Je vous remercie encore de me lire ! Ca me touche énormément, surtout les reviews que vous me laissez !
En espérant que ce chapitre encore assez mystérieux, vous plaise,
Bonne lecture à tous !
Katty
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Chapitre 10 :
Quand tout bascule
PdV de Bella :
-Vous êtes prêts à mettre la raclée à l'autre équipe les garçons ? demandai-je à Lucas et William.
-OUI ! s'exclamèrent-ils en sautillant sur place.
Nous étions encore à la maison mais nous étions tous prêts à partir. J'avais revêtu ma tenue des Mariners avec « Lucas » écrit dans mon dos, mais « William » écrit sur mes joues et mon front grâce à un maquillage bleu, utilisé normalement pour halloween.
Je partais en guerre avec tout l'attirail que j'avais sous la main pour acclamer mes garçons.
D'ailleurs, Alice -qui n'allait pas tarder à arriver- avait prévu le mégaphone et diverses banderoles pour encourager nos enfants et les équipes de mon frère et de Rosalie. J'étais même sûre qu'elle avait en tête plusieurs idées à exploiter pour le championnat Junior de l'année prochaine et, à défaut de remporter la coupe, j'essaierai de faire en sorte que les organisateurs du tournoi acceptent de lui décerner un prix pour le dévouement qu'elle avait envers nos clubs.
En parlant du loup, le petit lutin toqua à ma porte, tandis que son mari essayait visiblement de camoufler son rire sous l'enthousiasme débordant de sa femme. Ils embrassèrent les enfants, avant que l'épouse de Jasper me fixe sous tous les angles. Je remarquais alors qu'elle était dans la même tenue que moi mais avec les prénoms inversés : Là où j'avais le prénom de mon fils écrit, elle avait celui de son neveu inscrit et vice-versa. Quand elle eut finit son inspection, elle commença à réciter sa liste :
-Maquillage, OK. Ta voix ?
-Elle se porte à merveille, répondis-je.
-Caméra ? continua-t-elle.
-Dans mon sac.
-Motivation ?
-Plus motivée que moi, tu meures, assurai-je en souriant.
-Oh ! Tu ne devineras jamais ce que j'ai fabriqué, s'enthousiasma-t-elle.
-A part la tenue, le maquillage, les banderoles, les chansons en tout genre, euh… non je ne vois pas, m'écriai-je sarcastique.
-Ben, les pompons ! On ne peut pas scander des encouragements à nos champions si on n'en a pas ! En plus ils sont assortis à ceux que j'ai fabriqués pour l'équipe de pom-pom girls, en plus d'être de la même couleur que notre maquillage ! dit-elle en me les montrant.
Je ne savais pas s'il fallait que je rie ou que je pleure.
Je détestai être le centre de l'attention et là, en plus de chanter, encourager les garçons tout en étant déguisée en parfaite « mère supportrice », je devais jouer à la pom-pom girl. Le tout, sous l'œil impartial de la caméra.
Une chose fut capable de me calmer : C'était moi qui allait tout filmer, il n'y aurait pas de trace de mon humiliation.
-Je parie que quoi que je dise tu ne m'écouteras pas et m'obligeras à faire tout ce que tu as prévu, m'exclamai-je, vaincue.
-Exactement ! affirma Alice en souriant.
-Ne t'inquiète pas Bella, me dit Jasper, on s'habitue vite à ses idées farfelues et surtout, on y survit quoiqu'on en pense.
-Merci Jasper, répondis-je, faussement blasée.
-De rien cher maître ! répliqua-t-il humblement.
Nous rîmes tous avant de monter en voiture et d'aller au stade municipal de notre ville où avait lieu le match. Les enfants étaient surexcités et chantaient à tue-tête les chansons qui passaient à la radio, accompagnés d'Alice sous l'œil attentif de la caméra que j'avais allumé pour immortaliser ce moment :
-Maman, s'écria mon fils, chante avec nous !
-Non, non et non ! Tu sais que je n'aime pas chanter.
