Avouez, je suis extraordinaire, pareil, hein ? Un deuxième chapitre en moins d'un mois ? :) Vous m'aimez hein ? *-* Allez, ne faites pas vos gênées, je le sais :) !

Bon, trève de conneries.

Voilà un autre chapitre tout frais, mis à votre disposition pour que vous puissiez savoir qu'est-ce qui se passe en bas.. Tout ce que j'en ai à dire, lectrices, c'est que vous avez une imagination débordante.. J'ai eu du plaisir à lire vos suppositions, mais.. aucune n'a réussi à trouver qu'est-ce qui se trouvait réellement en bas. Je crois que : « Oh, mon dieu..» était un peu exagéré, et vous allez sûrement être déçues de savoir ce que c'est.. ^^' Mais bon.. :) Je croise les doigts pour que vous aimiez quand même ^^

Candy : On déroule le tapis rouge pour mon arrivée ? Rien que ça ? Wow ^^ Alors, alors, pour ta réponse à savoir ce qui se trouve dans la salle, je te le dis pas. A toi de le découvrir en lisant :) (C'que j'suis vilaine pareille :)) Et pour répondre à ton autre question à propos des bisous Edward/Bella... hum.. je sais pas trop encore.. Je vais voir ce que j'peux faire pour la suite ^^

mimia : Alors, alors... Pour répondre à ta question sur la durée de leur condamnation; Rosalie (5 ans moins un jour), Alice (8 ans), Bella (20 ans), Jasper (10 ans), Edward (12 ans), Emmett (6 ans moins un jour). J'espère que ça répond à ta question :)

VampNinis : Merci, c'est gentil :)

Twii: Non, non ^^ Pas ça qui se trouve dans la salle :) Esprit mal déplacé.. j'adore ^^ Je suis contente d'apprendre que je ne suis pas la seule de mon espèce :) xD J'espère que tu seras contente... Tu n'as pas eu à attendre trop longtemps, non ? :) Allez, tu peux me remercier, ça ne me dérange pas :D Réponse à ta question ; Oui, je crois que c'est une qualité requise pour pouvoir écrire des fanfictions ;) ^^

Coline.B : Pour portez plainte, veuillez contactez mes avocats au numéro suivant : (***)***-****... Oh tiens. Le numéro s'affiche pas :) Ohhhn, tu ne peux pas faire de plainte, dommage ;) Voilà la suite que tu attends :)

Pauline: Oh super! Une nouvelle qui laisse des commentaires :) En fait, je vis de l'autre côté de l'océan, moi :) Eh ouais, j'suis une Canadienne. J'ai oublié que de votre bord de l'océan, c'est pas la même date de sortie :x En tout cas, merci pour ta review :)

* Merci encore et encore, à celles qui m'ajoutent en favoris et/ou alerte =)

Aller, j'arrête avec mon blabla de début de chapitre et je vous laisse lire !

» MamzelleCaro


Chapitre 10 – Le QG

(*)

Les néons suspendus au plafond éclairaient d'une faible lumière jaune artificielle des dizaines et des dizaines de rangées contenant des boîtes où la poussière semblait s'être accumulée depuis un bon bout de temps. Descendant prudemment la dernière marche, Bella s'avança dans la pièce. La superficie de la salle, à vue d'œil, semblait une fois et demi plus grande que la superficie de la bibliothèque au-dessus de la jeune femme. « Bizarre », songea-t-elle. Encore plus bizarre, nota-t-elle, il n'y avait aucune trace nulle part de livres. Seulement des boîtes à perte de vue. Que pouvait contenir toutes ces boîtes ? Curieuse, elle s'approcha d'une des boîtes. Balayant doucement la poussière de l'étiquette, elle put lire une série de chiffres. Que signifiait cette série de chiffres ? Elle n'en avait aucune idée. Elle décida de regarder les autres qui étaient entassées tout près. Toutes, sans exception comportait une série de chiffres sur le côté. Plus on avançait dans la rangée et plus les chiffres augmentaient. Elles semblaient être placées dans un certain ordre numérique. Par date ? Par numéro de dossier ? Aucune idée. Poussée par la curiosité, Bella parcourut la rangée du début à la fin pour déterminer la longueur de la pièce. Seul le bruit discret de ses souliers sur le plancher de béton froid résonnait dans l'immense pièce silencieuse.

