Chapitre n°10 : La prophétie
Les fêtes de noël eurent un goût amer pour l'ordre du phénix. La joie du mariage de Lily et James retomba bien vite, à la nouvelle de l'assassinat de Marlene McKinnon et de toute sa famille. On les avaient horriblement torturés, et ses enfants n'avaient pas étaient épargnés. Sirius bouillait de rage. L'idée qu'il y ait un traître commença à germer en lui. L'attaque de Maugrey, même si il était un auror, avait été trop bien préparée, lancée au moment où il relâchait généralement sa vigilance. Le massacre de la famille à Marlene McKinnon semblait avoir été plus cruel que d'habitude. La possibilité qu'un traître renseigne Voldemort apparut de plus en plus clairement à Sirius.
Mais qui pouvait bien être le traître? Sirius n'oserait jamais accuser quelqu'un de l'Ordre. Tous étaient plus qu'opposés au mangemorts. Aucun n'aurait accepté de s'allier avec lui. Malheureusement, l'existence d'un traître était plus que probable. Une sorte d'ombre apparut ainsi dans les yeux de Sirius pendant les fêtes de noël et le premier de l'an. Sirius ne savait rien, et sa colère était proportionnelle à son ignorance sur les événements. Cependant, quelqu'un qu'il connaissait allait bientôt en apprendre beaucoup sur l'avenir.
Regulus avait remplit la pièce de symbole de magie noire. L'armoire s'était finalement ouverte. Le alohomora qu'avait lancé Regulus avait été d'une puissance énorme. La main où il tenait sa baguette avait les doigts brûlés par l'impact du sort. Mais c'était surtout l'esprit de Regulus qui était atteint. Les horreurs qu'il avait vu dans les grimoire de magie noire de Grindelwald, il ne pourrait jamais les oublier. L'armoire contenait une pensine. La lueur bleuté qu'elle dégageait semblait irréel. Regulus plongea alors son esprit dans la pensine.
Il était à présent dans un bureau luxueux. Par la fenêtre, on pouvait voir le Berlin moldu, au couleur du nazisme. Grindelwald semblait préoccupé. Soudain, quelqu'un frappa à la porte. Grindelwald ouvrit la porte avec sa baguette. Un jeune homme de grande taille au cheveux noires se tenait sur le pas de la porte. Il entra et s'inclina devant Grindelwald. Ce dernier était quelqu'un de plutôt inquiétant. Ses cheveux blonds montraient qu'il devait ne pas avoir de problème à se balader coté moldu. Ses yeux étaient gris et la partie blanche de ses yeux était injecté de sang noir. Le bouque qu'il portait était certainement présent pour cacher une cicatrice que l'on voyait dépasser légèrement. L'expression de Grindelwald était menaçante et malveillante.
Mais plus que cette expression, ce qui pouvait faire peur chez Grindelwald, c'était l'aura noir qui l'entourait. On pouvait sentir le mal qu'il était capable de faire. En regardant dans ses yeux, on pouvait savoir qu'il avait extrêmement poussé ses recherches en magie noire, et qu'il avait du sang sur les mains. Quand il parlait à quelqu'un, il tendait toujours sa baguette vers l'interlocuteur. Grindelwald faisait vivre la peur. La peur était sa plus grande arme. Il allait apprendre à ses dépends que si la peur n'agissait pas sur une personne, elle risquait de s'envoler très rapidement.
La brise de juillet soufflait sur Pré-Au-Lard. La nuit venait juste de tomber, et une silhouette s'avançait sans peur dans la ruelle de la tête de sanglier, malgré ces temps troublés. Mais la silhouette de Albus Dumbledore n'était pas une silhouette comme les autres. Cela devait être du à l'homme qu'elle représentait. Albus Dumbledore entra donc dans le bar, et se dirigea vers le comptoir. Délaissant la silhouette encapuchonnée d'un autre client, qui n'aurait, elle, sûrement évoquée rien de spécial à personne, Alberforth se dirigea vers son frère.
"Elle est en
haut, dans la chambre 12.
-D'accord. Assure toi que personne ne
trouble notre entretien.
-Ne t'inquiète pas pour ça.
Tu connais la réputation de mon
établissement.
-Justement."
Albus monta et entra dans la chambre 12. La dénommée Sybille Trelawney l'attendait.
"Melle Trelawney? Je suis Albus Dumbledore,
directeur de Poudlard. Excusez-moi pour le retard.
-Ce n'est pas
grave, professeur Dumbledore. Je savais que vous seriez en
retard.
-Heu, oui, répondit Dumbledore se retenant de rire.
Je suis idiot, il est évident que vous deviez le savoir. Après
tout, vous êtes ici pour l'entretien pour être professeur
de divination.
-En effet, professeur Dumbledore.
-Voyons,
appelez-moi Albus, bien que nous ne sachions pas encore si nous
aurons le bonheur de nous revoir à Poudlard. Vous êtes
donc l'arrière-arrière-petite-fille de la voyante
renommé Trelawney.
-Comme mon nom l'indique, c'est le cas.
Je crois que je dois vous montrez mes pouvoirs à présent.
-En
effet."
Dumbledore avait l'impression que cette entretien allait être très long, et surtout...ennuyeux.
"Vous
désirez-donc être mon disciple?
-Oui, ne vous
inquiétez pas, personne ne saura que je le suis. Je serais
discret. Mon travail me fournit une très bonne couverture.
Personne ne me soupçonnera.
-Ha oui? Et où
travaillez-vous, Mr... Jedusor?
-Chez
Barjow&Beurk.
-Hum...Intéressant. Mais il faudra me
prouver que vous avez les capacités requises...
-Quand?
-Dans
une heure, revenez dans mon bureau. Vous pourrez alors me montrer de
quoi vous êtes capable.
