Chapitre 10 : Rage

Salut à tous !

Un nouveau chapitre vous saute à la figure !

Avant cela je voudrais m'excuser auprès des personnes que j'ai choquées face à la mort du Geek…

Non j'déconne le sang va continuer à couler ! J'aime vous voir pleurer ! /sbam!/

Je remercie encore Eloïse Pour sa réécriture tellement fabuleuuuse ! Allez la voir !

ATTENTION ! Les scènes que j'écris peuvent être particulièrement choquantes !

Sinon je vous laisse avec ce nouveau chapitre qui, je l'espère, va vous surprendre !

Mathieu et ses personnalités lui appartiennent !

Bonne lecture !

Elwensà Mouton Noir


Les Sommets arrivèrent finalement sur une avenue plus grande, où quelques voitures calcinées trônaient sur la route, parsemées de griffures. Mathieu avançait doucement, suivi de ses trois compagnons, le revolver entre les mains, posant son regard sur les cadavres métalliques, regardant avec crainte pour voir si des corps humains gisaient dans leur ventre d'acier.

La Panda sursauta, murmura rapidement « Lolcats ! » et attrapa ses camarades, avant des les entraîner derrière une des voitures. Il ne s'était pas trompé: quatre hommes-chats se tenaient au milieu de la rue, groupés, riant, distraits.

« Combien sont armés ? » Demanda Mathieu, à genoux derrière la voiture.

Le Hippie se redressa, laissant ses lunettes de soleil dépasser de la carrosserie.

« Un seul. Répondit-il.

- Bien, c'est pas trop dangereux. Soupira le chef de groupe.

- Il faut rester prudent. Ajouta le Panda. On devrait d'abord essayer de passer à côt-

- Attendez ! »

Tous se tournèrent vers le Hippie, qui regardait toujours par-dessus la carcasse grisâtre.

« Ils attaquent quelque chose… » Ajouta le camé.

Les autres se levèrent à leur tour pour observer furtivement les monstres. Le Hippie avait raison : les Lolcats étaient en train d'attaquer quelqu'un…ou quelque chose, sur le sol. Des plaintes et des gémissements déchirants s'échappaient à chaque coup de pied, mais impossible de voir la scène derrière leurs corps monstrueux. Puis les Lolcats s'écartèrent légèrement, riant à gorge déployée, dévoilant au Sommet la pauvre victime…

« Un chien ! » Hurla le Hippie.

Un berger allemand était étendu sur le long de son flanc sur le bitume, laissant s'échapper de pauvres glapissements de douleur à chaque coup reçu. Son corps beige était déchiré, taché de sang, prit de convulsion. Les hommes-chats avaient roué de coups de pieds et de griffes l'animal qui était, sous leur forme originelle, leur pire ennemi.

Le Hippie s'élança vers la bête en sang, avant d'être rattrapé par Mathieu et tiré à nouveau derrière la voiture.

« Laisse-moi y aller, Gros ! Gémit le camé.

- T'es malade ?! C'est trop dangereux ! Contesta le schizophrène.

Le Hippie voulu y retourner mais Mathieu refusait de le lâcher.

- Ils vont le tuer ! Laisse-moi aller l'aider !

- On a pas le temps de le sauver !

Le Panda et le Patron avait rejoint Mathieu pour retenir le Hippie, qui se débattait comme un fou.

- On peut pas les laisser tuer ce chien ! Lâchez-moi !

-Arrête tes conneries Gamin ! Grogna le Patron, agacé. C'est qu'un clébard ! Un putain de cléb- »

Un violent coup de poing avait coupé la dernière phrase du Patron, qui s'effondra par terre dans un grognement de douleur. Mathieu et l'ursidé se figèrent, choqué par la violence soudaine et inhabituelle du drogué.

« CE CLEBARD, COMME TU DIS, EST UN ÊTRE VIVANT ! ET IL VAUT SÛREMENT BIEN PLUS QUE TOI ! BIEN PLUS QUE LES LOLCATS ! BIEN PLUS QUE LES HUMAINS ! »

Puis le Hippie bondit sur son créateur, l'attrapa par le col et le tira contre lui. Le cœur de Mathieu manqua un battement devant le visage du camé. Sous ses lunettes de soleil, ses yeux étaient remplis d'une rage sans pareil, desquels s'étaient mises à couler de nombreuses larmes. Le leader du groupe cessa de respirer. Jamais il n'avait vu le Hippie dans un tel état…

« Je…J'ai déjà la mort du Geek sur la conscience ! Commença le Hippie, entre la rage et la culpabilité. Alors cette fois-ci, NE ME REPROCHE PAS DE SAUVER UN INNOCENT ! ALORS LAISSE-MOI SAUVER CE CHIEN !

