Auteur : Maknatuna

Personnages/couples : Dean x Castiel

Rating : M

Spoilers : Aucun.

Traductrice : Marple-Juice.

Nombre de mots dans la version française : /


Notes : Suite à plusieurs péripéties, j'ai perdu foi en cette fanfiction alors que j'en étais à la moitié de la traduction.

Aucune correction ou vérification n'a été effectuée et aucun pdf ne sera fait.

Mon implication vis-à-vis de cette fanfiction s'arrête là.

Laissez une review si vous le désirez. Elles seront traduites et envoyées à l'auteur.


Chapitre 10

Grace aux efforts d'Ulvhat, les blessures de Castiel guérirent avec une rapidité incroyable. Le Saxon ne savait pas si c'était de la médecine pure ou si de la magie était également impliquée, mais il ne s'en plaignit pas. Les plaies sur son épaule et sa cuisse avaient pratiquement disparu et celle près de ses côtes commençait à se recouvrir à nouveau de chair rose.

Castiel avait repris assez de forces pour marcher, même si Dean le couvait d'attentions, s'assurant qu'il se nourrissait convenablement et qu'il ait l'air en bonne santé. Une semaine après son rêve, le Saxon demanda à son ami de lui faire le tour des lieux le Viking accepta joyeusement et promit de le faire le jour suivant.

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« Tiens, Cas, essaie celle-là. » Dean fouilla dans son coffre et trouva un pantalon de coton et une tunique de lin à boutons. « Tes vêtements sont déchirés et le temps que mes serviteurs t'en cousent de nouveaux, prends les miens. »

Castiel regarda les vêtements avec méfiance. « Je ne crois pas qu'il sont à ma taille, » souffla-t-il. En réalité, les vêtements semblaient bien grands.

« Eh bien, désolé, je n'aurais jamais pensé avoir un amant Saxon maigrichon. » Dean rit à gorge déployée.

Le Saxon le fusilla du regard. « Je ne suis pas maigre, » grogna-t-il.

« Comparé à moi, si, tu l'es. » Le Viking sourit de toutes ses dents et tira Castiel à lui pour le prendre dans ses bras. « Mais ne t'inquiète pas, j'aime toujours cet endroit. » Il serra les fesses du Saxon. « Allez, essaie-les, » insista Dean, se séparant de Castiel pour lui donner un peu d'espace.

Le Saxon soupira et retira sa chemise de nuit. Alors qu'il enfilait les vêtements de Dean, le Viking faisait de son mieux pour étouffer ses gloussements son poing était serré et pressé contre sa bouche. Le visage de Dean devenait rouge à force de réprimer son rire et il se tortillait sur son fauteuil.

« Je t'avais dit que ces vêtements ne sont pas à ma taille. Ils sont bien trop grands, » grommela Castiel, balançant les bras de frustration.

Le Saxon avait l'air ridicule. La tunique était trop lâche, révélant son épaule. Lorsque Castiel leva les mains pour la boutonner, son pantalon tomba.

C'en était trop pour Dean. Il rejeta la tête en arrière et gloussa. Son gloussement devint un éclat de rire lorsque Castiel, rageur, essaya de retirer la tunique et que sa tête se retrouva coincée dans le col.

« Par tous les Dieux, mon ventre, » se plaignit Dean alors qu'il se dirigeait vers le Saxon, qui avait entamé un combat à mort avec la fichue tunique. « Calme-toi, veux-tu ? » Il agrippa les épaules de Castiel.

Le Saxon se figea. Il retira la tunique et regarda Dean d'un air furieux.

« C'est trop grand, c'est vrai, mais sous ta cape en fourrure, ça ne se verra pas. » Le Viking frôla la tunique.

« Et pour ça ? » Castiel montra du doigt le pantalon qui était toujours autour de ses chevilles. « Je ne peux pas me promener dehors sans rien pour me couvrir. »

Dean fit un sourire en coin à cette idée et se lécha les lèvres.

« Dean… » Gronda le Saxon, sentant de là les pensées perverses de son ami.

« Quoi ? » Le Viking le regarda innocemment. « On peut faire quelque chose pour ça. » Il rit et revint à la malle. Cette fois, il trouva rapidement ce qu'il cherchait.