-S'il te plait Bella, supplia William en faisant la même moue que celle de sa tante quand cette dernière voulait que j'ouvre le club de pom-pom girls.
-Mais je chante mal et en plus je tiens la caméra, fis-je en montrant l'objet numérique.
Alice se retourna, puisque j'étais à l'arrière de la voiture avec les enfants, et m'arracha la caméra des mains avant de river l'objectif sur moi :
-Tu n'as plus aucune excuse Bella, chantonna Alice. Chante maintenant.
Je mis une main sur mon visage tandis que les enfants commencèrent à scander mon prénom, vite rejoint par les Withlock. La radio commença, comme par hasard, une chanson que j'aimais beaucoup : « I can't stop loving you »de Mickaël Jackson et je me mis à chanter tout en rougissant, sous les applaudissements de mes spectateurs :
Each Time The Wind Blows/Chaque fois que le vent souffle
I Hear Your Voice So/J'entends ta voix alors
I Call Your Name/Je t'appelle
Whispers At Morning/Des murmures au matin
Our Love Is Dawning/Notre amour vient de naître
Heaven's Glad You Came/Le paradis est content que tu sois venue
You Know How I Feel/Tu sais ce que je ressens
This Thing Can't Go Wrong/Cela ne peut être faux
I'm So Proud To Say I Love You/Je suis si fier de te dire je t'aime
Your Love's Got Me High/Ton amour me fait planer
I Long To Get By/Je me languis de m'en approcher
This Time Is Forever/Cette fois-ci c'est pour toujours
Love Is The Answer/L'amour est la réponse
Sans que je ne comprenne pourquoi, mon esprit dériva tout doucement vers Edward sans que quiconque dans la voiture ne perçoive que mon esprit s'était envolé loin de la voiture dans laquelle nous roulions.
Nous vivions une relation purement physique, lui et moi, du moins en apparence mais depuis peu, je me posais des questions : Eprouvai-je pour lui, plus que ce que je pensais et voulais ?
*
I Hear Your Voice Now/J'entends ta voix à présent
You Are My Choice Now/Tu es mon choix à présent
The Love You Bring/L'amour que tu m'apportes
Heaven's In My Heart/Le Paradis est dans mon cœur
At Your Call I Hear Harps/A ton appel j'entends des harpes
And Angels Sing/Et des anges chanter
You Know How I Feel/Tu sais ce que je ressens
This Thing Can't Go Wrong/Cela ne peut être faux
I Can't Live My Life Without You/Je ne peux vivre ma vie sans toi
A chaque fois que j'avais besoin d'un support au travail, je courrais dans le bureau d'Edward. Entendre simplement son ténor me réconfortait, calmait de toutes mes craintes. Mais ça ne pouvait pas signifier que je ne pouvais pas me passer de lui. Ça voulait peut-être dire que je le considérais comme un ami, un ami à qui on demande de l'aide en cas de problème. Et encore, nous n'étions pas amis, loin de là.
*
I Just Can't Hold On/Je ne peux attendre
*
I Feel We Belong/Nous nous appartenons
*
My Life Ain't Worth Living/Ma vie ne vaut la peine d'être vécue
If I Can't Be With You/Si je ne peux être avec toi
J'aimerai tellement croire en ces belles paroles, avoir quelqu'un sur (en= ?) qui je pourrais de temps en temps me reposer, aimer, être aimée par lui, mais tout était si compliqué. Je ne voulais pas changer la vie que je menais avec mon fils.
Tout est si simple quand on ne réfléchit pas même si la peur s'insinuait dans chaque partie de mon être malgré tout, car au fond, je voulais appartenir à quelqu'un mais j'avais peur de souffrir, et de surtout faire souffrir mon fils.
Lucas ne méritait pas de payer mes pots cassés.
