Chapitre 10 : Devil's Aswers

Et voilà le chapitre 10 ! Tadada X) Je forcerais bien Sebastian à faire un gâteau pour l'occasion mais bon XD

J'aime bien la fin du chapitre ! Sinon je pense que vous allez trouver le reste un peu ennuyeux XD Enfin, je verrais ça dans vos commentaires X)

Merci de lire !

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Je me peindrais dans le tableau de ta vie, me peindrait parmi ton paysage de solitude.

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Aujourd'hui était Dimanche, le jour dit de la sainteté. Encore une fois j'étais levé de bonne heure par Hanna, ce n'est pas que j'ai l'habitude de beaucoup dormir mais j'aime ne pas être réveillé et décider moi-même de mon levé. Mais aujourd'hui je devais me rendre à l'Eglise pour assister à la messe du jour du Dieu avec ma tante. Je déteste les églises. C'est un endroit étouffant où se réunissent des imbéciles qui croient en une entité qui n'existe pas, les prêtres ne sont que des avares qui amassent l'argent des pauvres en leur faisant croire en une force inexistante qui les punira s'ils sont heureux. Je déteste cette église en particulier, celle où je du dire adieu à mon passé. Cet endroit et tous ces hypocrites présents ce jour-là m'ont empêché de quitter ce monde avec tout ce qui comptait pour moi. Je les déteste tous.

Notre chauffeur s'arrête devant les escaliers de pierre qui conduisent à l'édifice, à peine sommes-nous descendu qu'un homme petit et gros vient bercer ma tante de belles paroles, tout ce qu'il veut c'est qu'elle verse plus de fonds à l'église. Comme elle vit seule elle peut facilement dire non mais si elle était mariée elle pourrait difficilement se permettre de ne pas répondre aux exigences du Père. Il nous conduit dans l'église et nous fait signe de nous asseoir sur les bancs du premiers rang, génial… Quand son regard se pose sur moi il respire la pitié. C'était lui qui lu la messe le jour de l'enterrement de mes parents, je suppose qu'il doit se rappeler de moi. Il est une des rares personnes à connaître mon identité, on m'avait fait passé pour mort peu de temps après l'incendie, mais tout le monde porte une confiance aveugle aux hommes d'églises et donc on le laissa tout connaître de moi.

De plus en plus de monde rentre par les portes maintenant grandes ouvertes et s'installe bruyamment. J'entend quelqu'un s'asseoir à côté de moi, je tourne d'un air lasse ma tête vers lui, me préparant à lui dire de se mettre ailleurs. Je distingue une étoffe de tissu noir (ça ne peut pas être lui ?) et tourne vivement la tête pour me retrouver face à face avec un vieille homme en costume. Il me regarde d'un air surpris et place un léger « Je ne voulais pas te faire peur, petit. » en riant. Je dirige à nouveau mon regard vers l'autel, ignorant l'homme. Quel idiot j'étais, que ferait-il ici ? Ce qui m'énerve le plus c'est que pendant un instant, j'ai espéré que ce soit Sebastian… Je veux dire, Michaelis ! Cet idiot de Michaelis ! Je le déteste plus que tout ! Je suis trop stupide ! Je m'écrase de tout mon poids contre la banquette, étant plus attentif que jamais au sermon. Il faut qu'il sorte de ma tête !

Des heures et des heures plus tard la messe prend finalement fin, je me relève difficilement, mes muscles sont endoloris par la longue inactivité. J'ai mal au dos à force d'être resté contre le siège de bois inconfortable à souhait, dire que ceux qui dirigent cet endroit dorment dans des palaces… Je quitte rapidement les lieux, n'attendant pas celle avec qui j'étais venu, elle parlait encore à l'homme grassouillet. J'ignore les regards réprobateurs et ouvre les portes en grand d'un mouvement ample et incline mon visage vers les hauteurs nuageuses. Je fus alors témoin d'un spectacle plus qu'original, un corbeau qui pourchassait une colombe. Je ne sais pas comment mais je reconnu le corbeau qui me suivait depuis tout ce temps, il était un peu comme un animal de compagnie maintenant que j'y pensais, il ne me lâchait pas d'une semelle. Je me demande ce que cet autre oiseau a pu lui faire, enfin, c'est vrai que sa blancheur est agaçante. Les oiseaux volent hors de ma vue et je décide de monter en voiture. Une fois rejoint par la femme aux cheveux rouges, nous prenons la direction de son logement.