« Voilà. » Il tendit la ceinture tressée à Castiel. La ceinture fut d'une grande aide et maintint le pantalon autour de la taille du Saxon. « Là, c'est mieux. » Il embrassa les lèvres de Castiel. « Viens, je vais te faire la visite. »

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C'était une petite ville, composée d'environ cent-cinquante maisons, étables, et fermes. La ville était entourée d'une muraille imposante pour empêcher les animaux sauvages ou les intrus d'entrer. Dean et Castiel marchaient en prenant leur temps tandis que le Viking expliquait au Saxon leur mode de vie.

« Les hivers sont rudes et on s'y prépare très tôt. On cultive le blé, l'orge, le seigle, des carottes et d'autres légumes. Nos vaches et nos brebis nous donnent de l'excellent lait, du beurre et du fromage, dont nous faisons le commerce avec les autres villages. » Dean parlait à Castiel et faisait des signes de tête à ses gens qui le saluaient alors qu'il passait près d'eux, et en présentait certains à Castiel. Le Saxon remarqua l'amour et le respect dans le regard de chacun.

« Et nous avons ici le meilleur forgeron de la région. » Dean s'arrêta devant la forge et attendit qu'un vieil homme qui s'y trouvait le remarque. Constatant qu'il ne le voyait pas, il dit d'un air débonnaire, « Gardar, je vois que tu as à faire. »

« Mon Jarl, pardonne-moi, je ne t'avais pas vu avec tout ce bruit. » L'homme s'arrêta de battre l'épée qu'il forgeait et s'approcha de ses visiteurs.

« Ne t'inquiète pas, Gardar. Voici mon ami Castiel. Il vivra parmi nous. »

« Enchanté de te connaître, jeune homme. » Gardar essuya sa main sur le tablier qu'il portait et la tendit à Castiel.

« Je suis ravi de vous rencontrer aussi. » Le Saxon sourit et serra sa main.

« Gardar, je passerai te voir plus tard, » dit Dean au forgeron, sa voix exprimant clairement qu'il y avait un message caché dedans, que Gardar comprit parfaitement Dean avait une demande spéciale qu'il voulait dissimuler à son nouveau compagnon.

Le forgeron hocha la tête poliment. « Bien entendu, mon Jarl. »

Dean et Castiel continuèrent leur route, le Viking parlant nonchalamment. « J'ai presque trois-cent guerriers sous mes ordres. Ils ont tous juré de me servir, de m'être fidèle, de se battre avec moi et de mourir à mes côtés si tel est ce que les Nornes ont décidé pour eux, » continua Dean alors qu'il se dirigeait vers les bois avec Castiel.

« Y a-t-il une cérémonie particulière pour prêter serment ? » Demanda Castiel à voix haute.

« Oui. J'organise une fête publique, l'Althing, où un guerrier qui veut entrer à mon service s'agenouille devant moi, je lui présente mon épée, il prononce son serment tout en touchant la poignée de mon épée. Puis les autres guerriers le reconnaissent comme étant l'un des miens. » Ils passèrent la muraille et entrèrent dans les bois.

« Pourquoi allons-nous à l'extérieur, Dean ? » Castiel regarda autour de lui, interrogateur.

« Tu te souviens que j'ai promis à Freyja un grand sacrifice ? Viens avec moi. » Le Berserk se dirigea vers un immense sapin, Castiel à sa suite.

Neuf tonneaux de miel, neuf autres d'ale, ainsi que neuf tonneaux d'huile et neuf sacs de grains étaient disposés devant l'arbre.

« C'est pour elle, un présent pour la remercier de t'avoir ramené à moi. » Le Viking sourit doucement. « Le miel, la ale et l'huile doivent être versés sur le sol pour que la terre s'en imprègne, et le grain est ensuite dispersé par-dessus, » expliqua Dean à Castiel. « Comme je te l'ai promis, puissante Freyja. Je te prie d'accepter ces humbles présents, » murmura-t-il avant de commencer à verser le contenu des tonneaux sur le sol. Castiel l'observa avec grand intérêt alors que Dean continuait.

« Dean, est-ce que je peux la remercier aussi ? » Demanda-t-il, hésitant.

Le Viking sourit, heureux que Castiel veuille faire preuve de déférence envers leur Déesse.

« Je pense qu'elle appréciera. » Il sourit et fit signe à Castiel de continuer ce qu'il avait commencé, regardant l'homme au regard bleu verser et disperser le reste du sacrifice sur la terre.