« Hmm. Effrayant. »

Tout ce silence mettait Bella mal à l'aise.

« Trop de silence. »

Son imagination, fonctionnant à pleine régime, créait des milliers de scénarios où quelqu'un sortirait de derrière une des rangées et la tuerait sans qu'elle ait le temps de crier. Arrivée finalement au bout de la rangée, elle tourna sur elle-même et regarda les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée et qui lui semblait bien loin, remarqua-t-elle avec nervosité. Si quelqu'un était dans la même pièce qu'elle et voulait la tuer, elle n'aurait jamais le temps de se rendre jusqu'à la porte. Surtout avec son équilibre très fragile, il lui saurait impossible de courir sans tomber.

« Bon sang! » Elle sursauta. Son cœur se mit à battre plus rapidement. Elle avait entendu un grattement, elle en était sûre. Tendant l'oreille, elle attendit quelques instants, cherchant d'où pouvait provenir le bruit. Aucun bruit. Aucun mouvement.

Et voilà qu'elle devenait paranoïaque.

« Reprends-toi, Bella, se fustigea-t-elle, levant les yeux au ciel, on croirait une adolescente qui a trop écouté de films d'horreurs. »

Elle allait revenir sur ses pas lorsque les néons au-dessus d'elle vacillèrent pendant un bref instant. Quelque chose sur sa droite attira son attention. Tout au bout des rangées, quelque chose émettait une faible lueur bleue. Courageusement, elle parcourut la distance qui la séparait de l'étrange lumière. Tournant au bout, elle s'immobilisa, complètement interloquée.

- Bon sang ! Mais qu'est-ce que c'est, chuchota-t-elle.

Devant elle se dressait le plus grand écran qu'elle n'ait jamais vu de sa vie. Il devait faire au moins cinq mètres de largeur sur trois de haut. S'approchant, complètement fascinée, Bella remarqua la console en U et les centaines de touches qui devait contrôler le gigantesque ordinateur.

« C'est Jasper qui va être content », pensa Bella, en inspectant les touches et la console, admirative.

Elle ne s'y connaissait pas beaucoup en ordinateur et en informatique, mais elle pouvait facilement dire que cet ordinateur était très puissant et qu'il devait valoir une petite fortune. À quoi pouvait-il servir dans une prison ? Il aurait eu plus sa place à la NASA qu'ici, dans une prison perdue au fin fond d'une forêt dans l'État de Washington. Par peur de faire quoi que ce soit de mal, elle se garda de toucher, même si la tentation était très forte. Jasper allait passer des heures de plaisir là-dessus, pas de doutes !

Détachant finalement son regard de la console, elle se décida à faire un tour complet de la mystérieuse salle. Parcourant rapidement la salle, voulant la quitter le plus vite possible surtout, Bella découvrit, mis à part des dizaines d'autres rangées de boîtes, une pièce ou était rangée des produits nettoyants, des balais, des serviettes et des contenants vides. Étrange. La conciergerie servait justement à mettre ces choses-là. Comment expliquer qu'elle en retrouvait dans une pièce à part et ce, sous la bibliothèque ?

« Peut-être une réserve, en cas d'urgence », songea-t-elle en haussant les épaules.

A l'opposé de la pièce où elle avait trouvé l'ordinateur, elle trouva la réserve ou du moins ce qui était supposé l'être. Une étagère de bois branlante qui contenait à peine une trentaine de livres poussiéreux composait en tout et pour tout la fameuse réserve de la bibliothèque. Les lumières vacillèrent de nouveau, cette fois plus longtemps et pendant quelques secondes, qui lui parurent interminables, la plongèrent dans le noir. Si un meurtrier voulait la tuer, c'était le moment ou jamais. Réprimant un frisson, elle entreprit de regagner les escaliers. Il était plus que temps qu'elle quitte cette pièce étrange et regagne le monde des vivants en haut. Elle s'attendait presque à découvrir des cadavres, une salle de torture ou une pièce où blanchir l'argent si elle restait un instant de plus.

