Nouveau chapitre, désolées pour l'attente mais nos emplois du temps sont relativement chargé en ce moment ! J'espère que ce chapitre compensera ! Nous en sommes assez contente.... Et vous ?
Bonnes lecture !!
Quelque part dans Washington DC.
- Ça va Bones ? Tu n'as pas l'air bien ?
- Ça va Booth…. Ça va.
Elle tentait de faire semblant mais il la connaissait assez pour savoir que la petite moue sur son visage signifiait qu'elle était en train de souffrir.
- Bon, on va rentrer ! Je crois qu'il est temps que tu te reposes !
- Mais, et pour la maison ?
- On verra demain.
- Non, je ne veux pas qu'on arrête parce que tu penses que je ne peux pas supporter une petite douleur ! J'ai un seuil de résistance à la douleur très élevé Booth ! Ne t'en fais pas pour moi.
- Une petite douleur ? Tu t'es fait tirer dessus il y a une dizaine de jours alors je pense que je peux encore t'imposer du repos si je crois que tu en as besoin !
- Une dernière visite et on rentre ? Je t'assure que tiendrais le coup. C'est important…
Il sourit à sa partenaire d'un air dépité. Comment pouvait-il lui dire non quand elle le regardait avec ses yeux-là et qu'elle se démenait autant pour son fils et lui ?
Ils avaient déjà visité cinq maisons depuis le début de la journée mais aucune ne semblaient convenir sans que ni Booth ni Brennan ne puissent réellement expliquer pourquoi. Mr Strager, l'agent immobilier, avait bien compris qui était Brennan et il avait mis l'accent sur de grandes maisons modernes relativement couteuses.
Booth vint se placer derrière Brennan et la prit par les épaules pour l'accompagner jusqu'à la voiture. Mr Strager avait ouvert la porte côté conducteur et avait entamé une conversation téléphonique qui semblait le mettre mal à l'aise. C'était un homme d'une cinquantaine d'année avec une calvitie déjà bien avancé. Il était grand et maigre et paraissait tout étriqué dans son costume bon marché. Il avait la manie de s'essuyer le front avec un mouchoir en tissu toute les 5 minutes.
Alors qu'il rangeait son téléphone, il ressortit une nouvelle fois le fameux mouchoir et Brennan se pencha vers Booth.
- Soit Mr Strager souffre d'hyperhidrose liée à un fonctionnement excessif des circuits réflexes impliqués dans la sudation eccrine, soit il est extrêmement mal à l'aise avec nous. J'ai lu dans mon livre sur le langage corporel que l'inconfort pouvait entrainer ce genre de dérèglement physique.
- Bones !
- Quoi ?
- Déjà je n'ai pas compris la moitié de ce que tu as dis et, en plus, je trouve ça… Légèrement écœurant.
- Je ne comprends pas pourquoi ?
- Bon, évite juste de lui poser la question, d'accord ? Parce que si c'est lié au fait qu'il est mal à l'aise avec nous, je doute que ça arrange les choses…
Ils grimpèrent dans la voiture de l'agent immobilier et ce dernier poussa un léger soupir. Il prit la parole d'un ton mal assuré.
- Je suis vraiment désolé que cette maison ne vous ait pas plu. J'aurais pourtant juré qu'elle était parfaite pour vous…
- Comme les quatre précédentes, marmonna Booth.
- Mon patron m'a indiqué la prochaine visite. C'est une maison… Un peu différente. Elle est assez ancienne… Et il y aura sans doute quelques travaux à faire mais… Elle a beaucoup de cachet.
Il semblait mal à l'aise et paraissait sur la réserve, comme s'il leur cachait quelque chose.
Ils s'engagèrent sur la voie rapide et roulèrent une quinzaine de minutes avant de prendre une sortie. Après avoir parcouru un quartier assez chic, Mr Strager tourna sur Sterling Street. Les maisons étaient quasiment toutes victoriennes et, contrairement à beaucoup de quartiers de Washington, elles étaient toutes indépendantes et possédaient pour la plupart d'assez grands jardins. L'agent immobilier arrêta la voiture le long d'un trottoir et ils descendirent.