*
I Just Can't Stop Loving You/Je ne peux cesser de t'aimer
I Just Can't Stop Loving You/Je ne peux cesser de t'aimer
And if I Stop/Et si j'arrête
Then Tell Me Just What Will I Do/Alors dis-moi ce que je dois faire
Et si c'était trop tard ? Et si j'étais déjà profondément tombée amoureuse d'Edward ? Me dire que je devrais m'éloigner de lui me semblait insupportable, alors était-ce trop tard, ou n'était-ce qu'une illusion de ce que je voudrais ressentir ?
Que devais-je faire ?
Je l'ignorai et d'un autre côté je ne voulais pas le savoir.
J'étais perdue.
*
'Cause I Just Can't Stop loving you/Car je ne peux cesser de t'aimer
*
At Night When The Stars Shine/La nuit lorsque les étoiles brillent
I Pray In You I'll Find/Je prie d'avoir trouvé en toi
A Love So True /Un amour si sincère
J'avais toujours rêvé d'un amour profond et sincère, comme toutes les petites filles qui rêvent du prince charmant. Mais la réalité était tout autre. Je ne voulais pas m'engager sur une route qui ne me mènerait nulle part. Je ne voulais pas retomber dans une dépression, même si cette fois ça aurait été à cause d'une petite et simple amourette sans importance.
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When Morning Awakes Me/Quand le matin je me réveille
Will You Come And Take Me/Tu viendras et me prendras
I'll Wait For You/Je t'attendrai
Le rêve de toute femme : se réveiller auprès de celui que l'on aime. Le rêve de chaque enfant : avoir une famille unie et complète. Lucas méritait d'avoir un père et était, apparemment, prêt à en avoir un. Mais moi ? Etais-je prête à franchir le cap, malgré mes peurs ? De m'engager dans une relation avec un homme ? Avec Edward ?
Je ne savais pas quoi choisir entre ce que me disait mon cœur et ma raison.
*
You Know How I Feel/Tu sais ce que je ressens
I Won't Stop Until/Je n'arrêterai pas tant que
I Hear Your Voice Saying "I Do"/Je n'entendrai ta voix dire « je veux »
Et même si je voudrais franchir ce cap, qu'est-ce qui me disait qu'Edward était prêt à faire évoluer notre relation ? Oui, il avait voulu m'embrasser devant Rosalie, mais ça ne voulait rien dire ! Il avait peut-être tout simplement eu une envie de partager une nouvelle étreinte charnelle et avait oublié la présence de mon amie dans sa précipitation.
De plus, je n'étais pas la seule à prendre en compte dans mes interrogations : Même si Edward accepterait d'avoir une relation sérieuse avec moi, serait-il prêt à accepter Lucas, à s'occuper un peu de lui, voire endosser un rôle paternel pour lui dans le meilleur des cas ?
Rien n'était moins sûr.
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I do/Je veux
This Thing Can't Go Wrong/Cela ne peut être faux
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This Feeling's So Strong/Ce sentiment est trop fort
*
Well, My Life Ain't Worth Living/Ma vie ne vaut la peine d'être vécue
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If I Can't Be With You/Si je ne peux être avec toi
I Just Can't Stop Loving You/Je ne peux cesser de t'aimer
I Just Can't Stop Loving You/Je ne peux cesser de t'aimer
And If I Stop/Et si j'arrête
Then Tell Me, Just What Will I Do/Alors dis-moi ce que je dois faire
*
I Just Can't Stop Loving You/Je ne peux cesser de t'aimer
Et si toutes ses questions étaient futiles puisque j'avais déjà atteint le point de non-retour ? J'éprouvais déjà de forts sentiments envers un homme que je ne connaissais pas. Un homme qui ne me connaissait pas non plus.
Que faire ?
*
We Can Change All The World Tomorrow/Nous pouvons changer le monde demain
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We Can Sing Songs Of Yesterday/Nous pouvons chanter des chansons d'autrefois
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I Can Say, Hey… Farewell To Sorrow/Je peux dire, hey… Au revoir au chagrin
This Is My Life And I,/C'est ma vie et je,
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Want To See You For Always/Veux te voir pour l'éternité
I Just Can't Stop Loving You/Je ne peux cesser de t'aimer
Le Carpe Diem serait une solution pour le moment ?