« Merci à toi, imagination débordante! »

Elle ne savait pas trop combien de temps elle était restée et si quelqu'un avait remarqué sa disparition. Prenant soin de fermer les néons de la pièce, elle monta les escaliers silencieusement. Arrivée au sommet des marches, elle tendit l'oreille en collant sa tête sur la porte et écouta. La voie semblait libre. Prenant une grande inspiration, elle ferma l'interrupteur et ouvrit la porte. Une fois qu'elle eut regagnée la bibliothèque, elle se sentit immédiatement mieux parmi les livres et la lumière chaleureuse qui illuminait la bibliothèque. Son pouls revint enfin à un rythme plus naturel et plus calme. Elle jeta des coups d'œil autour d'elle pour s'assurer que personne ne l'ait vu revenir du sous-sol.

Parfait. Il n'y avait personne dans le coin. La section historique n'était définitivement pas populaire parmi les détenus. Rejoignant le chariot qu'elle avait laissé avant de descendre, elle reprit son travail comme si rien n'était en chantonnant légèrement. Elle était impatiente de raconter aux autres ce qu'elle avait découvert dans la « réserve » de la bibliothèque de la prison Washington Jail.

(…)

Assis à nouveau sur les divans et sofas, disposés à l'intention des détenus, ils attendaient patiemment que Bella leur raconte ce qu'elle avait découvert au sous-sol. Le soleil se couchait et illuminait le troisième étage d'une lueur orange foncé. Rassemblant ses idées, Bella prit une inspiration et commença :

- Alors, avant tout, il est important que vous sachiez qu'au sous-sol c'est tout sauf une réserve. Oui, il y a des livres, mais pas assez pour qu'on appelle ça une réserve. A peine trente livres qui datent de quelques années, entassés sous des centimètres de poussières. D'ailleurs, je n'ai aucune idée à quoi peut servir cette pièce. Probablement, une espèce de salle de rangement de quelconque dossiers ou je ne sais trop.

Ils s'étaient tous penchés vers elle, l'évitant de parler trop fort et de se faire entendre par des oreilles indiscrètes.

- Ce que j'ai découvert dans cette pièce, continua-t-elle, n'était pas des livres, mais des centaines de boîtes où la saleté s'amasse depuis je ne sais combien de temps.

- Qu'est-ce qu'elles contiennent ces boîtes, interrompit Edward, curieux.

- Je ne sais pas trop, lui avoua-t-elle. Elles sont scellées et comme je n'avais rien sous la main pour les ouvrir, je ne peux pas te dire ce qu'elles contiennent.

Elle n'osait pas lui avouer qu'elle n'avait pas vraiment pensé à ouvrir les fameuses boîtes et encore moins de chercher quoi que ce soit pour les ouvrir. Elle avait eu plus envie de partir de cette pièce qui l'effrayait que d'assouvir sa curiosité. Il hocha la tête, pensif et dit :

- Tu peux continuer.

- J'ai aussi trouvé quelque chose de complètement inhabituel pour une prison. Ja', je crois que ça risque de t'intéresser, reprit-elle, en lui souriant.

Il leva la tête, intéressé, se demandant qu'est-ce que ça pouvait être.

- Il y a un énorme ordinateur.

- Il est comment, demanda-t-il, son attention complètement bloqué sur elle.

- A part d'être le plus énorme ordinateur que j'ai vu de toute ma vie ? Eh bien, son écran mesure environ cinq mètres sur trois. Une console en U. Des centaines de touches avec plein de symboles incompréhensibles que tu comprendrais surement, toi. Il semble valoir une fortune et il ramasse présentement la poussière dans un sous-sol. Il aurait sa place dans un laboratoire informatique de la NASA ou une agence gouvernementale.