A l'instant où ils posèrent un pied à terre, Booth et Brennan furent tous les deux envahis par un sentiment de bien-être. Les seuls bruits qui semblaient troubler le calme ambiant étaient les rires des enfants qui pédalaient à en perdre haleine sur leurs bicyclettes de l'autre côté de la rue.
La voix de Mr Strager les rappela à la réalité.
- 251, Sterling Street, nous y sommes.
Les deux partenaires se tournèrent vers lui alors qu'il leur indiquait une maison face à eux. Booth, déjà sous le charme des lieux, ouvrit la bouche sans qu'aucun son ne semble vouloir en sortir.
- C'est magnifique… murmura Brennan.
C'était loin d'être la plus grande maison du quartier mais elle avait quelque chose qui manquait à toutes les autres… Elle avait une âme. Le terrain était délimité par une petite clôture blanche avec un joli portique. Une fois le portique passé, une avancée de dalles blanches parcourait l'herbe pour mener jusqu'à un charmant perron. La maison était en bois blanc, sans doute repeinte récemment, avec de grandes fenêtres et une porte imposante à vitraux.
Ils avancèrent jusqu' 'au seuil. Mr Strager appuya sur la sonnette et un joli carillon se fit entendre. Après plusieurs minutes, une vieille dame vint leur ouvrir. Elle avait de longs cheveux blancs retenus dans un chignon et était habillée avec des vêtements d'une autre époque.
- Madame Howell ?
- Oui. Monsieur Strager je suppose. J'ai eu l'agence au téléphone, je vous attendais. Entrez dont, j'ai préparé du thé et des gâteaux.
Elle les laissa passer. Booth et Brennan lui accordèrent leurs plus beaux sourires. Sa voix était douce et semblait chanter chaque mot en les enrobant d'une infinie tendresse.
- Madame Howell, je vous présente Seeley Booth et Tempérance Brennan.
- Enchantée ! Mais appelez moi Sarah, j'ai l'air d'une vieille bique quand on m'appelle Madame. dit-elle en rigolant.
Elle les guida jusqu'au salon. En chemin, le faux couple observa l'entrée de la maison, un grand hall très joliment décoré avec un magnifique lustre conduisait à ce qui semblait être le cœur de la maison. La pièce s'ouvrait sur le salon et la salle à manger à gauche tandis qu'à droite une porte battante donnait accès à la cuisine.
Madame Howell en sortit avec un plateau et les invita à s'assoir.
- Votre maison est superbe Madame Howell et le quartier semble des plus sûrs. commença Brennan.
- Sarah, s'il vous plait ! Et oui, c'est un endroit magique pour élever des enfants. Vous voulez des enfants, n'est-ce pas ? demanda-t-elle sur un ton légèrement insistant.
Booth jeta un bref coup d'œil à Brennan pour qu'elle le laisse répondre.
- En fait, j'ai déjà un fils et c'est en grande partie pour lui que nous voulons acheter une maison.
- Un petit garçon ! Bien… Bien. Et vous Tempérance, vous souhaitez des enfants ?
- Je ne sais pas… Nous n'en avons pas encore réellement… Discuté…
Sa réponse ne sembla pas convenir à Sarah qui se resservit une tasse de thé avec un sourire pincé.
Booth sentit sa partenaire paniquée face à cette question qu'elle redoutée par-dessus tout. D'un geste rassurant, il posa sa main sur sa cuisse. Brennan leva les yeux vers lui et lui adressa un sourire. Cet échange silencieux révélait une grande complicité qui n'échappa pas à Sarah.
Booth observa la pièce. Sur une étagère, on pouvait voir des grandes photos de famille. Il y avait Sarah, beaucoup plus jeune, entourée d'un très bel homme qui semblait être son mari et de quatre filles et un garçon de différents âges. Tous semblaient très heureux et Booth compris que, pour Sarah, sa maison devait sans doute être un lieu de vie et de joie en famille.