Serais-je capable de vivre au jour le jour avec la vie que je mène ? Avec mon fils à m'occuper, mon travail à gérer ?
Sûrement, puisque c'était ce que je faisais jusqu'à maintenant avec Edward, mais à long terme, j'avais beaucoup de doutes.
*
I Just Can't Stop Loving You/Je ne peux cesser de t'aimer
And If I Stop/Et si j'arrête
Then Tell Me, Just What Will I Do/Alors dis-moi ce que je dois faire
*
No, Baby/Non, bébé
I Just Can't Stop Loving You /Je ne peux cesser de t'aimer
I Just Can't Stop Loving You /Je ne peux cesser de t'aimer
Sans que je ne m'en sois réellement rendue compte -jusqu'à maintenant-, j'étais tombée éperdument amoureuse d'Edward et je ne savais pas comment réagir, quoi faire.
J'étais complètement perdue.
Tout était mélangé dans ma tête : J'étais à la fois triste, heureuse, exaltée, angoissée, défaitiste. Quoi penser ? Quoi dire ? Où en étais-je moi-même dans tout ce bordel mental ?
-BRAVO ! hurlèrent les enfants, me ramenant sur terre.
-Qui savait qu'Isabella Swan savait aussi bien chanter ! dit malicieusement Jasper sous les rires d'Alice.
-Tu chantes trop bien maman ! s'exclama Lucas.
-Mieux que Mickaël Jackson, ajouta William en souriant.
-Merci, vous êtes tous adorables, soufflai-je le sourire aux lèvres.
-Il faut que tu chantes avec nous à la fête de fin d'année ! continua mon fils.
-Non, non, non et non ! répliquai-je, faussement sévère. Déjà que jouer du piano en public va être dur, si en plus vous me faites chanter, je vais vous faire une crise d'angoisse suraigüe !
-C'est dommage, soupira tristement William, tu chantes vraiment bien.
Je n'aimais pas voir les enfants tristes et je savais, au fond de moi, que je n'allais pas résister longtemps face à cette moue suppliante qu'arboraient mes enfants, alors je détournai le regard d'eux et fermai les yeux, seulement, je ne pus m'empêcher d'ouvrir la bouche :
-J'y réfléchirai.
-YOUPI ! crièrent les petits garçons.
-On est arrivé les enfants ! signala Jasper en se garant tandis que lui et sa femme échangèrent un sourire entendu face à ma réponse aux garçons.
Nous sortîmes tous de la voiture et nous postâmes aux bords du stade où Alice accrocha les diverses banderoles avant d'aller saluer les autres parents des enfants de notre équipe tout en leur donnant des pompons et les paroles des chansons que nous allions chanter en chœur avec l'équipe de pom-pom girls de Rosalie.
J'étais à la fois mortifiée et ravie de la situation. La caméra en main, je filmai Alice, les diverses réactions des parents face aux intentions du petit lutin -qui furent assez hétérogènes-, Emmett en train d'encourager son équipe, Rosalie qui en faisait de même avec les petites filles de son club et enfin, l'équipe adverse qui venait d'arriver, l'équipe de la ville de Georgetown, ville située non loin de Seattle.
-"Tout est enfin prêt", s'enthousiasma Alice en revenant vers moi, accompagnée de son mari. "Beaucoup de parents ont été septiques face à mes idées, mais certains ont trouvés ça intéressant d'encourager ses enfants, sachant pertinemment que ça ferait énormément plaisir à leurs bambins". "Bon Bella", continua-t-elle, "je compte sur toi pour m'aider à montrer l'exemple ! Jasper, tu va t'occuper de tout filmer", dit-elle en m'enlevant l'appareil des mains afin de le confier à son mari qui venait de nous rejoindre suivi de près par Sue, Leah et Jacob que je leur présentai.
