait qu'il est là, dans les cachots du Manoir, à attendre la mort. Et personne ne viendra l'aider. Et Lord Vol... enfin Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, a été mis au courant de sa capture.

C'est la fin pour lui. Et merde, je suis même pas content ! Je devrais jouir de cet instant unique où mon ennemi de toujours va connaître l'échec.

Oui mais le Doloris... Bon sang, Potter s'est tordu de douleur sous le sort lancé contre le Moldu ! Qu'avait-il besoin encore une fois de jouer les héros, et de se jeter entre le sort et sa victime ? Detestinio a même été contraint de renoncer à torturer ses deux prisonniers, pour ne pas contrarier le Seigneur des Ténèbres. Apparemment, l'oncle de Draco a reçu des ordres stricts : le Lord Noir ne viendra pas tout de suite, lui ont cafté les elfes de maison qu'il a envoyé espionné. Un messager a rapporté qu'il était trop occupé, au fin fond de la Roumanie, à regagner plus de pouvoir grâce à un sortilège de magie noire. Le Garçon Qui A Survécu a donc gagné quelques heures, ou quelques jours de répit, avant de se retrouver face à son destin.

Putain, Potter, quand je t'ai embrassé, tu ne m'as même pas repoussé. Depuis la nuit au bord du Lac, tu as complètement chamboulé mes repères. Qu'est ce que ça veut dire ? Que j'ai mes chances avec toi ? Que toi et moi on pourrait... ?

Draco secoue la tête, et se lève pour gagner la vaste fenêtre qui donne sur sa terrasse. La nuit qui englobe le Manoir Malfoy est percée par les scintillements des flocons d'argent. En d'autres circonstances, il aurait trouvé cela magnifique. A Noël dernier, il se souvient être allé toquer à la porte des appartements de sa mère, et y a trouvé ses parents abîmés dans la contemplation d'un spectacle pareil. Il s'est assis à côté d'eux, et ils ont parlé pendant des heures... Et maintenant, tout cela n'est plus que souvenir, tout comme le garçon brun aux magnifiques yeux verts ne sera bientôt plus que cendre refroidie...

Potter, recroquevillé sur le sol, les mâchoires crispées pour retenir ses hurlements de douleur, le Doloris lui déchirant les entrailles, comme une pince brûlante qui arracherait ses viscères... Draco connaît bien les effets du sortilège impardonnable. Il l'a déjà subi. Son père... Draco frissonne et écarte de son esprit les souvenirs trop douloureux qui lui font monter les larmes aux yeux.

Merde.

Merdemerdemerdemerde...

Apparemment j'aurais eu une chance avec Monseigneur JoliP'tiCul Potter. Si j'avais su... J'aurais pu le prendre, dans la bibliothèque. Il ne se serait même pas défendu, ce sale Gryffondor !

Potter sous la domination d'un Malfoy ! Qu'est ce qu'il aurait aimé ça ! Il l'aurait possédé comme dans ses rêves.

Ouais, sauf que maintenant, je ne l'aurai plus. Potter est voué à une mort certaine si... si... personne ne vient l'aider...

Si quelqu'un ne l'aide pas...

Si... si j-je... ne...

Un claquement sec, suivi de la voix aigue d'un elfe de maison, fait sursauter Draco, qui s'était appuyé contre le chambranle de sa porte-fenêtre.

« Maître, Tikkie vient vous tenir au courant », glapit un petit être aux oreilles tombantes percées de multiples anneaux. Mais la créature s'arrête soudain, l'air étonné et un peu... effrayé.

Draco Malfoy la regarde avec terreur, une main posée sur sa poitrine où son coeur a brusquement failli s'arrêter, et une inexplicable rougeur sur ses joues pâles.

« M-maître ? Est ce que... Tout va bien ? »

Draco gémit intérieurement.

Pitié, dites moi que personne, ni elfe, ni humain, ni Merlin lui même, ne peut lire dans les pensées. Est ce que j'étais vraiment en train de p-penser à aid... aider Potter ?