- Nous ferons sans doute des frères et sœurs à Parker, n'est-ce pas chérie ? Tu sais que je rêve d'avoir une petite fille ?
Brennan le regarda en tentant de masquer son malaise. S'il y avait bien un sujet sur lequel elle n'était pas à l'aise, c'était bien celui des enfants. Mais elle allait faire de son mieux pour rentrer dans le jeu de son partenaire.
- Oui je sais, une petite fille… ça serait bien.
Elle lui sourit légèrement et Sarah sembla définitivement satisfaite de leur réponse.
- Je vais vous faire visiter !
Elle se leva précipitamment et se dirigea d'abord à l'étage. Elle gravit les marches à une vitesse folle pour une personne de son âge. Les escaliers étaient en bois brut avec une rambarde bien travaillée. Ils semblaient raconter une histoire en émettant de légers grincements.
Au premier régnait, comme dans toute la maison, une douce odeur de pain d'épices. Un large couloir desservait différentes pièces. Sur la gauche, il y avait une chambre que Sarah désigna comme la « suite parentale ». Quand Booth et Brennan pénétrèrent à l'intérieur, ils ne purent que constater qu'elle portait son nom à merveille. Le papier peint semblait un peu défraichit mais le parquet en chêne massif conférait un sentiment de chaleur romantique à l'endroit. Sarah leur montra également la salle de bain adjacente où tout avait été refait récemment dans un gout très sûr.
Booth regarda Brennan sans savoir quoi lui dire. Elle semblait légèrement paniquée comme si la réalité de leur cohabitation prenait enfin tout son sens, grâce à cette chambre qui allait devenir le cœur de leur manigance.
- Ça te plait ? osa-t-il un peu inquiet.
- Oui… Oui c'est parfait, dit-elle en regardant par la fenêtre.
Ils se dirigèrent ensuite vers les autres chambres. Trois au total, et une autre salle de bain. Elles étaient toutes charmantes, dans des styles assez différents avec une qui se démarquait clairement comme étant celle d'un garçon.
- Les chambres sont spacieuses et très lumineuses, c'est vraiment très agréable. dit Booth enchanté.
- Et vous n'avez pas encore vu la pièce la plus lumineuse !
Elle se dirigea vers le bout du couloir où Booth et Brennan découvrirent un escalier qu'ils n'avaient pas encore aperçu.
- C'était le bureau de mon mari. C'était un homme important vous savez. Il a toujours adoré son bureau et je le soupçonne même d'avoir choisi cette maison uniquement pour cette pièce !
Arrivée en haut des escaliers, Sarah poussa la porte et pénétra dans ce qui avait du être un grenier à une certaine époque.
Les vitres teintées de couleurs laissaient diffuser une lumière quasi divine sur les meubles en acajou qui occupaient la pièce. Il y avait un imposant bureau près de la fenêtre avec un fauteuil en cuir qui n'appelait qu'à une chose : s'y asseoir. Un peu plus loin, une magnifique bibliothèque offrait un vaste choix de livres que l'on pouvait dévorer dans le petit salon disposé juste à côté.
Brennan se sentait complètement absorbée par l'atmosphère de ces lieux. C'était un endroit idéal pour écrire !
- Booth ! On prend cette maison à une condition : cette pièce, c'est ma pièce !
Il lui sourit. En pénétrant ici, il n'avait pas imaginé qu'il puisse en être autrement.
- Bien sûr mon ange.
- La visite n'est pas terminée, s'empressa de rajouter Sarah.
Brennan était encore sur un nuage alors qu'ils se dirigeaient vers la cuisine. Celle-ci était très fonctionnelle mais un peu vétuste. « Rien que Booth ne puisse réparer ! » se dit Brennan.
Pour clore cette visite, Sarah ouvrit une grande baie vitrée au bout de la cuisine et ils arrivèrent sur la terrasse. Elle était très jolie mais, ce qui les surprit le plus, c'était la taille du jardin. En effet, pour Washington, un terrain aussi grand semblait assez surréaliste. Puis Booth aperçut une verrière et il s'approcha vivement.