Me voilà à nouveau devant les grilles de l'académie, un peu plus tôt que d'habitude et à pied. Je devais arriver avant ma cousine pour donner l'illusion que je venais réellement aidé, mais je n'allais pas non plus attendre ici dés l'aurore. Je pensais devoir attendre jusqu'à l'ouverture des grilles mais lorsque je passais devant le gardien actuel du portail il me fit signe d'approcher, non sans une once de doute je fis ce qu'il demandait.

- « Tu es bien Ciel Dulles, gamin ? M'interpella-t-il, je ne suis pas un enfant !

- Oui. C'est moi. » J'avais fait en sorte que ma voix soit la plus sèche possible pour bien lui faire comprendre qui s'il me rappelait ainsi je le tuerais. Il toussota légèrement et continua :

- « On m'a prévenu que tu avais le droit de rentrer, attend un peu j'ouvre la grille. Je te préviens, que je ne te prenne pas à faire des blagues de mauvais goût à l'intérieur ! » J'acquiesça de la tête, surpris mais surtout révolté : il osait me mettre dans le même sac que tous ces idiots que je dois supporter au quotidien ! Il ouvre lentement la grille qui grince, c'est à croire qu'elle est là depuis des siècles. Dés qu'assez d'espace est offert je me faufile à l'intérieur et rentre dans les bâtiments, déjà ouverts, en attendant la sonnerie. J'hésitais à me rendre dans la salle d'Anglais sachant qu'il y était sûrement depuis un moment mais cette même raison me réconfortait dans l'idée d'attendre ici. Finalement après quelques minutes d'attente je me dirige vers la salle du professeur, avec un peu de chance il ne fera pas attention à moi et je pourrais lire tranquillement et plus important assit sur une chaise confortable que le sol ou le mur. J'ai pour habitude de préférer la solitude au confort, mais de toute façon l'homme m'avait prouvé qu'il pouvait être discret il y a deux jours.

Devant la salle je fus néanmoins pris d'un doute. J'avais presque oublié qu'il semblait en connaître un peu trop sur mon passé… D'un autre côté le gardien m'ayant vu entré se douterait de quelque chose si je venais à disparaître ou je ne sais quoi qu'il pourrait me faire. Mais mieux valait tirer la situation à mon avantage, je n'avais qu'à guetter un comportement bizarre de sa part plutôt que d'entrer directement ! Je m'approchais un peu plus de la porte et colla mon oreille contre la surface de bois sombre, j'entendis un cliquetis étrange, mais je n'eu pas le temps de me rendre compte que c'était celui de la poignée que le battant de la porte m'enleva rapidement tout appui. Je me redressais rapidement et me teins droit comme un piquet, le rouge me montant aux joues lorsque je me rendis compte que j'étais pris sur le fait. Encore une fois mon professeur se montrait habile pour déjouer mes plans. Il me souriait avec un air qui disait « Raté ! », ce qu'il pouvait être énervant ! Il n'avait même pas à parler pour me mettre hors de moi ! Avoir un caractère aussi agaçant devrait être interdit. Sans que je n'aie à expliquer la raison de ma présence ici il s'éloigna de l'ouverture et dit d'un ton encore plus moqueur que son sourire :

- « Vous savez, petit Phantomhive –je tiqua à l'entente de mon vrai nom mais décida de faire comme si de rien n'était- pour savoir si quelqu'un est dans la pièce le mieux reste encore de frapper. » Je me maudis de rougir un peu plus à sa taquinerie, j'avais vraiment l'air stupide et en plus il en rajoutait ! Je m'assis en silence et pris mon livre, je n'arrivais pas à concentrer mon regard sur les mots imprimés et mon œil se levait souvent par-dessus les pages pour se poser sur le brun. Après un court moment de silence je ne pus retenir plus longtemps la question qui me brûlait les lèvres depuis tout ce temps :

- « Qui êtes-vous ? Il releva rapidement la tête, pour la première fois je voyais de la surprise se dessiner sur son visage, il paraissait plus jeune comme ça. Pas qu'il ne le semblait pas d'habitude mais sans son air sérieux il aurait presque eu l'air d'un enfant. Il perdit cette expression, aussi rare qu'éphémère sûrement, et me répondit, enfin… presque :

- Vous le saurez lorsque vous serez prêt, petite comte. » Il prononça sa phrase d'une voix basse, levant à peine ses yeux de ses papiers. Ensuite, la sonnerie retentie, me coupant toutes mes pensées, je voulais des réponses, je n'ai eu que d'autres questions. Mais un jour je saurais tout, je connaîtrais Sebastian Michaelis, qui qu'il soit.

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Le plus grand artiste ne saurait magner le pinceau comme je le fais, tu ne verras plus que moi.

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