Surpriiiiiiiiiiiiiiiise ! J'ai réussi à avoir une journée de battement entre mes vacances alors j'en profite pour poster ce chapitre.
Je le trouve moyen, mais bon...
Avant d'oublier, pour répondre à Victoria Boubouille et Affreuses Sisters qui m'ont posé la question, oui mon brevet s'est bien passé. J'ai eu mention très bien. Et c'est gentil d'y avoir pensé. D'ailleurs, Victoria, ton bac ?
EDIT DU 2/08 : J'ai corrigé tous les chapitres (principalement les quelques fautes d'orthographes que j'ai repéré et la ponctuation des premiers), alors pardon à celles qui ont reçu des mails pour rien.
Sinon j'ai écrit presque la moitié du chapitre suivant mais je ne sais pas du tout quand il arrivera...
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Réfléchir, c'est fatiguant. Je m'en étais parfaitement passée pendant quinze alors je ne voyais pas - mais alors pas du tout – pourquoi cela devait changer. Avais-je offensé Merlin en quelque sorte que ce soit ? J'espère qu'il n'avait pas mal pris que je dise qu'il ne portait que des couleurs flashys. J'aime bien, moi. Une touche d'originalité est toujours la bienvenue. C'était la phrase du jour d'Erynn Callahan.
Vous vous demandez pour quelle obscure raison je réfléchissais réellement ? Vous êtes persuadés que c'est en rapport avec notre Weasley national ? Désolée de vous décevoir, mais pas du tout ! La cause de mon désarroi était tout simplement un devoir de métamorphose qui, lui, n'était pas simple pour une mornille.
Je me penchai à nouveau sur mon parchemin, puis griffonnai quelques lignes .
Ça y était, j'étais en surchauffe. Le voyant rouge s'alluma, puis clignota dangereusement. Pas d'inquiétude ! Je stoppai aussitôt, et, rien de mieux que cela pour arrêter mon cerveau, j'allais manger.
Je ne suis pas si gloutonne que ça vous savez, j'accompagne mes compagnons masculins dans leur principal intérêt, c'est tout. Halala, ma sollicitude me perdra un jour, j'en ai conscience mais que voulez-vous on ne réfrène pas son naturel comme ça. Surtout lorsqu'on a un naturel aussi merveilleux que le mien ( Je me force à me la péter, comme ça mes chevilles enfleront et je ne pourrais plus me déplacer, passer les portes, et donc me rendre en cours. Imparable. ) .
- On est le combien ? Demandai-je, la bouche à moitié pleine.
- Le jeudi 13 octobre, tête de linotte, me renseigna Hope.
Déjà ? Que le temps passait vite. Ce week-end serait celui du premier match de l'année, Griffondor versus Serdaigle. L'angoisse et l'excitement commençaient à poindre le bout de leur nez voire le visage en entier. Je ne vous dis pas dans quel état se trouvait Aby. A moins que vous n'ayez envie de vous arracher les cheveux un par un ? Et les ongles ! Tous les ongles (Oui, je vais consulter pour ma nature de sadique. Un jour. ). Je pense que cela vous laisse imaginer le topo. Elle réussit même le double exploit d'exaspérer et de faire crier la douce, la patiente, la gentille Hope. En effet après qu'Aby ait fait les cent pas une demi-heure durant dans le dortoir alors que la préfète lisait, cette dernière explosa littéralement. Je filai me planquer dans la salle de bains. Taratata, enlevez moi cette main de vos cheveux, vous allez faire des trous !
- Le jour, je le savais quand même ! Protestai-je.
- Que tu dis, m'enfonça Andrew.
- Puis ce n'est pas poli de parler en mangeant, Callahan, ajouta Ethan.
Je lui fis un grand sourire dentifrice, auquel il répondit par une grimace conséquente. Visiblement, la salade mâchonnée n'est pas des plus agréables à l'œil. Petit joueur.
- Si tu savais toutes les choses impolies que tu fais toi, dit Aby à ce cher Lee.
- Ah bon ? J'avais plutôt l'impression d'être un véritable gentleman.
- Un gentleman qui ne connait même pas la définition de galanterie ? Demanda la poursuiveuse.
- Je la connais mais si j'en parlais cela te déclencherait une crise d'urticaire.
- Toi tu courrais vomir.
- C'est mieux que d'affreux boutons purulents.