Voyant que j'essayai de m'esquiver, l'épouse Withlock se mit face à moi et me fixa intensément dans les yeux avant de répliquer d'une voix solennelle :
-Bella, je sais que tu n'aimes pas être le centre de l'attention, mais il faut que tu le fasses ! Pour Lucas, pour William ! Tous les enfants ont besoins de se sentir aimés et encouragés par leurs parents. De plus, tu es déjà habillée, maquillée, tu as dis être motivée et en plus on filme ce moment qui se doit d'être inoubliable pour nos garçons, alors ce n'est pas maintenant qu'il faut flancher !
Même si je n'étais toujours pas à l'aise, je trouvais la force d'accompagner Alice dans sa folie passagère et scandai des encouragements à mes petits garçons tout en trouvant le sourire au fil des minutes lorsque je vis des parents nous rejoindre dans notre spectacle. Je me mis même à chanter avec Leah « We are the Champions » de Queen quand l'équipe d'Emmett remporta le match par trois buts à zéro, sous l'humeur grandissante et joyeuse de Lucas et William.
Nous avions passés une sacrée bonne journée.
Rosalie avait parfaitement bien géré son équipe sous l'œil appréciateur de certains pères, tandis qu'Emmett arrivait à motiver son équipe en ne leur disant qu'une seule phrase, que nous n'arrivions pas à entendre de nos places. Alice et Jasper semblaient heureux d'être parmi nous et sympathisaient très rapidement avec mes amis qui, comme promis, s'étaient déplacés pour venir voir le premier match de nos garçons. Charlie n'avait, malheureusement, pas pu se libérer mais avait tenu à parler à Lucas et William par téléphone afin de les féliciter d'avoir remportés le match. Ce dernier, d'ailleurs, avait l'air ému que mon père veuille lui parler même s'ilne le connaissait pas et, voyant à quel point sa propre famille manquait à son filleul, Alice sortit son téléphone et parla à son propre père avant de tendre son portable à William :
-Allo ? dit doucement le petit blond.
-…
-Bonjour papi, répondit-il un peu craintif.
-…
-Oui ça va bien, on vient de remporter notre match de foot, continua-t-il un petit peu plus enthousiaste. Tata Alice et Bella nous ont encouragé Lucas et moi et tonton Jasper a tout filmé ! C'était génial !
-…
-Oui je voudrais beaucoup vous voir ! Mais faut que je voie avec Carmen si on peut venir vous voir demain avec tata et tonton.
-…
-C'est pas grave mamie, souffla difficilement William.
-…
-D'accord, j'oublie pas. Je donne le téléphone à tata. Bisous papi, bisous mamie, termina-t-il.
Je voyais les yeux verts de l'enfant se remplirent de larmes alors je m'approchai doucement de lui avant de le prendre dans mes bras et de lui murmurer des paroles réconfortantes à l'oreille.
-Mon papi et ma mamie se sont excusés de ne pas être venus me voir avant mais surtout aujourd'hui. Ils disent qu'ils m'aiment et qu'ils veulent que je vienne chez eux, me raconta-t-il en pleurant.
-Et toi, tu le veux ? demandai-je paisiblement.
-Moi je veux comprendre pourquoi, sanglota le garçon.
-Pourquoi quoi, mon ange ?
-Pourquoi ils sont pas venus me voir avant. Pourquoi on m'aime pas. Pourquoi je suis toujours tout seul !
-William, appelai-je calmement malgré l'émotion quime submergeait, regarde-moi.
Quand ses prunelles vertes fixèrent attentivement les miennes, je lui répondis le plus sincèrement possible :
-Chaque personne dans ce monde fait des erreurs dans sa vie. Personne n'est parfait William, et certainement pas tes grands-parents, ton père ni même moi. J'ai fait énormément de bêtises que j'ignore si un jour je me pardonnerais de ce que je me suis infligée à moi-même et aux autres, mais il fautsavoir avancer. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut oublier le passé ou plutôt l'accepter et essayer de pardonner aux autres les erreurs qu'ils ont faites car au fond, ton papi et ta mamie avaient sûrement une bonne raison de ne pas pouvoir venir te voir. Et cette raison, était probablement la meilleure chose à faire à l'époque où ils l'ont prisent. Maintenant, si tu as bien compris ce que j'ai dit, je vais te poser une question à laquelle tu dois bien réfléchir : Es-tu prêt à revoir ta famille, à entendre ce qu'ils ont à te dire, à l'accepter et à renouer avec eux sans leur en vouloir ? Il faut savoir profiter, envers et contre tout de sa famille, William. On en n'a qu'une.