« M-maître ! Holala, le Maître ne se sent pas bien ? Non pas bien du tout ? Tikkie va aller prévenir... »

« Nooon ! J-je vais bien. Tu ne préviens personne, ok Tikkie ? »

L'elfe ouvre de grands yeux larmoyants. Cette fois ci, la créature semble persuadée que quelque chose de terrible est arrivé. Peut être bien la fin du monde. Son Maître, Draco Malfoy, vient de faire une phrase complète sans l'insulter.

« Raconte moi plutôt ce que tu as entendu dans le salon d'honneur », continue le jeune garçon en se laissant glisser jusqu'au sol, où il s'assied, le temps que son coeur battant retrouve un rythme normal. « Je veux tout savoir des plans de mon oncle. »


Plus tard dans la soirée, Draco envoie un elfe auprès de sa mère pour la prévenir de son arrivée. Au dîner, sous la stricte surveillance de Detestinio et d'Hystéria, la mère et le fils n'ont échangé que des banalités affligeantes. Les secrets qu'ils partagent doivent attendre la stricte intimité du salon maternel pour pouvoir s'exprimer. Le jeune garçon est donc impatient de s'y réfugier, et après une rapide partie de billard sorcier, qu'il perd avec élégance, Draco prend congé de Detestinio et fonce vers les appartements de Narcissa.

« Err… Draco, tu vas encore te réfugier dans les jupons de ta petite maman chérie », ricane Eliot au détour d'un couloir, alors que Draco est en route vers l'aile Sud.

« Cousin, fais moi plaisir, apprends la signification de la phrase va te faire foutre », lâche le Serpentard en assurant la prise sur sa baguette, qu'il porte dans sa manche. Mais ses insultes ne rencontrent qu'un sourire ironique.

« Un Malfoy ne va pas se faire foutre, figure toi », grimace le cousin. « Il peut cependant arriver qu'il entube tout le monde. Err… Même le célèbre Albus Dumbledore s'est fait niqué sur ce coup là ! »

« Si tu veux parler de l'autre connard de Survivant, dans sa cage là en bas, alors trouve toi un autre interlocuteur, Eliot. Je ne suis pas d'humeur ». D'un geste vague de la main, Draco fait le signe de donner congé au garçon plus âgé, puis il s'empresse de dévaler l'escalier le plus proche pour échapper à la conversation. Eliot est une véritable plaie dont la présence fait toujours naître une migraine chez Draco.

Heureusement, la main de sa mère, caressant ses cheveux et massant son cuir chevelu, est en général un remède efficace contre tous ses maux de tête, et toutes ses blessures d'amour propre. La prestance et l'élégance de Narcissa ont toujours été une source de fierté pour Draco. Jamais personne n'a vu Lady Malfoy être moins que parfaite : de l'instant, à l'aube, où elle sort de sa chambre pour tenir salon dans son boudoir, au moment de la soirée où le dernier invité quitte le Manoir, elle est omniprésente, sa conversation mondaine ne fâche personne, ses manières sont délicates, sa tenue impeccable, sa voix mesurée, son ton conciliant.

A l'exception de son père, dont Draco espère secrètement qu'il a été capable de faire perdre toute retenue à son épouse, dans certaines situations, hum, intimes... Draco est probablement la seule autre personne sur terre à connaître la face cachée de Narcissa. Une Serpentarde dans toute sa splendeur, habile et rusée... mais qui serait capable de vendre son âme à Dumbledore pour des billets de finale de la coupe du monde de Quidditch ! Draco n'a jamais réussi à déterminer si sa mère plaisantait ou non quand elle prétendait avoir reçu les places dans la tribune d'honneur pour la finale d'il y a deux ans en vendant des informations sur le Lord Noir à l'Ordre du Phoenix. Dans le doute, Draco a préféré garder cette information pour lui.