Il resta un instant silencieux, semblant réfléchir à quelque chose.

- Est-ce que tu as remarqué si sur son clavier les touches alphabétiques étaient placées comme si elle formait un cercle, demanda-t-il soudainement.

Rassemblant sa mémoire, elle pensa un instant avant de se rappeler qu'en effet les touches formaient un cercle dans le bas du clavier.

- Oui, elles formaient ce qui pouvait ressembler à un cercle, acquiesça-t-elle.

- Au sommet du clavier, un peu vers la droite, un bouton plus gros que les autres en rouge ? questionna-t-il ensuite.

- Euh… oui, je crois. Pourquoi ?

Il s'enfonça dans son sofa et resta silencieux quelques secondes. Tous portaient leur attention sur Jasper, attendant qu'il réponde à la question de Bella. Après ce qui leur sembla un moment interminable, il répondit d'une voix où vibrait l'excitation :

- Il y a quelques années, selon certaines rumeurs, le gouvernement a créé un ordinateur qui pouvait emmagasiner des milliards d'infos sur chaque citoyen. Il pouvait s'infiltrer partout, dans n'importe quel logiciel et comme ça, le gouvernement pouvait garder le contrôle sur la vie des gens sur Internet. Seulement les rumeurs ont été vérifiées et après coup, elles s'avérèrent fausses. Enfin… supposément fausse. Durant le temps où les rumeurs allaient bon train, j'ai fait quelque recherche concernant cet ordinateur super puissant. J'ai réussi à avoir des plans de sa conception et réussi à avoir le nom de l'immeuble où elle était entreposée. Après que le gouvernement américain ait clamé haut et fort que cet ordinateur n'existait pas, j'ai continué de creuser plus loin. Seulement, mon algorithme n'était pas complètement au point, et des barrières informatiques m'ont bloqué avant que je ne puisse découvrir quoi que ce soit d'autre. Quelques mois plus tard, j'ai réessayé de trouver d'autres informations. Il n'y avait plus aucune trace nulle part. Rien. Nada. C'est comme si cet ordinateur n'avait jamais été créé. Elle avait complètement disparue de la surface de la Terre. J'ai eu beau chercher dans les dossiers de l'immeuble où, quelque mois plus tôt elle se trouvait, je n'ai pas réussi à trouver aucune info. L'entreprise qui détenait l'immeuble avait vendue quelques semaines avant et la place était maintenant vide. Je suis allé faire un tour parce que je trouvais ça curieux et j'ai découvert un immeuble abandonné, comme si on s'était dépêché de quitter les lieux.

- Et… tu crois que ce super ordinateur que Bella a trouvé en bas… est le même qui appartenait au gouvernement et qui a disparu de la surface de la Terre..? demanda Edward, dubitatif.

- J'en suis presque sur, dit Jasper avec conviction.

- Quelles sont les chances qu'une prison puisse avoir en sa possession un ordinateur aussi puissant ? Un sur un million ? Et puis d'abord, à quoi ça leur servirait d'avoir ça ? continua-t-il, aussi peu convaincu.

- Je ne sais pas, admit Jasper.

En silence, ils digérèrent ce que leur avait appris Jasper.

- Tu dois me le montrer, Izzie. Si je le voyais de mes propres yeux, je pourrais dire si c'est vraiment l'ordinateur.

- D'accord, accepta Bella en souriant devant l'impatience qu'elle pouvait sentir dans sa voix. Nous irons demain, maintenant il est trop tard pour que nous y allons.

Il hocha la tête, clairement excité à l'idée de pouvoir enfin s'approcher d'un ordinateur à moins d'un mètre.

- As-tu découvert autre chose, demanda Alice qui était restée silencieuse depuis le début.

- Des articles ménagers et des contenants vides, c'est tout.

- La conciergerie ne sert pas à ca justement, intervint Rosalie, en haussant les sourcils.