- Hippie… »

La personnalité lâcha son créateur, fouilla rapidement le sac du Patron, en sortit le couteau de boucher et s'élança dans la rue.

« HIPPIE ! NON ! » Hurla Mathieu.

Mais le schizophrène ne bougea pas plus, ses jambes étaient figées, le corps tremblant, tout comme le Panda, tandis que le Patron était encore sonné. Une rage pareille ne pouvait pas être arrêtée. Ils ne pouvaient que regarder leur camarade fou de rage courir vers le danger.


Un Lolcat tricolore donna un puissant coup de patte dans le corps couvert de sang du chien, qui poussa un profond gémissement plaintif. Les hommes-chats, autours de l'animal mutilé, riaient de plus belle devant l'horreur qu'ils avaient commis.

« Tiens, misérable créature ! Meurs ! Tu n'avais qu'à ne pas être sur notre chemin ! »

Ils riaient aux éclats, et de ce fait n'entendirent pas le Hippie qui courrait dans leur direction. Puis la personnalité poussa un puissant cri rageur, leva son poignard et le planta violemment entre les omoplates du Lolcat armé, qui s'écrasa sur le sol dans un feulement déchirant. Puis le drogué s'effondra au côté du canidé, sous les yeux surpris des quatre autres félins.

Mais c'était trop tard…

Le chien était mort.

Laissant éclater ses larmes, le Hippie, brûlant d'une rage meurtrière, bondit sur un des hommes-chats et serra ses mains, couverte du sang de l'animal, sur sa gorge.

« MONSTRES ! VOUS ÊTES DES MONSTRES ! »

La personnalité tordait de toutes ses forces le cou de la bête suffocante, jusqu'à ce qu'un autre homme-bête l'attrape et le jette au sol. Et, comme l'animal qu'il n'avait pas pu sauver, le corps de camé se fit rouer de coup de pied et sa peau labourée de griffures. Les larmes de sa rage meurtrière avaient laissé place à celle de la douleur atroce de sa chair lacérée par les coups de griffes. Des cris puissants s'échappaient de ses poumons.

« Crève, humain ! Voilà ce qui arrive quand on veut jouer les héros ! » Feula le félin.

Le Hippie cessa de hurler, le sang gargouillant dans sa gorge, recrachant l'hémoglobine aux visages de ses assaillants. Malgré la douleur insupportable, il ne sentait presque plus son corps. Dans la mare pourpre dans laquelle il baignait à présent, il convulsait, tremblant de ses membres lacérés. Ses yeux se retournèrent lentement, la vue voilée de rouge et de blanc…

Puis la douleur se calma brusquement. Le corps d'un Lolcat s'écrasa au sol, un jet de sang entre ses deux globes oculaires. Puis un deuxième, qui manqua de s'écraser sur le corps du blessé. Ce dernier écarquilla les yeux, tentant de déceler les silhouettes en face de lui. Il vit son créateur se baisser vers lui. Il vit le Patron achever le dernier bourreau. Il vit le Panda, tremblant devant le corps labouré et en sang.

« Hippie ! Hurla Mathieu, sous le choc.

- G…Gros… murmura le drogué, toujours en pleur.

- Ne t'inquiète pas ! On va te sauver !

- …Pardon…Gros… »

Mathieu ne l'écoutait plus, il saisit le bras en sang de sa personnalité et le passa sur ses épaules. Il appela le Panda pour que ce dernier fasse de même. A deux, ils soulevèrent le corps ensanglanté.

« Il faut qu'on se cache et qu'on le soigne ! Hurla l'ursidé.

- Faut surtout qu'on se barre d'ici ! Les renforts vont pas tarder avec le boucan qu'on a fait !" Grogna le Patron, en stress.