- Bones !! Viens voir. Cria-t-il enthousiaste.
- Une piscine couverte ?
- Parker va être complètement fou quand il va voir ça !
Brennan sourit : Booth était tellement heureux de faire plaisir à son fils que ça en devenait contagieux. Ils rejoignirent Sarah et Mr Strager à l'intérieur pour parler plus sérieusement.
- Bon, vous semblez très intéressé par la maison, n'est-ce pas ? les interrogea l'agent immobilier.
- Oui, qui ne le serait pas.
- Bien. Cependant il y a quelques réserves...
- Quel genre de réserves ?
- Et bien, tout d'abord, c'est Madame Howell qui décide à qui elle souhaite vendre sa maison. Et jusqu'ici, on peut dire qu'elle a été… Très exigeante...
Il la regarda avec un sourire gêné alors qu'elle finissait son gâteau l'air de rien.
- Sachez, Mr Strager, que si ces jeunes gens sont d'accord alors ma maison est à eux ! Mais vous comprendrez que je ne pouvais pas vendre à un de ces couples ridicules qui semblaient avoir batti leur relation sur tout sauf sur l'amour !
Tempérance, Seeley, j'ai vu beaucoup de gens qui disaient s'aimer dans ma vie mais je suis assez douée pour savoir que, vous deux, c'est quelques chose de profond et de réel. Comme pour moi et mon Abraham. Il aurait voulu que je vende notre maison à des gens comme vous.
- Merci Sarah. Répondit Booth en souriant sans réellement savoir quelle réaction il devait adopter.
- Quelles sont les autres réserves ? demanda Brennan pour changer rapidement de sujet.
- Elles sont d'ordre financière. Comme vous l'avez remarqué, cette maison est particulièrement bien située. Elle bénéficie d'un vaste jardin, d'une piscine couverte et elle est plus grande que la majorité des maisons que vous avez visitées. Bien évidement cela représente un coup supplémentaire non négligeable.
- Combien ? demanda Booth.
Comme si le chiffre était trop important, l'agent immobilier préféra glisser vers eux l'acte d'achat pré-remplit où l'on pouvait lire le prix.
- Pardon ? Mais ce n'est pas du tout le budget que je vous avais fixé ! Pourquoi vous nous avez laissé espérer en sachant très bien qu'on ne pouvait pas se le permettre ?
- Je suis désolé Mr Booth, mais c'est mon patron qui a insisté. Au vue de la notoriété du Dr Brennan, il s'est dit que, peut-être vous pourriez envisager d'élargir votre budget. répondit Srager un peu paniqué.
- Là, ce n'est plus élargir, c'est exploser notre budget ! vociféra Booth.
Brennan, sans rien dire, posa une main sur sa cuisse.
- On peut aller discuter dehors ?
- Il n'y à pas a discuter Tempérance !
- Booth ! dit-elle plus sèchement.
Elle se leva et il la suivit légèrement à contre cœur. Elle s'installa sur la balancelle face au jardin et invita Booth à faire de même en le saisissant par la main.
- Tempérance, je sais que tu vas insister mais…
- Je pourrais peut-être m'exprimer par moi-même non ? Pourquoi tu hésites ? Je t'ai dit que je pouvais payer.
- Mais enfin, je ne pourrais jamais te rembourser une telle somme ! Tu te rends comptes que je ne suis même pas sûr de gagner autant d'argent pendant le reste de ma vie ?
- Je ne t'ai jamais demandé de me rembourser. Je t'ai proposé de te faire un cadeau. Et puis ça sera ma maison aussi je te rappelle.
- Jusqu'au procès… Et après quoi ? Tu comptes nous mettre à la porte pour récupérer ta maison ?
- Booth ! Comment tu peux dire ça !
Elle avait lâché brusquement sa main et paraissait très déçue de la réaction de son partenaire.
- Bones, je suis désolé… il lui saisit la main à son tour. Je ne peux pas te demander un tel sacrifice... J'ignore quelle est l'étendu de ta fortune mais, honnêtement, je pense qu'un tel achat représente beaucoup, même pour toi ! J'étais d'accord pour un prêt…Mmais je ne peux pas te demander de tout payer.
