Très peu de reviews pour le chapitre précédent, mais j'espère que ce n'est qu'à cause des vacances ;)
Kisous : Il .. n'y aura pas de triangle amoureux :o Je ne vois pas vraiment pourquoi tu as eu cette idée mais bon ^^
YumeNoGensou : Alors, j'ai bien reçu les trois reviews, simplement parce que le site m'envoie un mail à chaque fois que j'en reçois une :p Ne t'inquiète pas si tu ne reviews pas à chaque fois, surtout avec des bugs de pc, je ne t'en voudrais pas :p Oh, Madara n'est pas si cruel .. Si ? Enfin, il a eu un coup de sang, ça ne le rend pas super méchant quand même. Ca peut arriver à n'importe qui :p Pour les dessins .. J'en serais honorée :x Vraiment ! Tu peux aussi incruster une OC, ça ne me dérange pas du tout. Mais ne pique pas l'idée que j'ai eue pour une possible suite, hein :o Et j'ai vu le nouveau film Naruto ;)
Azami avait passé la nuit à dormir sur les tatamis à côté de la table et en résultait un mal de dos terrible. Pire, elle mit plusieurs minutes à se souvenir de ce qui s'était passé mais elle se rappela des yeux bizarres de Madara, tournoyant légèrement sous ses paupières fatiguées, et l'indifférence qu'il avait montré en la faisant perdre connaissance, et ça ne faisait que renforcer l'idée qu'elle avait de lui. Il était juste vide, et avait besoin d'exprimer son sadisme sur ceux qui n'avaient rien demandé pour se sentir vivant. Et c'était pitoyable.
Se massant doucement les tempes, la jeune femme se redressa et sursauta en voyant Ayae sortir de la cuisine. La gouvernante lui sourit et murmura :
- L'armée va partir, si vous voulez assister à leur départ.
- Ça ne m'intéresse pas.
- Madara-sama apprécierait vraiment que …
La coupant d'un regard froid, Azami prit appui sur la table pour se relever, reposa une main sur sa tête douloureuse en essayant de se stabiliser et demanda :
- Pourrais-je avoir une tasse de thé ?
- Bien sûr, ma dame.
L'ainée se pressa de retourner à la cuisine pour préparer la tasse de thé et la rapporta à Azami qui en avala une bonne gorgée avant de demander, curieuse :
- Vous … êtes mariée ?
- Veuve. Mon mari est décédé l'année dernière.
- Je suis désolée.
- Pourquoi ? C'était son devoir de mourir au nom du clan.
- C'est stupide.
Blessée, Ayae fronça les sourcils et murmura :
- Ne vous permettez pas d'insulter la mémoire de mon mari et mon clan. Vous n'avez aucune idée de ce qu'implique de porter le nom d'Uchiha.
- Je ne veux pas le savoir.
Cette fois, la gouvernante manqua de peu de gifler la gamine devant elle, offensée par ses propos et préféra retourner à la cuisine pour se retenir tandis qu'Azami finissait, tant bien que mal, sa tasse un peu trop chaude.
Prenant son courage à deux mains, elle sortit ensuite de la maison, emmitouflée dans son manteau et s'étonna de voir le village aussi calme et vide, mais elle comprit rapidement que le départ de l'armée y était pour quelque chose et, souhaitant visiter un peu, elle prit la direction de la rue principale où elle pouvait parfaitement sentir les regards froids qu'on lui jetait, venant parfois de groupes de femmes en train de papoter sous un porche, ou même un garde croisé pendant qu'il faisait son tour de garde.
Le terrains d'entrainement étaient aussi vides, à l'exception de quelques enfants qui se battaient en duel et elle les observa un instant, curieuse et surprise de voir qu'ils étaient sûrement plus jeunes que Madara au moment où elle l'avait connu mais elle se détourna rapidement en remarquant les regards sur elle. Du coin de l'oeil, Azami aperçut quatre femmes qui la considérait sans la moindre discrétion et elle serra un peu plus son manteau sur elle, en pensant que même à Samohara, personne ne l'avait jamais regardée avec autant de froideur.