- C'est ça que j'ai pensé lorsque j'ai découvert les produits, avoua Bella. J'ai pensé ensuite que peut-être c'était une réserve en cas d'urgence.

- Hmmh, se contenta de dire Rosalie, sceptique.

Nouveau moment de silence. Le groupe au complet était plongé dans ses propres pensées. Brisant le silence, Edward demanda :

- Bon, et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?

Au même moment, la cloche annonçant le souper sonna.

- Je connais qu'une seule bonne solution dans ces cas là, annonça Emmett en souriant.

- Ah oui ? demanda Alice, curieuse. Quoi ?

- Manger !

- Je ne sais pas pourquoi, mais je me doutais que tu allais nous sortir quelque chose dans le genre, dit Jasper en levant les yeux au ciel.

- Ben quoi ? Je sais pas pour vous, mais moi, je crève de faim et ça m'empêche de réfléchir correctement. Moi, j'dis. Mangeons et on verra après.

- C'est la seule chose sensée qu'on puisse faire pour le moment, agréa Bella en se levant. Lorsque nos ventres seront remplis, qui sait ? Peut-être qu'une idée de génie traversera la tête d'Emmett ou de quelqu'un d'autre.

(…)

Impatient était un euphémisme pour décrire l'état dans lequel Jasper se trouvait alors qu'il s'apprêtait à descendre au sous-sol avec Bella. Après le souper, hier au soir, aucune idée miraculeuse n'avait traversé l'esprit d'Emmett ni d'aucun autre d'ailleurs. Il avait été décidé que Jasper descendrait en premier avec Bella pour déterminer si c'était bien l'ordinateur à lequel il pensait. Après, on verrait, selon les besoins du plan.

À quatorze heures tapantes, Jasper faisait les cent pas dans la section historique attendant que Bella veuille bien se montrer. Feuilletant distraitement un livre sur la guerre de Sécession, il parcourait la bibliothèque du regard. Replaçant le livre, il fit quelques pas, s'en empara d'un autre et le feuilleta tout aussi distraitement que les neuf autres précédents. Jetant un coup d'œil à l'horloge mural, il soupira impatiemment.

Bon dieu! Mais qu'est-ce qu'elle fabriquait ? Elle s'amusait à gambader joyeusement dans les rayons en chantonnant ou quoi ?

Incapable de rester immobile plus longtemps, il reposa le bouquin. Il allait en prendre un autre pour se distraire lorsqu'il vit Bella qui s'avançait parmi les rayons de livres.

Enfin ! Il n'était pas trop tôt !

- Qu'est-ce que tu faisais ? Tu m'as dit quatorze heures et t'es même pas à l'heure, Izzie. C'est quoi, t'attends que je crève d'une crise d'impatience ou d'une…-, débita Jasper sur les nerfs pendant que Bella se rapprochait doucement de lui.

Elle haussa les sourcils, moqueuse et l'interrompit d'une voix calme :

- Ja', calme-toi, il est juste quatorze heures et deux.

- Et deux, Bells, et deux, justement ! On avait dit quatorze heures, pas quatorze heures et deux, s'écria Jasper au comble de l'impatience.

Fronçant les sourcils en perdant son calme, Bella demanda d'une voix sèche :

- Est-ce que tu tiens toujours à y aller en bas ? Parce que si tu continues ta petite crise, Monsieur Boule de Stress, tu peux lui dire adieu, okay ?

Comprenant qu'il avait peut-être un peu exagéré, il prit une grande inspiration en fermant les yeux et expira. Il reprit l'exercice deux fois avant d'ouvrir les yeux et déclarer calmement :

- Je suis calme. Pardonne-moi. Comprends-moi, ça fait une éternité que j'ai pas touché à ça. Je suis peut-être allé trop loin. Pardonne-moi, répéta-t-il piteusement.

- Ouais, bon ça va. Pas besoin de me faire ces yeux-là, Ja', accepta Bella. Si tu continuais, j'aurais été dans l'obligation de te frapper, ajouta-t-elle en souriant malicieusement.