« Merci, Freyja, » murmura-t-il respectueusement avant de se placer près de Dean. Une brise souffla et les branches de l'arbre s'agitèrent.

« C'était un signe elle aime ce que tu as fait pour elle. » Dean ne put s'empêcher de sourire. « Rentrons. Je commence à avoir faim. »

« Dean. » Castiel agrippa le bras de son ami, obligeant le Viking à se tourner. « Convoque l'assemblée. Je veux faire mon serment. »

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La cour était remplie de monde, les bancs de bois étaient tous pris par les guerriers de Dean. Ceux qui ne purent trouver de siège se tenaient derrière les bancs. Dean était installé dans une grande chaise, son épée dans son fourreau sur ses cuisses, son sourire calme et satisfait.

Castiel apparut dans la cour. Sa poitrine était nue, il portait un nouveau pantalon que les serviteurs de Dean avaient fait pour lui et qui lui allait à la perfection. Les cheveux du Saxon avaient poussé et ses boucles d'un brun sombre arrivaient à ses omoplates.

Tous les Vikings regardaient Castiel avec attention ils savaient qu'il était l'ami de leur Jarl et ils le traitaient avec respect, mais il demeurait un étranger pour eux. Ils n'avaient pas eu le temps de faire mieux connaissance.

Un murmure de surprise parcourut le rang des Vikings alors qu'ils commençaient à remarquer que Castiel portait la marque de Freyja. Dean regarda Sami, qui se tenait à sa droite. Sami lui fit un petit sourire satisfait il était déjà au courant.

Castiel observa les gens qui murmuraient autour de lui, se sentant mal à l'aise. Mais lorsqu'il approcha le siège de Dean, il se reprit en voyant ces yeux d'émeraudes qui le regardaient affectueusement. Le Saxon s'agenouilla devant la chaise de Dean.

« Je suis Castiel, fils d'Alric, seigneur de l'Île de Wight et je te prie d'accepter mon serment. »

Le cœur de Dean se mit à battre plus fort à la vue qui s'offrait à lui : Castiel, agenouillé devant lui, la poitrine nue, le regard baissé, le reconnaissant comme son Jarl. Cela faisait bouillir son sang. Souriant, le Berserk prit l'épée sur ses cuisses et la tint par la lame, la poignée dirigée vers le Saxon.

« Fais ton serment, Castiel. »

Le Saxon leva la tête et plaça sa main sur la garde. « Moi, Castiel, je fais le serment que je serai en première ligne de chaque bataille, irai de l'avant aux côtés de mon Jarl, de mon ami, répondant au cri de guerre toutes armes dans mes mains. Je protégerai mon Jarl de ma vie, me battrai jusqu'à la dernière goutte de mon sang et mourrai volontiers avec lui au combat. Puisse cette épée sur laquelle repose ma main prendre ma vie, puis-je être maudit neuf fois si je manque à mon serment. » Puis le Saxon se pencha en avant et embrassa le dos de la main de Dean et la poignée de son épée.

« Castiel, fils d'Alric, lève-toi ! » La voix de Dean résonna de triomphe.

Castiel se mit sur ses pieds et regarda son ami. Le visage du Viking s'illumina dans un sourire heureux. Il rit et prit le Saxon dans ses bras puissants. Le Viking rugit pour fêter cela.

« Tu as bien fait, Castiel. » Sami plaça une main amicale sur l'épaule de Castiel.

« Je pensais que c'était la moindre des choses que je pouvais faire pour Dean, après tout ce qu'il avait fait pour moi, » expliqua Castiel, souriant doucement.

Dean leva une main et le silence tomba. « Mes braves et courageux guerriers, » dit-il à l'attention des Vikings. « Nous avons quelque chose à célébrer. Ce soir, je vous attends tous dans ma demeure, pour y festoyer. » Dean enroula un bras autour des épaules de Castiel.

Cette fois, les Vikings firent un cri assourdissant d'approbation. Castiel rit en les voyant. « Ils t'aiment vraiment, Dean. »

« Oui, mais ils aiment encore plus festoyer. » Il rit.

« Viens, je dois donner à mes serviteurs les ordres pour organiser tout ça, » plaisanta-t-il. « Viens, je dois donner mes ordres aux serviteurs pour les préparatifs. »