Au moment où elle allait faire demi tour, la jeune femme sursauta en sentant une main sur son épaule et tourna les yeux vers une jeune femme brune, avec de grands yeux noirs et un sourire chaleureux qui demanda :
- Tu es Azami, c'est ça ?
- .. Oui.
- Je m'appelle Hitomi Uchiha.
L'autre lui tendit la main, sans hésitation et Azami la serra lentement, surprise par son comportement mais celle ci s'expliqua rapidement :
- Je m'excuse si ça te paraît bizarre mais je n'aime pas voir les gens seuls …
- Je … ne suis pas seule.
La brune regarda autour d'elle, perplexe avant de hocher la tête en disant :
- Tu l'es, assurément.
- Qu'est ce que tu me veux ?
- Seulement parler, faire connaissance.
- Pourquoi ?
- Pour .. me faire une nouvelle amie ?
- Madara n'a-t-il pas demandé au clan de ne pas m'adresser la parole ou quelque chose comme ça ?
Amusée qu'Azami se permette d'être aussi sans-gêne à propos de son chef de clan, Hitomi gloussa légèrement, une main devant sa bouche et murmura :
- Viens, allons chez moi, je t'expliquerais pourquoi les gens te regardent aussi étrangement.
Hésitant un peu, Azami finit par hocher doucement la tête, quoique sur ses gardes et suivit la jeune femme jusqu'à une petite maison, non loin des remparts. Par politesse, elle se déchaussa et s'installa dans la pièce commune tandis qu'Hitomi allait préparer du thé et une fois qu'elle les avait servies, la Uchiha avala une gorgée brulante du breuvage, soupira longuement de bien être avant de relever les yeux vers son invitée qui n'avait pas touché à sa tasse et semblait vraiment méfiante, mais Hitomi lui adressa un grand sourire avant de dire :
- Nous avons une coutume, dans le clan, qui indique que ceux qui restent derrière, à savoir les femmes au foyer, les enfants ainsi que les gardes, doivent saluer et souhaiter bonne chance à l'armée avant leur départ.
- Je ne suis pas une Uchiha.
- Non, bien sûr, et tu n'es pas la seule dans ce cas, pourtant, tout le monde s'y plie. Même si ça n'est que pour s'incliner légèrement devant les guerriers ou les regarder partir.
Détournant les yeux, Azami se remémora qu'Ayae lui avait conseillé, implicitement, d'aller assister au départ de l'armée et murmura :
- Je ne suis pas la seule .. étrangère ?
- Non, loin de là. Ma mère, par exemple, était une civile d'un village assez proche de la forteresse. Et il y a d'autres cas.
Vu qu'elle préférait ne pas répondre, Azami avala doucement une gorgée de thé et Hitomi murmura :
- Alors, Azami, d'où viens-tu ?
- Samohara. Un village au nord du pays.
- Et tu connais Madara-sama depuis quand ?
- On est obligés de parler de ça ?
- Tu peux me le dire si ça te gêne.
Azami acquiesça pour lui indiquer que c'était le cas alors Hitomi sourit tendrement en disant :
- D'accord. Dans ce cas, de quoi veux-tu parler ?
- Tu connaitrais un moyen simple pour que je puisse partir d'ici ?
- J'ai bien peur que ça ne soit pas possible, vu que Madara-sama a donné l'ordre de ne pas te laisser quitter le village.
- Comment tu le sais ?
- Tout se sait, au village, surtout quelque chose comme ça.
- Oh, dans ce cas, vous savez sûrement déjà tous que je suis une pute et que Madara a payé pour coucher avec moi …
Gênée par la franchise d'Azami, la jeune Uchiha gloussa légèrement avant de baisser la tête et dire :
- Non, je ne le savais pas et ça m'étonnerait que Madara-sama parle de ça à qui que ce soit.
- De toutes façons, j'avais aucune envie de coucher avec lui.
- Beaucoup de femmes seraient pourtant .. honorées de voir le chef de clan s'intéresser à elles.
- Pourquoi ? C'est qu'un con insensible …
- Azami, s'il te plait, ne dis pas ça à propos de Madara-sama. Sans lui, le clan serait détruit.