- Voire même tu irais pleurer dans les jupes de Trelawney ! Balanca à nouveau la blonde.
- C'est mieux que dans celles de Rogue !
- Peuh, et toi tu t'oublierais, répliqua Aby.
- Dans ce cas là je te demanderai une de tes couches, si tu n'es pas morte de trouille à cause du match.
- Je sais voler au moins, ce qui n'est pas le cas de tout le monde.
Il me faut le préciser, Ethan est nauséeux debout sur une chaise alors imaginez sur un balai... Évidemment, Aby prend grand plaisir à le lui rappeler dès que l'occasion lui est donnée.
- C'est bien la seule chose que tu saches faire.
- Faux, elle sait se chamailler avec toi aussi, contrai-je, mon âme de justicière venant en renfort.
Sérieusement, j'ai autant de différentes facettes qu'une vache normande à de taches blanches. Heu, ça a des taches ces vaches là ? Sinon, ma magnifique comparaison tombe à l'eau. Et ça, ça commencerait à être triste. Presque j'aurais envie de sortir ma boîte de mouchoirs (j'en cache toujours une sous mon lit ). Oui, je vous en donnerais un si vous le désirez, à condition que vous me le demandiez à genoux. Enfin, je me tais.
Soulagés ? Je vous comprends, par moments je suis encore plus bavarde que cette pauvre Babeth Gordon . Horreur.
- J'ai d'ailleurs l'impression de parler à une gosse de quatre ans, dit Ethan qui mourrait d'envie de s'amuser, ce que les cours de la journée ne lui avaient pas permis de faire.
Pauvre être masculin à la concentration d'un pinson. Priez pour lui.
Autant pour son grade, Aby ne prit même pas la peine de le remballer. Ou même de l'écouter. En effet, Weiss venait de s'installer sur la place vacante à sa droite, alors Ethan et sa pique pouvaient aller danser une valse avec un chou farci. Remarquez une valse à trois, ça doit être un coup à s'étaler lamentablement parterre. Je n'ai jamais essayé.
Ethan eut l'air perdu comme si on lui avait annoncé que son hibou s'était fait avalé tout cru par une crevette violette. C'est sûr qu'il existe très peu de fois où notre amie ne lui a pas répondu quand il s'agissait de le pourrir. Je me rappelle, la dernière fois datait de la troisième année, et c'était parcequ'elle venait de se prendre le souaffle sur la tête alors que nous étions dans les tribunes. A la place de répondre au jeune Lee, elle avait poussé une gueulante mémorable contre le maladroit poursuiveur de Serdaigle. Comique.
- Tu dois te sentir inférieur alors, dis-je afin qu'il n'aille point consulter un psychologue dans la minute.
S'il l'avait fait, il y aurait mis toutes ses économies et ne m'aurait pas offert de cadeau de Noël. Alors, flûte, je me dévouai pour reprendre le flambeau de la conversation. A m'entendre je suis un exemple de personne charitable. Seulement à m'entendre. Décidément je n'aime pas me critiquer, c'est plus agréable de se lancer des fleurs. J'arpente de plus en plus profondément la voie de la mégalomanie mais je me soigne. A coups de jus de citrouille. Je ne vous conseille pas cette thérapie, personnellement le goût de cette boisson m'écœure. Non mais c'est vrai, vous avez déjà testé ? Ça donne le sentiment d'avaler une soupe de citrouille glacée trop fortement sucrée. En parlant de ça, vous seriez d'accord pour signiez ma future pétition contre tous les jus déplacés ? Franchement : fraise, pomme et orange n'est-ce pas mille fois meilleur que tomate, carotte et citrouille ? Je savais que j'aurais votre approbation, je vous fais passer la feuille à signer prochainement.
Je me suis encore emballée, c'est grave docteur ?
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C'était la fin du monde ? Je ne pensais pas alors pourquoi un dérangeant grondement me retentissait aux oreilles ? Me mettre du coton dans les oreilles serait grandement bénéfique pour mon sommeil. Je le ferais dès ce soir. Comment ça je m'y prendrais de quelle manière pour entendre quand même mon réveil ? Je ne vous ai pas demandé votre avis !
Ce désagréable son continuait de bourdonner, je jurai contre Merlin, qui était l'investigateur de cette ignominie sans aucun doute.
- Eryyyyyyyyyyyyn ! Me parvient enfin clairement la douce et mélodieuse ( hystérique et aigue ) voix de ma poursuiveuse d'amie.