- Pff. Tu n'aurais pas osé, la provoqua-t-il.

- N'en sois pas si certain, répliqua-t-elle en lui faisant un clin d'œil.

Elle continua son chemin en direction de la porte.

- Tu me fais pas peur, pirate. Comparé à ce que j'ai affronté, t'es du gâteau pour moi.

Pas complètement rassuré, il la suivit, alors qu'elle ouvrait la porte après avoir vérifié que la voie était libre. Descendant rapidement les escaliers, Bella dirigea Jasper vers l'ordinateur. Maintenant qu'elle était accompagnée la pièce lui semblant déjà moins menaçante. Elle se rappela sa frayeur et se traita mentalement d'idiote d'avoir failli péter un câble.

- Un bon ménage, ici, ne ferait pas de tort, commenta Jasper en regardant les rangées couvertes de poussières tout en continuant d'avancer.

Elle se contenta d'acquiescer, signe de son accord. Ils arrivèrent enfin devant l'ordinateur.

- Jésus, Marie, Sainte Mère de Dieu, fit Jasper en l'apercevant.

Il s'approcha lentement et frôla avec respect les touches. Complètement en admiration, il s'assit devant la console et resta quelques instants en contemplation avant de laisser échapper à voix basse :

- C'est lui, Izzie. C'est le fameux ordinateur du gouvernement.

- Tu crois que tu saurais comment entrer dedans, demanda-t-elle.

Il se tourna vers elle, un grand sourire aux lèvres.

- Certainement. J'attends ce moment depuis si longtemps.

Remontant ses manches, il se mit au travail. Fascinée, Bella regarda son meilleur ami passer sans problèmes les barrages électroniques, évitant pièges sur pièges. Ses doigts voletaient avec grâce sur le clavier. Le visage concentré, il laissait échapper quelques jurons lorsqu'il bûchait sur un barrage particulièrement difficile. Enfin, l'écran afficha des dizaines de dossiers. Cliquant sur un, Jasper laissa échapper un sifflement admiratif.

- Qu'est-ce que tu as trouvé, demanda Bella, se rapprochant de lui.

Pendant qu'il travaillait, à un moment donné, elle s'était éloignée, ne voulant pas empiéter sur son espace vital. Lorsqu'elle travaillait, elle n'aimait pas que quelqu'un surveille ses moindres faits et gestes. Elle avait donc été près des boîtes poussiéreuses et s'était imaginé ce qu'elles pouvaient contenir.

- C'est rempli d'informations sur chaque détenu. Regarde.

Il fit défiler une centaine de documents sous ses yeux.

- C'est pas tout. Regarde. Tout est consigné. Rapports médicaux, psychologiques, physiques. Il y a même les numéros d'assurances, des bulletins scolaires, plaques d'immatriculation, rapports de toutes les arrestations, énuméra-t-il.

- Attends, remonte, l'interrompit Bella qui avait remarqué quelque chose. Ces chiffres-là, montra-t-elle du doigt. Ils ressemblent à ceux sur les boîtes.

- Hmm, marmonna Jasper. Tu as raison. Attends, je te sors mon numéro de dossier. On va voir s'il appartient à une de ces boîtes.

Il lui énonça la série de chiffres et elle partit à la recherche parmi tous les rayons. Quelques minutes plus tard, elle revint, victorieuse, et lui présenta une boîte.

- Il faudrait quelque chose pour l'ouvrir, fit remarquer Jasper. Un couteau ou quelque chose du genre.

- Je reviens, s'exclama Bella avant de prendre la boîte et de disparaître.

Pendant son absence, il en profita pout continuer son exploration sur la machine. Il avait l'impression de revivre. Même après tout ce temps, il continuait de garder son adresse niveau informatique. Il découvrit ainsi les plans de la prison, les commandes des centaines de caméra qui étaient disposées partout dans la prison, les codes des alarmes et même les fiches du personnel.