- Il n'est pas si important que ça …
- C'est là que tu te trompes. Madara-sama a réunifié le clan en en prenant la tête. C'est un chef respecté par les autres clans et il ne lui manque plus que de se marier avec une femme forte et qu'elle lui donne un héritier …
- Tu voudrais cette place ?
Les joues rouges, Hitomi secoua la tête en riant légèrement et murmura :
- Je suis déjà mariée. Mais n'importe quelle jeune femme célibataire voudrait cette place.
- Pas moi.
- Non, je l'avais compris.
- Il a .. des petites amies, de temps en temps ?
Un sourire léger étira les lèvres de la jeune Uchiha devant la curiosité de son invitée et elle acquiesça en disant :
- Je ne sais que des rumeurs, nous ne l'avons jamais vu avec une femme au bras mais certaines … jeunes femmes disent qu'elles ont déjà coucher avec lui, oui. Pourquoi ?
- Je vis chez lui et j'ai pas spécialement envie de l'entendre baiser toutes les cinq minutes.
Hitomi pencha légèrement la tête sur le côté et Azami préféra changer de sujet en demandant :
- Tu es mariée, alors ?
- Oui, depuis deux ans. Mais Gaakun est parti ce matin, avec l'armée.
Avalant une nouvelle gorgé de thé, Azami jaugea un instant son hôte, presque surprise de la voir aussi sereine. N'avait-elle pas peur de voir son mari mourir au combat ? De voir l'armée revenir sans lui ?
Puis, elle se rappela à nouveau des mots d'Ayae, qui disaient que mourir au combat était un honneur, dans le clan, ce qu'elle ne comprenait absolument pas. Comment mourir pouvait-il être une sorte de bénédiction ? La mort faisait mal, elle en savait quelque chose et n'avait aucune envie de mourir pour qui que ce soit.
Gênée par le silence qui s'était installé, Hitomi se racla doucement la gorge et demanda :
- Tu as fait quoi, à ton front ?
- Oh ..
Portant une main à son visage, Azami palpa un instant sa bosse avant de lever les yeux au ciel et grogner :
- Madara m'a fait perdre connaissance avec ses yeux bizarres là et j'ai dû me cogner en tombant.
- Ça s'appelle des sharingans.
- Si tu le dis …
- Ils ne sont pas à prendre à la légère, tu sais ? C'est l'arme principale du clan.
- Ça me fait une belle jambe … Sérieusement, ça n'est pas la première fois qu'il le fait et ça n'est franchement pas agréable.
- Si tu as mal, tu pourrais aller voir les médics, leur dire que tu es tombée, ils te guériraient sans problème.
- Vraiment ?
- Bien sûr. N'as-tu jamais vu de médics shinobis à l'action ?
- … J'étais inconsciente quand ils ont guéri mes problèmes respiratoires.
- Alors je t'y accompagne, si tu le souhaites.
- Mais je n'ai pas d'argent et …
- Ne sois pas stupide, Azami, nous ne payons pas pour ça.
- J'en sais rien moi !
Surprise de la voir s'énerver aussi rapidement, Hitomi regarda un instant la jeune femme avant de baisser doucement la tête et dire :
- Allons-y.
- Je .. suis désolée, tout ça est juste très nouveau pour moi.
- Ça n'est pas grave, je t'assure. Finis donc ton thé, nous allons à l'infirmerie.
Soulagée, parce qu'Hitomi était sûrement la seule alliée qu'Azami pouvait se faire au village, la jeune femme termina lentement sa tasse avant de se préparer de retourner dans l'air froid de ce début d'automne, digne d'un hiver plutôt rude et les nouvelles amies, si le mot était assez nuancé pour les qualifier, prirent lentement la direction de l'infirmation tandis que la jeune Uchiha demandait :
- As-tu … réellement dormi, cette nuit, ou juste été inconsciente à cause du sharingan ?
- Inconsciente, je dirais.
- Dans ce cas, après t'être faite soigner, tu devrais aller te coucher tôt, ce soir. Tu n'es pas habituée à subir ça, ton corps fatiguera rapidement.
- Tu es sûre ?
- Oh, oui, j'en sais quelque chose.