Je me répandis en excuses auprès de Merlin ( promis je ne lui dirais plus que sa mère a trop fricoté avec des boucs ), et tentai de calmer Aby.
C'est un fait : si elle me réveille en fanfare c'est qu'elle a besoin de soutien moral. Et qu'elle ne sait pas faire autrement pour faire comprendre qu'elle en a besoin. Pourtant j'ai plein d'idées, ne pourrait-elle pas m'amener mon petit-déjeuner au lit les jours de ce genre ? Ce serait un excellent moyen pour que je sois de bonne humeur et puisse la ré-motiver. Impensable ? Rooh.
- HOOOOOOOOHOOOOOOO, hurla-t-elle !
- J'l'ai pas mangé, j'le jure ! Dit Hope tout en se réveillant en sursaut.
Devant notre air ébahi la préfète rougit violemment. Devinez quoi ? Aby explosa de rire ! Bon OK, c'était à moitié nerveux, à moitié parce qu'elle trouva la scène drôle mais le principe était là : le rire.
Mais...mais...c'était pas juste ! C'était à moi de la faire rire. Dire que je me fis remplacer par un pauvre baragouinage à cause d'une sortie de rêve trop abrupte. Me prêteriez-vous votre ceinture pour que je me pende ? Merci.
Ai-je le droit de râler pendant quelques lustres encore ? Non ? Allez, s'il vous plait ! Je ne vous en voudrais même pas si vous baillez. Par contre pas question de dormir. Toujours pas ? C'est que vous êtes durs en affaires. Et si je vous offre une plaquette de chocolat au lait ET aux noisettes du meilleur chocolatier du monde ?
Tant pis, je me le garde et le mangerai toute seule, nah ! Et ce sera Nuts qui écoutera mes plaintes.
Dix minutes, top chrono, plus tard j'étais prête. Prête d'une part parce que j'étais habillée sans avoir mélangé mes sous-vêtement, et car j'étais enfin assez éveillée pour tirer Aby dans la grande salle.
Pas question de la laisser partir voler sans l'avoir gaver comme une oie avant. En compagnie de Hope j'ai crée l'ACMPJQFS (Association des Copines Mères Poules pour Joueurs de Quidditch Féminins Stressés ).
Au jour d'aujourd'hui le groupe compte trois membres : Hope, moi et Nuts que j'ai forcé à nous rejoindre bien qu'il n'apporte pas grande contribution malgré d'entrainants piaillements qui donnent à Aby le besoin irrépressible de lui lancer une orange dessus. Toutefois, cela peut s'avérer bon. Pas convaincus ? Grmph.
Trois – non allez quatre – toasts tartinés, un grand verre de jus d'orange, un bol de porridge, un thé, un œuf frit, du bacon, un demi-pamplemousse, encore un ou deux toast natures, et voilà. Je ne mis que ça devant Aby. A votre avis, pourquoi m'a-t-elle regardé avec un air tellement méchant que j'ai cru défaillir de terreur ?
Elle avait du apercevoir une abeille. Une abeille en octobre et en Écosse ? Parfaitement. Ignorants.
- Tu rigoles là ? Questionna Aby.
- Non, alors mange, répondit Hope à ma place.
Ça c'est de l'autorité, prenez exemple les amis. Pour quand vous aurez de charmants bambins s'égosillant à tout va et tripotant n'importe quoi. Ah, vous imaginez les futurs « Jean-Chaaaaarles, reviens ici immédiatement ! », « Rosalie, ne touche pas à cela, c'est dangereux ! ». Rassurez-moi, vous n'appellerez pas vos fils Jean-Charles ?
Observant Aby émietter sauvagement sa tartine du bout de doigts, je me dis que l'affaire n'était pas gagnée.
- Tu ne veux tout de même pas que je te fasse manger ? Dis-je.
- Tu ferais ça ? Demanda-t-elle, soucieuse.
Je crois qu'elle se rappelait de la fois où j'avais essayé de faire manger de la purée à un Andrew malade comme un chien. Je lui avais enfoncé la fourchette dans le gosier, et la seule réaction que son esprit tordu et fiévreux lui indiqua de faire, fut de tout recracher. Devinez qui se trouvait en face de lui et reçut la nourriture baveuse dans la face? Mais non, pas moi ! Aby.
- Tu sais bien que je ferais tout pour tes jolies yeux.