"Mère..." annonce t-il en pénétrant dans le boudoir chaleureux où Narcissa, en robe de chambre et les cheveux défaits, feuillette un livre... sur le Quidditch, que Draco lui a offert à Noël. C'est une édition spéciale, grand luxe, où les photos des joueurs peuvent discuter tactique avec le lecteur de l'ouvrage. Sa mère est en grande discussion avec le Batteur Anoué Sola, de l'équipe centrafricaine, sur les bienfaits de l'extrait d'Héliobilale pour améliorer l'aérodynamisme des Nimbus. Narcissa l'accueille avec un sourire en refermant le livre, et la voix indignée de la photographie s'étouffe entre les pages.

Aucun portrait au mur ne peut rapporter les conversations, les murs sont ensorcelés pour absorber les mots et les faire disparaître, et la porte qui mène à son boudoir est elle-même enchantée, si bien que celui qui ne frappe pas de la bonne façon ouvrira la porte sur une vulgaire penderie. De plus, aucun elfe de maison n'a l'autorisation de transplaner ici. Le refuge de Narcissa est désormais la pièce la plus sûre de la maison, puisque le couloir qui donnait accès au bureau de son père a disparu.

« Merlin ! Poussin, j'ai cru que ce dîner ne finirait jamais. Qui croirait que ton oncle est si ennuyeux à écouter… » lâche la silhouette blonde à demi allongée sur un sofa.

« Peut être est ce parce qu'il ne sait parler que de son précieux Maître et des récompenses qu'il entend gagner grâce à la capture de l'autre abruti », répond Draco en venant s'asseoir tout contre le flanc de sa mère, et déposant un rapide baiser sur sa joue veloutée.

« Probablement, mais je suppose qu'il serait éprouvant de l'écouter, même s'il parlait du dernier match des Canons de Chudley. Il a toujours manqué à Detestinio ce don de parole qui rend ton père si fascinant. »

« Oh pitié », ricane Draco en levant les yeux au ciel. « Personne ne peut être intéressant en parlant des Canons de Chudley. Leur jeu est pitoyable ! Mais tu as raison pour le reste, Père serait capable de faire rire son auditoire, même s'il parlait des réunions budgétaires du Ministère ! »

« Ou de le faire pleurer. Quel comédien, n'est ce pas ? D'ailleurs tu as pris le meilleur de ses qualités. Au dîner ce soir, quelle belle performance tu nous as faites ! J'aurais presque pu croire que tu étais vraiment content de la capture du garçon… »

Draco, qui avait commencé à servir le thé, sursaute légèrement, renversant un peu de thé sur le plateau d'argent finement ciselé.

« Tu parles de Potter, Mère ? Je suis vraiment content », dit-il en cachant le léger tremblement de ses mains.

« Draco chéri, ne ment pas à ta mère, veux tu ? Tu sais bien que cela me fâche. » Draco déglutit, et lève les yeux vers Narcissa, qui le regarde avec un sourire en coin. « Tu es bien crispé. S'il reste une personne à qui tu peux faire confiance sur cette terre, j'espère que tu me choisiras plutôt qu'un elfe de maison… »

« Mère ! »

« Détend toi, mon poussin. Ou bien tu nous feras un ulcère avant d'avoir 30 ans ! »

« Je ne risque pas de vivre jusqu'à 30 ans si tu continues à dire que je n'approuve pas ce qui se passe dans cette maison », grogne le jeune garçon.

« Ce gamin a été idiot, n'est ce pas ? » remarque la femme blonde en acceptant la tasse de thé que lui tend son fils. « Il m'avait pourtant fait meilleure impression lors de la finale de la coupe du monde de Quidditch. Je ne pensais pas qu'il tomberait dans un piège aussi grossier. Suivre un Moldu sous Impérium sans se poser de question, et arriver sur les terres de Stonehenge sans faire le lien avec les Malfoy… Tss tss tss, c'est presque… décevant. »

Draco soupire.

« Mère… Il va mourir, n'est ce pas ? »

Narcissa dévisage sérieusement son enfant. Plus vraiment un enfant. Presque un homme. Mais qu'elle a porté 9 mois. Allaité, élevé. Le seul enfant auquel elle ait pu donner naissance. Si fragile en apparence. Si désorienté depuis que son père n'est plus là pour lui servir de modèle. Si rempli de contradiction. Si avide de partager ce secret qu'elle devine, affleurant la surface. Il est hors de question qu'elle laisse cette énigme irrésolue.