- Vraiment ?
- Tous les Uchiha doivent savoir résister aux effets du sharingan, au cas où un traitre l'utiliserait pour nous attaquer. Ça fait partie de l'entrainement obligatoire.
- D'accord.
- Tu devras le subir, si tu restes au village.
- Je n'ai pas la moindre envie de le faire.
Hitomi pouffa de rire, l'esprit égayé par le caractère affirmé d'Azami et elle poussa lentement la porte de l'infirmerie où une jeune médic les accueillit avec respect, même si elle se pinça les lèvres en reconnaissant Azami, mais, diplomate, Hitomi prit la parole :
- Azami est tombée dans les escaliers, hier soir, après avoir glissé sur une marche et s'est cogné la tête. Vous pourriez regarder sa bosse ?
La médic scruta un instant le front de l'étrangère, n'ayant pas franchement envie de la soigner, surtout devant une maladresse pareil mais les ordres du chef de clan étaient clairs. La jeune femme devait être traitée comme une princesse, ou presque alors, ne voulant absolument pas mettre sa vie en danger, la professionnelle indiqua à Azami de s'installer sur un tabouret simple et plaça doucement une main sur son front pour lui guérir son hématome et apaiser la douleur qu'elle ressentait sûrement.
Consciente du débat intérieur que sa guérisseuse avait eu, Azami la remercia avec respect avant de sortir du bâtiment avec Hitomi et quand elles furent assez éloignées, la Sarue lui glissa :
- Je ne pensais pas que tu mentirais …
- Entacher la réputation de Madara-sama n'est pas une chose que je souhaite. Comment va ta tête ?
- Mieux, je crois.
- Bien. Veux-tu que je te fasse faire une visite complète du village ?
Curieusement, Azami acquiesça d'un signe de la tête et la jeune Uchiha s'exécuta.
Le village était loin que tout ce qu'Azami avait connu. Il n'y avait pas de commerces, pas d'auberge, ce qui ne la surpris pas vraiment, ni d'école. Toutes les maisons étaient semblables et seule leur taille changeait. Hitomi lui expliqua d'ailleurs rapidement qu'une intendance, composée de trois personnes, s'occupaient de la distribution des habitations, de la construction de nouvelles maisons ou même de la cohabitation de certaines personnes.
Une des plus grandes maisons était réservée aux activités des femmes au foyer, ce qu'Azami trouva profondément sexiste, au début mais Hitomi lui indiqua que n'importe quelle personne pouvait aller au combat, si elle le souhaitait, du moment qu'elle passait avec brio l'examen de capacités annuel obligatoire.
Elle lui expliqua aussi que c'était Madara lui même qui avait mis ce procédé en place, quand il avait repris les rênes du clan parce qu'ils n'appréciait pas de voir des shinobis mourir au combat par manque de force ou d'expérience, et que ceux qui ne réussissaient pas l'examen pouvaient soit se retirer, s'ils en avaient envie, soit effectuer les missions les plus simples que le clan recevait, en compagnie des équipes de service déjà rodées.
Ensuite, Hitomi expliqua que, bien que c'était un cas rare, il arrivait qu'un homme stoppe sa carrière de shinobi afin de s'occuper de son foyer alors que sa femme était au combat, et ces hommes en question s'employaient alors aux activités les plus physiques, à effectuer les réparations dans les maisons ou entrainer les futurs shinobis.
Ceux ci commençaient leur apprentissage dès l'âge de six ans ou, selon les cas, quand ils développaient leurs sharingans. La plupart des enfants rencontraient d'ailleurs au moins une fois leur chef de clan, et tous devaient porter un serment d'allégeance aux Uchiha, ce qui était une des traditions les plus émouvantes du village, selon Hitomi, même si Azami en doutait. La cérémonie se déroulait toujours au début du printemps et était appréciée par le clan. Et il semblait aussi qu'ils partaient en mission dès qu'ils étaient prêts, qu'ils aient quinze ans ou sept.