Le croirez-vous ? Ma réponse a tout fait sauf la rassurer. Pourquoi ? Telle est la question. Faites-moi donc un paragraphe pour y répondre, ça vous occupera. Vous n'avez pas que cela à faire ? Je m'en contrefous.
Hallelujah ! Hallelujah ! Hallelujah ! Ouais, pour le coup je me mis aux prières moldues.
C'est la voir introduire une moitié de toast dans sa bouche qui déclencha pareille réaction chez moi. Un peu comme une mère qui voit son enfant apprendre à marcher. Je deviens sentimentale ? Je grince des dents. Agréable n'est-ce pas ? Presque autant que le crissement d'une fourchette sur une assiette.
Alors, quand elle engloutit la seconde moitié de la tartine, j'eus envie de danser la macarena en me tortillant dans tous les sens, debout sur la table. Le directeur et les professeurs auraient adoré, non ?
Maintenant que ceci fut fait, qu'Aby mangea presque un tiers de son petit-déjeuner, je peux me retirer des affaires courantes et prendre ma retraite dans une montagne de l'Himalaya, avec de gentils moines tibétains. Puis prier chaque jour, tout en jeunant et faisant vœu d'abstinence de la parole. Sympa hein ?
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La match allait débuter, Aby avait depuis longtemps disparu à l'intérieur des vestiaires et moi je patientais en haut d'une tribune, aux côtés d'Andrew, Ethan, Hope et – miracle de l'univers il avait décidé de délaisser ses cours quelques instants pour soutenir son équipe - le préfet Chrichton. Ce dernier avait l'air particulièrement enthousiaste qui plus est. Nan, je rigole. Lui montrer une émotion c'est comme un chou de bruxelles appétissant, ça n'existe pas. Je ne me suis toujours pas remise des longues séances de tortures que m'a infligée ma génitrice avec cet aliment. Imaginez, elle m'en a plus cuisiné que de lettres de recommandation au travail pour les BUSEs depuis le début de l'année. C'est pour dire. Combien de lettres en même pas deux mois ? Ne m'obligez pas, pitié.
Ah, vous insistez ? Bande de sans coeurs.
Six lettres. Oui, une par semaine. Allez-y, rigolez, ça vous détendra. Suis-je bête c'est à Aby que j'aurais du dire ça, elle se serait payé ma tête pendant de longues minutes. Rien de mieux avant un bon match.
Mais Merlin, pourquoi m'as-tu oublié le cerveau ?
- Regardez, ils arrivent ! S'écria Ethan.
Bah oui, un joueur sur un balai, on n'avait jamais vu ça. D'habitude il viennent à dos de brebis volantes, c'est plus classe. Drogue ? Quelle drogue ? Je n'ai rien consommé d'illicite alors remballez votre chien pisteur, non mais, grossiers personnages.
- Tout d'abord voici les joueurs de Serdaigle: Les poursuiveurs Al' Spregeans, Viviane Holloway et Elisabeth Bryar, Ray Longoven – le seul nouveau de l'équipe - et Rob' Summers les deux batteurs, la gardienne et capitaine Adrianna Stevens et l'attrapeur Fabian Logan, présenta la commentatrice, une Poufsouffle de septième année.
Le déclic s'est-il produit dans votre tête ? Adrianna Stevens. Stevens. Owen ! Je visualise déjà vos yeux écarquillés et votre point qui tamponne votre tête pour votre imbécillité. Oui, Stevens a une soeur qui est en septième année, et qui fait plus que briller au Quidditch. Capitaine depuis sa cinquième année quand même. Déjà qu'on ne voit pas souvent une fille capitaine alors trois années consécutives même en arrivant toujours à la seconde place, c'est fort. Forcément suite à ses échecs face à l'équipe de son frère il règne une certaine tension entre le frère et la sœur durant les matchs. Un peu de piment ne fait jamais de mal me direz-vous.
J'oubliais de préciser, en plus d'être aussi bonne gardienne que son frère batteur, elle est aussi sa version féminine. Les garçons, vous voulez la rencontrer ? Je sais.
Il convient de dire que le nom de la capitaine fut dit avec lassitude, jalouse notre commentatrice dont-je-ne-connaissais-même-pas-le-nom-puisque-c'était-son-premier-match-commenté ? Je savais juste qu'elle était à Poufsouffle.