-Je pense que oui, murmura-t-il. Merci Bella, me remercia William en me faisant un bisou sur la joue. Merci d'être là pour moi.
-De rien mon chéri.
*OoO*
Nous étions déjà en mai. Avril avait filé aussi vite que l'éclair. Alice m'avait raconté la rencontre entre William et ses grands-parents et je fus plus que ravie d'apprendre que tout s'était bien passé malgréles nombreuses larmes qui avaient coulées ce jour-là. Maintenant, seul le père du petit garçon était encore aux abonnés absents même si William m'apprenait que ce dernier commençait à tout doucement à engager des petites discussions avec lui.
C'est ce dernier point qui m'avait encouragé à écrire une petite lettre au père du petit blond afin de lui demander d'assister à la fête de fin d'année, à défaut de jouer du piano avec moi sur scène ce jour là. J'évitai, bien évidemment, de lui écrire le fin fond de ma pensée sur sa relation avec son fils, et me concentrai sur le fait que ça ferait plaisir à William de voir son père participer tout doucement à sa vie. J'avais confié l'enveloppe à Carmen, afin de ne pas faire de faux espoirs à son protégé, qui me jura de la remettre en rentrant le soir, mais m'apprit le lendemain qu'il n'y avait pas encore jeté un coup d'œil.
-Il m'a promis de le lire, ne vous inquiétez pas Bella, me conseilla la gouvernante en me souriant.
-J'espère qu'il viendra, soufflai-je.
-Nous verrons le temps voulu, répondit Carmen.
Le travail avançait parfaitement bien. Evidemment, les journaux furent très vite au courant de la demande de divorce de Rosalie mais surtout du pourquoi de cette requête judiciaire. Les journalistes s'en donnaient donc à cœur joie de relater les faits et la réputation du cher Royce King en prit un sacré coup. Le divorce fut enfin prononcé grâce au juge Alistair même si nous n'avions pas encore reçu les papiers officiels et que le procès pour condamner le mari de mon amie ne commencerait que dans deux semaines afin de juger ce qu'il avait fait subir à Rosalie.
Dire que j'étais impatiente était un euphémisme.
Heureusement que j'avais pas mal d'affaires à m'occuper grâce au coup de publicité fait par les journaux, ça me calmait un tant soit peu. J'étais même surprise par notre secrétaire : Jessica assurait vraiment car elle avait de plus en plus de travail qui s'accumulait sur son bureau et s'organisait très bien vu qu'elle partait toujours à l'heure une fois son devoir fini alors que je ne voyais pratiquement plus mes collègues à cause de tout notre travail.
Cela me ramenait à Edward.
Au niveau de ma relation avec lui, je pouvais dire que, malheureusement, rien n'évoluait. Il faut dire aussi que je ne faisais rien pour, que je me contentai simplement de vivre au jour le jour. Après tout, si ce que nous vivions ensemble devait évoluer un jour, ça se ferait naturellement, sans se prendre la tête avec des questions, pour le moment, futiles.
En attendant, je profitai toujours de son corps tout autant qu'il profitait du mien, même si, avec le temps, nous étions trop débordés pour avoir des relations sexuelles à tout bout de champ comme à nos débuts.
De temps en temps, je sentais le regard d'Edward sur moi durant nos réunions hebdomadaires. Un regard que je n'arrivais pas à déchiffrer, mais qui me faisait toujours rougir de par son intensité, lui arrachant un sourire tordu. J'espérai secrètement que ça signifiait quelque chose, même si j'essayai de tuer dans l'œuf l'espoir qui semblait se former en moi à chaque fois que je croisai ses yeux.