« Je sais que quelque chose ne va pas », finit par dire prudemment la blonde. Si elle veut faire parler son enfant, un peu de manipulation est la bienvenue. Draco a tendance à garder de plus en plus de choses pour lui. « Je suis certaine que personne ne s'en est rendu compte car tu joues ton rôle de Malfoy froid et insensible à la perfection, mais je suis ta mère. Je me suis levée chaque nuit de ton enfance pour apaiser tes cauchemars, j'ai pris si souvent ton parti contre Lucius, pour que tes rêves puissent se réaliser. J'ai voulu de toutes mes forces que tu ailles à Poudlard, et non dans ce nid de cafards qu'est Durmstrang… Crois tu nécessaire de me mentir, alors que je suis ta plus fidèle alliée ? »

Quelques mots pour le flatter, quelques mots pour le culpabiliser. Si sa mère n'est pas le plus parfait exemple d'une Serpentarde accomplie, Draco veut bien aller chevaucher un Hyppogriffe ! Pansy Parkinson aurait des leçons à prendre…Mais de là à aller lui parler de ces …rêves qu'il fait. Et lui apprendre qu'il a embrassé un garçon, et que le dit garçon est actuellement l'invité involontaire des sous sols du Manoir…

« Oh Merlin… Draco ! Ne me dit pas que tu as fait ça ! » La voix de Narcissa se brise dans les aigus, et Draco arrête soudainement de respirer. Il ne vient pas de parler à voix haute, n'est ce pas ? Et sa mère ne lit pas dans les pensées, non ? Alors comment peut-elle… ? « Tu as rejoint l'Ordre du Phoenix, c'est cela ? C'est pour cela que tu n'oses pas m'en parler ! »

« Quoi ! Non ! Absolument pas ! » dément Draco, outragé.

« Oh. Alors quoi que ce soit que tu caches, ça ne peut pas être grave », reprend Narcissa avec un sourire engageant.

« Je t'assure, Mère, que c'est biiiien pire », soupire le blond en cachant sa tête dans un coussin, tandis qu'un frisson glacé parcourt sa colonne vertébrale. Pendant un instant, il a vraiment cru que sa mère savait

« Rien de ce que tu pourrais faire ne pourrait me paraître pire, je t'assure » souffle t-elle sur le ton de la confidence.

« C'est que tu n'as pas assez d'imagination » grommelle Draco doucement. Mais à la réflexion, il se dit que cela vaut mieux… pour la santé mentale de sa génitrice. Imaginer que son unique fils fantasme sur un autre garçon…

« Livre moi ton secret, ou bien tu connaîtras le châtiment ultime… » laisse échapper Narcissa dans un murmure amusé, quand elle voit que Draco se renferme dans ses pensées.

« Oh pitié, je n'ai plus 5 ans, et il serait tout à fait déshonorant que tu …aaAAH ! Ah ! Ah ! Nooon ! » Sans laisser son fils finir, Narcissa lui attrape la tête et entreprend de ramener les fins cheveux blonds vers l'avant, puis vers les côtés, puis dans tous les sens possibles. Le résultat, au bout de 3 minutes de ce traitement, est en effet déshonorant pour le jeune garçon. Décoiffé, essoufflé, Draco échappe enfin à la poigne de sa mère pour se réfugier à l'autre bout du divan.

« C'est… c'est indigne de toi, Mère ! J'avais passé des heures à me coiffer ce matin. »

« Pauvre amour. Torturé par ta vieille mère… »

« Je n'aurai pas l'audace d'appeler ça de la torture », admet Draco en essayant de remettre de l'ordre dans les mèches folles dans lesquelles sa mère a fait des nœuds. Un reniflement de dédain lui fait lever la tête, et il croise le visage outré de Narcissa.