- Voici désormais l'équipe de Griffondor, dit la fille, on commence par les poursuiveurs Eva Brett, Abigail Lewis et David Michaels, vient ensuite le tout jeune gardien Olivier Dubois qui va devoir démontrer son efficacité face aux redoutables poursuiveurs de Serdaigle.
Jusque là elle parlait plutôt bien, voix pas trop nasillarde, apparemment au courant des nouveautés, elle se débrouillait. Si seulement cela avait pu durer.
- Les deux magnifiiiiiiiques et incroyables batteurs, aussi parfaitement adaptés l'un à l'autre que les jumeaux Broadmoor, bien que moins brutaux. Ils sont beaux, doués, faites place à Owen Stevens et Jonathan Weiss !
Contemplez le désastre. J'essayai de regarder le visage d'Aby mais à cette distance j'étais bien en peine pour voir son expression. Sauf que je l'imaginais déjà. Oui, ce ne devait pas être beau à voir. Dès le lendemain, nous aurions un élève de moins à Poudlard. Tant mieux, cela aurait fait plus de nourriture pour les autres.
Gloutonnerie power. Ça claque, n'est-ce-pas ?
J'essaye de vous changer les idées mais à mon avis vous ne désirez qu'une seule chose, savoir ce qu'elle a dit ensuite. J'ai raison ? Bien sur.
- Voici mon chouchou et je pense que vous aussi, hihihihi. Il est talentueux, beau, génial, adorable, attentionné, drôle, efficace, doué, joueur excellent, je rêve de lui chaque nuit applaudissez ce merveilleux garçon, Charliiiiiiiiiiiiiiiie Weasley ! Aussi bon attrapeur que capitaaaaaaaaaaaaaine !
Cela vous fait-il mal aux oreilles rien qu'à l'idée d'entendre cela ? Alors plaignez moi, moi qui ai assisté à ce carnage en direct ET avec le sort Sonorus. Mes pauvres oreilles, si jeunes et déjà traumatisées.
Ne vous inquiétez pas, j'ai l'assurance Sainte Mangouste, j'aurais des soins gratuits.
Le pire, c'est qu'elle ne sembla même pas s'apercevoir du silence mortifié de l'ensemble des tribunes : les Poufsouffles pour la honte, les Griffondors pour la compassion envers leur capitaine, les Serpentard pour la moquerie et les Serdaigles, heu, jalousie ?
Dumbledore devrait l'embaucher quand il souhaite le silence pour ses discours dans la Grande salle, même lui n'est pas encore arrivé à un résultat aussi rapide. Puis comme elle a l'air un peu quiche, il n'aura pas à la payer grassement.
Cela dit, si ça vous chante, je pense qu'elle sera à votre disposition si il a des gens dont vous aimeriez bien clouer le bec.
- C'est une blague ? Demanda Ethan.
- Je crains que non mon cher, dit Andrew.
- Tuez moi...
- Comment Ethan ? Ce n'est pas ton genre de filles ? Taquinai-je .
Et ça marche à tous les coups.
- Erynn c'est vrai que j'aime les filles mais pas toutes quand même ! Vive l'opinion que tu as de moi.
-Je rigolais tu sais, je t'aime bien moi.
Vous l'aurez compris si ce n'était déjà fait, Ethan aime bien les demoisellesDu moins il en parle plus que les autres. A son grand désespoir, il n'est pas le sérial loveur qu'il aimerait être. Pourtant je sais qu'il fait surtout ça pour rire, notre Ethan ne pense pas qu'à la gente féminine et gare à celui qui le dira. Ou celle...
Passons sur la vie amoureuse d'Ethan, je vous la raconterai une autre fois.
Mme Bibine parut prendre les choses en main, car avant que la commentatrice puisse rouvrir la bouche elle clama le début du match. C'était parti !
- La chance semble être avec les joueurs, malgré l'air frais le soleil est maître aujourd'hui ! Dit la poufsouffle.
Tout le monde fut soulagé, elle ne semblait finalement qu'être une semi-hystérique et ne s'exciter qu'en parlant des Adulés. Sauf que, les Adulés justement, on en entendait généralement beaucoup parler durant les matchs.
Enfin bon, on est pas morts. Dégoutés ? Peut-être la prochaine fois, même si ça me donnait envie de forcer Ethan à poser sa candidature pour commenter. Le fait que ce ne soit pas un Griffondor qui le fasse me désolait.