- Tiens, il semblerait que certains ne soient pas si innocents que ça, murmura-t-il en visionnant la fiche d'un garde qui avait été arrêté à maintes reprises pour possession illégale de drogue.

Enfin, Bella réapparut, la boîte ouverte aux bras. Elle la déposa par terre et prit un des nombreux dossiers qui étaient dans la boîte. Elle le feuilleta rapidement.

- C'est en gros ce qu'il y avait sur l'ordinateur. C'est surement la version ancienne avant qu'ils ne la mettent dans le système, lui annonça-t-elle en levant les yeux à la fin de sa lecture. C'est tout ce que contient la boîte. Des dossiers…Ah ! Et aussi ce que tu portais lorsqu'on t'a amené ici, ajouta-t-elle en sortant un sac de plastique contenant une boucle de ceinture et autres accessoires.

- Regarde ce que j'ai trouvé, lui dit fièrement Jasper.

- Wow, bravo, Ja', tout ça en moins de trente minutes, le félicita Bella, admirative, en parcourant du regard tout ce qui s'étendait à l'écran.

- Je pourrais trouver surement plus, mais j'ai fait un survol, fit-il, modeste. Si j'avais plus de temps, je pourrais découvrir tous les secrets de cette merveille.

- Justement parlant de temps, il est temps d'y aller.

- Oh ! Non ! S'il vous plaît ! Un peu encore, supplia Jasper.

- Non ! On ne peut pas. Ça fait assez longtemps, on doit remonter ou sinon on va se demander où je suis, contra Bella, inflexible.

Maugréant de frustration, Jasper éteignit l'ordinateur. Il savait qu'elle avait raison, mais il ne pouvait s'empêcher d'être déçu de devoir s'arrêter aussi vite. Il aurait tellement aimé rester plus longtemps. Pianoter sur le clavier pendant des heures, entendre la douce mélodie des touches qui s'enfoncent rapidement dans le clavier, comme dans le bon vieux temps…

- Allez, Jazz ! Dépêche-toi, le pressa Bella.

Ils remontèrent les escaliers après avoir remis à sa place le dossier du jeune homme. A l'écoute du moindre bruit, Bella ouvrit la porte et laissa sortir Jasper avant de refermer et verrouiller la porte en moins de deux. Le jeune homme regarda l'horloge murale.

Quatorze heures cinquante.

Le temps avait filé plus vite qu'il ne l'avait cru. Ils se séparèrent, Bella reprenant son travail, Jasper déambulant à travers les rayons. Bella finissait dans moins de dix minutes. Ça ne valait pas la peine de partir de la bibliothèque pour y revenir cinq minutes plus tard. Du coin de l'œil, il vit Emmett et Rosalie qui montaient au troisième, suivis d'Edward et d'Alice quelques instants après. Il était temps. Quittant la section science-fiction, il se dirigea à son tour vers les escaliers. Surgie de nulle part, Bella vint se placer à ses côtés, alors qu'il commençait à monter. En silence, ils se dirigèrent là où les autres les attendaient.

Edward se tassa légèrement sur le divan, voyant Bella qui s'approchait en compagnie de Jasper. Elle alla s'asseoir au côté du jeune homme qui lui souriait pendant que Jasper prenait un fauteuil.

- Alors ? Quoi de neuf ? lança Emmett à la cantonade, aussi enthousiasme qu'a l'habitude.

Avant que quelqu'un ait pu répondre, trois gardes à l'air particulièrement menaçants s'avancèrent vers eux. L'un d'eux demanda d'une voix rauque en fixant le groupe qui était Isabella Swan. Bella se leva, un brin nerveuse, et répondit d'une voix qu'elle espérait contrôlée :

- C'est moi.

Il la regarda froidement, avant de déclarer :

- Suivez-nous.

Jasper et Emmett se levèrent alors qu'Edward demandait d'une voix froide :

- Quel est le problème, garde ?

Les deux autres gardes s'avancèrent, menaçants, mais ils ne cillèrent pas. Emmett semblait au moins quatre fois plus menaçant qu'eux. Ils semblèrent d'ailleurs le remarquer, mais tentèrent tout de même, en vain, de les faire se rasseoir.