Il baissa les yeux alors que Brennan reprit en haussant légèrement le ton.
- Mais tu ne me demandes rien ! Et puis, si tu connaissais l'étendu de ma « fortune » comme tu dis, je t'assure que tu n'aurais pas autant de réserve ! Cet argent, je n'en fait rien à part des dons à diverses œuvres de charité. Pour une fois Booth, je voudrais utiliser cet argent d'une façon personnelle. Je voudrais faire plaisir à un ami. Je voudrais que tu acceptes. Et, quand tout ça sera fini, je te promets que je ne te demanderais rien. Cette maison, c'est la tienne et celle de Parker. Je rentrerais juste chez moi.
Il serra sa main un peu plus fort et leva ses yeux légèrement humide vers elle avec un tendre sourire. Puis alors qu'elle ne s'y attendait pas du tout il la prit dans ses bras. Il chuchota à son oreille :
- Je ne sais pas ce que j'ai fait pour avoir une partenaire aussi géniale mais sache que cette maison sera toujours la tienne Bones… N'oublie pas qu'une pièce t'est déjà réservée !
Sans rien répondre, elle sourit et enfouit sa tête dans le cou de son ami. Il n'y avait pas d'endroit où elle se sentait plus chez elle qu'ici… Non, pas dans cette maison mais au creux de ses bras qui représentaient tellement pour elle…
Ils restèrent un long moment ainsi. Chacun profitait chacun de la chaleur corporelle de l'autre en cette journée d'automne qui annonçait un hiver proche. Puis, il fut temps de retourner à la réalité…
En silence, ils rejoignirent Mr Strager et Sarah sans même se rendre compte qu'ils se tenaient toujours par la main.
- Vous avez pris votre décision ?
Ils échangèrent un dernier regard puis donnèrent leur réponse qui annonçait une nouvelle étape dans leur plan.
Appartement de Brennan, le vendredi matin.
- On devrait commencer à préparer les cartons, non ? demanda Brennan depuis le canapé tandis que Booth s'affairait à la cuisine.
- Oui, c'est certain ! Si on emménage lundi, il va falloir s'activer ! Mais toi, tu te contenteras de me regarder !
- Booth ! Depuis que je suis sortie de l'hôpital, les seules choses que tu m'autorise à faire seule sont : me laver et te regarder t'occuper de tout le reste ! Je ne vais pas mourir si je prépare deux cartons !
- Ecoutes : tant que tu n'es pas capable de m'empêcher physiquement de te maintenir au calme, c'est que tu as encore besoin de repos ! Quand tu iras vraiment mieux, je ne donne pas cher de ma peau si je t'empêche de faire quoi que ce soit !
Elle sourit sans qu'il puisse le voir. Définitivement, cet homme la connaissait mieux que personne... En effet, elle avait beau trouver cette convalescence longue, elle s'avérait nécessaire car les douleurs étaient toujours présentes et majorées par le moindre excès.
- Tu ne trouves pas ça bizarre que Sarah déménage aussi vite ? Elle avait l'air de tellement tenir à cette maison.
- Je crois qu'elle est surtout pressée de se rapprocher de ses enfants. Et puis, elle avait l'air ravie qu'une si belle famille que la notre habite chez elle !
Ils rigolèrent mais quelque chose sonnait faux. Et, quand Booth s'assit à côté de Brennan avec le repas, il la sentit légèrement mal à l'aise.
- Hey Bones, un jour tout ça, ça sera pour de vrai.
- Quoi ? Toi et moi menant une parfaite vie de couple avec une grande maison et une ribambelle d'enfants ? dit-elle sur un ton sarcastique.
- Le sarcasme, c'est mon rayon normalement. dit-il pour tenter de la faire sourire.
- Désolée Booth mais tout cela me fait encore bizarre… Je me suis toujours défendue de vouloir une vie dénuée de toute attache et, aujourd'hui, je me retrouve à fabuler sur une vie que je n'aurais sans doute jamais !