Bref, tout ça pour dire qu'il était tard ce soir-là et que je devais arrêter de penser à mon collègue ultra sexy.
Je me préparai à quitter, enfin, mon bureau, mon fils étant chez Emmett jusqu'au lendemain, quand Edward franchi pour la première fois depuis mars le seuil de mon antre professionnel.
Et le regard meurtrier qu'il me lança me glaça le sang.
Je ne comprenais pas son comportement à mon égard et sans même que je ne puisse réfréner cette émotion, je fus submergée par la peur. Oui, en ce moment même Edward Cullen m'effrayait avec ses yeux émeraude qui semblaient avoir perdus la chaleur que j'aimais tant, et de ses traits durs que je n'avais encore jamais vus sur son doux visage jusqu'à présent :
-Edward ? Qu'est-ce… Qu'est-ce qui se passe ? balbutiai-je, inquiète.
-Ce qu'il se passe ? s'exclama fortement Edward en me fourvoyant d'un regard plein de mépris. Voilà ce qu'il se passe !
Il me jeta un journal sur mon bureau avant de continuer à hurler :
-Putain Bella ! Je n'arrive pas à croire que je te faisais confiance alors que je ne te connais même pas ! Je croyais que tu étais quelqu'un de droit, de respectueux, que tu ne t'abaisserais jamais à faire du mal aux autres ! Je te croyais différente des autres, mais tu es bien pire ! Comment as-tu pu faire ça ? Comment as-tu pu, d'abord, me cacher l'existence de ton fils ? Tu as honte de lui ? Ou plutôt : aurais-tu honte de ce que tu as fait ? Comment as-tu pu lui enlever son père ? Dire que je prenais exemple sur toi, que je tentai tant bien que mal de renouer avec ma famille rien qu'en te voyant interagir avec ton frère et Rosalie Hale, tu n'es vraiment qu'une salope Bella pour avoir privé un homme de son enfant, de nous avoir menti à tous, de m'avoir menti ! D'avoir manipuler tout le monde ! Tu as de la chance que je ne sois pas le seul gérant de ce cabinet sinon j'aurais mis fin à ton contrat de suite, mais sache que demain je parlerais de ton cas avec Jasper et qu'à partir de maintenant, c'est la dernière fois que l'on s'adresse la parole ! Je ne veux plus jamais avoir affaire avec toi Isabella !
Mes yeux remplis de larmes étaient rivés dans les siens jusqu'à ce qu'Edward ne se détourne de moi et quitte mon bureau en claquant la porte.
Je n'avais pas pu le retenir, lui expliquer quoique se soit, ses mots m'avaient figée, anéantie et réduit à néant tous mes espoirs et convictions. J'avais l'impression que l'équilibre que je m'étais évertuée d'établir ces sept dernières années venait d'être terriblement chamboulé et que les prochains jours, voire les prochains mois si le journal disait vrai, allaient être durs à supporter pour Lucas et moi.
En même temps que les larmes qui avaient décidées de couler sur mes joues, je relisais inlassablement l'exemplaire du « Seattle Times » -qu'Edward m'avait apporté et qui paraîtrait demain si j'en croyais la date écrite- dont le titre semblait me narguer :
« La face cachée de l'avocate Isabella Swan, protectrice des femmes bafouées »
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Héhéhé ! Et oui, tout compte fait, je vais pas encore faire avancer les choses entre Bella et Edward, bien au contraire…
Pour le passé de Bella, vous en saurez plus dans le prochain chapitre ! Et oui je ne vous révèle pas encore toute l'histoire, je vous laisse mariner un peu^^
J'espère que ce chapitre vous aura plu, dans tous les cas, je vous remercie encore tous de lire ma fiction, ça me touche énormément !
Bisous à tous (surtout à ma génialissime Bêta Lenerol qui corrige à merveille mes chapitres !),
Katty