- Ça ne vous regarde pas, cracha avec dédain l'un des gardes. Ça ne concerne qu'Isabelle Swan et personne d'autre.

« Oh merde ! Ça sent les ennuis à plein nez », songea Bella. Avant que la situation ne dérape, elle demanda d'une voix posée :

- Quel est le problème, monsieur les gardes ?

- Vous êtes attendue dans le bureau du directeur, lui répondit un des gardes. Suivez-nous.

Elle allait les suivre lorsqu'elle vit du coin de l'œil les trois gars qui s'apprêtaient à la suivre.

- Seule, dirent-ils en leur barrant la route. A moins que ne vous appeliez Isabella Swan, vous restez ici, détenus, les avertit les gardes.

« Je suis tellement dans la merde », pensa Bella en s'éloignant de ses amis.

Ils traversèrent rapidement la bibliothèque et se dirigèrent à grands pas vers le bâtiment administratif. Quelques détenus se tournèrent sur leur passage, curieux. S'imaginant mille et une raisons, Bella monta silencieusement dans l'ascenseur menant au bureau.

« Peut-être que madame Cope s'est plainte de mon absence et ils veulent me remonter les bretelles ? Ou encore… Ils m'ont probablement vue descendre au sous-sol et ils veulent m'avertir qu'ils vont être dans l'obligation de me tuer, car j'ai vu une pièce totalement secrète ? »

Le cœur battant à cent mille à l'heure, Bella suivit les gardes alors qu'ils avançaient vers le bureau du directeur. Un des gardes –celui à la voix rauque- toqua à la porte et attendit qu'on lui dise d'entrer. Il ouvrit la porte, laissa passer une Bella stressée et referma la porte doucement. Elle était maintenant entrée dans la cage du lion et était seule avec son bourreau.

Super.

- Isabella !, l'accueillit chaleureusement Aro Volturi en se levant de son siège. Je suis content de vous voir !

Immobile, Bella resta planté là, ne sachant pas trop quoi faire.

- Approchez ! Approchez chère enfant ! lui demanda-t-il gentiment, toujours posté derrière son bureau.

Prudemment, elle s'avança.

- Habituellement, il n'est pas dans mes habitudes de faire ça dans mon bureau, mais c'est une occasion spéciale…

« Ça y est, ton heure arrive, ma vieille ! »

- J'ai pensé que vous préféreriez faire ça dans un endroit privé pour éviter aux autres d'entendre…

« C'est sûr ! Si on doit m'achever, qu'on évite le public ! »

Elle le vit appuyer sur un bouton et dire d'une voix autoritaire :

- Vous pouvez le faire entrer.

Son stress monta d'un niveau.

« Adieu monde cruel », pensa Bella.

Elle entendit la porte s'ouvrir doucement derrière elle et se tourna pour voir qui entrait.

« La dernière personne probablement que je vais voir de toute ma vie… »

Un homme s'avança lentement dans la pièce, fit un sourire à Bella et lança d'une voix hésitante :

- Salut Bella.

Ce n'était pas aujourd'hui qu'elle allait crever finalement !

- Salut papa, répondit Bella, soulagée.

(*)


Tatatatan! Voilà Charlie qui entre dans le décor ! :) Que vient-il faire dans la prison ? .. Que pense-t-il du comportement de sa fille ? Que va-t-il se passer ? Que de questions.. . ^^

P.S.: J'aimerais revenir sur ce que j'ai dit au chapitre précédent à la fin.. Il semblerait que la sortie européenne d 'Eclipse soit le 7, si je ne m'abuse? M'enfin! Je vous souhaite un super bon film. :) Je l'ai vu et personnellement, j'ai adoré ! Vous me direz ce que vous en avez pensé lorsque vous irez le voir :)

Aller, une review, parce que vous m'aimez et vous êtes fières de moi parce que j'ai posté rapidement, svp? *-* ^^