- Je sais, c'est de ma faute…
- Non, j'ai choisi de t'aider. Mais cela me fait me poser beaucoup plus de questions que je ne l'aurais imaginé…
- Si tu as besoin de réponse… Je suis là Bones.
- Je sais Booth… Tu es toujours là…
Ils déjeunèrent en silence puis le téléphone de Booth retentit.
- Booth ?
- …
- Non Rebecca ! Tu ne peux pas partir demain ! C'est mon weekend avec Parker ! Et puis, on doit parler !
- …
- Ecoute, je passe le prendre demain, comme prévu, que ça te plaise ou non ! Et on aura une discussion. J'ai beaucoup de choses à te dire.
Quand il raccrocha le téléphone il semblait excédé.
- Tu ne lui as pas encore dit pour la demande de garde ?
- Non… Ni pour nous. Elle va être longue cette discussion…
- Au fait, Caroline a appelé pendant que tu te lavais. Elle a dit que le juge avait signé le papier d'assignation pour Rebecca. Elle devrait le recevoir demain matin. Elle ne pourra plus quitter Washington jusqu'au jugement sans devenir hors la loi. Et on doit tous voir le juge mardi matin.
- Tous ?
- Nous deux, Rebecca, son avocat, si elle décide d'en prendre un, Caroline et… Parker.
- Parker doit venir ?
- Oui. Apparemment le juge tient à rencontrer les enfants dès le début pour qu'ils ne se sentent pas manipuler par les adultes sans pouvoir donner leur avis.
Le visage de Booth se crispa. Il n'avait pas envie de mettre Parker au milieu de tout ça. Il aurait voulu lui épargner ce procès... Il aurait voulu qu'il garde son âme d'enfant peu plus longtemps encore intact un, sans être plongé si brutalement dans le monde impitoyable des adultes.
- Booth… Tout ça c'est pour son bien… Tu le sais.
- Oui mais ça ne rend pas forcément les choses plus faciles.
- Tu ne vas pas l'arracher à Rebecca, tu ne fais que demander une vraie garde partagée. Tu ne fais que jouer ton rôle de père Booth. Parker comprendra… Même Rebecca finira par comprendre…
- Je n'en suis pas si sûr Bones…
Brennan avait rarement vu Booth avoir des baisses de moral mais, ces dernier temps, ça devenait monnaie courante.
- On devrait faire quelque chose pour se changer les idées en attendant… Et si on allait faire quelques achats pour notre nouveau chez nous ?
Booth n'eut pas le temps de répondre qu'on toqua à la porte de l'appartement. Il se leva pour ouvrir, oubliant même qu'il n'était pas chez lui.
- Sweets ??
- Agent Booth ! Moi aussi, je suis ravi de vous revoir ! dit-il sur un ton sarcastique.
Booth était incapable de bouger ou de parler. Il avait imaginé mentir à beaucoup de monde mais il avait oublié le pire de tous…. Sweets. Même s'il le charriait à longueur de journée sur son jeune âge, il avait du admettre à de nombreuses reprises qu'il était plutôt doué en matière de décryptage des comportements humains…
- Vous me laissez rentrer Agent Booth ?
- Je ne sais pas, j'hésite encore… Qu'est-ce que vous faites là ? demanda-t-il d'un air suspicieux.
- Une visite de courtoisie chez deux amis après une épreuve difficile… Enfin j'imagine…
- Rien à voir avec le fait que Bones et moi soyons finalement ensemble depuis plusieurs mois sans que vous n'ayez rien vu ?
- Peut-être que ça a… Légèrement joué sur ma décision de me déplacer jusqu'ici.
- Désolé Sweets mais inutile de venir boire un thé pour discuter de ça. Nous ne vous dirons rien de plus !
- Booth, laisse-le entrer. Tu ne vas pas le mettre à la porte alors qu'il a fait tout ce chemin !
Alors vos impressions ?
ps :N'oublie pas que cette fic est aussi là grâce à Lilou004, laissez lui un mot aussi please !