Mathieu et le Maitre accompagnaient les pas titubants du Hippie. Il continuait à convulser, le corps plié en deux, le sang s'échappant continuellement de ses plaies et de sa bouche. A moitié porté pas ses deux acolytes, il tenait à peine sur ses pieds. L'équipe atteignit bientôt une autre rue, plus fine et plus discrète, mais le camé n'en pouvait plus. Ses gémissements de souffrance se firent plus fort, et ses tremblements plus intenses. Paniqué, l'ursidé dit à Mathieu :

« Il faut qu'on s'arrête ! Son état s'aggrave !

- Non ! Contesta le petit homme. Il faut d'abord qu'on se mette à l'abri ! »

Une violente plainte de douleur s'échappa se la bouche en sang du Hippie. Mathieu revint alors sur ses paroles et le reposa sur le sol. La personnalité était repliée sur elle-même, tremblant de tout son corps mutilé, plus faible qu'un enfant sorti du ventre de sa mère. Les trois autres hommes le dévisageaient, choqués et apeurés. Puis le Panda dressa l'oreille des bruits de moteurs se rapprochaient.

« Il faut faire quelque chose ! Hurla l'animal, paniqué.

Le Patron baissa les yeux, serra les poings, puis répondit :

- … il faut l'achever. »

Mathieu avait à peine tourné la tête, surprit, vers le Patron que ce dernier avait déjà braqué son pistolet vers le crâne du Hippie.

« L'achev… NON ! » Hurla le créateur, avant qu'une violente détonation le fasse taire.

Un gigantesque jet empourpré éclata sur le crâne du drogué, qui s'écrasa sur le bitume, immobile. Ses lunettes de soleil s'envolèrent sous le choc de l'impact et retombèrent dans la mare de sang qui grandissait sur le sol. Ses yeux, encore humides de larmes, fixait le vide, ne bougeait plus, et ne pleureront plus jamais.

Le Patron fixait sa victime derrière ses lunettes noires, le visage parsemé de tache écarlate. Il baissa ensuite son revolver, le laissant pendre sur le flanc de son corps.

« Tu l'as tué… » Murmura Mathieu, sous le choc.

Le Panda était tombé à genoux. Son souffle saccadé tranchant le silence. De grosses larmes s'écoulant sur ses joues.

« Il le fallait… » Grogna le Patron, se mordant la lèvre, tournant la tête pour ne pas avoir à regarder le cadavre blême.

Mathieu crut qu'il allait s'effondrer tellement ses jambes tremblaient. Il fixait le visage du Hippie, ses yeux ouverts, ou son âme morte se reflétait. Le créateur ferma les paupières, cernées de larmes, et serra les poings si fort qu'il pourrait les faire saigner.

« Tu l'as tué ! »

Il bondit sur sa personnalité sombre et la frappa violemment au visage. Le Patron ne bougea pas, sourcils froncés, puis reçu un second coup.

« Tu l'as tué ! Salaud, tu l'as tué ! »

Puis son troisième coup fut bloqué. Ce fut le criminel qui le gifla, le faisant valser par terre.

« Qu'est-ce que tu aurais voulu faire, Gamin ?! Il était condamné ! Tu aurais voulu quoi ? Qu'il reste à pisser le sang jusqu'à la mort ?! Que le sang attire les Lolcats et qu'ils nous tuent aussi ?! Je n'ai fait qu'abréger ses souffrances, je te signale ! »

Le Panda releva Mathieu, qui se tourna vers le cadavre, sanglotant. Les bruits de moteur se rapprochèrent encore, alors que le Patron tourna le dos à ses compagnons et grogna, rageur :

« C'est la Guerre ! »

Puis il s'engouffra dans une ruelle sombre. Maitre Panda tira la manche de son créateur, pour signe de s'en aller. Effondré, Mathieu tourna les talons et courut derrière l'animal noir et blanc, jetant un dernier coup d'œil à sa personnalité allongée, immobile. Ses yeux, pourtant vides de vie, semblaient le fixer…

« C'est la Guerre… » Répéta à voix basse le schizophrène, avant de fermer les yeux.


Ceci est la fin du chapitre 10.

Je suis encore désolée pour les chocs émotionnels que je vous fais subir.

N'hésiter pas à en parler dans les reviews ou sur mon Twitter.

Sur ce, à bientôt pour le chapitre 11.

La Guerre n'est pas finie !

A bientôt !

Elwensà.