Ensuite Aby intercepta le souaffle et alla inscrire un but. Les griffondors ( et moi-même ) hurlèrent de joie, nous commencions bien l'année. Arriver à déjouer l'habileté d'Adrianna Stevens si tôt dans le match était un exploit. Mon Aby est géniale.
Ai-je vraiment l'obligation de vous décrire chaque but, chaque figure des joueurs, et chaque phrase déplacée et/ou inutile de la poufsouffle ? Ce n'est pas que ce serait long, mais un poil interminable voyez-vous.
Alors que nous perdions soixante-dix à quarante ( Certes, nos poursuiveurs étaient bons, mais Adrianna encore plus malgré le ratage du début.), la commentatrice s'égosilla.
- Charlie semble avoir vu le Vif car il fonce !
Charlie ? Charlie ? Si moi je l'appelais encore par son nom de famille, comment cette pimbêche pouvait-elle se permettre d'employer son prénom ? Faire repérer sa discrète manœuvre à l'attrapeur adverse ne lui suffisait-il pas ?
Puisque vous me demandez, oui je l'appelais encore Weasley. Question de principe, tant qu'il ne me disait pas de cesser je ne le ferais pas. Je suis bizarre et nulle ? Je sais. Mais j'assume.
- Mais que fait-il ? Continua-t-elle.
En effet, il semblait zigzaguer sans but. Semblait seulement. Il n'est pas gateux et cette sotte ( Ben quoi ? Après tout, je ne connaissais pas son identité. ) aurait du le savoir. D'un coup, il descendit en piquet – ce qui tira un cri horriblement strident à notre hystérique – et tendit le bras.
Logan ( l'attrapeur de serdaigle, bande de pois chiches ! ) était irréfutablement largué.
- Ho ouiiiiiiiiiiiiii ! Charlie, le si merveilleux Charlie, a attrapé le Vif d'or ! Griffondor l'emporte cent quatre vingt dix à soixante-dix ! Victoiiiiiiiiiiiiiiire !
Heu, savait-t-elle que sa maison n'était pas Griffondor ? Lui signifier me semblait être une bonne idée. C'est aimable en lui coupant une mèche de cheveux ?
J'ai toujours rêvé de faire ça. Oublions un instant mes fantasmes meurtriers et revenons-en à la victoire de ma noble, talentueuse et formidable maison. Et oui ! J'aime autre chose que mes chaussettes et moi. Surpris ?
- On descend féliciter l'équipe ? Proposa Andrew.
- Comme la moitié de l'école tu veux dire ? Dis-je.
C'est vrai qu'ils avaient l'air d'être compressés comme des sardines à l'huile aromatisées aux herbes de Provence. D'ailleurs, vous savez ce que c'est, vous, des herbes de Provence ?
Une fois que je fus descendue et près des joueurs, j'assistai malgré la foule à une scène mémorable. Une scène qui n'a pas lieu tous les jours.
D'abord, un accrochage entre deux regards. L'un bleu, l'autre marron. La jeune fille et le garçon se rapprochent doucement mais surement l'un de l'autre, bravant avec brio les péripéties occasionnées par la foule encombrante.
Enfin, ils sont l'un près de l'autre, échangent des mots inaudibles pour mes lointaines oreilles, puis approchent leur têtes jusqu'à un espace de trois centimètres environ. Et s'embrassent.
Vous avez bien compris, dans la joie d'avoir remporté le match, Weiss et Aby s'embrassaient.
Merlin.
Je me frottai les yeux histoire de vérifier qu'il ne s'agissait pas d'une hallucination provoquée par un champignon hallucinogène glissé dans le dernier repas. Ce n'en étais pas une. D'hallucination, pas de champignon.
En finissant la distance qui me séparait des autres joueurs, car eux étaient disponibles, je pensais aux conséquences qu'allait engendrer le nouveau couple.
Il y avait les mauvais côtés. Si les deux se mettaient contre une personne pour l'enfoncer et se moquer d'elle, cela allait être méchant et je n'osais pas imaginer la réaction d'Aby en cas de séparation. Mais tout cela n'était que pacotille.
J'étais heureuse pour eux car cela se voyait qu'il n'attendaient que ça. Et surtout, s'ils étaient ensemble, notre groupe allait trainer encore plus que de coutume avec les Adulés. Dont Charlie.
Ce qui, forcément, n'était pas pour me déplaire...
