Chapitre 8

Emprisonnée


Plus j'y réfléchissais, et plus je me disais qu'il ne pouvais y avoir que deux hypothèses. La première, j'étais morte. Soit depuis le début, soit pendant la fête, mais j'étais morte. Un ouragan, une crise cardiaque, une balle en pleine tête, noyade, vous savez, ce nos jours, la vie ne tient vraiment qu'à un fil et est sacrément influencée par la chance …Soit, deuxième hypothèse, tout ça s'était vraiment passer et j'étais sinon morte, dans un espèce de coma, car quoi que je tente ou que je fasse, je ne parvenais à bouger d'un seul centimètre. Comme murée dans mon esprit. Je ne réussissais pas non plus à entrouvrir les paupière. Peut être étais-je devenue aveugle, sourde et tétraplégique, que sais-je moi. Peut-être avais-je eu un accident avec cet espèce d'engin volant ? C'est là que je me demandai ce qu'il était advenu des autres. Après mûre réflexion, je me souvint vaguement d'une soirée, et je me dit que c'est là que j'avais du sombrer, si, bien sur, l'on prenait en compte la deuxième solution.

Je ressentait une vague sensation de fraicheur sur mes avant bras, j'espèrerai alors que quelqu'un avait pris la peine de me couvrir... En faite, après plusieurs minutes de communion avec mes sens, je réalisais que ce n'était pas que sur mes avants bras que je ressentait du froid, c'était sur mon corps entier ! Comme si j'étais entourée de courant d'airs froids, mais dans ce cas là, qui ne cessaient de souffler.

C'est enfin que je constata, et a mon plus grand bonheur, que je commençai peu à peu à me réveiller, du moins corporellement. Bon, je dû admettre que cela se faisait plutôt lentement, «pas à pas» dira t-on. Au bout d'environ une journée, je réussis cependant à ouvrir et à fermer mes doigts. Comme si j'avais été atteinte d'une espèce de maladie cérébrale qui devait faire en sorte qui je dusse réapprendre à vivre. Cette idée me glaça le dos. Réapprendre en si peu de temps, une vie entière ? Réapprendre aussi bien à manger qu'à marcher ou à nager. J'espère que dans environ une semaine ou deux je pourrais définitivement sortir de ma léthargie, car ce statut de «morte provisoire» commençait à m'énerver.

Le temps passai sans que je ne parvienne à me réveiller complètement, un jour je réussis cependant à me concentrer suffisamment pour entendre les bruits qu'il y avait autour de moi. J'entendais des «ploc ploc», exactement comme le bruit de la pluie, ou celui d'un robinet qui fuit. J'entendais également, mais celui-ci moins fréquemment et surtout moins régulièrement, un bruit de cloche, que l'on sonnait énergiquement, comme pour signaler quelque chose, ou avertir d'une horaire quelconque. Après encore deux ou trois sonneries de cloche, je réussi à compter qu'elles venaient toutes les deux heures pendant quatorze heures, puis qu'elles ne sonnaient plus pendant dix heures, puis reprenaient le cycle de toutes les deux heures pendant quatorze heure. Peut-être une pause nocturne ou quelque chose de ce genre.

Il s'était déroulé environ une semaine maintenant, et je sentait que d'ici quelques heures, je reprendrais pleinement possession de mon corps et que je pourrais enfin agir à ma guise, cette espèce de paralysie qui m'avait prise commençait enfin a disparaître. Ce fut quand j'entendis distinctement le bruit d'une voix à mes côtés que je me réveilla en sursaut.

-Et bin dit donc, il t'ont bourrée, toi. Je n'ai jamais vu quelqu'un réagir aussi mal a leurs saloperies.

- Pardon ? Et puis, où sommes nous ? Qui est tu ?

La voix, musical et douce, venait du fond de la pièce. Cette partie ci de la cellule était plongée dans la pénombre, si bien que je ne distinguait que la silhouette de l'individu, une silhouette masculine, s'entend. Quel dommage que je ne puisse le voir, car sa voix semblait m'appeler, tel le chant d'une sirène, j'aurais donner ma vie entière pour satisfaire cette voix. Il avait des accents de frustration, mais également de moquerie dans son ton, mais également de l'ennui, beaucoup d'ennui.

- Tu ne sais vraiment rien ? Dit il avait un air plutôt contrit.

- Hum... si, je sais certaines choses, mais pas ce que je fais ici, ni où nous sommes. Ni qui tu est. M'excusais-je.

- Bon pour faire rapide, nous sommes au Centre de rétention criminel Victor Boucher. Tu est dans le quartier Criminels Potentiellement Dangereux, couloir F, cellule 023. En gros, on est ici car l'Intelligence à peur de ce que nous sommes, et surtout ce que nous sommes capables de faire. Ce qui m'amène à penser : qui tu est, toi ?

- Lena Marion Falshood. Rang 329 601 Moyenne (et oui, il avait sacrement augmenté ces derniers temps.)

L'étranger se leva , et c'est ainsi que je pu enfin voir son visage. Un visage qu'on n'oublie pas, pensais je aussitôt.

Mille fois plus beau qu'Erika, il était certainement la personne la plus belle que je n'avais jamais vu. Il avait d'étranges cheveux noirs, ébouriffés d'une façon décontractée qui ne me lassait pas indifférente. Les yeux gris, aussi profonds que je me surpris m'y plonger pleinement. Il avait une tenue noire, avec une tee-shirt en col V qui moulait parfaitement ses muscles fins mais présents. Je remarquai que j'avais la même tenue. Il était plus grand que mon mètre soixante quinze, et devait surement faire entre cinq et dix centimètre de plus que moi. Il avait une bouche pleine, surplombée par un nez droit et aquilin. La beauté de ses traits me frappèrent dans un environnement aussi sinistre.

Il semblait lui aussi pleinement me détailler.

- Nate. Répondit il, simplement.


Hey ! Et voilà, un nouveau chapitre !!! Je suis déçu, les reviews ne sont pas au rendez vous. Dites moi si je doit arréter ma fic, j'aimerais savoir.

A +

Volterra (qui aime toujours autant sa May :)