Barjow&Beurk! Jedusor, comme Voldemort, y avait travaillé. Le rapprochement était plus que facile à faire. Mais Mr Barjow ne lui avait pas dit le nom de Voldemort quand il l'avait interrogé. Soit il ne le savait plus, par quelques moyens magiques, soit Regulus avait été trop clément. Dans les deux cas, une petite visite allait s'imposer chez Barjow&Beurk.
Le souvenir se troubla et le même bureau apparut. Jedusor faisait face à un autre sorcier. Grindelwald prit la parole:
"Vous désirez tout les deux mon savoir. Vous devez donc me prouvez que vous le mérités. C'est un duel à mort. Messieurs."
Tandis que Grindelwald créait une cage magique pour le combat, les deux sorciers sortirent leur baguettes et le combat s'engagea.
Le test n'était pas vraiment concluant. Dumbledore devait conclure ce qui devait être conclut : Sybille Trelawney n'avait aucun talent. Elle aurait pu impressionner des moldus (et encore, il aurait fallu qu'ils soient crédules), mais elle ne pouvait pas enseigner la divination. C'était mieux ainsi. Cette option vers laquelle s'orientaient les élèves pour éviter des matières plus difficile serait finalement supprimée.
"Bien, Melle trelawney. Je suis à regret de vous annoncer que malgré votre remarquable performance de ce soir, je ne vais pas pouvoir vous engager. Voyez-vous, pour convaincre les élèves, il vous faudrait plus de précision dans vos prédictions. C'est à regret que je me dois de vous quitter."
Alors que Dumbledore se levait, une voix différente de celle de la Sybille Trelawney habituelle se fit entendre:
"Celui qui a le pouvoir de vaincre le seigneur des ténèbres approche..."
Dumbledore se retourna, surprit. Sybille Trelwaney semblait en transe. De l'autre côté de la porte, la silhouette encapuchonnée qui écoutait à la porte depuis une demi-heure retint son dernier mouvement. Il se préparait en effet à s'enfuir, mais il s'apprêtait en faites à écouter quelque chose digne d'intérêt.
"Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois..."
La silhouette fut soudain tirer de force la porte, et projetée en arrière. Alberforth, la baguette à la main, décapuchonna l'espion, pour découvrir le visage de...Severus Rogue.
"Et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois..."
Dumbledore venait d'entendre des paroles qui allaient changer les deux prochains décennies. Sybille Trelawney sembla reprendre ses esprits:
"Ha... Dommage.
Dans ce cas...
-J'ais changé d'avis, vous êtes
engagée.
-Comment?
-Sous condition.
-Condition?
-Vous
vivrez à Poudlard et devrait me prévenir à
chaque fois que vous voudrez en sortir.
-Heu... D'accord.
-Bien,
dés demain, vous pouvez emménager.
-Pourquoi avoir
si soudainement changé d'avis?
-Vous n'êtes pas la
seule à avoir un troisième oeil."
Dumbledore sortie de la chambre, et se retrouva nez-à-nez avec son frère tenant Rogue attaché avec des liens magiques.
Le cadavre du sorcier qui s'était opposé à Jedusor disparut d'un coup de baguette de Grindelwald. Regulus ne pouvait plus douter. La façon de combattre de Jedusor, la haine dans ses yeux lorsqu'il combattait... C'était Voldemort jeune.
"Bien, bien. Vous commencez le travail pour moi demain, même heure. Quand à mon enseignement, vous pourrez en profiter ce soir à 22 heures. Rendez-vous à cette adresse, fit Grindelwald en faisant voler un bout de papier vers Jedusor."
Le souvenir commença alors de nouveau à se brouiller. Mais Regulus en savait assez, et il pourrait toujours revenir. Il sortit du souvenir. Il était épuisé. IL transplana vers square Grimmauld et alla se coucher. Mais il ne trouva pas le sommeil. Les images de toute les horreurs qu'il avait vu... Les cauchemards ne cessaient de le tourmenter. Cette nuit fut la plus longue de sa vie.
"Pourquoi
l'avoir laissé partir?
-Il n'a pas entendu la prophétie
en entier. Il va induire Voldemort en erreur.
-Je croyais que tu
n'aimais pas les prophéties?
-Il y a toujours des
exceptions. Puis c'est Voldemort qui va créer le destin qu'on
lui a donné. Le destin sera en marche si il tombe dans le
panneau. Protége bien la voyante.
-D'accord."
Et Dumbledore repartit vers Poudlard. A ce moment même, Severus Rogue révélait la prophétie incomplète à Lord Voldemort. La réaction de Voldemort lança pour lui un engrenage maudit.
Pendant ce temps, Sirius ne trouvait une fois de plus pas le sommeil. Le journaliste qu'il hébergeait encore entra de nouveau dans la cuisine, et ils commencèrent à parler:
"Vous non-plus, vous
n'arrivez pas à dormir?
-Non... Même si vous nous
protégés, j'ais très peur pour ma famille...
-Je
vois de quoi vous voulez parler, mais je n'ais pas peur pour ma
famille, en faites.
-Le courage, c'est d'affronter ses peurs,
dit-on... Mais dans une telle situation, qu'est ce que le
courage?
-Celui d'admettre la vérité, c'est déjà
une bonne chose. Ma famille ne l'a pas.
-Oui... Je vais tenter de
dormir. Bonne nuit. Moi qui espérait un grand avenir...
-Vous
en aurez un, faites moi confiance, Mr Cuffe, fit Sirius, l'appelant
pour la première fois par son nom.
-C'est ce que disait mon
professeur de potion, Mr Slughorn... Tu seras quelqu'un d'important,
Barnabas, qu'il disait toujours... Espérons-le."
Et il partit se coucher.