Azami s'en aperçut rapidement, et ne l'avait pas imaginé avant qu'elle puisse le voir mais les terrains d'entrainement occupaient une majeure partie de l'espace dans l'enceinte du village et s'étendaient loin dans la forêt, quoique les remparts s'arrêtaient après le terrain dédié aux enfants, et que le reste de cet espace n'était pas gardé. C'était juste une zone délimitée par le chef de clan précédent, qui apprenait aux shinobis à vivre dans des conditions plus ou moins extrêmes.
Hitomi lui indiqua ensuite que le ravitaillement du village se faisait individuellement, mais que généralement, une grande partie des femmes allaient ensemble au village le plus proche qui était plutôt productif et acceptait, avec beaucoup de joie, que les Uchiha se servent chez eux contre la protection qu'ils leur fournissaient. Les vivres n'étaient pas gratuits, bien entendu, mais la paye que recevait tous les shinobis pour leurs services et les missions auxquelles ils participaient étaient bien assez suffisantes pour ne pas avoir faim. Et la jeune Uchiha précisa aussi que plusieurs puits étaient éparpillés dans le village et que son eau était délicieuse.
Puis, les jeunes femmes rejoignirent la maison qu'Hitomi partageait avec un autre couple sans enfants, d'après ce que la Uchiha avait avoué mais elle confia à Azami qu'elle s'entendait particulièrement bien avec l'autre couple, et qu'ils partageaient facilement les corvées.
Une fois réinstallées autour de la table, au milieu de l'après midi, alors qu'elles y avaient déjeuné à midi, Hitomi sourit à son invitée et demanda :
- Du coup, tu dors avec Madara-sama ou .. ?
Azami dévisagea son hôte, sans la moindre politesse, jusqu'à ce que sa moue se transforme en dégout et murmura :
- Dormir avec Madara ? Hors de question … Je préférerais encore mourir !
- Dans le salon, alors ?
- Non … Il y a deux chambres dans la maison, j'ai accès à l'autre.
- Deux …. Il t'a placée dans la chambre d'Izuna-sama ?
- Ils vivaient ensemble ?
L'Uchiha acquiesça, les yeux ronds et Azami leva les yeux au ciel, pensant qu'elle avait eut tout à fait raison de penser que Madara tentait de combler la perte de son frère. C'était évident, non ? Déjà, il l'arrachait de chez elle pour l'obliger à vivre avec lui et en plus, elle se retrouvait dans la chambre du défunt. Il y avait de quoi douter, même si Madara ne pensait absolument pas la même chose.
Voulant dissiper le silence lourd de sens qui planait, Azami soupira longuement et murmura :
- Je n'ai rien demandé, tu sais ? Je ne veux même pas être ici.
- C'est pour ça que tu veux t'enfuir ?
- Non. Je veux m'enfuir parce que je déteste Madara et que je ferais n'importe quoi pour m'éloigner de lui et ne jamais le revoir.
- Qu'est ce qu'il t'a fait ?
Azami fronça les sourcils, ne souhaitant pas répondre à cette question et se remémorer ce qui s'était passé pendant qu'elle était entre les mains des Yotsuki et à la place de sa réponse, elle murmura :
- Si je te le demandais, tu m'aiderais à m'enfuir ?
- Seulement si tu me donnes une bonne raison de le faire.
- Haïr Madara n'est-il pas suffisant ?
- Non, ça ne l'est pas. Pas tant que tu ne m'auras pas donné la raison principale de cette haine.
Ne lâchant pas la Uchiha des yeux, qui semblait beaucoup moins agréable sur le moment, Azami réfléchit un instant, se disant que lui dire lui apporterait sûrement une solution. Si elle parlait, Hitomi allait l'aider à partir et elle serait enfin tranquille mais d'un autre sens, elle n'avait aucune confiance en la jeune femme.
Qu'est ce qui lui disait qu'elle n'allait pas la trahir, quand elle mettrait son plan à exécution ? Ou même se moquer d'elle ? Azami le savait, si Hitomi se moquait d'elle, Uchiha ou pas, elle n'hésiterait pas à la frapper et évacuer sa rage. D'ailleurs, elle l'aurait déjà fait depuis longtemps sur Madara, si celui ci n'était pas capable de la tuer en retour.