« Hum… Oui… Et puis tu n'es pas vieille… »

« Et je ne suis pas non plus idiote. Alors dis moi ce qui te chagrine. Je sais que cela a un rapport avec Harry Potter. Avant, tu parlais sans arrêt de lui pour te plaindre de son comportement, de ses amis, ou de ces, je cite, stupides machins moldus qu'il met sur son nez. Mais depuis l'été dernier, tu te renfermes dès que l'on prononce son nom. »

« Eh bien j'ai mûri ! Je ne vais certainement pas passer mon existence à me définir par rapport à ce crétin de balafré qui ne voit pas un piège, même quand il est devant son nez… » s'emporte le blond. « J'espère bien que cela lui servira de leçon dans l'avenir ! »

« Oh, poussin. Il n'a pas d'avenir. Il sera mort dans peu de temps. » souffle Narcissa en penchant la tête sur le côté, ses yeux pâles ne quittant pas son fils. Un lourd silence s'installe, fait de tension et d'appréhension.

« C'est vrai. Bon débarras », finit par lâcher Draco d'une voix traînante. Mais intérieurement, il se brise en prononçant ces mots. Parce qu'aussi inimaginable que cela puisse paraître, aussi douloureux qu'un million d'aiguilles qu'on enfoncerait sous ses ongles parfaitement manucurés, Draco n'a pas envie de penser à sa mort.

A ces yeux d'un vert intense qui ne seront bientôt plus qu'un souvenir fané.

A ces lèvres qui se sont posées sur les siennes une nuit étrange au bord du Lac de Poudlard.

A cette hanche tremblante sur laquelle il a posé sa main quelques heurs auparavant.

A cette nuque délicate qu'il tenait dans sa paume.

A ces rêves aux accents d'interdit dans lesquels Harry, si soumis, si docile, si brûlant sous son corps enflammé, se plie à ses moindres désirs pour partager avec lui des jeux torrides qui les amènent tous deux à la jouissance…

« Poussin. » La voix de sa mère est sérieuse quand elle reprend les rênes de la conversation. « Que dirais tu d'un petit marché entre nous deux ? Vois tu, il y a ma chère amie Candice, tu te souviens d'elle n'est ce pas ? Elle était à Poudlard avec moi, et elle a épousé ce triste individu de Howard Montague… »

Le changement de sujet est assez brusque pour que Draco se sente perdu.

« Howard Montague ? Hum, c'est… c'est un partisan de… enfin c'est un collègue de Père, non ? »

« C'est un Mangemort, oui, mais ce n'est pas le sujet. Candice a une fille qui est en cinquième année à Poudlard, à Serdaigle. Une très jolie brune aux yeux vert, et si tu veux mon avis, une fille d'une rare intelligence. Mais qui a tendance à avoir la langue trop bien pendue. Depuis un ou deux ans, elle tient tête à son père et proclame à qui veut bien l'entendre que Dumbledore est le sorcier le plus remarquable qu'elle connaisse. »

« Et tu appelles ça une fille intelligente ? Je suis surpris que Montague ne l'ait pas encore remise dans le droit chemin à coup de Doloris ! »

Narcissa hoche la tête, puis repose sa tasse de thé vide pour croiser ses mains sur ses genoux.

« Candice est très inquiète pour sa fille. Pourrais tu parler à cette jeune fille quand tu seras de retour à l'école ? Essaye de lui faire comprendre qu'elle vivra plus vieille si elle adopte un profil bas… »

Draco hausse les épaules.

« Si tu crois que je peux avoir de l'influence sur cette fille alors que même sa mère ne peut pas la raisonner… Mais j'essaierai, d'accord. »

« Fantastique », roucoule Narcissa. Puis elle ajoute « Et en échange, je vais t'aider à faire évader le jeune Potter. »


Tadam ! Alors, alors, qui s'attendait à ça de la part de Narcissa Malfoy ? Je suppose que son comportement doit beaucoup à un bouquin très intéressant que je suis en train de lire, sur les techniques de manipulation. En tout cas j'espère que ça vous a plu et RDV au prochain chapitre pour avoir des nouvelles du pauv'Harry dans sa petite cellule sombre et glacée. Ciao !