Mais, préférant la tester d'abord, Azami murmura, calculatrice :
- Je suppose que je te la donnerais, un jour.
- Ta méfiance est naturelle, tu sais ? Après tout, je suis une inconnue pour toi et tu n'as aucune raison de me faire confiance et je le comprends parfaitement.
Ses lèvres s'étirant en un sourire sincère, Hitomi pencha légèrement la tête sur le côté et ajouta :
- Ca n'est pas grave. Tout le monde passe par de mauvaises périodes et les mettre de côté est toujours difficile. J'attendrais.
Ne sachant pas vraiment si l'autre était sincère ou tout aussi calculatrice qu'elle, Azami acquiesça d'un air impassible avant de murmurer :
- Peut être devrais-je rentrer et me reposer un peu, comme tu me l'as conseillé.
- Bonne idée.
Se levant la première, Hitomi rapporta sa veste à son invitée, qui se chaussa rapidement et en silence, elles marchèrent jusqu'à la maison du chef de clan et une fois sur le seuil, la jeune Uchiha précisa :
- Si tu souhaites t'occuper un peu, demain, passe me voir au Katsudo, nous avons toujours besoin de mains.
Alors qu'elle comprenait qu'Hitomi lui parlait de la maison d'activités, à côté de laquelle elles étaient passées, un peu plus tôt dans la journée, Azami acquiesça doucement en ouvrant la porte et commenta, d'un ton sarcastique :
- Pile ce que Madara m'a ordonné de faire …
- Dans ce cas, tu devrais t'y plier, si tu ne souhaites pas t'attirer ses foudres …
- Crois moi, c'est le cadet de mes soucis.
Désabusée par le comportement de la jeune femme, Hitomi pouffa légèrement de rire et lui fit un signe de la main avant de s'éloigner tandis qu'Azami pénétrait dans la maison.
Après s'être déchaussée, elle regarda un instant la porte de la cuisine où elle entendait Ayae s'activer et elle s'y rendit lentement. La gouvernante était en train de nettoyer le linge sale, appartenant à priori à Madara et elle releva les yeux d'un air froid, le visage couvert de transpiration en voyant celle qui avait insulté la mémoire de son mari s'approcher.
Mais, comprenant qu'elle avait fait une erreur, Azami s'inclina profondément devant elle et murmura :
- Pardonnez moi, Ayae, je n'aurais pas dû dire ça à propos de votre mari. J'ai été injurieuse et ça n'était pas intelligent de ma part alors que je ne suis qu'une invitée au sein du clan.
Agréablement surprise mais reconnaissante, Ayae s'inclina à son tour et répondit, d'un ton maternel :
- Vous êtes toute pardonnée, Azami-sama. Je sais que vous ne connaissez pas nos coutume ni notre mode de vie et Madara-sama m'avait prévenu des maladresses que vous pourriez faire.
La plus jeune se redressa lentement, indifférente et indiqua :
- J'ai besoin de me reposer, ma nuit a été assez désagréable. Rentrez chez vous, reprenez tout ça demain, je ne pense pas diner.
- Merci, Azami-sama.
- Et arrêtez avec les sama, je ne suis rien ici.
- Madara-sama n'apprécierait pas que je sois trop familière avec vous.
- Mais il n'est pas là, en ce moment et ce qu'il ne sait pas ne peut lui faire de tord.
Acquiesçant légèrement, Ayae lui sourit et conseilla :
- Allez, Azami, reposez vous si vous en ressentez le besoin, je m'occupe de tout.
- J'apprécierais vraiment que .. vous me confectionnez la manche dont nous avions parlé. Ça me serait très utile.
- Je l'ai déjà commencée, elle devrait être prête demain.
- Merci beaucoup.
Devant le sourire bienveillant de l'ainée, Azami soupira légèrement et monta lentement vers la chambre d'Izuna, qui lui paraissait tellement accueillante malgré qu'elle ait appris qui était son ancien propriétaire. Mais ça n'était pas si grave, n'est ce pas ? Quinze ans auparavant, Madara lui avait assuré qu'Izuna l'adorerait, prêter sa chambre alors qu'il était mort ne devait sûrement pas lui poser de problème.
